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La villarde fêtée à Villard de Lans grâce à un timbre…


La villarde mais aussi les produits du Vercors ont été à l’honneur en plein centre de villard de Lans, l’espace d’une journée.

Il s’agissait de la présentation officielle du timbre « la villard-de-Lans » issu du carnet de timbres « les vaches de nos régions » édité par la poste.

Deux villardes, au doux nom de Colombe et Taïga, issues de l’élevage de Guy Durand ont toute la journée fait admirer leur belle robe, leurs beaux yeux, leur calme…  à des centaines de visiteurs, petits et grands.

Chantal Carlioz maire de Villard de Lans a rappelé que jusqu’à la fin du 19ème siècle, la villarde, vache polyvalente, était très présente sur le Vercors avant de pratiquement disparaître, avec l’arrivée de la mécanisation, de la rentabilité.  » Heureusement que quelques passionnés ont décidé de la relancer.. et quand on voit le succès qu’elle a eu tout récemment au salon international de l’agriculture, ou elle a été une véritable star, on ne peut qu’être heureux de cette initiative. « 

Chantal Carlioz a souligné l’importance que représente l’agriculture sur le plateau du Vercors:  » elle assure notre avenir en remplissant nos assiettes.. Les producteurs du Vercors nous permettent de « bien manger à travers des  produits locaux dont certains sont des fleurons comme le bleu du Vercors Sassenage. L’ agriculture perpétue aussi les traditions, notre ruralité, façonne notre paysage et nous permet de conserver notre entité: non nous ne sommes pas la banlieue de Grenoble… »

Guy Durand, éleveur sur le Vercors mais aussi Président national de l’Organisme de Sélection des Races alpines s’est dit heureux de présenter des villardes à Villard de Lans  » commune ou nous sommes toujours bien accueillis »..Il a informé le nombreux public que la villarde fait partie des races à conservation tout comme 16 autre races en France.  » Elles ont des noms très peu connu.. Il faut dire que les races de conservation sont constituées d’un cheptel inférieur à 1000 animaux. »

Pour en revenir à la villarde,  » en 1955 il n’en restait que 55.. Des éleveurs se sont lancés dans la bataille pour sauver cette race rustique. Aujourd’hui on en dénombre 400 dont 40 en Allemagne. on peut dire qu’elle est sauvée! « 

Il s’est dit très heureux que la poste mette en avant cette vache à travers un timbre..

Paul Faure, président de Vercors Lait a pour sa part indiqué que la coopérative compte une soixantaine de producteurs. « Elle gère 5,3 millions de litres de lait annuellement.  » Vercors Lait fabrique 230 tonnes de bleu du Vercors Sassenage AOP et 200 tonnes d’autres produits. « 

Il est revenu sur la présence du Vercors au dernier salon de l’agriculture à Paris.  » Le stand a connu une forte affluence durant les 9 jours du salon.. et nos produits ont été très appréciés, pour preuve on a vendu 1,6 tonne de bleu lors de ce salon.. »

Il a été annoncé que la plaquette constituée de 12 timbres « de vaches » était tirée à 17 000 exemplaires.. Que le Crédit Agricole sud Rhône-Alpes, banque à l’origine agricole, a largement financé le film « Au pays de la vache fantôme » diffusé tout au long de la journée.

Il ne restait plus qu’à déguster les produits du Vercors dont la traditionnelle et excellente Vercouline, très appréciée  par les nombreux touristes présents sur la place centrale de Villard de Lans..

Gilbert PRECZ

Voici le déroulé de la journée en images.. Cliquer sur les photos pour les agrandir..


Catégorie A la une, Communauté de Communes du Massif du Vercors, lait/produits laitiersCommentaires fermés

Le Vercors soutient ses agriculteurs


L’APAP, née en 1970 de la volonté des agriculteurs du Vercors de maîtriser leur destin face à la création du Parc, a fait un long chemin au côté de ceux que les paysans considéraient au départ comme des citadins en mal d’air pur. Et c’est un véritable partenariat, durable qui s’est installé entre l’institution et l’association.

Ce n’est pas un hasard si le soutien à l’agriculture est le premier poste budgétaire du Parc du Vercors, tête de liste des PNR rhônalpins sur ce plan. En 2007, ce budget était de 160 000 € sur son budget de fonctionnement (subventions à l’APAP, au service de remplacement, au syndicat du bleu du Vercors-Sassenage) et 370 000€ pour financer des programmes d’actions tels que le Réseau des fermes du Vercors, les Fermades, la marque Parc, la Fête du bleu, etc.

guy-durand.jpg

Guy Durand, président de l’APAP (association pour la promotion des agriculteurs du Parc)

La surface agricole utilisée (SAU) est d’environ 32 000 ha située entre 200 et 1 300 m d’altitude, auxquels il faut ajouter les 24 000 ha d’alpages, tout ceci sur un territoire de 180 000 ha. En 2000, on recensait 1100 exploitations dont 485 professionnelles.

- Un quart des exploitations font de la vente directe au consommateur, contre 19% en France et 24% en Rhône-Alpes

- 44% des exploitations du Vercors produisent au moins un produit bénéficiant d’un signe de qualité: AOC entre autres. Un pourcentage supérieur à la moyenne française (28%)

- 10% des exploitations du Vercors sont engagées dans le bio

Utilisation des sols : une vocation herbagère.

L’agriculture du Parc repose avant tout sur la valorisation des surfaces herbagères : plus de 85 % de la SAU est composé de prairies permanentes ou temporaires. Il faut ajouter à cela les 24 000 ha d’alpages.

Les céréales ne représentent que 11 % de la SAU et sont plutôt localisées dans le Trièves et le Royans.

Les vergers et vignobles (Diois et Royans) ne couvrent que 3 % mais sont des cultures à rapport élevé, (représentant chacune 14 % du chiffre d’affaires agricole du Vercors), et bénéficient de ce fait d’un fort dynamisme.

Un cheptel à orientation bovine

En effet, une exploitation sur deux possède des bovins, et une sur trois est une exploitation laitière. Les 4 montagnes et le Vercors Drômois se distinguent nettement, ils constituent le plateau laitier du Vercors avec environ 3 000 vaches laitières, même si les vaches allaitantes augmentent.
On retrouve les troupeaux ovins dans les montagnes sèches drômoises du Diois et dans le sud du Royans avec un système d’exploitation très extensif et l’utilisation d’alpages dès la mi-juin.  Les exploitations classées ovins/caprins représentent 23% du total des exploitations, les bovins lait 17% et les productions de fruits 11%.

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