Tag Archive | "Grenoble"

Le rôle des administrateurs, des caisses locales..


Jean Pierre Gaillard, président de la caisse Régionale du Crédit Agricole Sud Rhône Alpes ne se lasse pas de marteler que  » notre banque est bâtie sur des valeurs mutualistes qui permettent d’apporter le meilleur à nos clients, à nos sociétaires. Nous sommes proches d’eux et des préoccupations de notre région. C’est dans notre ADN , nous sommes liés à notre territoire..

Pour mieux appréhender ce territoire, ses besoins, ses attentes, le Crédit Agricole sud Rhône – Alpes peut compter sur près de 1000 administrateurs répartis au sein de caisses locales. Administrateurs qui sont en quelque sorte les porte – paroles des sociétaires et des clients.

La caisse locale de Grenoble qui était l’une des plus importante de France avec plus de 47 000 sociétaires a été scindée, voici un an en 4 caisses locales: Grenoble, Meylan-Belledonne, Echirolles et Université et Sassenage -Les deux Rives.

Pour Bruno Tondella président de la caisse locale de Sassenage-Les deux Rives  » cette scission était devenue indispensable car gérer une caisse comme celle qui existait, forte de 47 000  sociétaires était tout simplement impossible. De plus on ne pouvait pas remplir notre rôle, être proche, à l’écoute de clients, des sociétaires.. »

Et de poursuivre:  » Nous avons pour mission essentielle de participer à la vie de notre territoire, qu’elle soit économique, associative, culturelle, sociale..d’écouter, d’être à l’affut des implantations, projets..de faire remonter les infos à la caisse régionale. Nous jouons aussi un rôle essentiel lié à la solidarité. Un sociétaire en difficulté sait qu’il pourra compter sur nous à travers le mécénat, le micro-crédit.. « 

Ce travail est important et varié  » voilà pourquoi nous souhaitons avoir au sein de notre Conseil d’administration des administrateurs  » engagés ».  En un mot on privilégie la qualité à la quantité.. »

La caisse locale de Sassenage – Les deux Rives organise son Assemblée Générale le jeudi 9 février à 19 heures, salle Poly ‘Sons à Noyarey..Le fil rouge de cette rencontre sera: « Accompagnons nos territoires dans un monde en mutation ».

Gilbert Precz

Catégorie grand angleCommentaires fermés

TECHNICENTRE MÉTROVÉLO SASSENAGE


Lancé en 2004, à l’époque du développement médiatisé des premiers services de vélo en libre-service (Vélib à Paris, Vélov à Lyon), exploité depuis 2015 par la société Vélogik pour le compte de la Métropole, Métrovélo propose aux usagers un parc de vélo en constante augmentation.

Précisément, 7 000 vélos jaunes circulent aujourd’hui sur la Métropole grenobloise avec un objectif de 9 000 vélos pour 2020. Métrovélo demeure ainsi le premier service de location de vélo de province en nombre de vélos.

Métrovélo renforce régulièrement son offre de service en proposant des
tandems, des porteurs vélo, des cycles enfants, ainsi que des vélos pliables
et compacts.
La fréquentation du service ne cesse d’augmenter depuis sa création, comme
l’atteste le nombre de journées de location en agence.

Ce succès, accompagné d’une sympathie largement développée autour du
vélo jaune grenoblois, peut être considéré comme un des fers de lance de
l’augmentation très rapide de l’usage du cycle dans le Métropole Grenobloise.

Un technicentre Métrovélo pour plus d’efficacité encore

Ainsi, afin d’améliorer encore la qualité et l’efficacité du service rendu
par Métrovélo, les élus du Conseil métropolitain ont décidé de construire
un centre technique Métrovélo à Sassenage regroupant les deux sites
aujourd’hui essaimés à la gare de Grenoble et à Seyssinet-Pariset. Ce
centre permettra d’accueillir l’ensemble des équipes de Métrovélo, tout en
conservant les deux agences commerciales de la gare de Grenoble et du
Campus de Saint-Martin-d’Hères afin de garder la proximité de relation avec
les usagers.
Lancés en décembre 2016, les travaux s’achèveront en juillet prochain pour
une mise en service dès la rentrée 2017. Le centre technique sera composé
d’un atelier de 275 m2 dédié à la réparation et à l’entretien des cycles, de
locaux administratifs de 120 m2 et d’un espace de stockage de 830 m2, soit en
définitive un bâtiment de 1 400 m2 environ.

Un investissement exemplaire et économe

- Un retour sur investissement à court terme
Le montant global de l’opération représente 1 million d’euros financé pour
moitié par la Région Auvergne Rhône-Alpes et pour moitié par la Métropole. Un
coût à mettre en lien avec les 125 000 euros de frais de location et de charges
du site de Seyssinet qui accueille actuellement l’atelier central ainsi qu’un
espace de stockage de Métrovélo.

-  Une seconde vie pour un site désormais inexploité
Le Technicentre Métrovélo est construit sur une parcelle mise à disposition
par le SMTC moyennant une redevance annuelle d’un euro symbolique.
Le terrain concerné dispose notamment d’une grande halle qui servait
d’extension pour le remisage des bus et qui n’est plus exploitée avec la mise
en service de la ligne de tramway E et l’optimisation du réseau de bus. Le
technicentre Métrovélo est construit sous cette toiture existante.

- Un bâtiment écologique
Le réemploi de cette toiture permet de réduire les coûts de construction,
d’économiser la matière première de couverture et de doter le futur bâtiment
d’un éclairage naturel. Conception bioclimatique, bâtiment à ossature bois,
sobriété dans le dimensionnement de l’équipement, barrière brise-vent
végétale pour protéger les vélos dans la zone de stockage, ce bâtiment fait
figure d’exemple en terme de qualités environnementales.

S’inspirant de la circularité d’une roue de vélo, le bâtiment sera compact et
fonctionnel et réalisé avec un souci d’économie d’espace, minimisant ainsi les frais
de fonctionnement.

Un projet témoin d’un engagement fort de la collectivité
en faveur du vélo et des modes doux

Le Technicentre Métrovélo s’inscrit dans une politique cyclable ambitieuse
délibérée en 2014 par la Métropole. Cette politique, qui ambitionne notamment de
tripler la part du vélo d’ici 2020, s’intéresse à l’ensemble des dimensions de l’usage
du cycle. Le plan d’actions 2015-2020 se décline effectivement en quatre volets :
aménagements de voiries, stationnement des cycles, services vélos et incitation
aux changements de comportements.
Aussi, la collectivité consacre chaque année un budget annuel de près
de 6 millions d’euros en faveur de la politique cyclable.
Plusieurs projets préfigurent la réussite et l’efficacité de cette politique cyclable
sur le long terme.
Les premiers tronçons du réseau cyclable structurant métropolitain ont
notamment vu le jour en 2016 comme sur les rues Camille Desmoulins et Lanoyerie
à Grenoble. Une expérimentation a été lancée sur la signalisation de ce réseau
également.
La réalisation du projet Coeurs de Ville/Coeurs de Métropole Grenoble est aussi un
élément essentiel pour l’avenir de la pratique du vélo, tout comme la démarche
de Métropole apaisée dans laquelle 43 communes de la Métropole sont engagées
aujourd’hui.
Compétente désormais en matière de voirie et d’espaces publics, la collectivité
renforce également son action en faveur du développement des stationnements
cycles sur l’ensemble de la Métropole, en complément des consignes collectives
déployées sur les principaux pôles d’échanges et, dès 2018, sur la Presqu’ile
scientifique.
Enfin, les initiatives menées dans le cadre du Plan de Déplacements Urbains
horizon 2030 du SMTC, ainsi que le futur schéma de mobilité grand sud sont
autant de compléments apportés à une politique de déplacement encourageant
au maximum les déplacements non polluants.

1

Catégorie A la une, La Métro, La MétroCommentaires fermés

Baromètre 2016 de l’emploi en région Auvergne-Rhône-Alpes


Jobijoba,  présente le « Baromètre 2016 de l’emploi en région Auvergne – Rhône-Alpes » , une photographie fidèle de la situation de l’emploi salarié dans la région.

Ce baromètre a été réalisé à partir de l’analyse des offres d’emploi publiées sur Jobijoba.com entre le 1er janvier et le 1er décembre 2016. Il vise à présenter fidèlement la situation de l’emploi salarié dans la région : le nombre d’offres d’emploi, leur localisation, les secteurs qui offrent des opportunités et, au sein de ces secteurs, les métiers les plus recherchés.

LES PRINCIPALES CONCLUSIONS

- Sur les 630 286 offres proposées en 2016, 90,7 % étaient situées en Rhône-Alpes et 9,3 % en Auvergne.

- Les villes de la région offrant le plus d’emplois sont par ordre décroissant : Lyon (142 067 offres), Grenoble (35 151), Saint-Etienne (16 536), Clermont-Ferrand (16 051), Annecy (12 647), Valence (11 880), Chambéry (10 706), Villeurbanne (7 411) et Saint-Priest (6 600).

- Les 5 secteurs qui offrent le plus d’emplois sont 1) L’industrie, 2) Le commerce-vente, 3) Le BTP, 4) La santé, 5) Le transport-logistique.

- L’industrie recherche en priorité des techniciens de maintenance (salaire médian : 25 000 € bruts), des caristes (20 000 € bruts), des régleurs (22 500 € bruts) et des assembleurs-monteurs (21 600 € bruts).

Catégorie région Auvergne Rhône-AlpesCommentaires fermés

La mobilité et les transports de la Métropole mis à l’honneur


Grenoble-Alpes Métropole a reçu le Pass d’Or pour le développement de son réseau de transports en commun et le prix thématique “Développement durable -
Nouvelles mobilités” pour le dispositif Métropole apaisée.

“Grenoble bénéficie des retombées de son fort engagement en faveur des
transports publics. La Métropole vient de restructurer son réseau et agit en faveur
d’un meilleur partage de la voirie. Résultat, cette politique volontariste la place
largement en tête de notre classement,” analyse le magazine, poursuivant : “On
peut reconnaître à Grenoble une grande constance dans l’excellence !
Au lancement de notre Palmarès en 1992, l’agglomération recevait déjà le Ticket
d’Or. 25 ans plus tard, elle caracole encore en tête des 25 réseaux les plus
importants de France et, avec une belle longueur d’avance sur ses challengers,
Montpellier et Bordeaux, l’agglo grenobloise remporte donc le Pass d’Or 2016.”

Les prix, décernés au SMTC et à Grenoble-Alpes Métropole, ont été remis  à Yann MONGABURU, président du SMTC et vice-président de la Mégtropole délégué
aux Déplacements et à Ludovic BUSTOS, vice-président de la Métropole délégué
aux Espaces publics et à la voirie.

Catégorie La MétroCommentaires fermés

Un vendredi pas comme les autres !


Pour s’adapter aux nouvelles tendances de consommation, animer la ville, fidéliser la
clientèle, les commerçants de Grenoble innovent et proposent des actions mêlant
animations culturelles de l’espace public et offres promotionnelles.

Précisément, l’association Label’ville, la Fédération des unions commerciales de Grenoble,
en partenariat avec les associations des commerçants du centre-ville, des grandes
enseignes, des cafetiers et restaurants, soutenues par Grenoble-Alpes Métropole, la Ville
de Grenoble, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Grenoble, la Chambre de Métier et
de l’Artisanat de l’Isère, le SMTC, la Semitag…, organisent un
événement festif autour du shopping le 2 décembre prochain de 17 à 21 heures.

Près de 300 boutiques du centre-ville, du quartier piéton, du quartier Championnet et de
la Caserne de Bonne seront ouvertes jusqu’à 21 heures. Et pour faire de bonnes affaires,
tout au long de la journée, des promotions exceptionnelles seront proposées. Des
animations festives ponctueront également l’événement. Pour l’occasion, les transports
en commun seront gratuits à partir de 17 heures.

Rendez-vous le 2 décembre pour une nouvelle expérience shopping et pour faire la fête
avec des spectacles, des déambulations lumineuses et sonores, des concerts dans de
nombreuses rues de la capitale des Alpes.
Au programme :
* de 10 à 21 h : Offres promotionnelles dans 300 commerces (du 2 au 7 décembre 2016)
* à partir de 17 h 30 : Spectacles et animations dans les rues de la ville
Des spectacles pour petits et grands avec la Compagnie du Petit cirque d’animaux sans
animaux, qui propose « Pas si bête » un spectacle poétique et burlesque. « Madame
Ballon » et son univers ballonesque et lumineux invite à une parade féerique.
« Lightin’Cyborg » plonge les spectateurs dans le fantastique avec d’étonnants robots
perchés sur des échasses. « La Brigade des Jouets » quant à elle offre un déambulatoire
onirique et musicale tel un rêve d’enfant.
* à partir de 20 h 30 : Concerts gratuits
De la musique dans toute la ville avec Trio Cosmos /chansons a cappella (quartier
Championnet), Saxo Harmonie Grenoble / Jazz (Place aux Herbes), la Cie La Batook /
batucada et percussions brésiliennes et Dra House / électro music (en déambulation),
One More Voice / Chants Gospel (Place Victor Hugo) et Deyosan / électro ethnic /
musiques du monde et électronique (Square du Docteur Martin).

Catégorie La MétroCommentaires fermés

TRANSFERT DE COMPETENCES DEPARTEMENT-METROPOLE : UN ACCORD TROUVE


Lors de la dernière CLECRT (Commission Locale pour l’Evaluation des Charges et des Ressources Transférées), les deux collectivités ont finalisé le périmètre des transferts qui interviendront au 1er janvier 2017. Ainsi, Grenoble-Alpes Métropole se verra transférer des compétences en matière de voirie, d’action sociale, de tourisme ou encore de culture, précédemment exercées par le Département de l’Isère.

Un transfert de compétences rendu obligatoire par la loi NOTRe

La loi du 7 août 2015 portant Nouvelle Organisation Territoriale de la République (NOTRe) prévoyait le transfert des Départements aux Métropoles de plusieurs compétences parmi lesquelles la gestion des voiries départementales situées dans le périmètre métropolitain.
Ainsi, le Conseil départemental de l’Isère transférera à Grenoble-Alpes Métropole la gestion de 442 km de routes départementales qui deviendront métropolitaines au 1er janvier prochain, sur les 5 500 km gérés actuellement par le Département.
Un accord a également été trouvé pour le transfert :
- dans le domaine de l’action sociale : du fonds d’aide aux jeunes, dispositif à destination des jeunes de 16 à 25 ans pour leurs projets d’insertion et besoins de première nécessité, et des actions de prévention spécialisée, visant à permettre à des jeunes en voie de marginalisation de rompre avec l’isolement et de restaurer le lien social
- dans le domaine du tourisme : de l’élaboration et la mise en oeuvre du schéma d’aménagement touristique départemental sur le périmètre métropolitain et du PDIPR (Plan Départemental d’Itinéraires de Promenade et de Randonnée)
- dans le domaine de la culture : du soutien au spectacle vivant opéré par la Maison de la Culture MC2, venant conforter le transfert de la Ville de Grenoble vers la Métropole intervenu par ailleurs.
Dans le cadre de ces transferts, des agents départementaux deviendront métropolitains et ont fait l’objet d’un accompagnement spécifique.

Des conventionnements volontaires au service d’une action publique plus efficace

Le Département et la Métropole ont, par ailleurs, souhaité mieux coordonner leurs actions dans les champs d’intervention partagés que sont l’insertion et l’emploi ainsi que le tourisme.
Cette volonté se traduira par des conventionnements qui permettront, dans le cadre d’une gouvernance partagée, l’émergence de projets partenariaux.


« Au terme de plusieurs mois d’échanges, nous sommes parvenus à un accord avec la Métropole. Il était important de parvenir à ce résultat dans le délai imposé par la loi NOTRe, et dans l’intérêt des habitants.» souligne Jean-Pierre BARBIER, Président du Département.
« Au-delà des obligations découlant de la loi, la Métropole souhaitait d’abord et avant tout consolider les compétences qu’elle exerce déjà. Cet objectif est aujourd’hui atteint et je m’en félicite. » affirme Christophe FERRARI, Président de la Métropole.

Catégorie Département de l'Isère, La MétroCommentaires fermés

Impact sanitaire de la pollution atmosphérique à Lyon et Grenoble et lien avec la défaveur sociale


L’équipe d’Epidémiologie environnementale de l’IAB (l’IAB (Institut pour l’Avancée des Biosciences, Centre de recherche Inserm / CNRS /Université Grenoble Alpes) vient de publier une étude(1) quantifiant le risque associé à l’exposition aux particules fines en suspension dans l’atmosphère (PM2,5) à Grenoble et Lyon en s’appuyant sur une modélisation de la pollution de l’air à fine échelle ; l’étude a aussi caractérisé comment ce risque varie en fonction de la défaveur sociale.

L’étude montre que chaque année entre 3 à 7 % des décès survenant dans l’agglomération de Grenoble seraient dus aux effets de la pollution atmosphérique. Dans l’agglomération de Lyon, le risque serait entre 4 et 8 %. Cela correspondrait à environ 114 décès dans l’agglomération grenobloise (sur une population de 385 000 habitants) et de 491 habitants à Lyon sur une population de 1,2 million d’habitants.

A Grenoble, entre 3 et 10 % des nouveaux cas de cancer du poumon seraient dus à la pollution atmosphérique. Plusieurs dizaines de cas de petits poids de naissance chez les enfants nés à terme seraient aussi dus à la pollution chaque année. Le risque a tendance à être plus élevé dans les quartiers socialement défavorisés ou très défavorisés, par rapport aux quartiers socialement plus favorisés. Ainsi, c’est dans les quartiers les moins favorisés que les bénéfices d’une amélioration de la qualité de l’air se feraient le plus sentir.

L’étude s’est focalisée sur les particules fines (ou PM2,5), poussières en suspension dont le diamètre est inférieur à 2,5 micromètres, qui constituent le polluant atmosphérique pour lequel le lien avec la santé est le plus précisément caractérisé. D’autres polluants, non pris en compte ici, ont un effet sur la santé, comme l’ozone.

L’étude, réalisée par Xavier Morelli, conjointement avec Air Rhône-Alpes, des équipes suédoises et allemandes et avec la participation du registre du Cancer de l’Isère, s’appuie sur la méthodologie des études d’impact sanitaire. L’approche consiste à combiner des données sur les niveaux de pollution à l’échelle de la population avec des relations dose-réponse connues, et à estimer le nombre de cas de pathologies susceptibles d’être attribuables à l’exposition aux particules fines, avec les niveaux de pollution observés en 2012, par rapport à une situation de référence.

Le niveau de référence choisi par les auteurs est la valeur annuelle limite recommandée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), de 10 microgrammes par mètre cube. En comparaison, les niveaux de pollution étaient environ de 18,1 µg/m3 à Grenoble et de 19,6 µg/m3 à Lyon. L’impact estimé serait plus élevé si on avait choisi un niveau de référence plus bas, car la relation entre pollution et santé est globalement linéaire, et s’observe probablement aussi en-dessous de la valeur recommandée par l’OMS, commentent les auteurs.

« Les niveaux de particules fines sont probablement le principal levier qui peut être actionné pour améliorer significativement la santé des populations de zones urbaines comme Grenoble ou Lyon, où la pollution est sensiblement supérieure aux valeurs recommandées par l’OMS, et ceci bien que nous sommes proches et souvent en-dessous des seuils réglementaires en vigueur en Europe », explique Rémy Slama, qui a coordonné l’étude.

D’autres facteurs ont un effet similaire ou plus important sur la santé, comme la consommation de tabac ou un régime alimentaire déséquilibré, mais en pratique il est très difficile de modifier ces comportements. L’exemple d’autres villes européennes ou du Japon montre qu’une action efficace sur les niveaux de particules fines est possible. Une diminution de 50% des concentrations de particules fines a par exemple été obtenue à Tokyo entre 2001 et 2010.

De telles mesures ont aussi un effet bénéfique sur l’économie, via une diminution des coûts sanitaires et des journées d’absentéisme, globalement nettement supérieur au coût des mesures prises pour améliorer la qualité de l’air.

La pollution atmosphérique par les particules fines a un effet connu sur la mortalité cardiovasculaire et respiratoire, le cancer du poumon, certaines pathologies respiratoires, et un effet probable sur la croissance du fœtus. Elle pourrait aussi avoir d’autres effets, pour lesquels le niveau de preuve est plus faible, par exemple sur les pathologies neurologiques, qui n’ont pas été prises en compte dans cette étude.

Pour approfondir ces questions, l’équipe d’épidémiologie environnementale de l’IAB est actuellement en train de conduire une vaste cohorte couples-enfants, la cohorte SEPAGES, pour essayer d’élucider les effets à court et long terme de l’exposition aux polluants atmosphériques durant la grossesse et les premières années de vie (http://sepages.inserm.fr).

(1) Morelli X, Rieux C, Cyrys J, Forsberg B, Slama R : Air pollution, health and social deprivation: A fine-scale risk assessment. Environmental Research, 2016, 147:59-70. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26852006

À propos de l’Institut for Advanced Biosciences

Regroupant 17 équipes, l’Institut for Advanced Biosciences (IAB, anciennement Institut Albert Bonniot) est un institut de renommée internationale dans la recherche biomédicale fondamentale et translationnelle, reconnu pour ses publications de très haut niveau (plus de 1 000 sur les 5 dernières années) et son impact sur le développement de start-ups dans le domaine des biotechnologies.

La stratégie scientifique repose sur trois axes : Ėpigénétique, Maladies chroniques et Cancer Le périmètre d’action de l’IAB couvre une gamme d’expertises scientifiques depuis le continuum biologique des molécules jusqu’aux populations.

En savoir plus : iab.univ-grenoble-alpes.fr

Catégorie La Métro, environnement, pollution, recherche scientifiqueCommentaires fermés

Déviation des ruines de Séchilienne : aboutissement d’un grand projet d’infrastructure routière


Ce mardi 19 juillet était inaugurée la déviation des ruines de Séchilienne, désormais ouverte à la circulation. Cette réalisation permet de sécuriser la route RD 1091 entre Grenoble et Briançon, menacée par un risque d’éboulement au niveau de Saint-Barthélémy-de-Séchilienne. D’un montant de 30 millions d’euros, financés à près de 75% par le Département, ce chantier a intégré des exigences environnementales élevées, notamment en préservant le cours de la Romanche.

L’inauguration illustre la capacité du Département à mener des chantiers d’envergure pour la modernisation des infrastructures routières du territoire.

Une déviation devenue indispensable pour la sécurité des populations

Surplombée par des massifs instables (Mont-Sec), la route risquait un éboulement de 3 millions de m3 de roches capables d’obstruer le lit de la rivière La Romanche et recouvrir la route. Dès lors, selon les analyses géologiques, des travaux étaient devenus impératifs pour sécuriser la circulation sur la route.

Le Département a réalisé lui-même ce chantier d’envergure qui a duré 3 ans, avec l’aide financière de l’Etat et de l’Europe (FEDER, Fonds européen de développement économique et régional). Au terme des travaux, la plate-forme routière de la RD1091 a été déplacée sur les flancs du Mont Falcon, en étant  rehaussée de 30 mètres pour se mettre hors de portée des chutes de blocs.

La nouvelle route d’une longueur d’environ un kilomètre comprend un créneau de dépassement à 2X2 voies dans chaque sens sur environ 600 m.

« L’Oisans est une zone extrêmement touristique qu’il est capital de relier correctement. Nous y œuvrons tous les jours et modernisons rapidement cette route pour une circulation sécurisée et aisée. C’est un investissement très important que le Département continuera d’assumer. », affirme Jean-Pierre Barbier, Président du Département de l’Isère.

Un chantier technique intégrant des exigences environnementales

L’éboulement rocheux devant avoir un impact sur l’écoulement de la Romanche, des actions vis-à-vis du risque hydraulique ont été menées en lien avec le Syndicat mixte des bassins hydrauliques de l’Isère (Symbhi). Ces mesures ont pour but de ne pas perturber le cours d’eau et comprennent :

· la mise en place d’enrochements pour protéger les talus de remblais contre l’érosion de l’eau

· la réalisation à l’aval de la déviation d’un ouvrage d’art en béton armé de 20 m d’ouverture permettant l’écoulement de l’eau.

La nouvelle plate-forme routière comprend aussi un réseau de récupération des eaux pluviales. Les eaux captées sont ensuite évacuées vers deux bassins de traitement avant leur rejet dans la Romanche.

D’autres aménagements ont eu lieu pour intégrer la nouvelle route dans l’espace. Ainsi, les remblais de la déviation ont permis d’enfouir des réseaux électriques et de supprimer à terme la plupart des lignes aériennes. L’ancienne route sera complètement démolie d’ici le printemps 2017 et des aménagements paysagers avec diverses plantations seront réalisés.

Le rôle du Département pour des infrastructures routières de qualité

Les travaux de la déviation des ruines de Séchilienne attestent de l’engagement du Département en matière d’infrastructures routières. Le Département continue d’agir au quotidien pour la sécurité des populations et la liaison entre ses territoires.

Au-delà de Séchilienne, d’autres chantiers illustrent ce dynamisme, comme au tunnel du Chambon, où les travaux progressent vite, ou encore sur la route de la Bérarde récemment réouverte pleinement à la circulation.

Le Département de l’Isère a plus largement engagé un programme pluriannuel d’amélioration de l’accès à l’Oisans depuis Grenoble, visant à supprimer les points de blocage de l’axe et fluidifier la circulation.

Catégorie Département de l'Isère, environnementCommentaires fermés

Renforcement des infrastructures rail et routes


Un sondage OpinionWay réalisé en juin 2016 pour le compte du Département sur l’aire urbaine de Grenoble confirme les orientations des habitants. Fatigués de la situation de saturation, ceux-ci demandent des modes de transports multimodaux. Au premier plan de leurs besoins la modernisation de la ligne de train entre Lyon et Grenoble ainsi que l’aménagement de l’A480.

Une dégradation des conditions de déplacement des Isérois : trop de bouchons
- Les habitants de l’aire urbaine de Grenoble se montrent critiques à l’égard des conditions de déplacement dont ils disposent aujourd’hui. La perte de qualité est soulignée par la majorité : 59% des interviewés estiment que ces conditions se sont détériorées au cours des dernières années.
- La circulation au sein de l’aire urbaine de Grenoble est au coeur des problèmes de déplacement identifiés. 75% des personnes interrogées estiment que les embouteillages constituent un vrai problème quotidien que les collectivités doivent traiter.
- Ces impacts sont ressentis par une part importante de la population, et notamment dans les communes périphériques, qui se sentent concernées par ces problèmes de mobilité (48% contre 33% à Grenoble).

Les solutions plébiscitées par les habitants : des modes de transports multimodaux
Pour venir à bout de ces problèmes de circulation, plusieurs solutions sont plébiscitées :
- Les projets d’aménagement de l’A480 et du Rondeau recueillent l’adhésion d’une large majorité : 86% y sont favorables.

- Les réseaux de transports en commun bénéficient d’une bonne image mais mériteraient d’être repensés. Les habitants veulent un réseau de transports collectifs plus dense, plus efficace et plus accessible. 23% déclarent ainsi spontanément qu’il faudrait augmenter la fréquence de passage.

Le TER comme le car apparaissent comme des solutions à développer.
- Spécifiquement sur le rail, la réalisation de travaux sur la ligne de TER Lyon-Bourgoin-Voiron Grenoble serait ainsi jugée bénéfique à plusieurs niveaux. Ces travaux permettraient à la ligne de gagner en régularité (95%), et en vitesse (92%). En plus de la ligne de TER, la quasi-totalité des interviewés (92%) estime que la création d’une ligne LGV Lyon-Grenoble serait une bonne idée.
- D’autres modes de transport comme le covoiturage sont également appuyés par les citoyens qui y voient une solution de transport intéressante pour fluidifier le trafic.

« Les rendez-vous de la mobilité avaient pour but de prendre le pouls de la population, confirmé par ce sondage. Nous avons désormais des attentes à transformer en projets concrets. Ces orientations feront l’objet de débats au Département dès septembre. », explique Jean-Claude Peyrin, Vice-Président du Département de l’Isère chargé des transports et de la mobilité.

Méthodologie de l’étude
L’étude « La mobilité dans l’aire urbaine de Grenoble » réalisée pour le Département de l’Isère, a été réalisée auprès d’un échantillon de 1 007 personnes, représentatif de la population habitant l’aire urbaine de Grenoble âgée de 18 ans et plus. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, de catégorie d’agglomération et du lieu d’habitation. Les interviews ont été réalisées du 13 au 18 juin 2016

Catégorie Département de l'Isère, transportCommentaires fermés

Radioscopie de la filière bois rhônalpine


En Rhône-Alpes, la filière bois emploie 40 000 personnes, dont 32 000 salariés. Regroupant près de deux emplois sur cinq, la construction-menuiserie en bois est le segment le plus développé, devant les activités de sciage et travail du bois, et l’industrie du papier-carton.

Etude réalisée en 2015, uniquement sur l’ancienne région Rhône-Alpes.

Si l’emploi reste très concentré dans les grands pôles, la géographie des emplois affiche de forts contrastes selon les segments. Les établissements industriels sont de plus grande taille que les autres et appartiennent plus souvent à des groupes. Enfin, les salariés de la filière sont plutôt des ouvriers, essentiellement des hommes.

Avec une couverture de 1,5 million d’hectares de forêts, soit un tiers de son territoire, Rhône-Alpes compte la deuxième plus grande surface forestière des anciennes régions, et l’une des premières en volume de récolte (environ 2,5 millions de m³ par an). Pour comparaison, un volume similaire est récolté en Auvergne, malgré une surface boisée inférieure (720 000 hectares). Cette étude porte sur le seul territoire rhônalpin.

La filière forêt-bois désigne l’ensemble des acteurs qui participent à la réalisation de produits finis issus du bois. Fin 2012, 11 000 établissements font partie de la filière (méthodologie), leur activité étant pleinement liée au bois. Ces établissements concentrent 15 % de l’emploi salarié national de la filière, et représentent 2 % de l’emploi salarié marchand régional.

Une filière structurée autour de quatre segments-clés

La filière bois est structurée d’amont en aval en dix segments d’activité, de la production du bois aux activités de seconde transformation. En Rhône-Alpes, quatre segments se démarquent en termes de volume d’emploi ou d’établissements. Tout en amont de la filière se trouvent les activités sylvicoles, qui ont pour objet la gestion et la valorisation de la forêt, et les entreprises d’exploitation forestière, qui récoltent les bois et les livrent aux entreprises de transformation.

Ce segment d’activité constitue le coeur de métier de la filière. Il débouche sur deux autres segments : l’industrie du papier et du carton, qui inclut le processus de fabrication de pâte à papier à partir de fibres de bois jusqu’à la fabrication d’objets en papier et carton, et les activités de sciage et travail du bois, qui regroupent quant à elles l’ensemble des travaux de découpe.

En aval de ce segment se trouvent les travaux liés au bâtiment : la construction en bois (charpentes par exemple) et la menuiserie. Les autres segments (fabrication de meubles, équipements liés au bois) sont faiblement implantés sur le territoire.

Enfin, si le segment du bois-énergie connaît un réel essor, il reste difficile à appréhender dans la mesure où cette activité n’est pas identifiée en tant que telle, l’essentiel des opérateurs étant pris en compte dans l’exploitation forestière et dans le sciage.

Si les divers segments s’inter-alimentent, le fonctionnement de la filière bois dépasse toutefois les frontières rhônalpines. En effet, certains de ses acteurs producteurs régionaux travaillent avec des établissements extérieurs au territoire. De la même manière, le bois local ne représente qu’une partie du bois transformé dans la région.

Quatre segments concentrent l’essentiel des emplois de la filière

Figure 1 - Quatre segments concentrent l’essentiel des emplois de la filièreNote : les volumes d’emplois des segments « Bois-énergie » et « Autres activités en lien avec le bois » ne sont pas mesurés car difficiles à appréhender.

40 000 emplois dans la filière bois

Au total, la filière bois en Rhône-Alpes représente 40 000 emplois, dont 81 % de salariés. Le segment le plus développé est celui de la construction en bois et menuiserie : 15 000 emplois (dont 12 000 salariés) y sont répartis dans 4 700 établissements.

Viennent ensuite les activités de sciage et de travail du bois qui occupent 8 400 personnes, le plus souvent salariées, dans 1 600 établissements. Si l’industrie du papier-carton ne compte qu’un petit nombre d’établissements (400), elle concentre toutefois un emploi sur cinq, la quasi-totalité de l’emploi étant salarié.

À l’inverse, on dénombre près de 4 000 établissements dans la sylviculture et l’exploitation forestière pour seulement 5 000 emplois. Outre l’Office National des Forêts (ONF), principal employeur des salariés, les établissements de ce segment sont principalement des entreprises individuelles occupant de nombreux non-salariés. Ces derniers représentent deux travailleurs sur trois.

40 % de l’emploi salarié dans les grands pôles rhônalpins

Les grands pôles économiques du territoire concentrent les plus forts volumes d’emploi salarié de la filière. Ainsi, les zones d’emploi de Lyon, Grenoble et Saint-Étienne comptent respectivement 5 800, 4 800 et 2 800 emplois salariés, soit 40 % du total de la filière. Toutefois, ces salariés du bois pèsent peu dans l’ensemble de l’emploi salarié de ces pôles (1,6 % au maximum), très diversifiés économiquement. La filière bois a un poids économique plus important dans des zones d’emploi plus petites.

C’est le cas en particulier d’Annonay, où près de 5 % des salariés de la zone d’emploi travaillent dans le bois, et de Vienne-Roussillon. Elle est également très présente dans la zone d’emploi d’Oyonnax et le massif alpin, notamment dans le Chablais.

L’emploi salarié de la filière affiche de fortes disparités géographiques

Figure 2 - L’emploi salarié de la filière affiche de fortes disparités géographiquesNote de lecture : la zone d’emploi de Grenoble compte 4 800 emplois dans la filière bois, soit une proportion comprise entre 150 et 180 emplois pour 10 000 emplois au total.

17 % de ces emplois sont dans le segment du sciage et travail du bois.

Une géographie de l’emploi très marquée selon le segment

Les territoires se distinguent fortement selon le segment considéré. Les emplois dans la sylviculture et l’exploitation forestière sont diversement localisés selon la nature des activités.

Ainsi, la sylviculture est très développée dans la zone d’emploi de Villefranche-sur-Saône (plus de 300 emplois, principalement non salariés) et, dans une moindre mesure, dans celle de Lyon. Une spécificité de cette zone est la culture de pin Douglas, particulièrement représenté dans le Rhône (42 % du bois récolté en 2013, selon l’enquête exploitations forestières et scieries 2013 menée par le ministère de l’agriculture), alors qu’il est quasiment absent du massif alpin.

Cette essence se prête bien à la sylviculture pour ses propriétés naturelles de lutte contre les insectes et champignons. À l’opposé, les zones montagneuses abritent peu d’activités sylvicoles. Ces espaces, où le sapin et l’épicéa sont les essences reines, se prêtent en revanche aux activités d’exploitation forestière, qui consistent notamment à livrer du bois brut aux industries de transformation.

Grenoble est ainsi, avec près de 700 emplois afférents, la première zone d’emploi du territoire pour l’exploitation forestière. Viennent ensuite Saint-Étienne (500 emplois), Chambéry (400 emplois) et Annecy (300 emplois).

Les travaux de construction en bois et de menuiserie sont eux aussi bien implantés dans le massif alpin. Ainsi, Annecy et le Genevois français présentent d’importants volumes de salariés sur ce segment (respectivement 1 100 et 900 emplois), juste derrière les zones d’emploi de Lyon et Grenoble. En outre, dans les zones montagneuses, ce segment pèse dans l’emploi salarié local, même si ces activités n’y représentent qu’un volume de salariés modeste. C’est le cas dans le Mont-Blanc, avec 400 salariés mais un poids de 1,7 % dans l’emploi salarié.

L’industrie du papier et du carton est présente en divers endroits du territoire rhônalpin, à l’exception des zones montagneuses. Avec 1 900 salariés, soit le quart des salariés du segment, la zone d’emploi de Grenoble est le plus grand pourvoyeur d’emplois du territoire, devant Lyon. La part du segment papier-carton dans l’emploi salarié total est élevée dans l’ouest rhônalpin, en particulier au sud de Lyon et à Montélimar.

Dans le domaine du sciage et du travail du bois, Lyon, Saint-Étienne et Grenoble sont les principaux employeurs, suivi de Villefranche-sur-Saône. Cette zone d’emploi, de même qu’Oyonnax, Roanne et Mâcon, sont les quatre territoires où ces activités pèsent le plus dans l’emploi salarié (autour de 1 % de l’emploi total).

Un profil des établissements très dépendant du segment

Logiquement, la taille des établissements est très liée à la nature des activités exercées. Ainsi, les établissements de l’industrie du papier et du carton se situent parmi les plus grands établissements rhônalpins : parmi les 20 premiers employeurs de la filière, 12 appartiennent à ce segment. C’est le cas par exemple d’Emin Leydier à Laveyron (Drôme), des Papeteries du Léman à Publier (Haute-Savoie) ou encore d’Avery Dennison Materials à Champ-sur-Drac (Isère), qui comptent chacun plus de 250 salariés.

Ces établissements industriels appartiennent le plus souvent à des groupes (près de 9 emplois sur 10 en dépendent), qu’ils soient français (comme les Papeteries du Léman) ou étrangers (comme Avery Dennison). Cette forte dépendance à des groupes est observée aussi dans l’industrie des équipements, notamment en raison de l’implantation de l’entreprise Bobst à Villeurbanne. Cet établissement, qui dépend d’un groupe international suisse, est le plus grand de toute la filière bois rhônalpine, alimentant cette dernière en machines pour l’industrie du papier et du carton.

La construction en bois et la menuiserie présentent un profil inverse : la moitié des emplois salariés figurent dans des établissements de moins de 10 personnes. La quasi-totalité des emplois est associée à des structures indépendantes des groupes. Ceci est lié à la nature artisanale de ce segment, qui nécessite moins d’investissements.

Enfin, les salariés de la sylviculture et de l’exploitation forestière, tout comme ceux du sciage et travail du bois, dépendent souvent de groupes, pour des raisons différentes. Dans la sylviculture, deux tiers des salariés appartiennent à des groupes publics, principalement l’Office National des Forêts (ONF).

Dans l’exploitation forestière, les salariés dépendent pour moitié de groupes privés français, tels que CID ou Monnet Sève. Si les trois quarts des salariés de ces deux segments travaillent dans des établissements de plus de 10 salariés, ils comptent néanmoins une forte part de non-salariés dans des entreprises individuelles.

Des entreprises peu exportatrices

Les trois segments rhônalpins les plus riches en emplois dégagent au total un chiffre d’affaires de près de 5 milliards d’euros, soit 17 % du chiffre d’affaires national de ces segments. Si les performances financières des entreprises sont intimement liées à la nature des activités exercées, ces trois segments ont en commun un taux d’exportation assez faible.

Cela s’explique facilement pour la construction, qui regroupe des activités artisanales ne se prêtant pas par nature à l’export. Pour les deux autres segments en revanche, la part du chiffre d’affaires consacrée à l’export est sensiblement plus faible qu’au niveau national. C’est en particulier le cas des entreprises industrielles du papier-carton qui, avec un taux d’export de 22 %, sont en retrait de 10 points par rapport aux entreprises françaises du segment.

Les enjeux de la filière forêt-bois rhônalpine

La mobilisation des bois est l’enjeu majeur de la politique forestière en Rhône-Alpes. La récolte régionale reste en effet très inférieure à la production naturelle des forêts. La création de dessertes forestières et le regroupement des propriétaires pour la gestion figurent parmi les principaux leviers. La progression du bois-énergie doit être accompagnée.

Dans une région très montagneuse et soumise aux influences méditerranéennes, la prévention des risques naturels est cruciale.

La compétitivité de la filière, face à la concurrence mondiale, doit être développée : en particulier, plusieurs actions régionales visent à mieux valoriser les bois sciés localement.

La plupart de ces enjeux sont communs aux régions Auvergne et Rhône-Alpes, aujourd’hui regroupées.

La filière bois dans le massif alpin

Le développement de la filière à l’échelle de l’ensemble du massif alpin, dépassant ainsi les seules frontières de Rhône-Alpes, constitue un enjeu fort. La récente mise en place d’une certification Bois des Alpes vise en particulier à accroître le recours à du bois alpin dans la construction, segment le plus développé du massif : la construction-menuiserie y compte plus de 3 500 établissements pour près de 9 000 salariés (soit 40 % de l’emploi de la filière alpine, qui s’élève au total à près de 22 000 salariés).

Le segment de la sylviculture et de l’exploitation forestière compte autant d’établissements, mais beaucoup moins de salariés (1 700). Ces deux segments représentent 80 % des 8 800 établissements du massif. Enfin, plus d’un salarié sur cinq exerce dans le sciage et travail du bois, une proportion équivalente à l’industrie du papier-carton.

Catégorie - filière bois, A la une, région Auvergne Rhône-AlpesCommentaire (1)

Catégories

Archives

Agenda

mars 2017
L Ma Me J V S D
« fév    
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+