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Les prix agricoles à la production augmentent en janvier 2011


En janvier, les prix agricoles à la production s’accroissent de 3,1 % par rapport à décembre et de 21,8 % sur un an.

Le prix des céréales continue de croître fortement en janvier (+10,2 %). La production mondiale de blé de meunerie s’est raréfiée en raison des intempéries en Australie. La demande, de son côté, a été soutenue par d’importants achats des pays du Maghreb et du Proche-Orient destinés à prévenir tout risque de pénurie dans un contexte politique et social tendu. Le prix du maïs est également en hausse en réponse à des anticipations de stocks en baisse.

Prix de production des céréales

 : Prix de production des céréales

Le prix des oléagineux continue de croître sensiblement en janvier (+6,0 %). La demande industrielle ne faiblit pas. Le prix élevé du pétrole renforce l’attractivité du diester, carburant produit à partir du colza. Du côté de l’offre, les aléas climatiques en Russie cet été, puis en Australie cet hiver, ont limité la production mondiale.

Le prix du vin augmente (+2,0 %), notamment celui des vins de qualité.

En données brutes, le prix du lait de vache progresse en glissement annuel (+14,0 %). Des accords sont intervenus, au cours de l’année 2010, pour relever la rémunération des éleveurs.

Prix de production du lait de vache(1)

 : Prix de production du lait de vache(1)(1) Le prix CVS du lait de vache a été reconduit en janvier

Les prix des fruits frais augmentent nettement en glissement annuel (+21,4 %). La poire et la pomme se commercialisent à des prix plus élevés en raison de moindres productions européennes.

Le prix des légumes frais est en baisse par rapport à l’année dernière à la même période (-11,1 %). Le réchauffement des températures a permis une récolte anticipée de choux-fleurs, de carottes et de poireaux, provoquant un déséquilibre de l’offre par rapport à la demande.

En données corrigées des variations saisonnières, le prix des animaux augmente en janvier (+1,3 %). Le prix des volailles répercute en effet l’augmentation du prix de leur alimentation. Le prix du porc français augmente également, la consommation n’ayant pas pâti de la contamination à la dioxine d’élevages allemands. Le prix des ovins baisse sensiblement sous l’effet d’une consommation atone.

Le prix des œufs poursuit sa hausse, en raison d’une offre moindre.

Indice des prix des produits agricoles à la production (IPPAP)
100 = 2005
(1) Y compris légumes pour l’industrie de transformation
(2) Le prix CVS du lait de vache a été reconduit en janvier
Sources : Insee – SSP (ministère chargé de l’Agriculture)
Variation en % sur
poids Janv. 2011 un mois 3 mois un an
brut CVS CVS brut
Indice général 1000 134,3 +3,1 +8,2 +21,8
sauf fruits et légumes 878 136,2 +3,8 +8,3 +25,1
Produits végétaux (sauf fruits et légumes) 417 160,5 +6,1 +13,0 +44,1
Céréales 115 235,4 +10,2 +21,0 +113,3
dont blé tendre 63 254,1 +9,9 +21,1 +122,4
maïs 27 205,0 +7,9 +16,3 +78,2
Pommes de terre 19 176,1 /// /// +93,1
Vins 161 120,6 +2,0 +3,6 +5,0
de qualité 140 119,0 +2,2 +3,3 +4,3
autres vins 21 130,8 +1,2 +5,9 +9,3
Oléagineux 28 233,7 +6,0 +27,6 +80,2
Produits de l’horticulture 51 120,5 +1,1 –0,2 +1,9
Autres produits végétaux 43 102,1 +2,9 +5,4 +13,3
Légumes et fruits (1) 122 120,9 /// /// +0,9
dont légumes frais 61 123,8 /// /// –11,1
fruits frais 39 120,0 /// /// +21,4
Productions animales 461 114,1 +1,0 +2,8 +7,0
Animaux 286 109,3 +1,3 +4,1 +7,4
dont gros bovins 108 101,8 –1,3 +0,8 +3,9
veaux 29 115,3 +0,9 +2,3 +3,8
porcins 64 97,7 +1,6 +6,5 +12,6
ovins 14 112,6 –3,4 –4,8 –2,8
volailles 59 133,0 +2,0 +6,0 +12,6
dont poulets 26 131,6 +1,4 +4,4 +12,4
Lait 159 122,3 0,0 –0,6 +12,7
dont lait de vache(2) 148 123,0 0,0 –0,7 +14,0
Œufs 13 117,9 +4,3 +19,7 –37,2

Le prix d’achat des moyens de production agricole augmente en janvier de 0,6 % par rapport à décembre et de 7,6 % sur un an

Le prix des consommations intermédiaires est en hausse sur un mois, principalement sous l’effet d’une augmentation des coûts des engrais et des aliments pour animaux. Sur un an, les prix de l’énergie, des engrais et des aliments pour animaux se sont sensiblement accrus (plus de 17 %). Le prix des investissements varie peu.

Prix d’achat des moyens de production agricole

 : Prix d'achat des moyens de production agricole

Indice des prix d’achat des moyens de production agricole (IPAMPA)
100=2005
(1) En 2010 et 2011, l’indice intègre la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) ; tandis que précédemment il s’entend avec le remboursement aux agriculteurs de 5 centimes par litre de fioul de la TIPP.
Source : Insee – SSP

poids Janv. variation en % sur


2011 un mois 3 mois un an
Indice général 1000 122,0 +0,6 +2,2 +7,6
Biens de consommation courante 758 123,8 +0,6 +2,8 +9,1
Énergie (1) 84 139,1 +0,4 +8,3 +17,2
Semences 51 112,7 +0,1 +0,1 +0,1
Engrais et amendements 92 143,4 +1,4 +4,5 +17,4
Produits de protection des cultures 77 105,4 –0,6 –1,3 +0,1
Aliments des animaux 189 132,2 +1,4 +4,5 +17,6
Produits et services vétérinaires 38 112,4 +0,3 +0,4 +2,2
Petit matériel et outillage 14 106,6 +0,3 –0,1 +0,7
Entretien et réparation de matériel 56 124,4 +0,9 +1,0 +2,4
Entretien et réparation des bâtiments 9 118,2 0,0 0,0 +2,2
Frais généraux 149 110,4 0,0 +0,1 +0,9
Biens d’investissement 242 116,4 +0,3 +0,4 +2,9
Matériel 170 114,7 +0,5 +0,6 +1,2
dont tracteurs 71 111,4 +0,8 +0,9 +1,6
matériel et machines de culture 36 118,0 +0,7 +1,0 +1,0
matériel et machines de récolte 37 114,9 +0,3 +0,2 +1,3
véhicules utilitaires 16 111,1 –0,2 +0,1 0,0
Ouvrages 72 120,5 0,0 0,0 +7,1

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Les prix agricoles à la production augmentent sensiblement en décembre 2010


Indices des prix agricoles – Décembre 2010

En décembre 2010, les prix agricoles à la production augmentent de 4,2 % par rapport à novembre et de 21,6 % sur un an.

Le prix des céréales augmente en décembre (+7,9 %). Les marchés ont réagi à la hausse, face aux intempéries en Australie qui ont endommagé les blés de la récolte à venir : une partie sera déclassée en qualité fourragère. Le prix du maïs est également en hausse en réponse à des anticipations de stocks en baisse sensible.

Prix de production des céréales

 : Prix de production des céréales

Le prix des oléagineux augmente fortement en décembre (+10,5 %), pour la double raison d’une forte demande et de disponibilités restreintes pour le colza et le tournesol.

Le prix du vin augmente (+3,6 %) notamment les vins de qualité. Pour les millésimes de certains vins d’appellation, les négociants ont davantage augmenté leurs tarifs en 2010 qu’en 2009.

Le prix des fruits frais augmente nettement en glissement annuel (+23,3 %). La poire et la pomme se commercialisent à des prix plus élevés en raison de moindres productions européennes. Les prix du kiwi et de la noix sont également en hausse, par suite d’une offre moins abondante.

Prix de production des légumes frais

 : Prix de production des légumes frais

Les prix des légumes frais affichent également une forte augmentation en glissement annuel (+36,9 %). Le sol gelé en profondeur a limité les arrachages de poireaux et de carottes, tout en augmentant les coûts de manutention. Le froid a aussi eu pour conséquence le ralentissement de la production de mâches, de salades et de choux-fleurs.

Prix de production des porcins et des gros bovins

 : Prix de production des porcins et des gros bovins

En données corrigées des variations saisonnières, le prix des animaux augmente en décembre (+1,2 %). Seuls les ovins accusent une très légère baisse de prix tandis que le prix du porc, en particulier, est élevé, en raison d’une demande vigoureuse à l’export. Le prix des œufs remonte (+8,2 %), après avoir chuté pendant un an.

Indice des prix des produits agricoles à la production

tableau 1

(1) Y compris légumes pour l’industrie de transformation
Sources : Insee – SSP (ministère chargé de l’Agriculture)
(2) Le prix CVS du lait de vache a été reconduit en décembre

Le prix d’achat des moyens de production agricole augmente en décembre

Le prix des consommations intermédiaires est en hausse sur un mois, du fait de coûts plus élevés de l’énergie, des engrais et de la hausse encore plus sensible du prix des aliments pour animaux. Le prix des investissements varie peu.

prix d’achat des moyens de production agricole

 : prix d'achat des moyens de production agricole

Indice des prix d’achat des moyens de production agricole tableau2


(1) En 2010, l’indice intègre la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP), tandis que précédemment il s’entendait avec le remboursement aux agriculteurs de 5 centimes par litre de fioul de la TIPP.
Source : Insee – SSP

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Nous sommes 6 117 229 rhônalpins et 1 214 776 isèrois


Les populations légales millésimées 2008 entrent en vigueur le 1er janvier 2011. Elles ont été calculées conformément aux concepts définis par décret.

Rhône -Alpes compte officiellement 6 117 229 habitants. C’est la deuxième région plus peuplée de France loin derrière l’Ile de France, plus de 11 millions d’habitants. Provence Alpes Côte d’Azur étant en troisième position avec près de 5 millions d’habitants.

Au niveau des départements de notre région le décompte est le suivant, en population municipale.

Ain: 581 55 habitants

Ardèche: 311 452

Drôme:  478 069

Isère: 1 188 660

Loire: 742 076

Rhône: 1 690 498

Savoie: 408 842

Haute-Savoie: 716 277

La population municipale comprend les personnes ayant leur résidence habituelle sur le territoire de la commune, dans un logement ou une communauté, les personnes détenues dans les établissements pénitentiaires de la commune, les personnes sans abri recensées sur le territoire de la commune et les personnes résidant habituellement dans une habitation mobile recensées sur le territoire de la commune.
La population comptée à part comprend certaines personnes dont la résidence habituelle est dans une autre commune mais qui ont conservé une résidence sur le territoire de la commune :
- les personnes mineures dont la résidence familiale est dans une autre commune mais qui résident, du fait de leurs études, dans la commune; les personnes ayant une résidence familiale sur le territoire de la commune et résidant dans une communauté d’une autre commune; la communauté faisant partie de la liste suivante:
- les personnes majeures âgées de moins de 25 ans ayant leur résidence familiale sur le territoire de la commune et qui résident dans une autre commune pour leurs études; les personnes sans domicile fixe rattachées à la commune au sens de la loi du 3 janvier 1969 et non recensées dans la commune.

La population totale est la somme de la population municipale et de la population comptée à part.

En population totale, le département de l’Isère, qui regroupe 58 cantons et 533 communes, compte ainsi 1 214 776 habitants exactement (contre 1 204 924 précédemment).

Si la commune la plus peuplée de l’Isère est sans surprise Grenoble avec 159 307 habitants, on retiendra que la commune la moins peuplée est Oulles avec 11 habitants.

Pour avoir plus de détails:

www.insee.fr



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L’usage de la voiture n’a fait qu’augmenter depuis 15 ans


Alors que la voiture électrique est présentée depuis plusieurs semaines comme la panacée des politiques de lutte contre les changements climatiques et de mobilité, une récente étude de l’INSEE (juillet 2009) remet les pendules à l’heure. Cette étude statistique présente l’évolution de la mobilité des Français (temps et vitesse de transports, taux de motorisation des ménages, budget transport). Les chiffres sont éloquents et montrent une nette augmentation.

FNE tire le signal d’alarme: « Posons la question de notre aménagement du territoire et bougeons autrement avant d’acheter une voiture électrique ! »

La conclusion de l’étude INSEE est la suivante :
- les ménages ont plus de voitures et l’utilisent plus qu’en 1994.
- les inégalités de mobilité entre milieux urbains et ruraux et périurbains ne cessent de se creuser.

Dans les zones périurbaines (les fameuses « villes dortoirs ») et dans les milieux ruraux (de plus en plus désertés), la motorisation s’est accrue :
- 68 % des personnes appartiennent à un ménage comptant autant de voitures que de membres adultes, contre 54 % en 1994.

Dans les grandes agglomérations, le mouvement est de moindre ampleur :
- 48 % contre 43 % en 1994.

La majorité des déplacements en voiture sont réalisés en 2008 par un conducteur seul, bien plus qu’en 1994 (58 % contre 49 %).

D’où la réaction de FNE: « A l’heure où plusieurs milliards d’euros sont prévus par l’Etat pour équiper quelques ménages en véhicules électriques et/ou hybrides, destinés de plus essentiellement à de la mobilité urbaine ; il serait temps de se poser sérieusement la question de la place de l’automobile dans notre société, conséquence d’un modèle d’aménagement du territoire insoutenable ».

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Des agriculteurs venus d’ailleurs


Ils sont Hollandais, Suisses, Anglais ou Italiens et ont choisi de venir s’installer comme agriculteurs sur le sol français. Parmi les motivations de cette décision, le prix du foncier, moins élevé en France qu’ailleurs car contrôlé. Mais aussi le manque de place dans son propre pays. C’est le cas pour les Pays-Bas, où la densité de population est l’une des plus fortes de la planète (740 habitants/km2) et l’agriculture l’une des plus intensives et des plus « industrialisées » du monde. La terre agricole hollandaise demeure la plus chère d’Europe et la demande est forte : ce qui explique que les Pays-Bas sont aussi exportateurs d’agriculteurs.

S’installer dans un autre pays que le sien est une démarche volontariste qui demande une réelle détermination. Sans les rudiments de la langue, le parcours du candidat à l’installation venu d’ailleurs, n’est pas des plus simples, d’autant plus que le système agricole français passe pour plus complexe que dans d’autres pays d’Europe.

La SAFER , notamment à travers son site terresdeurope.net, s’emploie à aider ces candidats, leur donnant toutes les clés permettant de mener à bien leur projet. Selon les chiffres de la SAFER , le nombre d’installation « Jeunes agriculteurs » de candidats de nationalité étrangère est d’environ 46/an (moyenne annuelle entre 2000 et 2004), c’est à dire environ 0,73% du nombre total d’installations bénéficiant des aides Jeunes agriculteurs par an en France.

Qui sont-ils et d’où viennent-ils?
- 90 % des acquéreurs étrangers sur le marché rural français viennent de l’Union Européenne et de la Suisse.
- 85 % des acquéreurs étrangers proviennent du Royaume Uni, de l’Irlande, des Pays Bas ou de la Belgique.

Les premiers acquéreurs (en nombre) sont les acquéreurs de nationalité britannique, à la fois sur le marché agricole et non agricole (maisons à la campagne).

Selon les chiffres de l’INSEE, le nombre de ces agriculteurs venus de l’Europe était de 10 100 en 1991, de 4639 en 1996, et de 6715 en 2001.

Parmi les exemples récents, ce couple de Hollandais qui a choisi de s’installer en élevage laitier à Puy-Saint-Pierre, petite commune des Hautes-Alpes qui a mené à bien, en bénéficiant de fonds de la Région et du Département, un projet de ferme communale. Une façon originale, en maintenant un élevage sur le territoire de la commune, de faire face à une déprise agricole, dont les effets commençaient à se faire sentir.

Sillon38 a interrogé Jean-Marie Barnéoud, maire de Puy-Saint-Pierre:

Avez-vous bénéficié de fonds européens pour ce projet?

« Non, pas un centime. On nous avait bien promis des fonds mais apparemment, il n’y avait plus de crédits européens pour nous ».

Est-ce que les candidats ont été nombreux à postuler cet emploi?

« Nous avons bien failli n’en avoir aucun. Avec l’aide de la Chambre d’Agriculture, nous avons fait un appel sur le département. Comme nous n’avions aucune réponse, la Chambre a élargi la diffusion de l’appel d’offre. C’est alors que s’est présenté un Hollandais qui était fromager dans une ferme de Limoges. Son patron étant décédé, il souhaitait changer de région ».

Et il convenait au profil que vous souhaitiez?

« Oui, il convenait tout à fait. C’est un homme de 42 ans qui sait travailler, qui a de l’expérience puisqu’il a passé 14 ans dans cette ferme de Limoges et qui a obtenu trois médailles pour ses fromages ».

Il s’installe donc dans un bâtiment tout neuf?

« Oui, un bâtiment tout neuf qui est une ferme communale, la première du département ».

Les créations de fermes communales ne sont pas vraiment courantes. Le principe est que la commune est propriétaire des murs et que l’exploitant verse un loyer. Il en existe une à Saint-Clément, en Ardèche, depuis 2002, une à Sainte-Croix-en-Jarez, dans le Parc du Pilat, une à Lajoux, dans le Jura. Mais cette liste est loin d’être exhaustive. Si vous en connaissez d’autres, faites-nous signe.

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Habitez-vous une commune rurale?


Le département de l’Isère se compose de 454 communes rurales et de 79 communes urbaines. Comment définit-on une commune rurale? L’administration a établi un classement qui se base sur trois critères, lesquels permettent l’obtention de certaines dotations ou subventions d’Etat.

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Il y a près de six fois plus de communes rurales en Isère que de communes urbaines. L’arrêté préfectoral du 31 octobre 2006 le confirme. L’Etat se base sur trois critères pour établir ce classement. Sont considérées comme communes rurales:

1 – les communes dont la population n’excède pas 2000 habitants

2- les communes dont la population est comprise entre 2000 et 5000 habitants à condition qu’elles n’apartiennent pas à une unité urbaine

3- les communes appartenant à une unité urbaine de moins de 5000 habitants à condition que leur population soit comprise entre 2000 et 5000 habitants.

Si les communes rurales sont près de six fois plus nombreuses que les communes urbaines, leur démographie, même si celle-ci a tendance à augmenter, ne représente qu’une faible partie de la population. Selon les chiffres de l’INSEE (recensement 1999), la population du département est de 1 094 000 habitants, la densité moyenne étant de 147 habitants/km2. Mais lorsque l’on considère la seule agglomération grenobloise qui concentre près de 40% de la population globale (416 000 habitants), cette densité passe à plus de 500 habitants/km2 soit 3,5 fois plus.

L’INSEE note que le rythme de croissance des espaces ruraux isolés est passé de 0,1% par an sur la période 1982-1990 à 0,8% depuis cette date. Sur la même période, le taux de croissance des communes périurbaines est passé de 2,9% par an à 1,7%.

Les communes rurales isolées abritaient, au dernier recensement, un peu plus de 4% de la population sur 24% du territoire.

Parmi les 454 communes rurales mentionnées, un certain nombre sont en zone de montagne: selon l’ANEM (association nationale des élus de montagne), 229 communes iséroises sont classées pour tout ou partie en zone de montagne et 337 en zone défavorisée au titre des indemnités compensatoires de handicap naturel (ICHN). Rappelons que le classement Montagne est inscrit dans la loi Montagne du 9 janvier 1985 (dont le rapporteur était Jean Faure, sénateur-maire d’Autrans). Ce classement – le critère moyen d’altitude est de 700m- donne lieu à des dispositions adaptées aux spécificités des territoires montagnards (pente, altitude, climat), notamment en matière d’agriculture, d’urbanisme, de finances locales et de sécurité.

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