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’Isère et les Hautes-Alpes vont renforcer leur collaboration afin de gagner en efficacité d’action


En marge d’une rencontre avec le Préfet de massif et Préfet de la Région PACA, les Présidents des Départements de l’Isère et des Hautes-Alpes, respectivement Jean-Pierre Barbier et Jean-Marie Bernard, se sont rencontrés afin de préciser les contours d’une coopération renforcée.

Rapprochés depuis la reconstruction du tunnel du Chambon,  les deux collectivités ont accru leur collaboration et veulent aller plus loin dans leur entente. Routes, tourisme, culture… de nombreux champs de travail communs s’ouvrent pour gagner en efficacité.

Une évidence : travailler ensemble sur les problématiques de transport

L’entretien des routes et le déneigement sont des domaines sur lesquels les Départements ont naturellement des liens réguliers qu’ils peuvent renforcer.

Au premier rang desquels, la RD 1091 reliant Vizille à Briançon qui requiert une modernisation pour fluidifier le trafic et améliorer la sécurité. Une étude a été lancée et les deux Départements ont sollicité du Préfet de Région le soutien de l’Etat une fois les conclusions rendues sur les travaux prioritaires à engager.

Les deux Départements souhaitent également travailler de concert sur les RD1075 et RN85 afin d’améliorer la liaison sud-nord. Les Présidents ont également sollicité l’appui de l’Etat et l’attribution de crédits dédiés.

Des partenariats pourront aussi être amorcés pour la gestion de la viabilité hivernale, les deux départements ayant tous deux un important kilométrage de routes de montagne à déneiger chaque hiver.

En termes de transport ferroviaire, les deux collectivités en appellent à la mobilisation de l’Etat et des Régions pour garantir la modernisation et la pérennité des dessertes ferroviaires du Massif indispensables au désenclavement des territoires de montagne, à leur dynamique de développement économique et touristique, et répondre aux grands enjeux du XXIème siècle.

Aller encore plus loin en matière de tourisme et de culture

Au-delà de l’évidente action routière, existent d’autres terrains de partenariat comme le tourisme ou la culture.

Sur le tourisme,  la coopération déjà existante autour du Parc national des Écrins pourrait être renforcée. Des politiques communes et cohérentes de promotion touristique pourraient être aussi montées pour valoriser de manière globale la destination alpine hors Savoie.

En matière de culture, une réflexion sera engagée sur une convention pluriannuelle de coopération culturelle comme il en existe déjà une entre les Hautes-Alpes  et les Alpes de Haute-Provence. Un portage commun de grands projets culturels ferait aussi sens pour mener des opérations d’envergure sur les deux départements.

De manière globale ces partenariats vont permettre de gagner en capacité d’action et permettre également de réduire les coûts des actions menées.

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« Le travail réalisé autour de ce terrible épisode qu’a été la crise du Chambon nous a permis de comprendre combien une coopération entre nos deux départements était absolument nécessaire dans un certain nombre de domaines, dont celui des axes de transport. Tant les Haut-Alpins que les Isérois attendent de notre part que nous fassions mieux et plus efficace avec le peu d’argent qu’il nous reste de l’État. D’où l’importance d’unir nos forces et nos moyens pour réaliser des actions très concrètes au service de nos populations et des vacanciers qui séjournent très régulièrement dans nos territoires », explique Jean-Marie Bernard, Président du Département des Hautes-Alpes.

« Nous ne voulons pas nous mettre des œillères car les Hautes-Alpes sont de l’autre côté du Chambon. Administrativement nous sommes coupés, mais nous avons tant à gagner à nous rapprocher qu’il serait aberrant de ne pas le faire. Aujourd’hui les conditions administratives ne sont pas réunies pour parler de fusion, il n’empêche que nous voulons travailler ensemble»,  insiste Jean-Pierre Barbier, Président du Département de l’Isère.

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Laffrey: fête équestre de la rencontre


La route Napoléon à cheval qui sillonne  les départements des Alpes Maritime, Alpes de Haute Provence, Hautes Alpes et Isère sur 350 kilomètres a été inaugurée à un lieu symbolique: à Laffrey.

Lors de cette journée du 24 mai, de nombreuses animations ont été proposées au public. Animations orchestrées par l’association Isère Cheval vert. Inutile de dire que le cheval a été à l’honneur mais aussi les produits du terroir, l’artisanat.

Pierre Colin-Madan président d’Isère cheval vert et Bernard Pavie, président du Comité national du tourisme équestre ont dit toute leur fierté que cette route Napoléon à cheval soit inaugurée à Laffrey.

 » Deux siècles plus tard nous  proposons un itinéraire le plus proche possible du périple de Napoléon. Pas facile à réaliser, il a fallu tenir compte de la faisabilité, de la sécurité, y associer tout au long de son parcours tourisme, environnement, histoire, culture »..

Chantal Carlioz, vice présidente du Conseil départemental en charge du tourisme, de la montagne et des stations a rappelé que  le tourisme en Isère est une valeur sûre qu’il faut encore davantage développer.  » il faut le développer dans sa complémentarité, sa diversité: la tradition, la culture, le patrimoine, l’histoire, le terroir, ses paysages, sont des atouts que l’on doit mettre en avant.  »

Chantal Carlioz a également tenu à mettre en avant tous les acteurs qui oeuvrent pour développer l’attractivité touristique de notre département:  » les maires, présidents de communautés de communes, les différentes structures qui sont en place, les associations.. » Elle a également tenu à honorer les bénévoles  » sans qui rien ne pourrait se faire.. »

Marie Noëlle Battistel, députée a tenu à souligner que les manifestations consacrées au  bicentenaire de la route Napoléon  » ont permis à de nombreux enfants de vivre l’histoire en réel ». Elle a rappelé le rôle essentiel qu’ont joué les chevaux  » et c’est bien que ceux ci soient mis en valeur à travers ce jour d’inauguration de la route Napoléon équestre. »

Gilbert PRECZ

Voici le déroulé de la journée en images..Double cliquer pour agrandir les photos..


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Hautes Alpes: un jeune loup retrouvé mort….


Un jeune loup âgé d’environ 6 à 7 mois a été retrouvé mort, au bord d’une route à Esparron, dans les Hautes Alpes.

C’est un agriculteur qui a fait cette découverte. Le jeune loup, un mâle a sans doute été heurté par un véhicule. En effet, les premières informations permettent de dire qu’aucun impact de balle n’a été constaté. Par contre le loup a une patte arrière fracturée.

Une autopsie a été commanditée par le parquet de Gap.

La commune d’Esparron située dans le canton de Barcillonnette, en zone de montagne est composée de deux parties: le village et le hameau d’ESPREAUX, distants de 5 km. Elle dispose de trois exploitations agricoles essentiellement basées sur l’élevage de moutons.

Il faut rappeler que c’est sur cette commune qu’un chasseur avait tué une jeune louve.

C’est le deuxième loup retrouvé mort en quelques jours puisqu’un autre loup a été découvert, il y a peu, dans un sac plastique flottant à la surface d’un étang à Ste blandine, près de La Tour du Pin.

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A51 : le coût des études


orateurDans sa question écrite publiée dans le JO Sénat du 10/12/2009, M. Pierre Bernard-Reymond (Hautes-Alpes-UMP) demandait à M. le ministre d’État, ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat de bien vouloir lui indiquer le montant des crédits d’études engagés depuis 1985 pour mener à bonne fin le dossier du projet de l’autoroute A 51 entre Grenoble et La Saulce (Hautes-Alpes).

Il vient d’obtenir la réponse.

Réponse du ministère de l’Ecologie publiée dans le JO Sénat du 22/04/2010

L’estimation du montant des crédits d’études consacrés par les services de l’État à l’opération A51 sur la liaison Grenoble-Sisteron s’élève, après actualisation, à 22,5 millions d’euros courant cumulés.

La durée de la période concernée, supérieure à 20 ans, génère certaines incertitudes et imprécisions difficilement évitables. Cette estimation, qui constitue plutôt une fourchette haute, paraît toutefois suffisante pour apprécier l’ordre de grandeur du montant cumulé des crédits.

Les prestations considérées portent sur des études, certaines missions de maîtrise d’ouvrage des études déléguées ou d’assistance à maîtrise d’ouvrage, notamment dans le cadre du débat public mené en 2005.

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Prélèvements de loups: Chantal Jouanno pas opposée


Le groupe de travail parlementaire sur le loup présidé par Henriette Martinez, Députée des Hautes-Alpes, a auditionné Mme Chantal Jouanno, Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie.

En présence d’une douzaine de députés des départements concernés par les problèmes liés au loup et des membres du cabinet de Mme Jouanno, le débat a été constructif et positif, Mme Jouanno se déclarant ouverte à travailler en concertation avec les députés sur la base de la proposition de loi de Mme Martinez sur les points concernant les autorisations de prélèvement par les chasseurs.

Des propositions ont été faites qui seront retravaillées avec le cabinet de Mme Jouanno, notamment sur l’inversion de la charge de la preuve pour les indemnisations des éleveurs dont les troupeaux ont été attaqués.

La semaine prochaine, le groupe de travail sur le loup auditionnera la conseillère chargée du développement durable au cabinet de M. Bruno Lemaire, Ministre de l’Agriculture et de la Pêche.

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Pour FNE, la cohabitation homme-loup est possible


Décembre 2009 : battue au sanglier sur la commune d’Esparron dans les Hautes-Alpes. Surpris par l’arrivée d’une jeune louve, un chasseur l’abat. Surpris en flagrant délit, il sera jugé le 18 février prochain à Gap pour avoir détruit un individu d’une espèce protégée.
Ces faits poussent les associations de protection de la nature à se constituer partie civile et à rappeler le caractère emblématique du loup, symbole d’une nature sauvage et libre:
« Sans nier ou minimiser les difficultés qui subsistent pour le monde de l’élevage, notamment liés aux systèmes d’élevage et surtout au contexte économique de la filière ovine, nous voulons rappeler que les pertes subies par les troupeaux ne sont de loin pas le seul fait du loup (maladies, chiens errants, dérochements…) », explique FNE.

FNE, URVN et les associations de terrain SAPN, le CRAVE, Arnica Montana, conscientes des contraintes apportées à l’élevage extensif par le retour naturel des loups, ne sont pas opposées à des tirs exceptionnels résultant d’attaques répétées sur des troupeaux efficacement protégés ; elles l’ont affirmé et assumé par le passé.

Elles condamnent par contre tout acte de braconnage de loups, car la destruction d’un individu d’une espèce protégée n’est jamais anodine.

« Il faut comprendre que les causes qui ont permis ce retour naturel ne vont pas changer : les évolutions des milieux et des espèces, depuis des décennies, ont créé chez nous comme partout dans l’arc alpin les conditions d’une présence permanente des prédateurs. La présence du loup est un fait durable, dans les Hautes-Alpes comme dans d’autres territoires alpins ; l’objectif numéro un doit être d’aider la filière ovine à faire face à cette difficulté et à s’adapter ».

« Car, affirme FNE,  le loup n’est pas qu’une contrainte : en reprenant sa place au somment de la pyramide écologique il est le garant du bon fonctionnement de l’écosystème entier :

- il empêche la concentration des grands ongulés sauvages qui compromet la régénération naturelle de la forêt et les jeunes plantations,
- il élimine les individus faibles ou malades empêchant la propagation des maladies (les troupeaux de chamois sont régulièrement décimés par la kérato – conjonctivite),
- il élimine les chiens errants,
- il constitue un vecteur d’image sur la qualité des milieux naturels, support d’un tourisme respectueux de la nature essentiel pour les territoires de montagne ».
« Aussi en cette année de la biodiversité, le loup devrait pousser tous les acteurs, professionnels de l’élevage, Etat, collectivités et associations de protection de la nature, à faire évoluer les pratiques vers des modes d’élevage adaptés au territoire, à ses capacités et contraintes, vers un tourisme plus respectueux des activités agricoles et d’élevage en montagne et plus respectueux de la nature », souligne FNE.

« Nous sommes pour notre part convaincus de la nécessité de la préservation de la biodiversité, ainsi que de la possibilité d’une cohabitation entre le loup et l’homme. Si les Etats européens, de toutes orientations, ont pris depuis des décennies des mesures pour protéger de nombreuses espèces animales dont le loup, c’est bien que la conception du rôle de l’homme dans la nature a changé. Ce dont le pastoralisme a besoin, c’est de mesures de soutien réellement courageuses, non de complaisance vis-à-vis de positions anti-prédateurs venues du 19e siècle ! »

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