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Eté 2014, baisse des prix des fruits et légumes


Familles Rurales vient de publier les résultats de son Observatoire des prix des fruits et légumes 2014 portant sur deux relevés effectués durant l’été.

Les principaux résultats :

  • Une baisse des prix entre les relevés de juin et de juillet 2014, particulièrement forte pour 3 produits : l’abricot, la pêche et la nectarine.
  • Une baisse des prix par rapport à 2013, année où les prix ont été les plus élevés : fruits – 12%, légumes – 3%. Un seul légume voit son prix augmenter : le poivron.

  • Les hard-discounts restent toujours moins chers au niveau des prix, et l’écart avec les hyper et supermarchés se resserre.
  • Les produits étrangers sont en majorité moins chers que les français : sur les 16 produits du panel, 9 sont moins chers que leurs homologues nationaux. Cependant, la différence de prix est faible : inférieure ou égale à 7 centimes d’euro dans deux tiers des cas.
  • Les fruits et légumes bio sont de 50 à 60% plus chers que les produits conventionnels.

Familles Rurales incite les consommateurs à :

  • opter pour des fruits et légumes de saison
  • vérifier l’origine et comparer les prix selon la provenance et quand l’écart de prix est faible, valoriser la filière française.


Chaque été, les veilleurs consommation de Familles Rurales relèvent les prix de 8 fruits et 8 légumes à deux reprises : en juin et juillet. Ils distinguent leur origine mais aussi la surface de vente (hyper/supermarchés, hard-discounts, marchés). Un relevé de prix est aussi réalisé pour les fruits et légumes issus de l’agriculture biologique.
Durant l’été 2014, ce sont 69 veilleurs qui ont relevé les prix dans 37 départements français, pendant les semaines du 09 au 15 juin et du 7 au 15 juillet.

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Fruits et légumes : Halte au dumping sur les produits français !


Communiqué de la FNSEA, Fédération Nationale des producteurs de fruits, légumes de France, Jeunes agriculteurs:

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Revenu des agriculteurs: un revenu moyen historiquement élevé, mais très contrasté


La Commission des comptes de l’agriculture de la Nation s’est réunie le 12 décembre 2012 pour examiner la situation prévisionnelle du revenu des exploitations agricoles en 2012.

Le résultat courant avant impôts des exploitations agricoles s’améliore (+4%) et atteindrait en moyenne 36 500 euros par actif en 2012, soit son plus haut niveau historique. Ce chiffre moyen est fortement à la hausse en raison des résultats exceptionnellement élevé des exploitations de grandes cultures qui sont en augmentation pour la troisième année consécutive.

La conjoncture des prix de nombreux produits agricoles a été bien orientée, c’est en particulier le cas pour :

  • les céréales et oléo-prétéagineux qui ont suivi la forte hausse des cours mondiaux ;
  • le maraichage ;
  • l’arboriculture, avec des situations diverses selon les productions et les régions en raison notamment des aléas climatiques ;
  • l’élevage hors-sol (avicole et porcin) ;

Néanmoins, d’autres secteurs sont confrontés à un repli, il s’agit là de :

  • l’élevage bovin laitier et à viande, ainsi que de l’élevage ovin confrontés à la hausse du prix des aliments ;
  • la viticulture, en raison d’une récolte faible en 2012.

Il est à noter que, globalement, l’évolution du revenu agricole en France est supérieure à la moyenne européenne.

Stéphane LE FOLL a pris acte de cette évolution et des disparités historiquement marquées entre filières : « Ces résultats me confortent dans l’idée que la répartition des crédits de la PAC doit être rééquilibrée en faveur des filières d’élevage. Ils soulignent la nécessité de mettre en place des dispositifs de lissage de la volatilité des cours des matières premières . »

Cliquer ici pour consulter  les indicateurs de revenu de l’agriculture prévisionnels pour 2012

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2 MILLIONS D’EUROS POUR LA FORMATION DANS LA FILIERE SINISTREE DES FRUITS ET LEGUMES


Une mesure innovante : pour faire face aux difficultés rencontrées par les filières françaises de production de fruits et légumes, Bruno Le Maire a annoncé que 2 millions d’euros seront consacrés à la formation dans le cadre du Plan d’action gouvernemental. Ce projet est porté par le FAFSEA.

La filière française de production des fruits et légumes a rencontré en 2011 de nombreuses difficultés. Elle a d’abord souffert de la crise des légumes survenue au printemps avec la crise de l’E-coli puis a dû faire face pendant le reste de la saison à une concurrence étrangère très agressive. Les difficultés ont été les plus sensibles pour les producteurs de tomates, de concombres ainsi que pour les producteurs de fruits à noyaux. Ces crises ont enfin révélé un mal plus profond : le manque de compétitivité de la filière française de production des fruits et légumes.

Pour faire face à cette situation, le gouvernement a décidé d’un Plan d’action pour la filière, doté de 25 millions d’euros, voir notre article: Plan d’action doté de 25 millions d’euros pour la filière Fruits et légumes.

Dans ce plan,  2 millions seront consacrés à la formation.

Le FAFSEA pilotera et animera ce volet qui prévoit principalement le déploiement de périodes de professionnalisation(1) pour les salariés des filières fruits et légumes dans 6 régions prioritaires : Bretagne, Pays-de-Loire, Languedoc-Roussillon, PACA, Rhône-Alpes et Midi-Pyrénées. Le FAFSEA signera pour sa mise en œuvre des conventions avec les Directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (DIRECCTE) et apportera sur ses fonds propres la moitié des 2 millions d’euros prévus par le plan gouvernemental pour financer ces actions de formation.

« La période de professionnalisation est un dispositif gagnant-gagnant, particulièrement adapté à la situation » explique Jérôme Despey, président du FAFSEA : « pour les employeurs, c’est une aide financière indirecte à travers la prise en charge d’une partie des salaires, mais ce sont également à terme des salariés mieux formés, donc plus performants et productifs. Pour les salariés, la période de professionnalisation permet l’acquisition de compétences nouvelles ou d’un savoir-faire renforcé, ceci dans le cadre d’une formation longue, avec un salaire maintenu ».

Ces formations accompagneront les autres mesures de restructuration prévues par le Plan d’action, comme la modernisation des équipements et des processus de production, en faisant évoluer les compétences des salariés. Afin d’assurer la meilleure adéquation avec les besoins réels des entreprises, le contenu des formations sera défini régionalement par les partenaires sociaux et les responsables professionnels locaux. Ce sont au total 600 à 1000 salariés qui bénéficieront de 64 000 heures de formations (sur un total de plus de 10 000 salariés permanents des filières de production de fruits et légumes) avec un démarrage prévu dès novembre 2011.

(1)Les périodes de professionnalisation ont pour objet de favoriser, par des actions de formation alternant enseignements théoriques et pratiques, le maintien dans l’emploi des salariés en contrat à durée indéterminée.

À propos du FAFSEA

fafsea Le Fonds national d’assurance formation des salariés des exploitations et entreprises agricoles est un OPCA/OPACIF de référence en matière de formation professionnelle, notamment pour les entreprises agricoles et les secteurs connexes, comme l’horticulture, le paysage, les jardineries-graineteries mais également le négoce en vins et spiritueux. Le FAFSEA est géré paritairement par les partenaires sociaux.

Avec un budget annuel de près de 217,2 millions d’euros et 6,1 millions d’heures de formation financées, il assure une double mission : la collecte et le financement des actions de formation et l’accompagnement des entreprises adhérentes par la mise en place de solutions sur-mesure destinées à optimiser leur politique de formation professionnelle continue.

Structure de proximité présente sur 22 sites régionaux, le FAFSEA, par son action, contribue à développer l’emploi qualifié en France tout en soutenant la performance de ses 178 500 entreprises adhérentes.

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Plan d’action doté de 25 millions d’euros pour la filière Fruits et légumes


Bruno LE MAIRE, Ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire, a réuni l’ensemble des acteurs du secteur des fruits et légumes pour leur présenter un plan d’action pour la filière. Ce plan doté de 25 millions d’euros prévoit des mesures conjoncturelles et structurelles. Consulter le dossier de presse 

Cette réunion fait suite au déplacement de Bruno LE MAIRE dans les Pyrénées-Orientales le 23 août et à la réunion préparatoire du 19 août au ministère de l’Agriculture, qui avait notamment permis la constitution de groupes de travail, auxquels ont participé professionnels et pouvoirs publics, sur les thématiques suivantes : compétitivité économique, relations commerciales, gouvernance de la filière, et régulation et gestion des crises.

Pour prendre connaissance de ce plan d’action cliquer sur: Consulter le plan d’action

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Les prix agricoles à la production augmentent sensiblement en décembre 2010


Indices des prix agricoles – Décembre 2010

En décembre 2010, les prix agricoles à la production augmentent de 4,2 % par rapport à novembre et de 21,6 % sur un an.

Le prix des céréales augmente en décembre (+7,9 %). Les marchés ont réagi à la hausse, face aux intempéries en Australie qui ont endommagé les blés de la récolte à venir : une partie sera déclassée en qualité fourragère. Le prix du maïs est également en hausse en réponse à des anticipations de stocks en baisse sensible.

Prix de production des céréales

 : Prix de production des céréales

Le prix des oléagineux augmente fortement en décembre (+10,5 %), pour la double raison d’une forte demande et de disponibilités restreintes pour le colza et le tournesol.

Le prix du vin augmente (+3,6 %) notamment les vins de qualité. Pour les millésimes de certains vins d’appellation, les négociants ont davantage augmenté leurs tarifs en 2010 qu’en 2009.

Le prix des fruits frais augmente nettement en glissement annuel (+23,3 %). La poire et la pomme se commercialisent à des prix plus élevés en raison de moindres productions européennes. Les prix du kiwi et de la noix sont également en hausse, par suite d’une offre moins abondante.

Prix de production des légumes frais

 : Prix de production des légumes frais

Les prix des légumes frais affichent également une forte augmentation en glissement annuel (+36,9 %). Le sol gelé en profondeur a limité les arrachages de poireaux et de carottes, tout en augmentant les coûts de manutention. Le froid a aussi eu pour conséquence le ralentissement de la production de mâches, de salades et de choux-fleurs.

Prix de production des porcins et des gros bovins

 : Prix de production des porcins et des gros bovins

En données corrigées des variations saisonnières, le prix des animaux augmente en décembre (+1,2 %). Seuls les ovins accusent une très légère baisse de prix tandis que le prix du porc, en particulier, est élevé, en raison d’une demande vigoureuse à l’export. Le prix des œufs remonte (+8,2 %), après avoir chuté pendant un an.

Indice des prix des produits agricoles à la production

tableau 1

(1) Y compris légumes pour l’industrie de transformation
Sources : Insee – SSP (ministère chargé de l’Agriculture)
(2) Le prix CVS du lait de vache a été reconduit en décembre

Le prix d’achat des moyens de production agricole augmente en décembre

Le prix des consommations intermédiaires est en hausse sur un mois, du fait de coûts plus élevés de l’énergie, des engrais et de la hausse encore plus sensible du prix des aliments pour animaux. Le prix des investissements varie peu.

prix d’achat des moyens de production agricole

 : prix d'achat des moyens de production agricole

Indice des prix d’achat des moyens de production agricole tableau2


(1) En 2010, l’indice intègre la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP), tandis que précédemment il s’entendait avec le remboursement aux agriculteurs de 5 centimes par litre de fioul de la TIPP.
Source : Insee – SSP

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Suppression des remises, rabais et ristournes pour les transactions commerciales de fruits et légumes frais


À compter du 28 janvier 2011, les remises, rabais et ristournes sont interdits pour les transactions de fruits et légumes frais, en application de la loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche (LMAP) du 27 juillet 2010.

Suite à la réunion du 17 mai 2010 sur les relations commerciales au sein des filières agricoles sous l’égide du Président de la République, et aux débats parlementaires, la LMAP, portée par Bruno LE MAIRE, Ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire, a introduit dans le code de commerce une disposition précisant qu’un acheteur, un distributeur ou un prestataire de services ne peut bénéficier de remises, rabais et ristournes pour l’achat de fruits et légumes frais.

Cette disposition entre en vigueur six mois après la promulgation de la loi.

Elle s’applique aux contrats et relations commerciales à venir, comme aux contrats en cours de réalisation, qui doivent être modifiés en conséquence.

Les remises, rabais et ristournes sont des réductions de prix déterminées après facturation en fonction du volume des ventes réalisées avec l’acheteur, de la qualité du produit ou en contrepartie d’un service rendu par le vendeur. Leur suppression fait suite à la dénonciation, par les producteurs, de certaines pratiques qui consistaient à forcer le fournisseur à l’octroi d’une réduction, sans réelle contrepartie.

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Contractualisation dans les secteurs du lait et des fruits et légumes: décrets publiés


Les décrets rendant obligatoire la contractualisation entre les producteurs et leurs acheteurs dans les secteurs du lait et des fruits et légumes ont été publiés au Journal Officiel, en application de la loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche (LMAP) du 27 juillet 2010.

En conclusion de la réunion du 17 mai dernier sur les relations commerciales au sein des filières agricoles, le Président de la République avait demandé à Bruno LE MAIRE, Ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire, d’assurer la mise en œuvre de cette relation contractuelle, avant la fin de l’année dans les secteurs du lait et des fruits et légumes.

La formalisation écrite des relations commerciales entre les producteurs et leurs premiers acheteurs devient la règle. Elle a pour objectif de protéger les agriculteurs en leur donnant de la visibilité sur leurs débouchés sur de longues périodes (engagement contractuel d’une durée minimale de 5 ans pour le lait et de 3 ans pour les fruits et légumes) mais également en donnant de la visibilité aux transformateurs et aux distributeurs sur leurs approvisionnements.

Les contrats devront être proposés par les acheteurs aux producteurs. Ils devront comporter notamment des engagements sur les volumes de produits agricoles et sur des modalités précises de détermination du prix tout au long du contrat. La contractualisation permettra donc également de limiter la volatilité des prix. Les services de l’État et les établissements publics assureront un suivi attentif de la mise en place de la contractualisation qui entrera en vigueur dès la prochaine campagne agricole :

  • le 1er mars 2011 pour les fruits et légumes
  • le 1er avril 2011 pour le lait.

Comme le prévoit la LMAP, si les interprofessions reconnues mettent en place des contrats-types, les accords interprofessionnels étendus se substitueront aux modalités définis par décret.

Pour protéger les producteurs, la LMAP prévoit également de mettre en place un médiateur des contrats chargé d’intervenir en première intention en cas de litiges. Un décret en ce sens sera pris dans les prochaines semaines.

La contractualisation s’inscrit dans un ensemble de mesures de la LMAP qui visent à renforcer le pouvoir de négociation des agriculteurs et à rétablir un juste équilibre dans la répartition de la valeur ajoutée dans les filières au profit des producteurs, en faisant toute la transparence sur les prix avec un Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires renforcé. Ces mesures ont été reprises dans le projet de règlement concernant les relations contractuelles dans le secteur du lait et des produits laitiers que la Commission européenne a présenté le 9 décembre dernier.

Cette mesure est complémentaire à la régulation des marchés agricoles. Elle s’intègre dans les orientations que porte Bruno LE MAIRE au niveau européen dans le cadre des négociations sur la réforme de la PAC après 2013.

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La vérité sur les prix des fruits et légumes d’été


Interfel, l’Interprofession des fruits et légumes frais, réagit à la publication de « l’Observatoire des prix des fruits et légumes » de la fédération Familles Rurales.Voir l’article mis en ligne sur sillon38.com.

Voici les teneurs du communiqué.

Les relevés de prix issus de cette étude ont été effectués sur une très courte période (deux semaines isolées : celles du 14 juin 2010 et du 12 juillet 2010) et sur seulement 38 départements. Cette méthodologie n’est pas
représentative de la réalité du marché des fruits et légumes frais et ne reflète ni le niveau de l’offre ni celui de la demande.

Pour une étude objective, il est nécessaire d’observer la moyenne des prix des fruits et légumes frais sur une période significative (juin-juillet 2010) et sur l’ensemble du territoire français, tout en analysant les éléments conjoncturels (saisonnalité, aléas climatiques, actualité de campagnes, import, export…). Un prix n’a de sens que s’il est rattaché à un niveau d’offre.

Selon les données du très sérieux Kantar Worldpanel (1) :
- Suivre les recommandations minimales de l’OMS (soit au minimum 400 grammes de fruits et légumes par jour) représente un coût moyen de 0,66 €/jour et par personne et non 1,04 €. A titre comparatif, 400 g de café moulu représente un coût moyen de 2,38 €. (2)
- Le prix moyen des fruits bio est de 2,31 €/kg, contre 1,99 €/kg pour le non bio, soit 16% plus élevé que les fruits standards.

- Le prix moyen des légumes bio est de 2,35 €/kg, contre 1,91 €/kg pour le non bio3, soit 23% plus élevé que les légumes standards.
Cette différence sur le bio s’expliquent par la difficulté de produire en bio (notamment la baisse de rendement). Ces données sont très éloignées des 68% et 69% annoncés dans l’étude de Familles Rurales.
- Le prix moyen des fruits non bio est de 1,99 €/kg, soit une hausse de 8% par rapport à 2009.
Quant au prix moyen des légumes non bio, il est de 1,91 €/kg, soit une hausse de 16% par rapport à 2009.
Rappelons que l’été 2009 a été marqué par des prix exceptionnellement bas jusqu’à devenir parfois inférieurs aux coûts de production. Toute comparaison entre les prix de cette année et ceux de 2009 est donc à prendre avec précaution.
- Enfin, pour cette même période, le prix moyen de la fraise est de 5,82 € /kg, soit une hausse de 3% par rapport à 2009 et non de 11,6%. Et celui de la poire est de 2,21 € /kg, soit une baisse de 3% par rapport à 2009 et non une hausse de 15,5%. Les relevés concernant ces deux produits ne tiennent pas compte d’éléments conjoncturels et du calendrier de saison.

En effet, la fraise et la poire étaient respectivement en fin de saison et en début de saison en juin / juillet 2010.

Ces différentes données issues de Kantar Worldpanel révèlent que  les prix  moyens des fruits et légumes d’été sont bien en-deçà des résultats communiqués par l’Observatoire de Familles Rurales, car ce dernier s’appuie sur un simple relevé de prix inadapté à ce type de calculs, basé sur :
- une période très courte (semaine du 14 juin 2010 et semaine du 12 juillet 2010) non représentative de l’ensemble de l’année.
- un relevé d’étiquettes sans prise en compte des quantités mises en marché pour chaque produit (prix moyen pondéré), et par conséquent non représentatif du panier moyen de la ménagère.
- un échantillon géographiquement limité (38 départements).
- un relevé de prix, ne prenant pas en compte la saisonnalité des fruits et légumes frais ni la conjoncture de l’été 2010.

En effet, rappelons que cette année les campagnes des fruits et légumes d’été  ont été « décalées » de deux semaines par rapport aux années passées en raison des conditions climatiques. Ce décalage est à prendre en compte dans tout relevé de prix effectué entre juin et début juillet sur certaines productions telles que le melon, la pêche-nectarine, l’abricot ou même la poire, qui n’étaient alors pas en grande quantité sur les étals.

1
Source : données issues de Kantar Worldpanel. Prix moyen pondéré par les quantités consommées par produit.
Le panel de Kantar Worldpanel est formé d’un échantillon représentatif des ménages français soit 12 000
ménages, sur l’ensemble du territoire français. Ce panel suit la consommation à domicile (hors snacking et RHD)
pour tous les circuits de distribution.
2
Source INSEE.
3
Source : données issues de Kantar Worldpanel. Panel de 15 fruits et légumes frais bio (kiwi, poire, pomme,
banane, pêche, nectarine, carotte, chou-fleur, concombre, courgette, melon, oignon, poireau, salade, tomate).

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Fruits et légumes bio: des produits inaccessibles…


fruits et légumes

Depuis 2007, Familles Rurales relève, pendant l’été, les prix de 8 fruits et 8 légumes en distinguant leur origine mais aussi les surfaces de vente. Deux relevés de prix (semaine du 14 juin et semaine du 12 juillet) ont ainsi été effectués par 81 veilleurs consommation dans 38 départements. Cette année, Familles Rurales a décidé de relever également le prix des fruits et légumes bio.
Cet Observatoire des prix des fruits et légumes a mis en évidence pour l’été 2010 :
Une baisse des prix entre les deux mois: -7.6 % pour les fruits, -5.6% pour les légumes.

Les fruits et légumes produits en France sont moins chers que ceux importés.

En comparant les résultats obtenus en 2009, il apparaît :
Une hausse du prix des fruits de 11.1% par rapport à 2009 et de 5.5% pour les légumes. L’année 2009 avait été marquée par une forte baisse des prix des fruits et légumes.

Si une personne suit la préconisation de l’OMS (manger 400 grammes de fruits et légumes par jour), cela lui revient à 1.04 euro par jour contre 0.95 euro l’année dernière.

Sur les fruits et légumes bio :

Ils sont environ 70% plus chers que les fruits et légumes conventionnels.

Familles Rurales demande, une fois encore, davantage de transparence sur les prix et les marges de la filière fruits et légumes. Le Mouvement espère que les dispositions prévues dans la Loi de Modernisation de l’Agriculture permettront d’obtenir une plus grande clarté sur ce point et d’aboutir à un prix juste pour tous.

Pour découvrir l’ensemble de l’enquête, cliquer sur :Télécharger le dossier


La consommation :
Les fruits et légumes bio représentent environ 3% de la quantité achetée de fruits et légumes en 2008 en France.
La production :
Les fruits et légumes bio représentent en 2008 environ 4.6% de la surface totale consacrée en France aux fruits et légumes.


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