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Consommation de champignons : restez vigilants !


L’Institut de veille sanitaire (InVS) a répertorié 212 cas d’intoxication liés à la consommation de champignons entre le 29 juin et le 30 août 2015.

Face à l’augmentation régulière du nombre de cas signalés aux Centres antipoison et de toxicovigilance, en particulier depuis le début de ce mois d’août, la Direction générale de la santé (DGS), l’Institut de veille sanitaire (InVS) et l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) souhaitent mettre en garde les amateurs de cueillette et rappeler les bonnes pratiques.

Les cas d’intoxication répertoriés depuis le début de la période de surveillance ont été principalement relevés en Aquitaine (47 cas), en Midi-Pyrénées (36 cas), en Rhône-Alpes (27 cas) et en Franche-Comté (13 cas). Aucun décès ni cas grave n’a été enregistré.

Les conséquences sur la santé de ce type d’intoxications sont graves (troubles digestifs sévères, atteintes du foie pouvant nécessiter une greffe), voire mortelles. La plupart d’entre elles conduit à une hospitalisation, souvent en réanimation.

Ces intoxications résultent, dans la majorité des cas, d’une confusion avec des champignons comestibles, d’où l’importance de rester vigilant, que l’on soit connaisseur ou que l’on pratique la cueillette ponctuellement.

Face à ces cas qui se renouvellent et perdurent chaque année, la DGS, l’InVS et l’INPES renouvellent leurs mises en garde :

- ne ramassez que les champignons que vous connaissez parfaitement : certains champignons vénéneux hautement toxiques ressemblent beaucoup aux espèces comestibles ;
- au moindre doute sur l’état ou l’identification de l’un des champignons récoltés, ne consommez pas la récolte avant de l’avoir fait contrôler par un spécialiste en la matière (les pharmaciens ou les associations et sociétés de mycologie de votre région peuvent être consultés) ;
- cueillez uniquement les spécimens en bon état et prélevez la totalité du champignon (pied et chapeau), afin de permettre l’identification ;
- ne cueillez pas près de sites pollués (bords de routes, aires industrielles, décharges) car les champignons concentrent les polluants ;
- séparez les champignons récoltés, par espèce. Un champignon vénéneux peut contaminer les autres ;
- déposez les champignons séparément, dans une caisse ou un carton mais jamais dans un sac plastique qui accélère le pourrissement ;
- lavez-vous soigneusement les mains après la récolte ;
- conservez les champignons à part et dans de bonnes conditions au réfrigérateur et consommez-les dans les deux jours au maximum après la cueillette ;
- consommez les champignons en quantité raisonnable après une cuisson suffisante, ne les consommez jamais crus.
- ne proposez jamais de champignons cueillis à de jeunes enfants.

En cas d’apparition d’un ou plusieurs symptômes

(notamment diarrhée, vomissements, nausées, tremblements, vertiges, troubles de la vue, etc.)

à la suite d’une consommation de champignons de cueillette :

appelez immédiatement le « 15 » ou un centre antipoison en mentionnant cette consommation.

Les symptômes commencent généralement à apparaître dans les 12 heures après la consommation et l’état de la personne intoxiquée peut s’aggraver rapidement.

En cas de symptômes, il est utile de noter les heures du ou des derniers repas, l’heure de survenue des premiers signes et de conserver les restes de la cueillette pour identification.

Liens utiles :

Ministère des Affaires sociales, de la santé et des Droits des femmes : http://www.sante.gouv.fr/champignons.html

Société Française de Mycologie : http://www.mycofrance.org Centres antipoison : http://www.centres-antipoison.net/

Institut de veille sanitaire : http://www.invs.sante.fr/

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Suicides des agriculteurs: on en parle enfin!


La coordination rurale est satisfaite que le suicide chez les agriculteurs se médiatise. 400 agriculteurs se suicident par an! Elle demande que les pouvoirs publics prennent leurs responsabilités face à ces drames humains. Elle le fait savoir à travers un communiqué.

Suicides des agriculteurs: on en parle enfin!

« L’institut de veille sanitaire (InVS) avait dévoilé des chiffres sur le nombre de suicides chez les agriculteurs. Le résultat de l’étude met en lumière un problème que la CR dénonce depuis bien longtemps : les agriculteurs exploitants sont les plus touchés par les décès par suicide !

L’InVS envisage de réaliser une étude en commun avec la MSA pour obtenir des chiffres plus précis. La CR se félicite de ce projet et rappelle qu’elle avait déjà alerté la MSA en adressant à son Président une lettre ouverte le 10 juin dernier.

Elle indiquait notamment qu’il était nécessaire « d’attirer l’attention des pouvoirs publics et de la société sur une situation très grave : la fréquence des suicides chez les agriculteurs ». « Pour lancer une alerte qui soit entendue, il faut des éléments et notamment des informations sur le nombre des actes irrémédiables posés par des agriculteurs et agricultrices désespérés ». « Nous vous demandons de mettre en place les procédures vous permettant de totaliser puis de publier le nombre de suicides d’agriculteurs. Ainsi, vous aurez, avec nous, rempli votre devoir d’alerte et il incombera ensuite aux pouvoirs publics et aux responsables politiques d’assumer leur responsabilité ».
Le Président de la MSA n’a pas daigné répondre à notre courrier…

La CR attend de cette étude InVS-MSA qu’elle tire enfin le signal d’alarme qui permettra la mise en oeuvre d’une politique de prévention. Il est temps de mettre un terme à ces drames humains, qui prennent leur source dans la situation économique et l’absence désespérante de perspectives des agriculteurs. »

A lire également:

Lire l’enquête : Agriculteurs français : du mal-être au suicide

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