Tag Archive | "Gérard Leras."

Soirée d’échanges et de réflexion sur l’agriculture en Alpes Sud Isère


Evolution et perspectives de l’agriculture sur Alpes Sud Isère. Quelle action publique locale pour développer
l’agriculture sur les territoires ?

Gilles STRAPPAZZON, Chef de projet du CDRA Alpes Sud Isère, Gérard LERAS, Co-président de la commission « Agriculture et ressources naturelles », vous convient à :
Une soirée d’échanges et de réflexion sur l’agriculture en Alpes Sud Isère
mercredi 25 mai 2011 de 20h00 à 22h30
à la Mairie de Saint-Jean de Vaulx

Ce forum a pour objectif de réunir les agriculteurs et acteurs de terrains d’Alpes Sud Isère, afin d’échanger sur les évolutions de l’agriculture, s’interroger sur les perspectives locales et recueillir les ambitions des professionnels de l’agriculture, dans le cadre du nouveau Projet Stratégique Agricole et de Développement Rural (PSADER 2012-2018).

Au programme :

20h00 – 20h45 : Situation et évolution de l’agriculture en Alpes Sud Isère. Comment l’agriculture a évolué ces dernières années et comment est-elle maintenant constituée sur le territoire ?
20h45 – 21h15 : Exemple d’intervention d’une collectivité en soutien au secteur agricole local.
21h15 – 22h30 : Débat : « Quelle agriculture sur nos territoires avec quelle action publique locale ».

Inscription avant le 23 mai :

Nom : Prénom :
Organisme :
Participera au forum : oui – non
Contrat de développement Rhône-Alpes (CDRA) – 121 rue du Général De Gaulle – 38220 VIZILLE
T : 04 76 78 86 38 – F : 04 76 78 87 37 – agriculture@alpes-sud-isere.fr

Catégorie agricultureCommentaires fermés

Une journée dédiée à la stratégie foncière régionale


Ce mercredi 20 avril, Jean-Jack QUEYRANNE, Président de la Région Rhône-Alpes, Gérard
LERAS, Conseiller spécial à la politique foncière, et Marie-Odile NOVELLI, Vice-présidente
déléguée au logement, à la politique de la ville et aux solidarités, ont participé à une visite de
terrain à Vienne, à Pont-Évêque (38) et à Grigny (69).

L’occasion de présenter des solutions en matière de stratégie foncière avec un projet de revalorisation urbaine reposant sur la reconquête de friches industrielles ou encore la recherche d’une meilleure maîtrise du foncier existant en vue du maintien des espaces et des activités agricoles.
« Le foncier constitue un enjeu fondamental et stratégique du développement viable et durable de nos territoires » a déclaré Jean-Jack QUEYRANNE, Président de la Région Rhône-Alpes, en débutant la visite.
La politique foncière est une stratégie inhérente à l’aménagement du territoire, qui est transversale aux différentes délégations et compétences régionales : économie, agriculture, logement, environnement…

Le Conseil régional, qui développe une vision structurante à l’échelle de Rhône-Alpes, souhaite ainsi exercer un effet levier afin d’inciter les collectivités à la prise en compte de la problématique foncière dans la conception des projets de territoire, pour une meilleure maîtrise de l’espace et de l’usage qui en est fait.
« Le premier devoir des collectivités est de concentrer autant que possible les opérations d’habitat, industrielles et commerciales sur les friches existantes et à l’intérieur des zones urbaines pour préserver les sols agricoles et les espaces naturels » a déclaré Gérard LERAS.

En effet, la région Rhône-Alpes est confrontée à une forte pression foncière qui contribue à un étalement urbain consommateur de terrains, destructeur de terres agricoles et d’espaces naturels.

Face à cette problématique, le Conseil régional lancera, en octobre 2011, une politique foncière ambitieuse et innovante en votant une délibération cadre. Ce projet s’appuie notamment sur un diagnostic du territoire et la réalisation d’études de cas concrets, dont une à Grigny sur le maintien d’activités agricoles en secteur périurbain. Quinze études sont en cours à ce jour, en partenariat avec le CERF* Rhône-Alpes, les Agences d’urbanisme, les CAUE**, les Parcs Naturels Régionaux, l’Université de Grenoble…

La volonté de la Région est de :
- lutter contre l’étalement urbain et de veiller à un développement cohérent et durable des territoires,
- favoriser les opérations de production de logements économes de foncier,
- contribuer au développement économique par la reconquête des friches industrielles,
- protéger le foncier agricole et d’agir pour l’augmentation du nombre d’exploitations,
- mieux prendre en compte les mesures environnementales dans les projets de territoires à construire.

* Centre d’Echanges et de Ressources Foncières
** Conseil d’Architecture d’Urbanisme et d’Environnement

Catégorie agriculture, environnementCommentaires fermés

Vers l’autonomie alimentaire des élevages


Réduire les dépenses, créer de la valeur ajoutée, cela passe par l’autonomie des exploitations en matière d’approvisionnement en aliments ou de consommation énergétique. La Région Rhône-Alpes en a fait un objectif. Pour y parvenir, elle favorise les projets visant l’autonomie fourragère par exemple, évitant ainsi à une exploitation d’acheter la totalité de la nourriture pour son troupeau à l’extérieur. Ce qui aura pour effet de réduire les dépenses mais aussi les coûts environnementaux.

Gérard LerasNous avons rencontré Gérard Leras, conseiller régional, président du groupe Verts et apparentés et agriculteur de profession. Il  préside depuis septembre 2006 le groupe « Autonomie alimentaire des élevages » mis en place par le président de la Région, Jean-Jack Queyranne.

Gérard Leras défend, entre autres, dans la perspective d’une rotation des cultures, la mise en place d’une filière soja non OGM, importé du Brésil. Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, un détour par la crise du lait :

La crise du lait  secoue le monde agricole depuis près d’un an. Le mouvement risque t-il de repartir ?

« Si aucune décision positive n’est prise, on peut s’attendre à une reprise des manifestations. C’est pour les éleveurs une question de survie. Une question qui dépasse d’ailleurs les fractions syndicales et les frontières. Nous l’avons vu ces derniers mois.

Il y a nécessité de régler, une bonne fois pour toutes, cette question des quotas dont on annonce la suppression depuis 2003. Pour ce qui est du prix du lait, il faut noter au passage que l‘accord signé avec Barnier (NDLR : accord signé en décembre 2008 entre producteurs et transformateurs) était opportuniste : la contractualisation montre que ça se retourne toujours contre les éleveurs et que ça bénéficie aux industriels.».

Qu’est-ce que la Région peut faire ?

« Par-delà les quotas et l’augmentation de la production déraisonnée, il y a un refus fondamental : la quantité n’est plus la référence à prendre en compte. La solution passe par la qualité, à savoir produire en réduisant l’usage des pesticides, produire en réduisant les intrants dans le maïs.

Elle peut aussi donner au CROF (contrat régional d’objectifs de filière ou de production), voté en juin, les moyens d’être efficace (1).

La Région peut également aider les territoires à se réapproprier la collecte de lait ou la transformation, dans le cadre des PSADER, par exemple. La concentration de la collecte entre les mains de six ou sept industriels aboutit à une véritable dépossession. Il n’y a que dans les Alpes du Nord (Savoie, Haute-Savoie) que le lait tient ».

Ces pistes de réflexion et d’action sont nées au sein du groupe Autonomie alimentaire mis en place depuis 2006 ?

« Oui, ce travail sur l’autonomie alimentaire des élevages va dans ce sens. En janvier 2009, la Région a voté un plan de soutien à l’autonomie alimentaire des élevages. Un diagnostic individuel est proposé aux éleveurs, concernant les différents secteurs de l’exploitation -entretien des prairies, séchage en grange, bâtiment agricole, etc – dans la perspective d’une autonomie alimentaire accrue. Il s’accompagne d’aides à la gestion optimisée des pâturages, à l’évolution de l’assolement, à la traite mobile, aux investissements individuels ou collectifs.

Nous avons réalisé en quatre mois 130 diagnostics sur Rhône-Alpes, avec une prise en charge à 80% par la Région. Nous pensons arriver à 150 diagnostics à la fin de l’année. Cela représente un budget de 1,1 M€. Mais le diagnostic constitue une première phase. En 2010, nous allons passer à l’étape suivante ».

Et quelle est l’étape suivante ?

« Faire diminuer le déficit protéique. Depuis le début de l’année 2009, nous travaillons à un plan soja. A titre expérimental, nous avons demandé à la coopérative agricole La Dauphinoise (Isère) de développer des cultures de soja entre Grenoble et Chambéry dans le cadre de la lutte contre la chrysomèle. Car la seule solution, face à ce parasite, est la rotation des cultures. Nous encouragerons donc les agriculteurs, quand le plan sera prêt, à produire du soja dans les années intermédiaires ».

Ce plan soja disposera t-il de moyens ?

« C’est un véritable enjeu. Il faudrait environ 350 000€ en Rhône-Alpes en 2010 pour mettre en route le plan soja. Il faut signaler que le soja n’apparaît pas dans le plan Protéines du ministère de l’Agriculture et qui doit entrer en application au 1er janvier prochain. Ce plan ne concerne que le lupin, et le pois féverole (2)».

Ce plan passe t-il par une filière d’importation ?

« Oui, il passe par la mise en place d’une filière d’importation de soja non OGM depuis le Parana (Etat côtier du sud est brésilien) avec qui la Région entretient une coopération décentralisée. Le Parana s’est prononcé officiellement contre les OGM. L’idée est d’instituer une contractualisation sur trois ans, de façon à ce que chacun y trouve son compte. Il nous faudra trouver une fourchette de prix acceptable ».

Vous êtes-vous déjà rendu sur place ?

« Oui, je suis allé au Parana en avril 2008 avec Gérard Seigle-Vatte, président de la Chambre d’agriculture de l’Isère et de la Région, ainsi qu’avec le vice-président de La Dauphinoise. L’enjeu est de taille pour Rhône-Alpes, région riche en  produits de qualité et en AOC: ne pas utiliser ce soja non OGM reviendrait à mettre en péril cette production(3)».

En conclusion, la Région doit-elle faire encore davantage pour l’agriculture rhônalpine ?

« C’est en tout cas ce que pensent les Verts. Nous voulons que le budget 2010  de l’agriculture soit en augmentation de 2,5M€ par rapport à celui de 2009. Vu le nombre de défis à relever pour parvenir à l’autonomie alimentaire des élevages, cela nous semble justifié ». (4)

______________________________________________

(1) Le CROF a pour objectif d’anticiper les évolutions de l’environnement économique agricole, s’organiser, s’adapter aux nouveaux enjeux nationaux et internationaux comme l’écoconditionnalité, enfin se doter collectivement de la capacité à innover. Un dispositif principalement destiné aux organisations interprofessionnelles. Les projets doivent, dans une approche collective, intégrer les enjeux régionaux et stratégiques pour les filières.

(2) Le plan protéines végétales fait partie du plan Terres 2020 -pour un nouveau modèle agricole français – rédigé par Michel Barnier, à la suite du Grenelle de l’Environnement. A l’inverse du projet de la Région, ce plan va dans le sens d’une réduction des importations de soja et du déficit commercial associé.

Quelques extraits : « Les protéagineux tels que la luzerne ou le pois féverole, sont essentiels en termes d’enjeux agronomiques (diversité des rotations, production de protéines végétales pour l’élevage, actuellement importées au 3/4 en Europe, structuration et richesse des sols, santé animale par augmentation de l’ingestion, prévention de l’acidose, apport de fibres).

Par ailleurs ils présentent des avantages environnementaux en termes de protection de la ressource en eau. Les légumineuses limitent sensiblement le lessivage des nitrates. Les racines des légumineuses peuvent capter l’azote grâce aux bactéries associées à leurs nodules (mycorhyses). Cette captation d’azote permet de se passer d’apport supplémentaire d’intrants azotés.

L’azote est ainsi fixé et disponible pour la culture suivante : introduites en tête de rotation, après récolte et retournement, l’azote est restitué au blé qui suit.

Favorables à la biodiversité, les légumineuses pérennes offrent un refuge pour de nombreuses espèces animales, et insectes utiles pour la lutte intégrée contre les ravageurs. Elles présentent également un intérêt économique : la réduction des importations de soja et le déficit commercial associé.

Enfin, leur insertion dans la rotation permet d’économiser les intrants minéraux et donc l’énergie directe et indirecte et de diminuer les émissions de protoxyde d’azote (gaz à effet de serre)».

(3) En Rhône-Alpes 30% des exploitations régionales produisent sous l’un des 120 signes de qualité et 70% de la production viticole est en AOC. Avec plus de 1 300 exploitations, Rhône-Alpes est aussi la première région française de production en agriculture biologique.

(4) Le budget régional 2009 consacré à l’agriculture, la forêt, les industries agro-alimentaires et le développement rural s’élève à 36 M€.

Catégorie A la une, agriculture, interviewCommentaires fermés

Chrysomèle: les Verts de l’Isère réagissent


Voici le communiqué des Verts: « Les fabricants de pesticides peuvent se frotter les mains. Pour « éradiquer » la chrysomèle, ce coléoptère dont la larve s’attaque aux racines du mais, le Ministère de l’Agriculture prône toujours les épandages par hélicoptères ou tracteurs enjambeurs au détriment de la biodiversité et tout particulièrement au détriment des abeilles.


- l’éradication n’existe pas ;

- l’épandages aux températures élevées, que nous connaissons ces jours-ci, risque fort de brûler les maïs ; si les températures chutent ce sera avec des orages le traitement n’est pas non plus souhaitable avec cette météo ;

- la seule solution est la rotation des cultures : les larves ne trouveront pas de maïs au printemps quand elles sortiront de terre et mourront ;

- derrière une année de mais, la bonne culture est le soja car il demande les mêmes sols.

En région Rhône-Alpes, terre d’élevage, on manque cruellement de protéines et notamment de soja. Une première expérimentation en 2009 a permis la culture de près de 200 ha de soja entre Grenoble et Chambéry. C’est l’alternative à tenir, sinon Mosanto et ses amis essayeront de refourguer aux agriculteurs de nouvelles semences de mais résistantes avec son lot de problèmes de contaminations et d’inévitables dépendances. »

Pour le groupe des élus Verts à la Région Rhône-Alpes,

Gérard Leras

Catégorie céréales, prophylaxieCommentaires fermés


edf.png

Catégories

Archives

Agenda

décembre 2019
L Ma Me J V S D
« nov    
 1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
3031  

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+