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Région: comment préserver le foncier agricole


Jean Jack Queyranne président de la Région Rhône Alpes s’est rendu dans le voironnais afin de présenter et illustrer la nouvelle stratégie foncière régionale. En effet le territoire rhônalpin est confronté à une forte pression foncière,  » il faut trouver un juste équilibre afin d’assurer en parfaite harmonie le développement de notre région.  » Un développement à tous les niveaux et, en particulier démographique.

On ne peut ignorer que d’ici 2040, nous allons accueillir en Rhône-Alpes, 1,4 million d’habitants supplémentaires. Il y a et cela ira en s’accentuant un déficit de logements » . Faut il faire n’importe quoi?  » Sûrement pas. Voilà pourquoi la région s’est fixé plusieurs objectifs:

- Préserver les espaces naturels et agricoles. Il disparait chaque année 3000 hectares de terres agricoles en Rhône-Alpes

- Lutter contre l’étalement urbain

- Combattre le déficit de logements

-  Rééquilibrer les usages du sol en secteur de montagne.

Pour mettre en oeuvre cette politique la région Rhône-Alpes a décidé de mettre en place de nouvelles modalités d’intervention, de réaffirmer des partenariats, d’établir des conventions, avec la Safer par exemple afin de favoriser l’installation des jeunes agriculteurs.

 » Le foncier est un bien commun, je compte sur l’effet levier que la région exercera pour inciter les collectivités à prendre en compte la question du foncier dans leurs projets de territoire ».

Afin de poser les premiers jalons de cette nouvelle politique partenariale Jean Jack Queyranne s’est donc rendu dans le Voironnais.

Territoire central de notre région, en plein développement économique, qui subit une forte pression foncière et qui souhaite garder sa ruralité, son agriculture… »Nous souhaitons protéger l’espace rural tout en aménageant l’urbain et préserver les terres agricoles. Voilà pourquoi à travers le schéma de cohérence territoriale, 380 hectares seront rendus à l’agriculture malgré une spéculation foncière forte. La plaine de l’Isère, les sites de Voreppe, La Buisse, Tullins doivent conserver leurs terres agricoles. Cette politique ambitieuse passe par exemple par la création de ZAP ( zones agricoles protégées) partout ou c’est possible. Il faut aussi que les agriculteurs jouent le jeu. En un mot qu’ils ne fassent pas monter le prix de leurs terres! A ce niveau là, la Safer a un grand rôle a jouer » a précisé Jean Paul Bret président de la Communauté du pays voironnais.

Le conseil général est bien entendu impliqué dans cette démarche. Georges Bescher conseiller général délégué à la politique foncière, de l’urbanisme et de la recherche qui s’est félicité de cette opération foncière coordonnée entre différentes structures. Il a rappelé que le département menait lui aussi une politique foncière axée  sur  l’équilibre des territoires, des impératifs de tous ordres.

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Gérard Seigle Vatte, président de la chambre d’agriculture: » si rien n’est fait au niveau du foncier, dans 100 ans notre région n’aura plus de terres agricoles. La profession ne peut donc que se féliciter de votre prise de conscience au niveau du foncier. Reste à appliquer cette politique volontariste et là je pense qu’il y a trop de gouvernance, de décideurs pour qu’elle soit efficace. » Il a également indiqué « qu’il faudrait que l’Etat mène cette même politique,  que les PLU soient réalisés au niveau intercommunal… « Gérard Seigle Vatte se pose des questions sur l’avenir des structures indispensables pour l’agriculture locale: l’abattoir du Fontanil, le MIN de Grenoble,  » je regrette que l’on ai pas pu construire un pôle économique. »

Gérard Leras, conseiller régional en charge de la politique foncière de la région, très impliqué sur ce dossier s’est dit satisfait de la décision de la région de faire du foncier une priorité  » même si on sait que l’on sera parfois obligé de trancher, donc soumis à la critique. » Il a apprécié, au niveau du voironnais que la Communauté d’agglomération du pays voironnais, le conseil général de l’Isère et le conseil régional aient pu ficeler un projet commun.

Il ne restait plus qu’à se rendre sur le terrain afin de voir de façon concrète comment l harmonie foncière allait se mettre en place.


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Inauguration de la maison de l’élevage


C’est avec une grande fierté et beaucoup d’émotion que Michel boursier, président du GDS 38 a présenté aux élus, personnalités et éleveurs la nouvelle maison de l’élevage construite à Rives.  » Nous étions trop à l’étroit dans nos anciens locaux situés à La Murette. Ceux ci étaient également inadaptés pour notre activité: livraisons, réunions…. De plus nous avions besoin d’un point d’accueil des éleveurs qui soit à la fois central par rapport à la géographie du département et situé à proximité des zones d’élevage les plus denses. » D’ou le choix de Rives.

Pour Michel Boursier, la maison de l'élevage doit être " la maison de tous les éleveurs". Il a à ses côtés Eric le Douaron, préfet, Christian Nucci, conseiller général et Gérard Seigle Vatte, président de la chambre d'agriculture

Pour Michel Boursier, la maison de l'élevage doit être " la maison de tous les éleveurs". Il a à ses côtés Eric le Douaron, préfet, Christian Nucci, conseiller général et Gérard Seigle Vatte, président de la chambre d'agriculture


La construction de cette maison de l’élevage constitue selon Michel Boursier  » un véritable challenge, surtout en ces temps de crise. » Mais le président du GDS est persuadé que « l’élevage a un avenir dans notre département. »

Après avoir rappelé que « cette maison de l’élevage s’est construite sans aucun euro d’aide publique » il a martelé que l’objectif fort est qu’elle devienne la maison de tous les éleveurs. A savoir les 2900 éleveurs de bovins, 1300 éleveurs d’ovins et de caprins et 3000 apiculteurs de notre département.

Gérard Seigle Vatte, président de la chambre d’agriculture a visité et apprécié mais ce nouveau site avec une pointe d’amertume: » j’ai souhaité délocalisé les locaux de la maison des agriculteurs, je sais que je n’y parviendrai pas au cours des 18 mois qui me restent à accomplir en tant que président de la chambre d’agriculture… ». Il a abordé le problème de l’ADAYG qui faute de moyens financiers va disparaître en fin d’année: » il faut savoir restructurer à temps, avant d’aller dans le mur. Nous devons penser à l’avenir et prendre les décisions qui s’imposent… »

A propos de la sécheresse, il souhaite que les aides publiques dégagées aillent directement aux éleveurs.  Et de rajouter: il manque du foin, entre 30 à 40%. On est obligé de le faire venir d’ailleurs mais les coûts de transports sont élevés… » Il a soumis l’idée  de voir si celui ci, au lieu d’être acheminé par camions le soit par train.

Christian Nucci, vice président du conseil général, en charge de l’agriculture s’est dit satisfait de la construction de cette nouvelle maison de l’élevage qui est  » la maison de la transparence, traçabilité. » Il a lui également insisté sur l’avenir de l’agriculture départementale qui  » est certain si on se donne les moyens de le préparer. »

Il ne restait plus qu’au préfet, Eric le Douaron de conclure en précisant qu’il croyait beaucoup en l’agriculture isèroise, que l’Etat mettrait tout en oeuve pour aider les agriculteurs en difficulté suite à la sécheresse et qu’il se mettait au service des agriculteurs de notre département afin de les aider à passer ce cap difficile…

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Mécafourrages


Mécafourrages, manifestation organisée par le réseau national des Cuma a connu un gros succès. Organisée à Biol, cette journée avait pour fil conducteur : pour gagner avec l’herbe demain. D’herbe il en a été beaucoup question à Biol. On dira même qu’elle a été omniprésente, vus les aléas climatiques qui plombent notre pays à travers la sécheresse.

Durant toute la journée les milliers de visiteurs ont pu participer aux différents ateliers mis en place, au forum qui avait pour thème: l’autonomie alimentaire et la qualité des produits, assister à de multiples démonstrations de matériel et aller à la rencontre de différents stands agricoles.

Bien entendu la visite inaugurale a été un moment fort de cette journée.

Elus et personnalités ont été unanimes pour dire que le cadre choisi, sur les hauteurs de Biol, est paradisiaque. Mécafourrages s’est déroulé sur les terres du Gaec de la Mure, géré par les frères Giroud. Une exploitation familiale toujours à la pointe du progrès, de l’innovation. Pour preuve, la première Cuma installée à Biol l’a été chez les Giroud, en 1952!

Dans son discours de bienvenue, Didier Veyron, président de la Fdcuma de l’Isère a rappelé ce qu’est l’esprit cumiste: » social, économique, solidarité, partage… »

Stéphane Gérard, président national des Cuma a rajouté que les Cuma « sont ancrées dans le territoire. Elles participent étroitement au développement à la modernisation de notre agriculture. Elles sont également sources d’emploi… »

Gérard Seigle Vatte, président de la chambre régionale d’agriculture Rhône Alpes « croit fermement à l’agriculture de groupe, à son avenir. Il ne faut pas oublier le rôle essentiel des Cuma: celui de faire baisser les charges d’exploitation. » Il a profité de la présence d’élus pour rappeler quelques sujets d’actualité: la pression foncière, l’installation des jeunes et leur formation, la valorisation des produits, l’agriculture de montagne, le bio et bien entendu la sécheresse. « Celle ci est historique et il faut tout mettre en oeuvre pour en limiter ses dégâts. »

Il a insisté sur « la mise en place de plans d’irrigation. On doit imaginer de construire des bassins qui se rempliraient d’eau l’hiver. Cela nous permettrait de pouvoir arroser l’été. Chacun doit savoir qu’une herbe sans eau ne peut pousser… »

Voici quelques clichés, pris sur le vif de Mécafourrages 2011.

Les frères Yves et didier présentent leur exploitation

Les frères Yves et Bruno Giroud présentent leur exploitation

Le Comité interprofessionnel du St Marcellin a profité de l'occasion pour organiser un CA

Le Comité interprofessionnel du St Marcellin a profité de l'occasion pour organiser un CA

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L’Isère doit rester un grand département agricole


Le Conseil Général a réuni l’ensemble des acteurs du monde  agricole de notre département afin d’échanger sur l’avenir de l’agriculture  et étudier les différentes orientations à prendre afin d’en développer sa compétitivité

Le conseil général a beaucoup fait pour son agriculture mais rigueur budgétaire oblige, la somme allouée par ce dernier a été revu à la baisse: – 28% par rapport à l’ année dernière.

André Vallini, président du Conseil général a tenu lui même à expliquer les raisons de cette baisse.

 » Face aux problèmes financiers considérables auxquels nous devons faire face, nous avons du prendre certaines dispositions. Il ne faut pas oublier l’explosion des dépenses sociales due en particulier, la hausse du chômage, le RSA dont bénéficient de nombreux agriculteurs, le vieillissement de la population…. Face à cet état de fait nous aurions pu augmenter les impôts, on s’y est refusé. On aurait pu faire appel à un plus fort endettement, on s’y est refusé. Notre département est le moins endetté de France, cela nous permettra de davantage investir. »

Parmi les économies réalisées, André Vallini a annoncé, outre la fermeture définitive de la maison de l’Isère à Paris, la baisse des budgets dans certains secteurs dont la culture et l’agriculture. Mais de préciser:  » nous avons décidé de ne porter cette baisse que sur les aides consacrées aux organismes et non aux agriculteurs. »

La nuance est pour le président du conseil général de taille.  » Cela signifie que les aides seront consacrées à l’agriculture et aux agriculteurs car notre département est un grand département agricole et doit le rester. Je n’imagine pas un seul instant notre département avec une activité agricole marginalisée.

L’agriculture iséroise c’est 40% de la superficie totale du département soit 300 000 hectares, 7000 exploitations, 18 000 emplois….L’agriculture est donc pour notre département une force que l’on doit conserver, soutenir, c’est ce que le conseil général continuera à faire. »

Et de conclure: « le métier d’agriculteur est l’un des plus beau métier, celui de nourrir les hommes et d’entretenir le territoire. »

Ces propos ont peu convaincu le président de la chambre d’agriculture de l’Isère Gérard Seigle Vatte: » le budget départemental consacré à l’agriculture baisse depuis deux ans, et ce de façon significative puisqu’il subit la plus forte baisse de l’ensemble des départements de Rhône-Alpes. »

Pour la petite histoire on retiendra de l’intervention du président du conseil général cette phrase   » Cette année pour la traditionnelle cérémonie des voeux, organisée conjointement avec la préfecture nous avons décidé de diminuer de 40% le nombre de nos invités. L’année prochaine on réduira également le nombre de petits fours et canapés servis. Il n’y a pas de petites économies…. »

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Naissance d’un partenariat agricole entre les régions de Rabat et de Rhône-Alpes?


Parmi la forte délégation marocaine présente au festival du film international pastoralismes et grands espaces, plusieurs élus de la chambre régionale d’agriculture de Rabat ainsi que des responsables des OPA de cette région marocaine. Il était donc évident d’organiser une rencontre entre ces derniers et leurs homologues de notre département. Celle ci s’est déroulée au pied des 7 Laux, au Cheylas.

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Gérard Seigle Vatte président de la chambre d’agriculture de l’Isère  et de celle de la chambre régionale Rhône-Alpes a tenu à participer à cette rencontre malgré un emploi du temps bien chargé. Il était accompagné pour la circonstance de Philippe Guérin directeur de la chambre d’agriculture de l’Isère et de Laurent Pégoud directeur du syndicat agricole majoritaire, la Fédération des syndicats d’exploitants agricoles.

La région de Rabat -Zemmour- Zear a une population de près de 3 millions d’habitants. Son activité agricole est basée sur les productions phares suivantes: céréales, vigne, olives, maraichage, lait et bien entendu élevage bovin et surtout ovin.

Le souci incontournable vient de la sècheresse. «   Sur 5 ans nous sommes passés de 4 ans de pluviométrie et un an de sècheresse à 4 ans de sècheresse et un an de pluviométrie. Cela ne nous empêche pas d’être résignés, bien au contraire, nul ne pense à baisser les bras.

Notre souhait est que le jumelage qui existe entre nos régions se fidélise au niveau agricole. Nous sommes persuadés que cela est possible. »

Gérard Seigle Vatte a rappelé que le département de l’Isère et la région Rhône Alpes sont effectivement tournés vers l’international et que des échanges commerciaux peuvent se concrétiser. Il a pris l’exemple de la production ovine.

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« A une époque on a beaucoup découragé les éleveurs ovins et aujourd’hui nous sommes en déficit chronique sur cette production par rapport à la demande. Dans notre région la population maghrebine est conséquente et grosse consommatrice de viande ovine. Elle doit se satisfaire de bêtes en provenance des pays d’Océanie alors qu’on pourrait très bien lui offrir des agneaux élevés au Maroc. Je suis persuadé que la consommation d’agneau va augmenter car cette dernière est considérée comme saine, peu grasse et elle est excellente au goût »

« C’est une proposition tout à fait réalisable à condition que le Maroc s’équipe d’abattoirs compétitifs, ce qui n’est pas le cas actuellement. On travaille sur ce dossier et on espère que des abattoirs privés puissent se créer. A ce niveau nous n’avons aucune expérience, c’est là que  vous pourrez éventuellement nous apporter votre aide » sera la réponse de la délégation marocaine.

Celle ci a également confié que le Maroc apprécie la race Tarentaise, les veaux français et là également des contrats peuvent être signés.  » C’est d’autant plus réalisable les races Charolaise et Tarentaise sont autorisées à entrer au Maroc. »

Le président de la Chambre régionale de l’agriculture s’est dit convaincu que les échanges entre les pays du pourtour méditerranéen vont s’intensifier,  » c’est une évidence » « et c’est vrai que le Maroc, à ce niveau là est un partenaire privilégié de la France » répondront en guise de conclusion, très positive et pleine d’optimisme, les membres de la délégation marocaine.

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Un partenariat agricole entre les régions de Rabat et la nôtre a peut être vu le jour en la mairie du Cheylas….

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Isère amont : le protocole d’indemnisation agricole signé


Les différents acteurs du projet Isère amont se sont retrouvés afin d’officialiser le protocole d’accord mis en place le 15 avril dernier.

Il faut savoir que cet accord est intervenu après de nombreux mois de négociations, plusieurs manifestations organisées par les agriculteurs de la vallée du Grésivaudan (lire nos articles). Ceux-ci n’arrivant pas à trouver un accord avec le Conseil général de l’Isère sur le montant des indemnisations en cas d’inondations.

Gérard Seigle-Vatte, président de la Chambre d’agriculture: « Je souhaitais défendre l’agriculture, l’économie agricole dans ce projet. J’ai eu peur de l’échec et je suis satisfait de cet accord. »

André-Georges Mollard, président des maraîchers de la ceinture verte: « Nous n’avons pas obtenu la totalité de ce qu’on aurait souhaité mais on a fait ce qu’il fallait pour défendre la profession, notre avenir. A priori, si à l’avenir souci il y a, l’application du protocole nous permettra de remettre nos exploitations en l’état. »

Christian Nucci, vice président du Conseil général: « C’est grâce à un esprit de responsabilité que cet accord a été trouvé. Il n’ y a pas accord sans compromis… »

Le projet Isère amont qui prévoit de laisser les zones agricoles ou naturelles s’inonder pour des crues peu fréquentes (temps de retour de trente années) permettra de protéger les zones urbaines.
Les zones agricoles mobilisées (2350 ha en crue bicentennale de l’Isère) pour la mise en place de ces champs d’inondation contrôlée feront l’objet d’une indemnisation auprès des exploitations agricoles.

L’accord cadre signé ce jour porte sur les conditions d’indemnisation en cas de crue, et traite aussi des indemnités liées aux dommages pouvant être causés aux cultures et parcelles durant les travaux.

Il acte par ailleurs les accords obtenus concernant l’adaptation des mesures d’insertion paysagères et le développement des loisirs sur les berges, suite aux réunions de terrains menées avec les représentants agricoles à la fin 2008.

L’ensemble de l’accord cadre est téléchargeable en cliquant sur ce lien: Accord Cadre

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Assemblée générale des JA: « Oui aux prix, non aux primes »


L’assemblée générale annuelle des jeunes agriculteurs et toujours un temps fort danse monde agricole. Elle permet, d’une façon très ouverte, parfois haute en couleur, de débattre des problèmes liés à l’agriculture dans sa globalité.

Cette année, le débat n’a pas une fois de plus déçu l’auditoire présent à St Antoine L’Abbaye.

Voici un résumé des interventions.

C’est Fabien Ageron, président cantonnal des JA qui ouvrira la discussion: « Notre zone est propice à l’activité agricole. Celle ci pourrait se faire de façon sereine mais elle subit trop d’aléas. » Et de citer la tempête de mai 2008   » qui a couché des centaines de noyers et chacun sait qu’un noyer n’est pas une céréale, il faut attendre une dizaine d’années avant qu’il produise. Vous trouverez également des arbres couchés sur certaines parcelles. Ils le car ils sont victime de l’urbanisation à outrance. Deux  phénomènes que l’on subit. Rajoutez à cela la crise économique, les charges qui augmentent, les banques qui ne nous font plus confiance, le revenu qui est en berne… et vous comprendrez notre désarroi.  »  » Notre souhait est de vivre de notre métier, pas de primes! »

Marie Chantal Jolland, maire de la commune: « St Antoine L’Abbaye est une commune qui a une activité agricole importante et nous tenons à la préserver. Deux agriculteurs font partie du conseil municipal. Nous limitons les zones constructibles afin de laisser les terres aux dix exploitations recensées sur la commune. Notre volonté est que les jeunes maintiennent ce paysage et cette activité agricole. »

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« Halte à l’urbanisation à outrance  » réclament les JA

Yves François au nom de l’ADASEA a souligné que l’année dernière 56 installations aidées se sont concrétisées dont 4 en production laitière. Le point accueil installation a sous le coude 300 dossiers.

« Le rapprochement entre l’ADASEA et la Chambre d’agriculture porte ses fruits. »

Nicolas Traynard au nom des JA:  « La rentabilité de nos exploitation est trop fragile car elle dépend trop des aides. C’est intolérable. En 2009, crise oblige on a perdu en moyenne 40% de nos revenus. Il faut trouver des solutions d’avenir. Les JA ont fait des propositions dans ce sens, il faut les prendre en compte.

Cela passe par exemple par la régulation des marchés, la mise en place d’un système gagnant-gagnant, la mise en place d’un observatoire sur les marges, une politique d’installation offensive afin que l’on continue à nourrir les hommes. Un pays qui a faim part vite en guerre civile. Il faut également que l’ADASEA puisse poursuivre son oeuvre. Son financement ne doit pas être »grignoté »,  nous devons rester vigilants afin de garder ce qui marche … »

Avoir des projets

Dominique Despras, JA Rhône Alpes, a utilisé beaucoup d’humour pour faire passer son message basé sur l’utilité d’avoir un syndicalisme jeune, fort. Les JA doivent être bien dans leur vie professionnelle, privée et sociétale: c’est la clé de leur réussite. » Il a abordé la nouvelle loi de modernisation agricole: « Je retiens que le foncier qui partira sera taxé, j’espère que ce sera appliqué…La reconnaissance du statut de maître de stage est également une belle avancée. » Il a demandé aux jeunes d’avoir des projets: « C’est notre richesse ».

Jean Robin-Brosse, président de la FDSEA de l’Isère: » La mise en place de la trilogie: JA-FDSEA- Chambre d’agriculture, pilotée par les jeunes  pour mener la politique de l’installation est une excellente initiative. »

Il se dit révolté par le fait que les agriculteurs qui ont tous une formation sont hélas considérés « comme des bons à rien ».

Ne pas supprimer les aides

Gérard Seigle-Vatte, président de la Chambre d’agriculture: « On ne peut que se féliciter des relations que nous avons avec les collectivités territoriales, surtout en cette période de tourmente générale. Bon nombre de pays européens envient notre puissance syndicale, sachons la conserver tout comme nos structures ».

Plus que la PAC

« Nous sommes en période de reconstruction de l’agriculture. Celle ci doit se faire obligatoirement au niveau européen. Certains ne veulent plus d’aides, c’est une erreur même si nous devons aller vers des revenus plus rémunérateurs. » Il a rappelé que notre agriculture est également à un tournant au niveau des hommes.  » Le baby boom d’après guerre arrive à la retraite.  »

A propos du foncier: « Il faut diminuer cette consommation des terres qui fait plus de dégâts que la PAC » . Il s’oppose à ceux qui « veulent casser les outils agro-alimentaires en Rhône-Alpes. Sans eux, il n’y aura plus de paysans dans notre région. »

Il a également souligné l’importance de la formation, une filière ovine en difficulté: « il n’est pas normal que pour un évènement comme l’Aïd, l’Isère manque d’agneaux, la seule chance de survie de l’Oisans est l’élevage ovin », l’abattoir de Grenoble:  » comment accepter que les vaches traversent tout le département pour se faire abattre ailleurs qu’à Grenoble… » Il a soumis également l’idée de créer un genre de label régional pour les produits rhônalpins.

Les JA mais également l’ensemble des agriculteurs savent qu’ils peuvent compter sur le département et la région. C’est le message qu’ont fait passé le conseiller général Jean-Michel Revol et la vice-présidente du Conseil régional à l’agriculture,  Eliane Giraud.

Le conseiller général a souligné le dynamisme de l’Isère en ce qui concerne l’installation mais avertit: »Un tiers des chefs d’exploitation ont plus de 50 ans. » Autre souci: 456 dossiers RSA concernent des agriculteurs. »

Il se dit préoccupé par « le foncier qui part: 1000 hectares par an soit l’équivalent de 22 exploitations. » Il souhaite redynamiser « le local avec la mise en place de coopératives locales. »

Eliane Giraud: « La région mène une politique forte vis à vis de l’installation. La crise: on y est en plein dedans, l’agriculture est touchée également. La pauvreté gagne du terrain en milieu rural. L’agriculture est une activité économique essentielle Préparons la PAC de 2013 en ayant des idées à défendre, sinon on va se faire « bouffer ».

Elle a rappelé que l’un des atouts de la région est » sa population: 6 millions d’habitants, l’équivalent d’un pays. Sachons en profiter. « 

Autre dossier: l’organisation des filières,  » sans  elle rien ne marchera.  » elle a souligné enfin le rôle important que jouent les contrats régionaux d’objectifs; les projets de stratégie agricole…La mise en place de systèmes d’irrigation, le lait : sans cette production ce sont des zones entières de montagnes qui seront modifiées… » Et de conclure: Rhône Alpes est une terre de production dans laquelle l’agriculture y a toute sa place. »

Quand on vous disait que les débats ont été  à la hauteur des espérances des JA de l’Isère.

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La démarche « Bois d’ici » officialisée


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Le lancement officiel de cette démarche s’est donc déroulée dans le pays voironnais. Dans un premier temps, les signataires de la charte se sont donnés rendez vous à la scierie menée par les frères Bourdériat. Voir notre précédent article. Après cette visite très intéressante et instructive tout le monde s’est retrouvé au siège du pays voironnais pour officialiser cette démarche.

Jean Paul Bret, président du pays voironnais a précisé l’importance d’une telle démarche et l’heureuse coïcidence venant du fait qu’elle soit officialisée en plein sommet de Copenhague.  » Son échec serait inexcusable. Cependant à Copenhague se prendront des décisions au niveau mondial. La démarche « Bois d’ici » montre que nous savons également travailler sur notre territoire, au niveau local. »

Contrairement aux idées reçues, la forêt est une composante importante dans le pays voironnais: 30% de sa superficie. Son atout essentiel est le bois énergie. » C’est un objectif majeur. La plateforme qui se construit à Charavines, opérationnelle courant 2010, sera un élément  déterminant. En pays voironnais, on dénombre une vingtaine d’entreprises dans la filière bois, ce qui représente une bonne centaine d’emplois. »

Pour le président Bret, l’essor de la filière passe également par des partenariats avec le parc naturel régional de Chartreuse. « la démarche AOC est un plus. On travaille sur la durée. »

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Roland Revil, co-président de l’ADAYG est tout heureux d’officialiser la démarche « Bois d’ici »…

Roland Revil, maire ee Voiron mais également co-président de l’ADAYG:  » l’ADAYG a une politique volontariste vis à vis de la forêt depuis une dizaine d’années. Celle ci se traduit par la démarche Bois d’ici. Il faut savoir que l’ Y grenoblois voit 43% de son territoire recouvert par la forêt.

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…qui implique l’ensemble des partenaires de la forêt et de la filière bois: ONF, CRPF, UGDFI, AGEDEN, SFP-38, CDA38, CNIEFEB, coopération forestière, entreprises…

Celle-ci n’est pas assez entretenue, elle est sous valorisée alors qu’elle « décarbone » la ville. De plus elle offre de l’énergie renouvelable. Sachons la valoriser. Voilà pourquoi la démarche « Bois d’ici « est très importante. »

Roland Revil a également précisé que » l’on doit se pencher sur les particules fines. Cela passe par la mise en place de bois labélisé, entre autres ».

Gérard Seigle Vatte le second co-président de l’ADAYG a rappelé que l’Y grenoblois regroupe 112 communes et que « Bois d’ici » est la suite logique de « Terre d’ici ».  » Il ne faut plus opposer les agriculteurs des forestiers, ils ont les mêmes finalités. » Lui aussi attend beaucoup du sommet de Copenhague. L’une des pistes pour améliorer le bilan carbone est de limiter les déplacements. En ce qui concerne le bois, il est ridicule d’en faire venir de loin, parfois de plus de 1000 km alors que l’on a tout sur place. Sachons exploiter notre forêt de façon intelligente, sachons la valoriser car n’oublions pas son rôle au niveau de l’aménagement du territoire, économique, de l’emploi local…. »

Charles Galvin, vice président du Conseil général en charge de la forêt a rappelé que l’Isère est l’un des premiers départements qui a mis en place une politique forestière. Il s’est réjouit qu’un territoire pas réputé pour son activité forestière se lance dans la démarche « Bois d’ici. »

« Le bois est redevenu à la mode. Il offre de l’énergie renouvelable, qui respecte l’environnement et qui créée des emplois non délocalisables. » Il souhaite que » l’interprofession continue son travail de modernisation de la filière afin que celle ci soit très performante. »

Il a été dit que 80% du bois énergie utilisé en pays voironnais était importé. » Il faut renverser la tendance car ces déplacements sont inutiles, à la limite de l’absurde! »

La charte Bois d’ici ne pourra pas tout régler, certes, mais elle permettra de faire évoluer les choses dans le bon sens…

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Gérard Seigle Vatte et Roland Revil co-présidents de l’ADAYG croient beaucoup en la réussite de la démarche « Bois d’ici »

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Les salariés de la Chambre: “Gérard, c’est la crise!”


La crise frappe tout le secteur d’activité agricole, production et services, et les manifestations se succèdent à Paris et dans les régions. Les salariés des organisations professionnelles agricoles n’échappent pas à cette situation. Plus de 250 salariés des Chambres d’agriculture étaient à Paris le 24 septembre dernier, pour le dire haut et fort. Ils sont revenus à la charge aujourd’hui à l’occasion d’une action organisée dans toute la France, à l’appel de la FGA-CFDT qui avait déposé un préavis de grève pour cette journée.

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Situation de crise, certes, mais chaude ambiance sur le parking avec « la soupe aux points cassés » de la FGA-CFDT

A Grenoble, les salariés de la Chambre d’Agriculture de l’Isère, réunis sur le parking de la Maison des agriculteurs, avaient choisi de servir une « soupe aux points cassés », préparée par leurs soins (nous sommes en possession de la recette, pour ceux que ça intéresse). Un breuvage très apprécié, compte tenu des conditions météo, par la cinquantaine de participants à cette chaleureuse manifestation . Jean-Claude Darlet, vice-président de la Chambre, Philippe Guérin, directeur, Yves François, président de la commission Environnement, ont pu écouter les revendications des salariés, en présence de Dominique Laloy, secrétaire général de l’UD-CFDT. Ils ont également pu écouter une chanson intitulée « Gérard, c’est la crise » , dont la composition mérite d’être retravaillée (nous sommes en possession des paroles, pour ceux que ça intéresse).

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Plus sérieusement, il s’agissait pour les salariés de la Chambre de défendre leur pouvoir d’achat, leurs conditions de rémunération et leur conception des services à l’agriculture.

Parole de délégué syndical »Nous sommes demandeurs d’un dialogue intelligent avec notre employeur. Si nous ne faisons pas entendre notre voix aujourd’hui et dans les mois qui viennent, nos conditions de rémunération continueront de se dégrader, l’évolution des Chambres d’Agriculture (régionalisation) se fera à notre détriment. Il faut que nos revendications remontent à l’association permanente des chambres d’agriculture (APCA) dont le président de la Chambre, Gérard Seigle-Vatte, est membre. Nous comptons donc sur lui pour le faire. La CNP doit se réunir le 26 novembre. Nous serons donc vite fixés sur une éventuelle revalorisation du point Chambre que la CFDT a demandé à inscrire à l’ordre du jour ».

Le noeud du problème: alors que l’inflation est supérieure à 3 %, la revalorisation de la valeur du point au 1er juillet 2008 de seulement 1,6 % est d’autant plus insuffisante qu’elle fait suite à une maigre revalorisation de 1,3 % en 2007 pour une inflation de 2,6 %. Dans les Chambres d’agriculture, le salaire est constitué d’un nombre de points multiplié par la valeur du point.  La valeur du point se négocie pour les salariés de toutes les Chambres au sein d’une instance appelée CNP pour « Commission Nationale Paritaire ».

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Pour information, la valeur du point concerne les 7500 salariés des Chambres d’agriculture qui sont répartis sur 116 établissements (94 départementaux et 21 régionaux) et les 5000 salariés de différentes organisations professionnelles agricoles.

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