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Isère: 5ème circonscription: François Brottes réélu


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Barrage de St Egrève: trouver une solution pérenne


Les berges situées en amont du barrage de St Egrève sont souillées par plusieurs tonnes de détritus de toutes sortes. sillon38.com s’est mobilisé afin de trouver quelle structure doit prendre en charge leur nettoyage. La réponse est simple: PERSONNE.

Cela n’empêche, la direction d’EDF Unité de production Alpes a décidé de prendre, dans un premier temps, en charge ce nettoyage et dans un deuxième temps de réunir l’ensemble des structures, collectivités, associations afin de terminer cette colossale opération et trouver une solution pérenne à ce problème.

Car cette pollution est un véritable problème. Le barrage de St Egrève reçoit des détritus de toutes sortes. Ceux ci soit s’échouent contre les grilles du barrage soit se déposent le long de la rive droite de la berge.

Chaque année ce sont plus de 800 tonnes de détritus qui sont récupérés par les agents d’EDF au niveau de l’ouvrage.  » Il y a beaucoup de bois mais également divers objets tels que des bouteilles, pneus, bidons, batteries, électroménager…  » nous a précisé Stéphane Toletti directeur du site. Ces objets divers sont récupérés, triés et recyclés par une société spécialisée.

Le coût de cette opération qui peut être programmée entre 3 fois par jour à une fois par semaine est de 70 000 euros/an.

Le problème est que EDF qui a à charge de sécuriser les berges n’a pas obligation de les nettoyer. Hors, comme vous avez pu le lire sur sillon38, celles ci sont souillées sur plusieurs centaines de mètres. Des détritus qui s’accumulent sur plusieurs dizaines de kilomètres et viennent se déposer sur les berges au niveau du barrage.

 » Nous avons été sensibilisés par ce problème de pollution et avons pris la décision d’organiser une opération de nettoyage des berges.

L’objectif étant d’évacuer les déchets échoués sur les 500 premiers mètres à proximité du barrage. Le travail étant fait grâce à  un engin équipé d’un bras articulé. Le volume ramassé étant de plus de 100 tonnes de détritus triées et évacuées en décharge.

Le coût de cette opération, à charge pour EDF étant de 30 000 €. »

Suite à cette grande opération de nettoyage, estimée à une quinzaine de jours, la direction d’EDF va lancer une grande concertation avec  les acteurs locaux concernés.

 » Il s’agira d’étudier comment nettoyer les 1500 m de berges restants qui sont plus difficiles d’accès en raison de la présence de roselières, de bois …d’une biodiversité à préserver. De trouver ensuite une solution globale, pérenne, avec l’ensemble des acteurs locaux et lutter ainsi contre la présence de ces déchets le long des berges. »

Nous ne pouvons qu’en appeler au civisme de l’ensemble des personnes qui vivent le long des rivières afin de ne pas s’en servir de poubelles!

En effet, EDF, collectivités, associations vont, nous en sommes certains, tout mettre en oeuvre pour rendre les berges de l’Isère au niveau de St Egrève  propres. L’intervention du député François Brottes en est la preuve. Si, nous, nous continuons à jeter sans scrupules nos déchets, en amont du barrage, et ceci sur des dizaines de kilomètres, leurs efforts resteraient vains!

Nous tenons pour conclure rappeler ces chiffres: 70 000 euros investis annuellement pour traiter les détritus qui franchissent le barrage, 30 000 euros pour nettoyer 500 mètres de berges, soit un total de 100 000 euros dépensés dus à de l’incivisme!

800 tonnes de détritus sont collectés chaque année au niveau du barrage de ST Egrève, dont 200 tonnes de bois.

800 tonnes de détritus sont collectés chaque année au niveau du barrage de ST Egrève, dont 200 tonnes de bois.

Est-il normal de retrouver des pneus, bouteilles de gaz... ? Ceux ci viennent de sortire de l'eau.

Est-il normal de retrouver des pneus, bouteilles de gaz... ? Ceux ci viennent de sortir de l'eau au niveau de l'ouvrage.

Les détritus sont triés puis recyclés.

Les détritus sont triés puis recyclés.

EDF a entrepris la mise en place du nettoyage de la rive droite sur environ 500 mètres. Coût de l'opération: 30.000 euros

EDF a entrepris l'organisation du nettoyage de la rive droite sur environ 500 mètres. Coût de l'opération: 30.000 euros

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Barrage de St Egrève: François Brottes veut comprendre


Le député de la cinquième circonscription de l’Isère, François Brottes, dont fait partie la commune de St Egrève, a pris grand intérêt à lire les articles mis en ligne sur sillon38 concernant les berges de St Egrève et surtout leur nettoyage. Il a découvert  » que ce problème qui perdure depuis plusieurs années et du flou quant à la responsabilité du nettoyage des berges par EDF ou encore par la commune de Saint-Egrève, la Métro ou le Conseil Général. »

Afin de faire toute la lumière sur ce dossier il a pris la décision, dans un premier temps d’écrire un courrier au directeur de la délégation régionale Rhône-Alpes d’EDF.

Pour prendre connaissance de ce courrier, cliquer ici: Courrier  EDF

La mobilisation s'organise afin de ne plus voir un tel dépotoir.

La mobilisation s'organise afin de ne plus voir un tel dépotoir.

Il faut rappeler que depuis, EDF Alpes a pris la décision de prendre en charge le nettoyage des berges sur 500 mètres et également d’organiser des rencontres avec les structures, collectivités, associations afin de trouver une solution pérenne à ce problème.

François Brottes, en tant que député, mais également maire de Crolles et président de la communauté de communes du Grésivaudan est très concerné par ce problème. La rivière Isère longeant la commune de Crolles et le Grésivaudan!


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Mesurer l’importance du secteur forestier


Sylve 38, le magazine des sylviculteurs de l’Isère, dans son numéro de janvier a laisser François Brottes, député de s’exprimer sur le thème de la forêt.

« La forêt en Rhône-Alpes représente 1,5 millions d’hectares et 35 % du territoire régional. La filière est forte de 10 000 entreprises et d’environ 60 000 emplois directs. Les forêts privées, quant à elles, représentent 75 % des surfaces boisées de la région, soit 1 100 000 hectares de forêts gérées par 450 000 propriétaires forestiers.

Ces chiffres démontrent à eux seuls l’importance d’une gestion de qualité de la forêt dans notre région.

Même privée, la forêt remplit des missions d’intérêt public que la société ne reconnait pas encore à leur juste valeur (paysage, qualité de l’air et de l’eau, protection, loisirs…).

En tant que rapporteur de la loi d’orientation forestière de 2001, je me suis battu pour que se construise progressivement la reconnaissance d’une forêt considérée comme un bien commun de l’humanité pour l’ensemble des services qu’elle nous rend, qu’ils soient d’ordres environnemental, social ou économique.

Mais aujourd’hui ce bien n’est pas rémunéré à sa juste valeur.

Même si les moyens techniques au service de la forêt privée n’ont pas été développés comme prévu, je note depuis quelques années une meilleure harmonie dans la relation forêt publique/forêt privée.

Les menaces sur la pérennité d’une gestion équilibrée de la forêt publique ont tendu les relations entre les communes forestières et l’Etat. La nécessité d’une gestion coordonnée par massif voit progressivement le jour, ce qui est un gage d’une meilleure optimisation.

Le dynamisme retrouvé des groupements de sylviculteurs démontre l’intérêt renouvelé des générations pour une exploitation toujours mieux organisée. Je reste persuadé que c’est la valorisation à l’amont de la filière, au niveau de la ressource qui donnera aux propriétaires forestiers les moyens d’exprimer une ambition légitime pour le développement durable de leur patrimoine.

L’écocertification, mais aussi la maitrise de toutes les étapes qui précèdent la mise en marche vers la première transformation, doivent contribuer à une meilleure valorisation de la ressource : mieux sélectionnée, mieux préparée, plus ajustée à la demande.

Mon engagement national dans le secteur de l’énergie, me permet de mesurer l’importance du secteur forestier dans un domaine qui n’en est qu’à son début. La biomasse, l’isolation du bâti, la réhabilitation par la filière sèche, sont autant de perspectives de marchés porteurs d’avenir. Car la forêt sert à la fois les intérêts des énergies renouvelables et ceux des économies d’énergie.

Pour cette année 2012, je souhaite que la mutualisation des projets, la coordination des démarches soient toujours au rendez-vous de l’Union des Groupements pour le Développement Forestier en Isère. C’est cette dynamique qui permettra à la forêt privée de redevenir un maillon fort de la filière. »

Nos partenaires:

ug


VIF


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Rencontre départementale des comités locaux à l’installation


L’Isère est le département précurseur au niveau de l’installation des agriculteurs. Pour preuve c’est en Isère qu’a vu le jour le premier comité local d’installation. Depuis cette démarche s’est développée et aujourd’hui on en compte 14 répartis sur l’ensemble du département.

Ces instances locales qui regroupent agriculteurs élus, propriétaires axent leurs démarches sur la concertation autour des transmissions d’exploitations agricoles. Cela concerne plusieurs volets comme le foncier mais également l’accompagnement des candidats à l’installation, veille sur les cédants, sensibilisation des propriétaires, renforcement des exploitations existantes….

Chaque CLI se gère de façon indépendante mais a l’appui de différentes structures dont bien entendu la Chambre d’agriculture. Les élus sont très à l’écoute des travaux menés par les CLI.

L’ensemble des acteurs concernés se sont retrouvés à St Ismier pour participer à la première rencontre départementale des comités locaux d’installation.

Ceux ci ont pu échanger sur leurs expériences, les points à améliorer, les réussites mais aussi participer à divers ateliers de travail concernant la communication, la sensibilisation des propriétaires fonciers, l’approche des cédants, l’accueil et l’accompagnement des porteurs de projets agricoles.

Une rencontre très instructive qui a mobilisé les élus. Pour preuve, outre François Brottes, président de la communauté de communes du Grésivaudan, Eliane Giraud, conseillère régionale et Christian Nucci, conseiller général, en charge de l’agriculture ont participé aux travaux.

Christian Nucci a reconnu l’utilité des CLI  » qu’il faut aider, consolider. L’Isère doit conserver une agriculture forte et cela passe par l’installation des jeunes. Les élus locaux doivent se mobiliser pour maintenir les terres agricoles car chacun sait que sans terres pas d’agriculture. »

Gérard Seigle Vatte, président des chambres d’agriculture régionale et de l’Isère a confirmé ces propos en rajoutant que de la réussite des installations des jeunes agriculteurs dépend de nombreux paramètres: environnementaux, économiques…

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Budget 2012, François Brottes: environnement, erreur durable!


François Brottes, député de l’Isère François Brottes est intervenu à l’assemblée nationale sur le projet de loi de finances pour 2012. Intervention axée sur l’environnement: énergie, transports, déchets, biodiversité et casse organisée de l’ONF…

Voici l’intégralité de son intervention.

M. le rapporteur général, chers collègues,

Vous aviez M. le ministre, avec votre Gouvernement, auto proclamé la victoire du pouvoir d’achat sur la crise.

Un Français sur 3 a renoncé à se soigner; un Français sur sept vivait en 2009 sous le seuil de pauvreté, selon une étude récente de l’Insee qui ne prend pas en compte la montée en charge de la précarité en 2010 et 2011!

Dans votre dernier texte sur la consommation, porté par M. Lefebvre, vous n’avez agi sur AUCUN des leviers tendant à soutenir vraiment la consommation ou le pouvoir d’achat.

brottesVotre seule arme a consisté à renforcer théoriquement la protection des consommateurs en donnant plus de pouvoirs à la DGCCRF, votre administration; manque de chance, nous n’y aurons pas cru longtemps, puisque le budget dont nous discutons ce soir acte la réduction conséquente du budget de la DGCCRF (-1,2 million €), pourtant déjà en sous effectif puisque ses moyens ont baissé de 17% depuis 2010…

Les masques tombent. Mais le masque le plus caricatural, le sacrifice le plus durable, c’est bien celui de l’environnement!

L’élan du Grenelle est bel et bien brisé. Et ce soir, il gît littéralement à nos pieds.

Le plus grave dans cette affaire, ce n’est même pas que vous ayez trahis vos promesses (nous y sommes habitués).

Le plus grave, le plus impardonnable, c’est que tout le monde en paiera tous le prix; nous, nos enfants et arrières petits enfants.

Car les dernières trajectoires d’émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial sont alarmantes : nous dépasserions les 4 degrés celsius à la fin du siècle, quand le protocole de Kyoto avait établi la limite à ne pas dépasser à 2°.

Or, que constatons nous ce soir? Une baisse globale des moyens affectés à l’action « lutte contre le changement climatique », de près de 20%!

Quel beau signal envoyé à nos partenaires européens et aux autres pays, à quelques semaines d’une conférence internationale cruciale pour la suite du protocole de Kyoto…

Nous constatons également que les moyens de l’ADEME ne suivent pas la montée en puissance de ses missions. Son président nous a même récemment avoué que « la capacité d’instruction et de production de l’ADEME a atteint ses limites ».

Comme pour la DGCCRF, plus la liste des missions s’allonge, moins il y a de moyens pour les assumer!

Autre signal, d’absence ce coup-ci : toujours pas de contribution carbone à l’horizon.

Le sujet apparaît en creux et en négatif, par le biais de la tentative de rattrapage de votre « bourde » – passez-moi l’expression – de sous-évaluation des quotas de CO2 attribués par l’Union européenne pour nos industriels jusqu’en 2012.

Le problème est que vous avez voulu faire payer aux nos industries lourdes, déjà en difficulté, le prix de vos erreurs en taxant leur chiffre d’affaires  pour 2012.

En matière de politique énergétique, je ne peux m’empêcher de sourire à la lecture du rappel des objectifs de la loi de programmation énergétique de 2005…

Et notamment celui qui entendait « limiter les pollutions ainsi que les rejets liquides ou gazeux liés à l’extraction et à l’utilisation des combustibles, en particulier les émissions de gaz à effet de serre ».

Je rappellerai poliment qu’il y a quelques jours encore, vous avez une nouvelle fois rejeté notre proposition de loi SRC interdisant le forage profond pour aller extraire les hydrocarbures dits de « roche mère »…D’ailleurs, en Ile-de-France, les permis d’exploration d’huile de schiste sont toujours en vigueur!

Vous tentez ici, maladroitement, de relativiser l’augmentation de la consommation finale d’énergie en 2010, ou encore, de maquiller votre bilan en matière de développement des énergies renouvelables.

Le photovoltaïque, une nouvelle fois, est la grande victime de votre politique de gribouille : après avoir stoppé net l’élan de la filière, vous rabotez ici les dernières incitations pour cette énergie renouvelable…

…sans promouvoir pour autant les autres filières où nous accusons un retard préjudiciable, et où le potentiel de développement est pourtant le plus intéressant pour nos territoires : éolien, géothermie, production d’électricité à partir de la biomasse, ou encore solaire thermique.

Mais votre échec le plus cuisant est là où les enjeux étaient les plus lourds : je veux parler de la rénovation du bâti existant, responsable de 45% de nos consommations d’énergie finale et de 25% des émissions de CO2.

Certes, vous entendez ici promouvoir les « bouquets de travaux » en mettant fin au crédit d’impôt développement durable limité au remplacement des fenêtres en maison individuelle.

Vous tentez aussi de rattraper l’échec de l’éco PTZ qui aura profité à trois fois moins de ménages qu’escompté par votre majorité.

Ca me rappelle le cuisant échec de la maison à 100 000 €!

Mais il reste que les dépenses fiscales liées aux dépenses d’équipement de l’habitation principale en faveur des économies d’énergie et de développement durable subissent un sérieux coup de rabot, de moins 1,2 Milliards d’€! Alors qu’il s’agit là d’un investissement productif et vertueux essentiel pour l’avenir.

Nous restons clairement sur notre faim, lorsqu’il s’agirait, pour répondre à nos objectifs européens de réduction de nos émissions de gaz à effet de serre, de rénover lourdement un million de logements par an, dès aujourd’hui!

Et ce n’est pas le verdissement du dispositif Scellier dans le neuf qui réglera le problème! Vous ne continuerez, en réalité, qu’à accompagner la spéculation immobilière, « tendance verte », sans vous attaquer aux problèmes de fond et aux tendances lourdes.

A cet égard, je relève que vous vous entêtez à faire supporter aux ménages les travaux de rénovation de leur logement situé en site Seveso, alors que le Grenelle avait prévu un crédit d’impôt de 40%, de nature à permettre aux collectivités et aux industriels d’assurer le reste du financement avec les ménages.

Même sur la sécurité de nos concitoyens, vous rabotez…

En matière de transports, nous ne voyons pas comment vous comptez réellement développer les transports en commun!

Ou plutôt, nous avons vu, à l’occasion du projet de loi Warsmann dit de « simplification administrative », comment vous avez cherché à raboter le financement des autorités organisatrices de transports, via la baisse du versement transport dû par les entreprises!

Nous avons subi votre choix d’abandonner purement et simplement le wagon isolé, pourtant indispensable pour développer le fret dans nos territoires.

Nous avons regretté l’autorisation donnée aux camions de 44 tonnes, comme nous regrettons aussi ce soir le nouveau report de l’éco-redevance poids lourds à la mi 2013.

En matière de déchets, vous persévérez à donner une prime fiscale à l’incinération et la mise en décharge, qui constituent un frein objectif à la réduction et au recyclage.

En matière de préservation de la biodiversité, c’est le néant absolu! Après avoir reculé dans le domaine de la lutte contre les pesticide, votre projet de budget ne contient aucune disposition visant à supprimer les subventions néfastes à la biodiversité. Et les abeilles survivent dans la terreur…lorsqu’elles survivent!

La pertinence du maintien de l’exonération fiscale pour les agrocarburants de première génération n’est même pas remise en cause, alors qu’elle coûtera encore 200 millions d’euros en 2012, soit dix fois plus que le crédit d’impôt biologique, pourtant jugé bénéfique pour l’environnement et insuffisant pour répondre à la demande actuelle en produits biologiques.

L’Inspection Générale des Finances a eu l’occasion d’appeler à la révision de la fiscalité des biocarburants, compte tenu de son inefficacité et même de ses effets pervers.

Rien non plus sur la fiscalité du patrimoine naturel…qui nous semble pourtant être une piste plus qu’intéressante.

Enfin, comment ne pas parler d’un sujet qui m’est cher : celui de la forêt, qui est non seulement un bien d’intérêt public, mais devrait être considérée comme un bien commun de l’humanité pour les services environnementaux, sociaux et économiques qu’elle nous offre et qu’elle rend.

Vous entendez créer ici une contribution à la surface aux frais de garderie de l’Office National des Forêts (ONF) dont les communes devront désormais s’acquitter.

C’est un vrai sujet. A l’heure actuelle, la contribution des communes couvre en moyenne environ 15% du coût du régime forestier. Il est vrai que le système de frais de garderie, calculés uniquement sur les ventes de bois, conduit à ce que les communes qui vendent peu de bois – et souvent elles n’ont pas le choix puisqu’elles n’ont pas le droit de collecter – contribuent peu au financement des missions de surveillance ou de suivi des aménagements forestiers.

Les communes forestières, conscientes de la nécessité d’instaurer plus de solidarité, ont d’ores et déjà accepté une contribution de 2 euros par hectare de forêt soumis au régime forestier, montant qui paraît déjà élevé pour beaucoup d’entre elles, compte tenu du fait que de nombreuses communes forestières sont des communes « pauvres », notamment en montagne.

Alors, M. le ministre, pourquoi prévoir la possibilité de 4 euros si vous ne voulez pas l’appliquer ? Vous dites que pour 2012, ce sera 2 euros, mais alors pourquoi ne pas attendre d’autres lois de finances pour réévaluer éventuellement cette contribution dans la discussion et la transparence ?

La réalité, c’est que vous avez comme objectif d’augmenter rapidement ce montant pour vous décharger du financement de l’ONF pour assurer ses missions d’intérêt général.

C’est déjà 700 emplois que l’ONF doit supprimer dans le contrat dans le nouveau contrat Etat/ONF. Après 3000 suppression en dix ans, c’est une nouvelle saignée que vous promettez à cette administration historique que vous cassez méthodiquement.

Le malaise des agents de l’ONF est pourtant concret, avec malheureusement des conséquences humaines dramatiques.

L’ONF doit être dotée des moyens nécessaires, les missions de ses agents doivent être respectées et mises en valeur.

La vie de la forêt s’inscrit dans la durée, et pas seulement dans la durée d’une seule loi de finances!

Elan brisé du Grenelle,

Absence de politique industrielle durable,

Manque d’ambition et de moyens dans la lutte contre le changement climatique,

Absence de toute prise en compte de l’explosion de la précarité énergétique,

Rabotage des organismes d’Etat pourtant indispensables pour mener la transition énergétique et environnementale qui devrait s’imposer à notre économie et à notre société….

L’Etat stratège est une nouvelle fois le grand absent de votre politique, non plus cette fois au bénéfice de l’Etat actionnaire, comme j’ai pu souvent le dénoncer pour l’énergie, mais pour sauver un Etat en voie de banqueroute!

M. le ministre, ce budget est la traduction d’une erreur durable!

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AG des communes forestières: quid de l’avenir de l’ONF?


Avant de laisser la place à la fête proprement dite, celle réservée au grand public et à la famille, les professionnels de la filière bois ont planché tout le samedi matin. Ils avaient en effet rendez vous à St Martin d’Uriage pour assister à l’assemblée générale de l’association des communes forestières de l’Isère suivie d’un colloque ayant pour thème: forêt et territoire, quelle stratégie pour la forêt de montagne?

L’association des communes forestières a pour but premier de regrouper les communes propriétaires de forêts en Isère. 138 communes adhèrent aujourd’hui à l’association départementale. Durant toute l’année l’association informe et forme les élus sur les problèmatiques forestières et le développement rural. Et comme le précise son président Guy charron: ceux ci ne manquent pas! »

Bien entendu l’association défend les intérêts des communes, assure la promotion du bois énergie et travaille beaucoup sur la certification de la gestion durable des forêts pour les communes, à travers la démarche PEFC. L’association des communes forestières travaille en étroite collaboration avec l’ONF.

Au cours de cette assemblée générale, il a été beaucoup question de l’avenir de cet organisme. Robert Cabé, président de l’Union Régionale Midi-Pyrénées des communes forestière, invité d’honneur de la fête est venu avec des nouvelles fraîches mais peu rassurantes.

 » On ne sait pas ce que veut faire l’Etat de sa forêt et quelle politique forestière le ministère de l’agriculture veut mener? On se demande ce que va devenir l’ONF. On nous annonce  qu’il faut trouver 15 millions d’euros, une baisse de 10% des effectifs… 15 millions d’euros c’est minime à comparer au budget du ministère de l’agriculture, à ce que ce dernier a reversé aux agriculteurs suite à la sécheresse…Si on se laisse faire, c’est la fin de la forêt, tant publique que privée. En un mot la forêt deviendra une réserve à ours.

Notre demande est que l’ONF perdure et poursuive son travail, aussi bien qu’elle le fait actuellement. »

Robert Cabé terminant en précisant que la fédération nationale est déterminée sur ce dossier: » pour preuve, lors de la dernière réunion, pas satisfaits des entournures, nous sommes partis en claquant la porte! »

Chacun dans la salle, à son niveau, a compris que la mobilisation ne devait pas faiblir!

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L’association des communes forestières a l’habitude d’honorer des serviteurs de la forêt, en leur remettant une médaille. Cette année ont reçu la médaille d’argent des communes forestières, des mains en particulier de robert Cabé, le député François Brottes; qui a plus l’habitude d’en remettre que d’en recevoir, Charles Galvin, vice président du Conseil Général, Bruno Murienne, maire de St Martin d’Uriage et Hervé Marguet agent de l’ONF. Ils sont ici en présence de Guy  Charron, excepté Hervé Marguet.

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Hausse des tarifs de l’électricité : « l’indécence » selon François Brottes


François Brottes, député de l’Isère a interpellé le premier ministre à propos de la hausse de 5% du coût de l’électricité. Cela s’est passé au cours des questions d’actualité à l’assemblée.

Voici l’intervention de François Brottes:

Monsieur le Premier ministre,

Le sujet est grave : il n’est pas convenable de prendre nos concitoyens en otage sur la question de l’énergie.

On leur dit : « si vous voulez la concurrence il faut payer plus cher, si vous voulez limiter l’effet de serre il faut payer plus cher, si vous voulez la sécurité il faut payer plus cher… ».

C’est indécent. Les profits espérés par les actionnaires ou les dividendes attendus par l’Etat, poussent leur avantage au cœur de la crise et de l’émotion légitime que suscite le drame japonais.

Cette forme de chantage est inacceptable, l’annonce d’une augmentation de 30% supplémentaire du prix de l’électricité est intolérable pour les familles qui ont déjà du mal à boucler les fins de mois.

Faites très attention, tout laisse à penser que vous auriez fait l’impasse sur la sécurité pour faire plus de profits.

Depuis le début, on vous dit d’arrêter le massacre de la course à la privatisation et aux profits dans le secteur de l’énergie.

Monsieur le Premier ministre, il n’est pas trop tard pour être raisonnable. Notre proposition est concrète et d’application immédiate : suspendez la loi NOME !

Avec cette loi, vous avez organisé la hausse des tarifs de l’électricité.

Nous avions voté contre ce texte, il est porteur de tous les dérapages sur les prix, et de tous les dangers en matière de vigilance sur la sécurité.

Le gouvernement a le pouvoir de décider en matière de tarifs. Vous devez stopper la spéculation sur le dos des familles et de la création d’emplois.

Il y a des alternatives à votre politique : il faut investir massivement dans l’économie d’énergie, il faut diminuer significativement la part du nucléaire, il faut développer les énergies renouvelables sans les tuer dans l’oeuf, il faut mettre en place un tarif de base pour que les plus défavorisés n’aient pas à faire la charité pour se chauffer!

Ecoutez nos propositions, écoutez les Français qui n’en peuvent plus!

Suspendez immédiatement la loi sur la nouvelle organisation du marché de l’électricité.

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AG des sylviculteurs de Chartreuse


C’est sous la présidence d’un Pierre Basso, totalement revigoré après ses ennuis personnels de 2010, que s’est déroulée l’assemblée générale du groupement des sylviculteurs de Chartreuse Isère. Une réunion menée tambours battants tant les sujets abordés ont été nombreux et intéressants.

Bien entendu Pierre Basso dans son rapport moral a longuement insisté sur les avantages de la certification PEFC.  » Hélas il est difficile de convaincre les propriétaires à adhérer à cette certification, du moins pour l’instant. « Je le regrette vivement. » Il a également abordé les opérations de vente groupée. Une vient de se dérouler » parfaitement » en Savoie. Il pense que ce concept doit se développer sur le territoire de Chartreuse isèroise.

Il s’est bien entendu félicité de la prise de fonction de Stéphanie Gehin, technicienne forêt. Elle partagera son temps de travail entre la forêt de Chartreuse la trufficulture isèroise. Deux activités très complémentaires.

formation: programme chargé

Celle ci a présenté le programme de formation mis en place pour 2011. On peut dire qu’il est chargé:

- étude des diverses aides dédiées à la forêt ( avril)

- initiation au martelage ( juin)

- possibilité d’organisation d’un voyage dans les Landes ( date à définir)

- formation à la fiscalité ( octobre)

- formation à la trufficulture en piémonts-Chartreuse ( début d’hiver)

- initiation à l’utilisation du GPS ( début 2012).

Comme on le voit, le programme de formation, qui n’est pas figé est bien chargé et complètera à merveille les activités liées à la forêt de Chartreuse.

Pour en savoir plus sur stock de bois de Chartreuse sec et raboté: 04 79 44 03 83
Pour en savoir plus sur stock de bois de Chartreuse sec et raboté: 04 79 44 03 83

Fabien Bourhis, du parc naturel régional de Chartreuse après avoir indiqué qu’une entente parfaite existait entre le parc et les acteurs de la forêt a présenté l’opération » stock de bois de Chartreuse sec et raboté ». Quatre scieurs du massif se sont réunis afin de proposer à la vente des bois issus de Chartreuse secs et rabotés.  » Cette initiative originale permet de valoriser le bois local à travers des circuits courts. »

Afin de mieux mettre en avant la valorisation des bois de Chartreuse, il a présenté une étude qui démontre que ceux ci sont d’excellente qualité: 80% sont classés au dessus de C24.

Autre exemple, une étude réalisée par l’association des communes forestières, concernant le bilan carbone montre qu’un bois local utilisé localement c’est: 17 kge co2/m3 alors que lorsqu’il vient de Finlande c’est: 65 kge co2/m3.

Avoir le réflexe bois

Le résultat de cette étude doit permettre de sensibiliser l’ensemble des acteurs de la filière bois, consommateurs compris à utiliser le bois dans les constructions. On pense en particulier aux agriculteurs, entrepreneurs… Il faut vraiment avoir le réflexe bois.

AOC: on avance

Un point a été fait sur la démarche AOC. Elle avance, pas assez vite pour certains mais une démarche AOC peut prendre 10 à 15 ans avant d’aboutir. Celle de l’AOC bois de Chartreuse en est à sa cinquième année et toutes les étapes franchies jusqu’à présent l’ont été avec succès.

Bien entendu, certains sylviculteurs se posent la question de l’utilité d’une démarche PEFC, AOC.

Xavier Martin directeur du CRPF a apporté une première réponse. Dans les distinctions, il y a plusieurs niveaux. Le plus haut étant la légion d’honneur. Pour un produit, obtenir l’AOC, c’est obtenir la légion d’honneur. A propos de la certification des bois: » nul ne peut vous garantir de les vendre plus cher mais on peut vous certifier que vous les vendrez, qu’ils ne resteront pas en bord de route. »

Il a à nouveau rappelé qu’il faut que la filière s’industrialise « afin de pouvoir répondre à la demande et mieux valoriser nos bois locaux » et il s’est montré satisfait que la filière s’organise pour travailler unie.  » L’exemple du CIBC en Chartreuse, de France Bois Forêt au niveau national avec déclinaison régionale sont de formidables atouts. »

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Il faut mettre tout en oeuvre pour valoriser notre bois local

Henri Gras président de l’Union des groupement pour le développement forestier en Isère ( UGDFI) a lui également insisté sur la nécessité de la certification PEFC.  » On va même plus loin puisqu’on parle aujourd’hui de traçabilité, comme pour la viande bovine. »

« Le nucléaire a montré ses limites »

François Brottes, député et très impliqué au niveau de la forêt est bien entendu revenu sur l »info ONF » . « Il faut certainement faire évoluer cet organisme mais il ne doit pas  disparaître. Si c’était le cas, on mettrait un grand nombre de communes dans la « panade »".

L’assemblée générale se déroulant pendant que la terre tremblait au Japon, le député a fait la conclusion suivante:  » à travers cette catastrophe on découvre les limites du tout nucléaire.

Les solution alternatives comme le photovoltaïque et l’éolien ont montré leurs limites. Restent  la biomasse, l’énergie issue du bois, elles vont retrouver, c’est certain toutes leurs lettre de noblesse. Soyons prêts à relever ce formidable défi! »

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AG du groupement des sylviculteurs de Chartreuse


L‘assemblée générale du groupement des sylviculteurs de Chartreuse Isère, présidé par Pierre Basso, se déroulera ce samedi 12 mars à partir de 9 heures à la salle des fêtes de Pommier la Placette. Ce rendez vous annuel important pour la filière bois de Chartreuse aura comme temps forts:

- La présentation de Mr Bourhis, chef de projet de la filiere bois pour le parc de Chartreuse, des avancées des dossiers en cours: AOC, plate forme de billonnage, concept construction bois d’ habitation légère de loisirs

- présentation par Stéphanie Gehin, technicienne CRPF (remplaçante de Sylvain Ougier) de son programme de formation pour l’année 2011

- des informations seront données concernant  la mise en place d’une vente groupée de bois

- les adhérents présents recevront une plaquette d’information sur la fiscalité forestière -Interventions des personnalités présentes parmi lesquelles François Brottes, député et Eliane Giraud présidente du Parc Régional naturel de Chartreuse.

.Assemblée générale  du groupement des sylviculteurs de Chartreuse isère

samedi 12 mars 2011

Pommiers la Placette

salle des fêtes de 9h à 12h

Catégorie Forêt de ChartreuseCommentaires fermés

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