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Belledonne: les propriétaires forestiers se restructurent


On pourrait presque parler de jour historique pour la forêt de Belledonne.

Pour mieux comprendre, il faut se rappeler que le massif de Belledonne avait la particularité, outre d’appartenir aux départements de Savoie et d’Isère, de voir sa forêt privée isèroise gérée par deux groupement bien distincts: le groupement des sylviculteurs de Belledonne nord et le groupement des sylviculteurs de Belledonne Sud. Cette donne a changé puisque, lors de leurs assemblées générales respectives, les adhérents ont voté à l’unanimité la fusion des deux groupements.

De là est né le groupement des sylviculteurs de Belledonne. Reste à mettre en place ce nouveau groupement, à en éditer les statuts, former son conseil d’administration, élire son président…. Cela se fera pendant cette période transitoire qui ira jusqu’au 1er janvier 2012, date officielle de la création du groupement des sylviculteurs de Belledonne.

Henri Gras au centre avec à sa gauche Roger giraud et à sa droite Gérard Arnaud, vice président du Groupement de belledonne nord.

Henri Gras au centre avec à sa gauche Roger Giraud et à sa droite Gérard Arnaud, vice président du Groupement de Belledonne nord présente les tenants et aboutissants de la fusion...

Les présidents Henri Gras et Roger Giraud ont pris l’heureuse initiative d’inviter à une première réunion de travail, sur le site de la fête de forêt de montagne, les membres des deux conseils d’administration.

belledonne

Ceux ci ont « planché » sur la nouvelle fusion, poser toutes les questions nécessaires…  » Une réunion très constructive » a conclu le président Henri Gras, par ailleurs président de l’UGDFI.


UGDFI

L’union des Groupements pour le développement forestier en Isère est l’instance qui apporte son aide, à tous niveaux, aux propriétaires forestiers de notre département. A ce jour, l’UGDFI compte plus de 1500 Adhérents. Pour contacter l’un des huit groupements locaux…

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Quelle politique forestière mettre en place?


Les propriétaires forestiers sont soumis à une demande sociétale forte, alors que le prix des bois ne rémunère ni le matériau, ni ces fonctions plus larges. Contribution à une réflexion sur la politique forestière de Gérard Arnaud, ancien conseiller général en charge de la forêt et actuellement vice-président de l’Union des Groupements de Développement Forestier en Isère.

« Multifonctionnalité ou Arlésienne ? Les attentes du public à l’égard de la forêt sont de nature diverse, sans doute croissantes, mais très souvent informulées. Pourtant à entendre les professionnels et les propriétaires, la pression serait bien réelle notamment à proximité des accès par moyens de transport motorisés.

Deux constats: confrontés à ce fait de société accentué et dans le même temps, à une demande ni exprimée, ni reconnue par les pouvoirs publics, les propriétaires gestionnaires forestiers se trouvent dépourvus. Même les plus motivés d’entre eux ne peuvent présenter aucune offre contractuelle, ni aux associations (à l’exception des chasseurs) ni aux pouvoirs publics, heureux pour la plupart de faire l’autruche.

Le lien culturel ancestral de la société rurale qui réunissait la forêt et la population locale est aujourd’hui distendu, voire inexistant. Eu égard à ce double constat, le fondement politique de la charte forestière départementale, mettant en avant la notion de patrimoine commun est apparue comme une invention technocratique.

arnaudNous continuons de penser que cette porte d’entrée était bonne parce qu’elle était sûrement la seule à ouvrir sur un paysage panoramique de l’ensemble du fait forestier. En attendant un contrat patrimonial de territoire (peut-être n’est-il pas trop tard ? ) il faut proposer, donner matière à discussion, quitte à déranger.

Qu’entend-on par fonctions non marchandes ? Le service rendu à l’eau, à l’air, la rétention des sols, l’habitat de la faune et le loisir des chasseurs, le service paysager, le bénéfice social, la cueillette, la dimension culturelle (rêve et imaginaire) … Il est nécessaire de reconnaître dans un accord, ces fonctions actuellement non marchandes, d’en chiffrer leurs valeurs sociétales y compris en termes financiers, et d’en porter les conclusions auprès des élus.

Le but recherché ne doit pas être de bâtir un nouveau machin. Nous sommes déjà  servis, mais à partir d’outils existants, d’engager une négociation visant la reconnaissance des services rendus. Vu sous cet angle, qui pourrait soutenir l’idée qu’un patrimoine privé mais commun, si vertueux par ses apports, n’aurait aucune valeur ?

Un pilotage par la dépense

La contradiction entre la ressource fondamentale de bois et le déficit économico-socio-écologique est choquante. En l’état actuel des choses, force est de reconnaître une originalité : en matière de gestion forestière, le pilotage se fait par la dépense et non par la recette, trop hypothétique.

Les aléas naturels prégnants, qui seront peut-être exacerbés dans les prochaines décennies par les changements de climat, demeureront une donnée forte et inévitable. Du point de vue des techniques en forêt, de ses situations foncières, de l’organisation du travail et de ses conditions souvent difficiles en montagne, les points de blocage importants ou les handicaps sont identifiés. Ne soyons pas redondants. Pourtant les solutions esquissées n’ont pas de prise forte sur le réel de la filière. Ceci parce que cette question est complexe: elle est en partie sociale et même culturelle.

Gardons-nous des réponses simplistes, comme des réponses alambiquées. A ce sujet, l’empilage des études sans lendemain a beaucoup contribué à rendre l’avenir illisible. Cela ne nous empêche pas d’avoir unearnaud 2 conviction forte : c’est en partant de l’aval que nous aurons les meilleures chances de cerner la question et de porter des solutions solides. Deux axes principaux doivent guider notre réflexion : – structurer l’offre de bois en général (bois énergie vu à part) au niveau de la vallée ; – donner du prix (dans un double sens) au bois en lui apportant la meilleure valeur ajoutée, en recherchant où celle-ci sera la plus rémunératrice. Il faut se préparer ensuite à tirer les conséquences de ces deux axes.

D’une part, organiser l’offre de bois exige de gérer de façon performante la qualité (PEFC au départ, tri sur aire de stockage, déterminer la valeur intrinsèque (Triomatic), veiller à l’identification et à la traçabilité…) du produit mis à la vente; d’autre part, lui donner du prix (produit noble et valeur pécuniaire) grâce à une utilisation optimum. Constatons pour illustrer notre propos ce paradoxe duquel nous sommes complices: les bois en grumes ont perdu 40% de leur valeur en 30 ans et dans la majorité des cas, 45% de leur volume sont transformés en… déchets !

Gérard ARNAUD vice-président de l’ UGDFI

L’union des Groupements pour le développement forestier en Isère est l’instance qui apporte son aide, à tous niveaux, aux propriétaires forestiers de notre département. A ce jour, l’UGDFI compte plus de 1500 Adhérents. Pour contacter l’un des huit groupements locaux…

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