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ICHN: 79 100 exploitants reçoivent leur acompte


Comme l’a annoncé Bruno LE MAIRE, Ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche, lors de l’inauguration du 24e Salon International de l’Élevage (SPACE), à Rennes, l’acompte de l’indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN) a été versé ce jour.

79 100 exploitants, représentant 96,5% des demandes éligibles, ont reçu sur leur compte bancaire l’acompte de l’ICHN. Ces premiers paiements s’élèvent à 391 millions d’euros. Des versements complémentaires interviendront pour les autres dossiers dans les jours à venir.

En 2009, l’acompte avait été versé à 78 500 exploitants pour un montant de 353 millions d’euros. Les progrès ont pu être réalisés grâce au travail coordonné des directions départementales du territoire (DDT) et des services de l’Agence de Services et de Paiement (ASP).

L’année 2010 se caractérise par une revalorisation importante de l’aide apportée aux agriculteurs concernés. En effet, 42 millions d’euros supplémentaires – dont 23 millions d’euros au titre du cofinancement européen – ont été dégagés dans le cadre de la mise en œuvre du bilan de santé. Ce complément permet de revaloriser l’aide apportée aux 25 premiers hectares de chaque exploitation.

Le paiement du solde de l’aide interviendra à compter du 15 octobre 2010. Le montant prévisionnel total des indemnités pour la campagne 2010 est de 551 millions d’euros.

L’ICHN est une aide annuelle, cofinancée par l’Union européenne, versée aux exploitants en zone défavorisée, notamment en zone de montagne. Elle a pour objectif de compenser les surcoûts liés aux difficultés d’exploitation dans ces zones. Elle joue un rôle majeur dans l’occupation du territoire car elle favorise le maintien d’un tissu d’exploitations agricoles de taille modeste dans des zones difficiles.

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Lait: Bruno Le Maire dévoile ses plans


Maintenir une activité laitière sur tout le territoire: c’est ce que souhaite le ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, comme il l’a développé en clôture de l’AG de la FNPL, le 15 avril à Lille. Un objectif qui passe notamment par la mise en œuvre de nouveaux outils, par le développement du travail collectif, par une meilleure compétitivité. Le ministre se dit prêt à rencontrer l’interprofession pour élaborer un plan permettant d’adapter la gestion des quotas à des stratégies définies par bassin laitier. Il souhaite que ce plan voit le jour en septembre et puisse s’articuler avec le Grand emprunt.

Nous reproduisons ici quelques extraits de son intervention :

« Que voulons-nous pour la filière laitière de demain ? Mon premier objectif est clair : je souhaite maintenir une production laitière sur l’ensemble du territoire.

Il y a de profondes différences régionales, vous les connaissez.

J’entends des gens qui me disent : pour que la France soit compétitive, il faut que toutes les exploitations produisent un million de litres de lait par an. Mais je connais des exploitations en Savoie qui produisent 100 000 litres de lait et qui sont rentables car, malgré leurs coûts de production élevés, leur lait est valorisé à plus de 400 € la tonne grâce à des fromages AOC.

J’entends d’autres personnes qui me disent qu’une vache nourrie à l’herbe produit 6 000 litres de lait par an, alors qu’une vache nourrie avec des céréales en produit 8 000. C’est vrai. Mais la qualité du lait produit, le coût de production et le bilan environnemental ne sont pas les mêmes. Il y a donc un équilibre à trouver localement.

Chaque territoire a ses atouts et ses difficultés propres. Ma responsabilité est de construire avec vous une réponse adaptée à chaque région pour maintenir une économie laitière performante sur tous les territoires ».

Comment pouvons-nous y arriver ?

« Cela passe d’abord par une compensation des handicaps naturels. Les exploitations laitières de montagne ont bénéficié du Bilan de santé de la PAC et de la revalorisation de l’ICHN. Je vous confirme que les contrats de PHAE arrivant à échéance en 2010 et 2011 sont tous en cours de renouvellement. Je vous confirme que je proposerai à la Commission de nouveaux critères de délimitation des Zones défavorisées simples. Je continuerai de soutenir l’élevage en montagne, parce que c’est, sur ces territoires difficiles, la seule production possible.

Cela passe aussi par une meilleure gestion de l’offre de lait dans certaines régions. Il faut redistribuer les 2 % de hausse de quotas dont nous disposons et en faire bénéficier en priorité les jeunes agriculteurs et les récents investisseurs. Je vois bien les oppositions à ce choix. Mais nous ne pouvons pas affaiblir les exploitations qui ont fait des efforts pour se développer. Nous ne pouvons pas les priver de ces quotas, alors que cela nous ferait encore perdre des parts de marché par rapport à l’Allemagne. Ce choix est difficile. Mais c’est un choix responsable et nécessaire.

Le maintien d’exploitations sur tout le territoire passe également par le développement du travail en commun. L’association, cela ne veut pas dire des exploitations de taille démesurée qui poseraient des problèmes environnementaux et qui ne correspondent pas au modèle agricole français. L’association, cela veut dire un amortissement plus rapide de vos investissements et la possibilité d’avoir une organisation du travail adaptée aux modes de vie actuels, la possibilité d’avoir tout simplement une vie personnelle.

Mon objectif n’est pas de concentrer la production dans une ou deux régions de France. Mon objectif est de conserver une production de lait dans toutes les régions en gagnant en compétitivité ».

Un plan pour la filière en septembre

« Car mon deuxième objectif politique est bien de gagner la bataille de la compétitivité. Gagner en compétitivité ne veut pas forcément dire s’engager dans une course à l’agrandissement des exploitations. Gagner en compétitivité, c’est aussi réduire les charges et améliorer la valorisation de vos produits.

Lorsque, dans le cadre des Etats généraux du sanitaire, nous insistons sur la prévention des maladies, nous gagnons en compétitivité. 1 euro dépensé en prévention, c’est 6 euros de gagnés sur la lutte contre les maladies déclarées.

Lorsque nous proposons dans la LMA de classer la méthanisation comme activité agricole, nous gagnons en compétitivité. Cela représente en moyenne 25 000 euros par an par exploitation.

Nous n’avons aucune raison d’être moins performants que l’Allemagne. Nous réaliserons donc une étude comparative détaillée sur la filière du lait en France et en Allemagne. Nous regarderons point par point. Et nous en tirerons les conséquences.

Il faudra associer les transformateurs à ces réflexions et à ces choix. Arrêtons, là aussi, de reporter systématiquement la charge sur les producteurs. Tous les maillons de la filière sont concernés. Nous ne réussirons à bâtir une nouvelle donne laitière en France qu’ensemble : producteurs, industriels et coopératives.

C’est pour cela que je me bats depuis des mois pour que le projet de fusion entre Entremont et Sodiaal aboutisse dans les meilleures conditions possibles. C’est l’intérêt des producteurs. C’est l’intérêt des entreprises. Et c’est l’intérêt des salariés.

Enfin, je mesure parfaitement que ces efforts de compétitivité auront un coût. Vous me demandez un plan. Je suis prêt à en discuter avec l’interprofession. Je vous demande de me faire des propositions avant le 15 mai prochain. Je souhaite que ce plan soit un plan de développement de l’ensemble de la filière laitière française et qu’il soit prêt courant septembre 2010.

ce plan devra notamment favoriser les synergies entre les opérateurs de la filière à l’amont comme à l’aval.

ce plan devra permettre d’adapter la gestion des quotas à des stratégies définies par bassin laitier.

ce plan devra enfin pouvoir s’articuler avec le Grand Emprunt voulu par le Président de la République, et les pôles de compétitivité, pour soutenir les projets d’entreprises innovants.

Construisons ensemble des perspectives durables pour votre filière ».

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78 500 exploitants destinataires de l’ICHN


78 500 exploitants sur les 100 000 ayant déposé une demande ont reçu, sur leur compte bancaire au 15 septembre, l’acompte de l’indemnité compensatoire de handicaps naturels. Ces premiers paiements s’élèveront à 353 millions d’euros.

Dans les jours qui viennent, des versements complémentaires interviendront pour les autres dossiers.
En 2008, l’acompte avait été versé à 72 500 exploitants pour un montant de 306 millions d’euros. Les progrès ont pu être réalisés grâce au travail coordonné des directions départementales du ministère et des services de l’Agence de Services et de Paiement (ASP).
L’indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN) est une aide annuelle versée aux exploitants en zone défavorisée, notamment en zone de montagne. Elle a pour objectif de compenser les surcoûts liés aux difficultés d’exploitation dans ces zones. Elle joue un rôle majeur dans l’occupation du territoire car elle favorise le maintien d’un tissu d’exploitations agricoles de taille modeste dans des zones difficiles, contribuant à un développement rural harmonieux.
En outre, l’année 2009 se caractérise par une revalorisation sensible de l’aide apportée aux agriculteurs concernés. En effet, le montant de l’aide a été augmenté pour les 25 premiers hectares de 5%, portant ainsi la majoration à 40% en zone de montagne et 35% en zone défavorisée simple et de piémont.
L’ICHN est une mesure qui bénéficie d’un cofinancement européen (fonds européen agricole de développement rural- FEADER) dans le cadre du programme de développement rural pour la période 2007-2013.

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