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En avril 2017, les prix des produits agricoles continuent de croître nettement sur un an (+6,4 %)


En avril 2017, les prix des produits agricoles augmentent de 6,4 % sur un an, après +6,2 % en mars. Hors fruits et légumes, ils diminuent de 0,3 % sur un mois et croissent de 7,1 % sur un an.

Baisse des prix des céréales et des oléagineux

En avril 2017, les prix des céréales diminuent de nouveau (−2,7 %, après −2,6 % en mars). L’abondance de l’offre mondiale pèse sur les cours. De même, les prix des oléagineux continuent de baisser (−3,2 % après −2,9 %). Le prix du colza, principale graine oléagineuse cultivée en France, suit le recul des prix du soja et de l’huile de palme, dont le colza peut servir de substitut.

Les estimations font état d’une récolte record de soja cette année, tandis que la demande est atone pour l’huile de palme.

Prix de production des céréales

Baisse des prix des légumes frais, renchérissement des fruits frais et des pommes de terre

En avril 2017, les prix des légumes frais baissent sur un an (−3,8 %). La demande peine à absorber l’offre abondante de laitues et de choux-fleurs, stimulée par de bonnes conditions climatiques. À l’inverse, le prix de la tomate reste élevé en cette période de l’année : la production sous serre démarre en retrait par rapport à l’année dernière. Les prix des fruits frais restent dynamiques (+4,9 % sur un an).

Par suite des faibles rendements de la dernière campagne de production en Europe du Nord-Ouest, les prix des pommes de terre restent plus élevés qu’il y a un an (+26,7 %). Les prix des vins diminuent de 0,6 % sur un an du fait de la baisse marquée des prix des vins sans appellation (−9,0 %), concurrencés par les vins espagnols.

Prix de production des légumes frais

Hausse des prix des animaux et du lait

Sur un an, les prix des animaux accélèrent (+7,5 % en avril après +4,3 % en mars) surtout du fait de la hausse avivée du prix du porc (+32,6 % après +25,1 % en mars). La demande de porc reste soutenue, notamment de la part de la Chine.

Prix de production des porcins et des gros bovins

Le prix du lait de vache augmente encore (+2,6 % de janvier à mars) : la collecte au niveau mondial diminue depuis mi-2016 tandis que les exportations de beurre et de fromages sont dynamiques, notamment vers les États-Unis et l’Asie.

Quasi-stabilité des prix d’achat des moyens de production en avril

En avril 2017, les prix des consommations intermédiaires augmentent de 0,2 % sur un mois et de 1,6 % sur un an, surtout du fait du renchérissement de l’énergie (+0,9 % en avril, +15,5 % sur un an). En revanche, les prix des engrais continuent de baisser (−0,2 % en avril  ; −5,2 % sur un an). Les prix des biens d’investissement sont stables sur le mois et croissent de 1,8 % sur un an.

Révisions

L’évolution sur un an de l’IPPAP a été rehaussée de 0,3 point en mars et celle de l’IPAMPA de 0,1 point sur un mois comme sur un an.

Prix d’achat des moyens de production agricole

  • Sources : Insee et SSP (ministère chargé de l’agriculture)

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Auvergne-Rhône-Alpes, une des régions les plus dynamiques


L’Insee met à disposition les populations officielles des 35 868 communes de France. Ces
populations entreront en vigueur le 1er janvier 2017. Elles sont disponibles sur le site de l’Insee.

Ces « populations légales » sont très structurantes pour la vie des communes. Du niveau de ces populations officielles dépendent en particulier le montant de la dotation que l’État verse à chaque commune pour assurer son fonctionnement, le niveau de l’indemnité des élus municipaux, le mode de scrutin des élections municipales, ou encore le nombre de pharmacies qui peuvent être implantées dans la commune…

Ce sont ainsi plus de 350 textes réglementaires, d’objets très variés, qui s’appuient sur ces chiffres officiels.

Auvergne-Rhône-Alpes, une des régions les plus dynamiques

Au 1er janvier 2014, la région Auvergne-Rhône-Alpes abrite 7 821 000 habitants soit 12 % de la population française. Deuxième région la plus peuplée après l’Île-de-France, elle a gagné 303 000 habitants entre 2009 et 2014.

Elle est aussi la troisième région en matière de dynamisme démographique, derrière la Corse et l’Occitanie, ex-æquo avec les Pays-de-la-Loire. Ce dynamisme démographique ne fléchit pas. Le taux de croissance annuel moyen de la population (+ 0,8 %) est identique sur les périodes 1999-2009 et 2009-2014.

Un tiers de la population habite dans les 50 plus grandes villes

Auvergne-Rhône-Alpes est composée de 4 133 communes. De Lyon (507 000 habitants) à Ecully
(18 000 habitants), les 50 plus grandes villes de la région accueillent le tiers de la population régionale.
En raison de l’étalement urbain, il s’agit pour moitié de villes de banlieue. De 2009 à 2014, leur croissance démographique est contrastée. Si pour 29 d’entre elles, la croissance de la population, sur la période récente, est supérieure à celle de la période 1990-2009, pour 13 autres, la population diminue.
Depuis 50 ans, la part des habitants de la région vivant dans les 50 villes les plus peuplées diminue.

Pour comprendre les populations légales

Les populations diffusées le 31 décembre, qui sont authentifiées par décret au Journal Officiel, sont
calculées à partir des informations collectées lors des enquêtes de recensement conduites de 2012 à 2016.
Afin de respecter l’égalité de traitement des communes, les informations collectées sont ramenées à une
même date, celle du milieu de la période. Ainsi, ces populations qui entrent en vigueur au 1er janvier 2017 sont millésimées 2014.

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Les nouveaux chiffres de la population française


L’Insee publie aujourd’hui les chiffres de population, pour chaque commune, canton, arrondissement,département et région. Ils entreront en vigueur au 1er
janvier 2015 et feront référence dans plus de 350 dispositions législatives ou réglementaires qui organisent la vie locale (finances locales, vie municipale,
fonction publique territoriale, etc.).
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Coopératives agricoles: 67 000 emplois


En 2012, les quatre familles de l’économie sociale – coopératives, mutuelles, associations
et fondations – emploient 2,3 millions de salariés et versent 60 milliards d’euros de
rémunération. Elles génèrent 90 milliards d’euros de valeur ajoutée, provenant en
majorité d’activités marchandes.

Associations et fondations interviennent surtout dans l’action sociale, la santé et l’enseignement.
Les coopératives sont des acteurs essentiels de la banque et de la filière agroalimentaire. Elles
prolongent par ailleurs leur activité avec des filiales situées hors de l’économie sociale. Les
mutuelles concentrent leur intervention dans les complémentaires santé et l’assurance des
biens et des personnes. Les conditions de rémunération et la gestion de l’emploi différencient
également les familles de l’économie sociale : le monde associatif recourt ainsi davantage dans
certains secteurs aux contrats aidés et au temps partiel. Les quatre familles sont présentes sur
tout le territoire, mais comptent particulièrement dans l’emploi des zones peu industrielles.

Quant aux coopératives agricoles, avec leurs 67 000 salariés, elles sont des acteurs incontournables de la filière agroalimentaire.
Coopératives de crédit et coopératives agricoles ont par ailleurs étendu leur action en dehors de leur périmètre juridique en créant ou en achetant des filiales. En termes d’emploi, ces filiales hors de l’économie sociale pèsent presque aussi lourd que la partie relevant de l’économie sociale dans les groupes coopératifs de crédit et un peu plus dans les groupes coopératifs agroalimentaires.

Pour prendre connaissance du rapport de l’Insee, dans son intégralité: cliquer ici:
rapport de l’Insee

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Les prix agricoles à la production diminuent en juin


En juin, les prix de production des produits agricoles baissent de 1,1 % par rapport à mai ; sur un an ils décroissent de 5,0 %.

Le prix des céréales affiche en juin une baisse de près de 9 % sur un trimestre (-13 % sur un an), toujours sous l’effet de disponibilités abondantes. Le maïs français subit notamment la concurrence ukrainienne. Les fortes récoltes à venir pèsent de surcroît sur les prix.

Prix de production des céréales

Prix de production des céréales

Le prix des oléagineux diminue en juin (–4,8 %), en raison d’une bonne récolte qui s’annonce dans l’ensemble de l’ Europe.

Le prix de l’ensemble des vins augmente de 15 % sur un an (+22,9 % pour les vins d’appellation), sous l’effet de faibles récoltes depuis deux ans.

Le prix de la pomme de terre chute par rapport à l’année dernière (-48,5 %). Il s’agit d’un retour à la normale : l’avant-dernière récolte en 2012 avait été très faible en Europe du Nord-Ouest.

Le prix des fruits frais baisse fortement en glissement annuel (–20,1 %). En effet, les abricots, les cerises et les pêches affluent sur les étals : leurs productions sont nettement supérieures à l’année dernière, marquée par des conditions climatiques défavorables.

Le prix des légumes diminue en glissement annuel (–10,3 %). Côté offre, les concombres, les courgettes et les melons sont plus abondants que l’année dernière à la même période où de mauvaises conditions climatiques avaient engendré des baisses de rendements. Côté demande, les consommateurs apprécient la tomate en raison d’une météo plutôt estivale ; ainsi son prix augmente.

En données corrigées des variations saisonnières, le prix des animaux baisse en juin (-2,2 %), dont celui du porc. En effet, l’embargo russe sur le porc européen limite les débouchés à l’export. Le prix des bovins décroît de près de 8 % sur un an, en raison d’une consommation qui s’érode.

Le prix d’achat des moyens de production est stable en juin.

Le prix des consommations intermédiaires diminue en juin (-0,3 %). Sur un an, les prix des aliments pour animaux et des engrais diminuent respectivement d’environ 7 % et 5 %. Le prix des biens d’investissement est stable en juin.

Source Insee

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La filière viande en Rhône-Alpes : plus de 17 000 emplois..


Avec plus de 17 000 emplois, la filière viande en Rhône-Alpes est plus spécialisée sur ses segments en aval.

Placée au 5e rang des régions françaises pour l’importance de l’ensemble de la filière, mais elle se situe au 3e pour le seul segment du commerce de gros. Le niveau d’exportation d’animaux vivants est également significatif. L’ensemble de la filière est davantage présent dans l’ouest de la région, à proximité de l’Auvergne et du Charolais.

Ces territoires accueillent en particulier de grandes unités d’abattage et de transformation de la viande.

La filière viande rassemble tous les établissements impliqués de manière significative dans la production de viandes ou de produits à base de viande, et ce quelle que soit leur place dans la chaîne de production. La filière se compose ainsi, d’amont en aval, de trois segments d’activités : l’élevage (principalement bovins, ovins-caprins, volailles, porcins), l’abattage-transformation de la viande et le commerce de gros.

Rhône-Alpes : 5e région française pour l’emploi dans la filière

En Rhône-Alpes, la filière viande compte près de 7 000 établissements, dont 6 000 exploitations agricoles. Elle occupe 17 300 personnes en 2011, ce qui correspond à environ 7 % du total national. L’effectif de Rhône-Alpes place la région au 5e rang des régions françaises, loin derrière la Bretagne et les Pays de la Loire, deux régions spécialisées dans le secteur de l’agro-alimentaire et regroupant chacune près de 40 000 emplois. La filière ne regroupe par ailleurs que 0,6 % des emplois régionaux. Cette part est de 0,9 % en France métropolitaine ; elle est très élevée dans les régions du Massif central, en particulier dans le Limousin, où 4,1 % des emplois sont liés aux activités de production de viande.

En général, les régions spécialisées dans la viande affichent une part des segments élevage et abattage-transformation plus importante qu’ailleurs. De son côté, Rhône-Alpes se distingue par une structure de l’emploi davantage orientée vers l’aval de la filière, le commerce de gros en particulier.

Une part importante de non-salariés, essentiellement dans l’agriculture

Selon les régions, la répartition de l’emploi entre les segments de l’élevage, de l’abattage-transformation et du commerce de gros peut varier sensiblement. La continuité de la chaîne productive de la filière sur une même zone géographique n’est pas toujours observée : ce n’est pas forcément l’élevage local qui fournit aux établissements industriels de la zone la matière première servant à la production de viande. Les échanges inter-régionaux, voire internationaux, sont fréquents. Par exemple, une partie des transformateurs régionaux peuvent se fournir en porcs provenant de Bretagne ou d’Espagne.

De même, l’engraissement de « broutards » peut s’effectuer en Italie. Le commerce de gros n’est pas, lui non plus, nécessairement implanté dans les régions d’élevage ou de production ; il peut se trouver à proximité des lieux de consommation ou des nœuds de communication comme l’Île-de-France.

Les caractéristiques de l’emploi dans la filière rhônalpine restent par ailleurs assez proches de celles constatées au niveau national. Les nombreux établissements du segment agricole de l’élevage sont naturellement constitués d’importants effectifs non-salariés. Ce statut particulier concerne environ 6 200 personnes dans la région, soit une part de 36 % de l’emploi total de la filière (contre 13 % pour l’emploi tous secteurs d’activité confondus).

Les femmes, même si elles représentent un tiers de l’emploi de la filière, sont moins présentes que sur l’ensemble des secteurs économiques (47 % en Rhône-Alpes). Les jeunes travailleurs sont également moins nombreux : la filière compte 42 % de travailleurs âgés de moins de 40 ans ; tous secteurs confondus, cette part est supérieure de 6 points.

En Rhône-Alpes, la spécialisation plus forte en aval de la filière explique des niveaux de salaires plutôt élevés. La rémunération annuelle nette y atteint 23 200 euros, soit 400 euros supplémentaires, en moyenne, par rapport à la filière viande en France métropolitaine. Avec
plus de 24 500 euros, les départements de la Loire et de la Haute-Savoie occupent les deux premières places de la région ; la Drôme et l’Ardèche, où les salaires sont inférieurs à 21 500 euros, ferment la marche.

Les effectifs de la filière dans la région se concentrent autour de Lyon, Roanne, Mâcon et Saint-Étienne

Au sein de la région, la présence de la filière viande est très marquée sur un large espace géographique s’étirant de la plaine du Forez jusqu’au plateau de la Dombes et le pays bressan. Cette présence se retrouve également au sud, autour de Valence et le long du couloir rhodanien, avec la transformation de la viande de volailles.

L’élevage : surtout des bovins…mais aussi des ovins, des porcs et de la volaille

Le segment de l’élevage constitue le premier maillon de la filière. En Rhône-Alpes, ce segment regroupe 6 500 emplois en 2011. Par rapport aux régions les plus spécialisées telles que le Limousin, l’Auvergne, Midi-Pyrénées ou la Bourgogne, ce segment est relativement peu développé en Rhône-Alpes. Il regroupe 37 % des emplois régionaux de la filière, une part inférieure aux 45 % du niveau national. Même si l’élevage bovin représente l’essentiel des élevages d’animaux, les régions se différencient les unes des autres en fonction de l’orientation de leurs élevages.

L’élevage porcin reste une spécialité bretonne. La volaille, quant à elle, est caractéristique de toutes les régions de la façade ouest, des Pays de la Loire en premier chef. Enfin, les régions du sud de la France sont davantage tournées vers l’élevage d’ovins-caprins. L’élevage rhônalpin ne présente pas de spécialisation marquée. La présence des élevages de porcs ou de volailles est limitée, sans commune mesure avec la concentration de ces activités en Bretagne et en Pays de la Loire.

L’élevage de bovins domine en amont de la filière


L'élevage de bovins domine en amont de la filière

Sur ce segment, les non-salariés représentent la grande majorité des emplois. Les exploitations agricoles sont nombreuses et se caractérisent en effet par une très faible présence du salariat : 94 % d’entre elles sont non-employeuses. Les plus grands établissements se trouvent dans l’aviculture.

Avec un âge moyen de 46 ans, les éleveurs sont relativement âgés : 40 % d’entre eux ont plus de 50 ans. À l’inverse, les salariés de l’élevage sont plus jeunes, leur âge moyen atteint 35 ans (contre 36 ans au niveau national) ; un quart d’entre eux seulement a plus de 50 ans. Sur ce segment de la filière, le salariat semble concourir à la transmission de l’entreprise dans un cadre familial. Les éleveurs enfants d’éleveurs représentent une part importante des salariés âgés de moins de 25 ans (comme au niveau national d’ailleurs où cette part est de 23 %). Enfin, les femmes n’occupent que 27 % des emplois du segment.

L’abattage-transformation : un segment industriel…

Dans l’abattage et la transformation, les caractéristiques de l’emploi sont celles de l’industrie et contrastent fortement avec celles de l’agriculture.

Ce segment regroupe 47 % de l’emploi régional de la filière, une proportion similaire au niveau national. Il rassemble 360 établissements et 8 100 salariés et s’appuie sur des établissements de grande taille. Ainsi, les dix premiers établissements réunissent un tiers des effectifs salariés du segment. Pour la plupart, ils se situent dans la Loire et le long du couloir rhodanien. L’abattage et la transformation de la viande se retrouvent également aux franges de la région Rhône-Alpes, avec de grandes unités de production comme l’abattoir de bovins de l’entreprise « Bigard » à Cuiseaux (en Bourgogne), l’abattoir de porcs « Tradival » à Lapalisse (en Auvergne) ou l’abattoir municipal d’ovins à Sisteron (en Paca).

De 2008 à 2011, la baisse de - 9 % de l’emploi salarié dans l’ensemble de la filière régionale est trois fois plus importante que celle constatée au niveau national. Le segment de l’abattage-transformation y contribue pour une large part. Dans un contexte de faible niveau d’activité (baisse de la consommation de viande par habitant, concurrence des pays étrangers, baisse du cheptel des animaux de boucherie, …) ces pertes d’emplois s’accompagnent d’un mouvement de concentration et de rationalisation des outils de production. Le taux d’investissement de 16 % des entreprises de la région (14 % en France métropolitaine) témoigne des efforts engagés pour préserver une rentabilité déjà faible.

L’abattage-transformation marqué par la présence de grands groupes agro-alimentaires

Comme pour l’ensemble des industries alimentaires, le segment de l’abattage-transformation est marqué par la présence de grands groupes. En Rhône-Alpes, ces derniers sont cependant moins dominants qu’ailleurs : 78 % des salariés de l’abattage-transformation travaillent dans un établissement contrôlé par un groupe, contre 85 % en France métropolitaine. Cette proportion est bien plus faible que dans les Pays de la Loire ou en Bretagne, régions où les groupes sont omniprésents sur ce segment.

Le poids des groupes étrangers est, quant à lui, nettement plus important en Rhône-Alpes : près de 1 900 salariés, soit un quart des effectifs du segment, travaille dans un établissement sous contrôle étranger (contre 9 % seulement en France métropolitaine). Ces groupes, essentiellement espagnols et suisses, détiennent en effet les plus grands établissements du segment industriel de la filière rhônalpine. À titre d’exemples, le fabricant de jambon « Aoste » dans l’Isère qui compte plus de 500 salariés et les établissements « Cochonou » et « Justin Bridou » dans les Monts du Lyonnais et le Pilat dépendent tous les trois du même groupe espagnol « Campofrio Food », lequel contrôle à lui seul près de 1 200 salariés en Rhône-Alpes.

Les plus gros établissements dans le nord-ouest de la région

Les plus gros établissements dans le nord-ouest de la région

En parallèle, 3 700 salariés du segment, soit près d’un salarié sur deux, dépendent d’un groupe français. Les établissements sont ici de taille plus modeste. Le groupe « Terrena » est le plus important ; ses 350 salariés sont notamment répartis dans les établissements « Bernard Royal Dauphiné ».

Le commerce de gros plus développé en Rhône-Alpes

Le commerce de gros, qui joue un rôle stratégique dans la distribution des produits carnés, se compose de deux activités : d’une part, le commerce de gros d’animaux vivants, d’autre part celui des carcasses et des produits à base de viande conditionnée ou transformée.

Le segment du commerce de gros est développé en Rhône-Alpes. Il rassemble 2 300 salariés, ce qui en fait la 3e région de France métropolitaine. Ce segment concentre 15 % des emplois de la filière, soit une proportion bien supérieure aux 9 % du niveau national. La proximité d’axes de communication majeurs et de grands bassins de population, la tradition commerçante de Rhône-Alpes, voilà autant d’éléments qui participent significativement à la surreprésentation du commerce de gros dans la filière régionale (par rapport au niveau national).

Exemple de la relative déconnexion des trois segments de la filière au niveau local, c’est l’Île-de-France qui se place en tête des régions pour le commerce de gros de la filière viande (plus de 3 000 salariés).

La qualification de l’emploi est ici plus élevée : les cadres et professions intermédiaires représentent près d’un quart des salariés, soit davantage que sur l’ensemble de la filière où le taux d’encadrement n’est que de 11 %. Les rémunérations sont donc plus élevées avec des salaires moyens de 25 200 euros net par an contre 23 000 euros dans l’abattage-transformation et moins de 18 000 euros seulement dans l’élevage. Cet avantage salarial sur les autres segments s’accentue avec l’âge des salariés.

L’importance du commerce de gros d’animaux vivants dans la région se traduit par un chiffre d’affaires à l’export de 477 millions d’euros et un taux d’exportation de près de 30 % contre 11 % au niveau national. Les éleveurs-naisseurs peuvent en effet choisir de vendre leurs « broutards » (jeune bovin mâle) à des entreprises assurant le transfert des animaux vers d’autres pays, comme l’Italie, spécialisés dans l’engraissement des animaux.

Ce créneau d’activité particulier est dominé par deux entreprises : « Deltagro Union » basée à Roanne et faisant partie du groupement coopératif de la Sicarev et « Eurofrance » à Lentilly.

Un segment plus exportateur en Rhône-Alpes

La plupart des résultats financiers de la filière rhônalpine se situent dans la moyenne nationale. En 2011 et en aval de la filière (abattage-transformation et commerce de gros), la valeur ajoutée des entreprises implantées en Rhône-Alpes s’élève à près de 440 millions d’euros. Les trois quarts de cette valeur ajoutée sont réalisés par le seul segment de l’abattage-transformation.

Rapporté au chiffre d’affaires, le taux de valeur ajoutée s’élève à 11,9 %, en baisse continue depuis 2008 (13,1 %). Il reflète les difficultés économiques de ces entreprises : hausse de leurs charges en matière première, baisse des volumes traités, vive concurrence, resserrement de leurs marges … Grâce au commerce de gros, la région se démarque néanmoins par un taux d’exportation s’élevant à 16 % contre à peine 11,7 % en moyenne sur l’ensemble du territoire national.

L’élevage laitier et son impact sur la filière viande

À côté des 170 000 vaches allaitantes de la filière viande, Rhône-Alpes compte un cheptel de 269 000 vaches laitières. Le lait constitue, avec environ 14 000
emplois, une filière d’ampleur équivalente à celle de la viande. La filière viande dépend partiellement de l’élevage laitier : en effet, les veaux issus de vaches laitières, ainsi que les vaches elles-mêmes lorsqu’elles sont réformées après leur période de production de lait, approvisionnent les unités d’abattage et de transformation de la viande. En Rhône-Alpes, près de 50 % de la production totale de viande bovine provient ainsi de races laitières.

La spécialisation économique des territoires dans la filière viande ou la filière lait dépend de la répartition géographique entre bovins à viande et vaches laitières. Plus proches du bassin allaitant du Charolais, la zone d’emploi de Roanne s’oriente en direction de la filière viande avec 1 500 emplois. À l’inverse, les alpages à l’est de la région expliquent la présence de la filière laitière dans les zones d’emploi d’Annecy ou du Genevois Français (avec respectivement 1 500 et 1 000 emplois). Enfin, et malgré des effectifs plus faibles au sein de la filière laitière, les zones d’emploi de Mâcon et de Bourg-en-Bresse se singularisent par une double spécialisation, à la fois dans le lait et dans la viande.

En bout de chaîne, le commerce de détail de la viande

Les effectifs comptabilisés dans le commerce de détail ne sont pas intégrés à ceux de la filière viande. Localisés selon une logique de proximité avec les consommateurs, les réseaux de vente au détail de la viande ou des produits à base de viande utilisent deux canaux de distribution : le commerce artisanal (boucheries et charcuteries) et la grande distribution.

En Rhône-Alpes, le commerce artisanal est plus développé qu’au niveau national. Environ 2 100 salariés exercent des métiers en lien direct avec la viande au sein de la grande distribution alors qu’ils sont 3 200 dans le commerce artisanal. La profession de boucher est évidemment la première concernée : 1 600 bouchers travaillent dans chacun de ces deux canaux de distribution, soit 3 200 au total.

Dans le commerce artisanal, en plus des métiers directement liés à la viande, on compte aussi 2 900 emplois de vendeurs et environ 1 300 non-salariés. Au total, on peut ainsi estimer l’emploi dans le commerce de détail de la viande à au moins 9 500 postes de travail*.

* Cette estimation ne tient pas compte des emplois de vendeurs dédiés aux rayons boucherie et charcuterie de la grande distribution.

Source Insee

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En avril, les prix de production des produits agricoles augmentent..


En avril, les prix de production des produits agricoles augmentent (+0,8 % par rapport à mars) ; sur un an ils baissent de 4,0 %.

Le prix des céréales est quasi stable en avril (+0,2 %). L’offre de céréales demeure abondante et la crise politique ukrainienne n’affecte pas les exportations de ce pays.

Le prix des oléagineux diminue en avril (-2,2 %). La demande asiatique est désormais moins vigoureuse tandis que l’offre sud-américaine de soja est très abondante.

Le prix de l’ensemble des vins augmente de 13,4 % sur un an (et de 21,8 % pour les vins d’appellation), en lien avec de faibles récoltes depuis deux ans.

Le prix de la pomme de terre chute par rapport à l’année dernière (-36,0 %). Il s’agit d’un retour à la normale : l’avant-dernière récolte en 2012 avait été très faible en Europe du Nord-Ouest.

Le prix des fruits frais décroît en glissement annuel (–17,9 %), en particulier ceux de la pomme et de la poire dont les productions avaient augmenté en 2013. Le prix de la fraise baisse également : la chaleur et la lumière, plus présentes en ce début de saison que l’an dernier, ont permis d’accroître la production.

Le prix des légumes frais chute en glissement annuel (–21,4 %). Le chou-fleur s’écoule difficilement aussi bien vers le frais qu’en surgélation. Le prix de la tomate baisse aussi, sous l’effet de la concurrence étrangère et d’un temps plus maussade après Pâques, qui a légèrement détourné les consommateurs. En raison de températures clémentes la maturité des laitues et des poireaux s’est accélérée, saturant la demande.

En données corrigées des variations saisonnières, le prix des animaux augmente en avril (+3,8 %). Celui du porc bondit (+16,6 %) : malgré l’embargo russe, les exportations européennes sont portées par la crise sanitaire aux États-Unis (diarrhée épidémique porcine), qui limite la production et les exportations.

La hausse du prix des ovins reflète une offre limitée face au surcroît traditionnel de consommation à Pâques, qui se situe en plein milieu du mois cette année. Le prix du lait croît sensiblement sur un an (+14,0 %), du fait de la forte demande, notamment chinoise, à l’export en lait de consommation. Le prix des œufs baisse car la production française est abondante.

Le prix d’achat des moyens de production croît légèrement en avril.

Le prix des consommations intermédiaires se maintient globalement en avril (+0,1 %). Sur un an, les prix des aliments pour animaux et des engrais ont diminué d’environ 8 %. Le prix des investissements est stable en avril.

Sources : INSEE – SSP (ministère chargé de l’Agriculture

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64.933.400 habitants en France, 1.215.212 en Isère…


Les populations légales millésimées 2011 entrent en vigueur le 1er janvier 2014. Elles ont pour date de référence statistique le 1er janvier 2011. 2léments chiffrés fournis par l’Insee..

Au 1er janvier 2011, la France et ses départements d’outre-mer comptaient 64.933.400 habitants, a indiqué  l’Institut national de la statistique (Insee). Ce nouveau décompte officiel des populations légales en France inclut les 36.664 communes françaises.

Ces données seront très utiles en cette année d’élections municipales. En effet elles permettront notamment de définir le mode de scrutin dans les communes françaises pour les municipales du 23 et 30 mars prochains.

Les maires des communes de moins de 1000 habitants seront élus au scrutin majoritaire plurinominal à deux tours (sans obligation de parité) alors que ceux des villes de plus de 1000 habitants sont tous soumis au scrutin de liste proportionnel à deux tours.

Ces chiffres serviront aussi à établir le nombre de conseillers municipaux prévu par commune. Les villes de moins de 100 habitants disposant de 7 élus contre 69 pour les villes de plus de 300.000 résidents.

Une particularité bien française: la concentration de sa population:

la France ne compte que 946 villes de plus de 10.000 habitants (sur plus de 36.000 communes), celles-ci regroupent près de 49% de la population totale et 11.967 communes de moins de 250 habitants, soit un tiers du nombre total des communes, mais qui nereprésentent que 3% de la population.

A noter enfin que  la France a gagné 1,7 million d’habitants en 5 ans, soit 350.000 nouveaux résidents chaque année.

La région Rhône-Alpes compte pour sa part 6.283541 habitants. Elle est placée en deuxième région les plus peuplées de France, loin derrière l’Ile de France, près de 12 millions d’habitants..

L’Isère avec 1.215212 habitants se classe en deuxième position des départements les plus peuplés de Rhône-Alpes, derrière le Rhône, 1 744 236 habitants et devant la Loire…

Vous souhaitez connaître la population exacte de votre commune: cliquer ici:

Et dans votre commune ?



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Les prix de production des produits agricoles diminuent en juin


Le prix des céréales baisse sensiblement en juin (–7,5%). Des récoltes abondantes de blé sont prévues dans l’hémisphère Nord et son prix chute. Le prix du maïs se redresse légèrement malgré des prévisions haussières de production au niveau mondial ; le maïs français s’écoule bien, du fait d’une demande émanant à la fois des industriels français d’aliments pour le bétail et ceux d’Europe du Nord.

Prix de production des céréales

Prix de production des céréales

Le prix des oléagineux diminue en juin (-1,7 %). Des conditions favorables de culture pour le colza permettent d’augurer une récolte abondante.

En juin, le prix de la pomme de terre a plus que doublé par rapport à la même période de l’année dernière (+139,9 %), du fait de la faiblesse de la dernière récolte en Europe du Nord.

Le prix des vins diminue en juin (-0,6 %) mais augmente sensiblement sur un an (10,7 %). Le prix de certains vins AOP a été soutenu par la demande à l’exportation. La baisse des volumes vendangés à l’automne dernier explique la hausse du prix des autres vins.

Le prix des fruits frais croît en glissement annuel (+14,8 %). Les prix de l’abricot et de la pêche augmentent en raison d’une offre réduite due aux mauvaises conditions climatiques et également à la diminution du verger (principalement celui de la pêche). En revanche, la cerise est moins chère : les consommateurs ont peu consommé ce fruit en raison de la météo maussade en juin.

Prix de production des légumes frais

Prix de production des légumes frais

Le prix des légumes frais augmente en glissement annuel (+10,6 %). Côté offre, le manque de soleil et les températures fraîches du mois de juin ont conduit à un déficit de production pour la plupart des légumes de saison, et leur prix augmente. Côté demande, le temps maussade n’a pas favorisé la consommation de tomate dont le prix baisse malgré une production également en diminution. A contrario, les consommateurs se sont reportés vers le poireau, légume plutôt consommé en saison froide.

Prix de production des gros bovins et des porcins

Prix de production des gros bovins et des porcins

En données corrigées des variations saisonnières, le prix des animaux augmente en juin (+1,6 %). Le porc renchérit du fait d’une offre européenne réduite ce mois-ci. Le prix des gros bovins se maintient à la suite d’une moindre disponibilité de ces bêtes. Le prix des œufs chute sur un an (-34,7 %) après le recouvrement du potentiel de production.

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Le prix d’achat des moyens de production diminue en juin.

Le prix des consommations intermédiaires baisse en juin (-0,6 %), tandis que celui des investissements est stable. Le prix des aliments pour animaux augmente d’environ 10 % sur un an.

Prix d’achat des moyens de production agricole

Prix d'achat des moyens de production agricole

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Rapport Chalmin: table ronde sur les relations commerciales entre producteurs, transformateurs et distributeurs


A l’occasion de la présentation du rapport 2012 de l’Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires, Stéphane Le Foll et Guillaume Garot annoncent la tenue d’une table-ronde le 21 novembre 2012 sur les relations commerciales entre producteurs, transformateurs et distributeurs.

©Pascal.Xicluna/Min.A­gri.Fr

Le rapport 2012 de l’Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires a été présenté 13 novembre au Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt ainsi qu’au Ministre Délégué à l’Agroalimentaire.

Un apport important de cette édition est, pour la première fois, la diffusion d’informations détaillées sur les comptes par rayon alimentaire frais de la grande distribution, fournies à l’observatoire par les principales enseignes.

Il en ressort que pour 100 € de vente en hypermarchés et supermarchés, la marge nette est très variable d’un rayon à l’autre : en moyenne négative à -1,9 € en boucherie, tandis qu’elle est nettement positive, entre 5 et 6 €, pour les rayons charcuterie et volailles.

Le rapport met aussi en évidence la situation actuelle délicate des industries alimentaires confrontées à la hausse de leurs coûts en matières premières, ainsi que l’impact de la hausse des coûts de l’alimentation des animaux dans les exploitations d’élevage.

Le rapport 2012 de l’observatoire présente pour la première fois la décomposition de la dépense alimentaire nationale en valeurs ajoutées induites dans l’ensemble des branches de l’économie nationale. Sur 100 € de dépenses alimentaires, environ 8 euros reviennent actuellement à l’agriculture et 11 euros aux industries agroalimentaires, loin derrière le commerce (21 euros).

A l’occasion de la présentation ce rapport, Stéphane Le Foll et Guillaume Garot ont annoncé la tenue d’une table-ronde sur les relations commerciales entre producteurs, transformateurs et distributeurs le 21 novembre prochain.

Ce rapport rend compte des travaux réalisés depuis juin 2011 (remise du 1er rapport annuel) pour l’Observatoire par FranceAgriMer avec le concours du Service de la statistique et de la prospective du ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, de l’INSEE, de l’INRA, des instituts techniques et des fédérations professionnelles de l’agriculture, des industries agroalimentaires et du commerce.

Le fil conducteur des travaux de l’Observatoire est d’identifier dans le prix au détail en GMS des différents produits suivis (viande bovine, viande de porc, charcuterie, volailles, produits laitiers, fruits et légumes) les parts respectives de la matière première agricole et des valeurs ajoutées par la transformation et par le commerce, puis d’évaluer les coûts et bénéfices correspondants.
Le rapport est consultable en ligne sur le site internet de l’Observatoire (www.observatoire-prixmarges….).

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