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Le Vercors accueille le bureau de la fédération nationale des parcs naturels régionaux


L’ évènement est rare.. Le bureau de la fédération des parcs  naturels régionaux se réunit de façon constante à son siège à Paris. pour une fois le bureau a été décentralisé et ses membres se sont retrouvés à la maison du Parc du Vercors à Lans en Vercors.

Michaël Weber précise:  » nous avons souhaité décentralisé une réunion afin d’être au plus proche des acteurs d’un Parc. Nous avons choisi un Parc situé en Auvergne Rhône-Alpes, région la plus importante en nombre de Parcs.

Sur les 53 Parcs au niveau national la région Auvergne-Rhône-Alpes compte dix parcs naturels régionaux et un projet de parc, ce qui représente plus de 25 % de la superficie de la région et concerne 22 % des communes, soit environ 11 % de la population régionale. Ce qui place Auvergne-Rhône-Alpes en tête des régions les plus couvertes par l’outil PNR.

A noter que le prochain congrès de la fédération se déroulera du 10 au 11 octobre dans le Parc naturel Régional du Pilat, à St Etienne .

Durand une journée donc les membres  du bureau de la fédération des parcs  naturels régionaux ont « bossé » sur de nombreux dossiers après avoir été accueillis par Jacques Adenot, président du Parc du Vercors et Franck Girard Président de la communauté de communes du Massif du Vercors.

Il a été rappelé avec force que les Parcs Naturels Régionaux sont au centre des préoccupations environnementales, ceci depuis leur création en 1967.. 3 il s’agit de protéger l’environnement en y associant le développement d’une économie dynamique et durable » a précisé le Président Michaël Weber. Jacques Adenot rajoutant que le Vercors recherche en plus l’adhésion de la population..  » Nous ne souhaitons pas non plus de fracture entre le Parc et l’agglo grenobloise, les villes et la campagne sont complémentaires, elles ont besoin l’un de l’autre.. » Les PNR parlent même de développer les solidarités entre les territoires.

Et Jacques Adenot d’argumenter:  » le Parc doit jouer un rôle de fédérateur, avoir un esprit d’ouverture.. Mener des actions positives qui permettent par exemple l’intégration des villes portes..

Bien entendu le problème du loup a été abordé..  » sujet délicat » Le loup a sa place dans les Parrcs mais sa présence doit se faire en harmonie avec l’ensemble des acteurs du territoire dont celle de l’activité pastorale.

Le Parc Naturel Régional est précurseur en la matière en expérimentant la mise en place d’un dialogue entre les pro et les anti loups.

Pour rappel

Les Parcs naturels régionaux ont pour vocation d’asseoir un développement économique et social du territoire, tout en préservant et valorisant le patrimoine naturel, culturel et paysager. La richesse des Parcs réside dans la transversalité dont ils font preuve, en intégrant les enjeux de biodiversité à leurs projets de territoire.

Les cinq missions des Parcs naturels régionaux (article R333-4 du Code de l’Environnement)

  • la protection et la gestion du patrimoine naturel, culturel et paysager,
  • l’aménagement du territoire,
  • le développement économique et social,
  • l’accueil, l’éducation et l’information,
  • l’expérimentation, l’innovation



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Les 20 ans fêtés à Paris!


Le bleu du Vercors Sassenage a obtenu son AOC il y a 20 ans… Anniversaire fêté  à Paris au stand du Vercors lors du salon de l’agriculture..

il y avait foule au stand du Vercors pour  » arroser dignement cet anniversaire. Parmi celle ci Jacques Adenot, président du Parc Naturel Régional du Vercors, Daniel Vignon, président du SIVER, Paul Faure président de Vercors Lait mais aussi d’anciens éleveurs associés aux enfants de l’association graines d’éleveurs.

Pour rappel L’AOP du Bleu du Vercors-Sassenage est l’une des plus petites en lait de vache, c’est une réalité qui résonne aujourd’hui comme une fierté. Début des années 90, la filière fromagère du Vercors était vouée à disparaître si les producteurs n’avaient pas décidé de prendre leur destin en main. La stratégie de développement de la filière est basée sur le respect du consommateur, de l’agriculteur, de son outil de production et de son territoire.

Ainsi, sur le Vercors, on favorise la vente directe en valorisant les circuits courts et les échanges avec les clients. Les vaches sont nourries de foin provenant uniquement de la zone géographique et sont élevées dans un système extensif.

L’AOP du Bleu du Vercors-Sassenage se situe sur le chemin de la durabilité. Les fermiers aujourd’hui perpétuent les gestes traditionnels de fabrication. Le Bleu du Vercors-Sassenage allie un savant mélange d’un lait de la veille auquel on rajoute le lait frais du matin. La transformation est minutieuse, chaque étape nécessite une application particulière, c’est sans doute là, l’un des secrets qui 21 jours plus tard permet au bleu d’affirmer tout son caractère et sa douceur.

Une famille mérite vraiment d’être mise à l’honneur pour les 20 ans de l’appellation. Il s’agit de la famille Guillot. Producteurs de lait depuis plusieurs générations, Pauline est présidente de l’association graines d’éleveurs.

Pauline vient d’avoir ses 17 ans, elle passera au mois de juin un bac STAV (Sciences et technologie de l’agronomie et du vivant) au lycée de la Motte Servolex et poursuivra ses études l’année prochaine en BTSA ACSE (analyse et conduite d’une stratégie d’entreprise en alternance).

Le 13 octobre dernier, elle est devenue Présidente de la toute jeune association des Graines d’Éleveurs. Elle est un porte drapeau formidable : elle est discrète et efficace, elle est engagée et déterminée dans tout ce qu’elle fait. Depuis toute petite, elle aime travailler aux côtés de son papa qui a une ferme qui allie la production laitière et la transformation fermière de Bleu du Vercors-Sassenage. Elle apprécie tous les métiers de la ferme et aime beaucoup la race Villard-de-Lans, c’est certain elle n’envisage pas son avenir sans cette race dans son troupeau. « J’aime cette race, si elle était présente autrefois c’est qu’il y avait une bonne raison ».

Elle porte avec brio tous les projets des graines d’éleveurs : retour du gypaète barbu, préparation des manifestations… elle encourage et soutient les plus jeunes.

Place ensuite au traditionnel gâteau d’anniversaire..

Un anniversaire en deux temps!

Dans un premiers temps, nous avons pu découvrir le film  »

De la mémoire aux Graines d’éleveurs

Au-delà de la présentation des spécificités du Bleu du Vercors-Sassenage, de ses saveurs et de son process ancestral, ce film, profondément humain, s’appuie sur des témoignages et l’expérience de femmes et d’hommes (sur trois générations) qui, sur le Vercors, ont joué un rôle déterminant dans l’évolution de la production laitière sur ce territoire.


Place ensuite au traditionnel gâteau d’anniversaire..découpé, dégusté dans un moment festif et convivial..


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Vercors: une année 2018 bien chargée!


Rencontre avec Jacques Adenot, président du Parc Naturel Régional du Vercors et Franck Girard président de la Communauté de communes du massif du Vercors.. Nous avons abordé l’actualité et les projets pour 2018..

On ne pouvait pas aborder avec le président de la CCMV la question des éventuelles fusions entre les communautés de communes attenantes.

 » Oui ce sujet a été d’actualité mais je ne tenais pas travailler dans la précipitation. Voilà pourquoi il y a un an j’ai engagé une étude spécifique sur les possibilités de rapprochement avec les communautés attenantes à la notre. Elles sont au nombre de trois et celles ci ne sont plus dans cette optique de fusion. Je comprends tout à fait cette décision et de fait l’étude est stoppée.  On en reste donc là pour le moment » a tenu à nous préciser Franck Girard.

Cela n’empêche pas la CCMV d’être très active et d’avoir des projets pour cette année 2018.  » Nous continuons à soutenir Vercors =lait dans ces travaux de modernisation. Ceux ci seront achevés fin 2018, début 2019.. Nous tenons beaucoup à la réussite de Vercors Lait, qui est une entreprise fleuron du massif.

Nous vivons une aberration: Notre plateau est couvert de forêts que nous exploitons. Est-il normal que les grumes aillent se faire travailler à des dizaines, voire des centaines de kilomètres de chez nous et reviennent ensuite sur le plateau. Notre réflexion porte sur l’opportunité d’installer une scierie sur notre territoire.

Autre chantier: la finalisation du PLUI qui a eu comme objectif de protéger les espaces forestiers, agricoles et aussi de limiter, contenir de façon raisonnable le taux d’accroissement de la population sur notre espace  » a précisé Franck Girard.

Ce dernier a tenu à rajouter que le Vercors, terre de champions va vivre une grande année en 2018 avec les Jeux Olympiques d’hiver.. » Plusieurs athlètes, une bonne dizaine,  issus du plateau sont tout à fait capables de ramener une médaille de Corée. Nous voulons honorer leur talent, audace en organisant  une grande fête au printemps avec tous nos sportifs, partenaires.. »

La gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations (GEMAPI) est, depuis le 1er janvier une compétence confiée aux intercommunalités (métropoles, communautés urbaines, communautés d’agglomération, communautés de communes. La Communauté de communes du massif du Vercors a donc cette nouvelle compétence.

Franck Girard trouve que cette compétence cadrée au niveau du territoire de la CCMV est trop restrictive.  » Il faut voir cette compétence sur une échelle plus globale. Il me semble que ces missions doivent être partagées entre la Parc du Vercors et le département. Le Parc gérant la compétence aquatique et le département la prévention des inondations à travers le Symbhi.. »

Jacques Adenot, président du Parc est tout à fait en phase avec cette proposition  » qui va dans le bon sens « ..

Avec lui nous avons bien entendu aborder le problème de l’APAP que l’on dit en grande difficulté.  » Une structure comme l’APAP a toute sa raison d’être, et j’espère que des solutions seront trouvées afin de repartir sur des bonnes bases.

L’agriculture sur le Parc est indispensable à plusieurs niveaux. De plus on ne peut que féliciter son dynamisme, la qualité du travail fourni et aussi la jeunesse de ses agriculteurs. Oui il faut une structure qui réunisse en son sein toutes les filières qui composent notre agriculture. Une des particularité du Parc et c’est aussi une force, une richesse, est d’avoir de multiples filières qui vont de l’élevage  jusqu’à l’apiculture, les plantes aromatiques.. Cette structure doit en particulier faire le lien avec l’ensemble des acteurs, décideurs du territoire.. Travailler avec eux sur la communication, la promotion.. »

A propos de promotion 2018 est une grande année pour le produit fleuron du Vercors: le bleu du Vercors Sassenage.

En effet le Bleu a obtenu l’AOC en 1998. On fêtera donc les 20 ans de l’appellation.Pour ce de nombreuses animations se mettent en place. Le rendez vous le plus important étant la fête du bleu qui se déroulera les 28 et 29 juillet à Lans en Vercors.  » Cette fête sera orchestrée par le Parc avec le Siver et l’APAP comme partenaires essentiels. Le programme qui sera présenté sera dense avec en particulier une présentation historique du bleu, une rencontre avec d’autres  » petites » appellations bleu telles que la fourme de Montbrison, le bleu de Gex.. Ce sera l’occasion aussi de réunir plusieurs générations d’agriculteurs.. »

Bien entendu le Vercors sera une nouvelle fois présent au salon de l’agriculture à Paris ( 24 février/ 4 mars) ou  » nous sommes très attendus par les milliers de visiteurs »..

On en reparlera…

Gilbert PRECZ


Catégorie Communauté de Communes du Massif du VercorsCommentaires fermés

Après les coquilles, les cocos!


Pour sa deuxième édition, la fête du Coco de Paimpol a connu un franc succès qui prouve que le Vercors et la Bretagne sont vraiment des contrées amies..

Cette fête organisée par l’association cuisine et passion fait suite à la fameuse fête de la coquille St Jacques, qui rappelons le en sera à sa dixième édition en 2018…  Si on rajoute que Le bleu qui fêtera son 20ème anniversaire de l’obtention de l’AOC, on peut dire que le Vercors sera à la fête en 2018…

Pour en revenir aux  coco de Paimpol,  un haricot « demi-sec », facilement reconnaissable à la robe jaune paille et les petites marbrures violettes de sa cosse. Les grains sont blancs, d’une forme ovale presque ronde.

Ses qualités culinaires et son originalité (récolte manuelle des gousses) ont justifié l’attribution de la première appellation d’origine contrôlée décernée à un légume frais, en 1998. Tiens il fêtera aussi les 20 ans de l’obtention de ce label en 2018…

La fête a été belle et le coco de Paimpol mis à l’honneur par plusieurs chefs, parmi lesquels Vincent Grèle, chef à l’AFRAT d’Autrans qui ont utilisé tout leur savoir faire et surtout leur imagination pour proposer le coco à toutes les sauces..

La confrérie du bleu du Vercors Sassenage, très présente aux côtés de plusieurs élus dont Chantal Carlioz, maire de Villard de Lans, Jacques Adenot, président du Parc du Vercors ont tenu à être de la fête et à encourager Claude Ruel, président de l’association cuisine et passion ainsi que le bretons qui ont fait le déplacement avec beaucoup de plaisir!

On retiendra que les 4 tonnes de coco ont trouvé preneurs…

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c’est la fête du territoire


La fête du bleu est un moment privilégié pour que les agriculteurs, éleveurs rencontrent les élus, décideurs du Vercors mais même au delà.

Cela se passe pendant la journée inaugurale, le samedi, premier jour de la fête qui s’est déroulée à Sainte Eulalie en Royans.

De nombreux sujets ont été abordés comme celui du retard des paiements des aides, du loup bien entendu, du non remplacement des agriculteurs qui prennent leur retraite, avec comme conséquence la chute de la production de lait, des aléas climatiques, de la valorisation des produits locaux…,et bien entendu l’actualité du territoire du Parc du Vercors avec en particulier la fête du bleu.

AD

Jacques Adenot, Président du Parc Naturel Régional du Vercors faisant une intervention remarquée.

 » La fête du bleu dont c’est la 17ème édition cette année est devenue la fête de notre territoire, celui du Parc Naturel Régional du Vercors.. Notre syndicat mixte tient à cette fête, à ce qu’elle se déroule tous les ans, car elle permet de mettre en avant notre agriculture qui est le socle de notre territoire. »

Jacques Adenot a rappelé que les agriculteurs  » ne font pas que de l’agriculture » mais ils préservent le territoire et la biodiversité, ils protègent les paysages, développent des produits et services de très grande qualité au service du tourisme, de l’économie et de la vie locale et rurale.

Une activité agricole qu’il faut donc maintenir..soutenir…conforter..

che Jacques Adenot a mis en avant le cheval du Vercors qui vient d’être répertorié race territoriale depuis peu mais aussi la Villarde de Lans  » vedette au salon de l’agriculture de Paris, la poule grise du Vercors,  » au plumage coucou »..

Il a également invité les visiteurs à partir à la conquête des produits  » très nombreux, variés, de qualité parmi lesquels outre le Bleu, le miel, plantes aromatiques et médicinales, fromages dont le St Marcellin, de chèvre, les noix…

Le Président du Parc a également invité l’assistance à découvrir le Vercors à travers ses richesses naturelles, ses activités toute nature, ses disciplines sportives …

Il a enfin eu un mot pour les enfants réunis au sein de l’opération graines d’éleveurs qui ont  » toute leur place dans cette fête familiale. »

Sans oublier les plus de 160 bénévoles, les partenaires , les associations, les collectivités,  la commune de Sainte Eulalie bien évidemment   » sans qui la fête du territoire, la fête du bleu Vercors Sassenage n’aurait pas lieu. »

Et elle a bien eu lieu et a connu un très beau succès populaire malgré des conditions météos délicates le dimanche après midi..

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Les graines d’éleveurs défilent à la fête du Bleu


La fête du Bleu du Vercors-Sassenage est le théâtre de toutes sortes d’animations, mais cet après-midi, place aux jeunes.

Les graines d’éleveurs ont remplacé leurs aînés sur le stand principal pour défiler et exposer les jeunes génisses. Venus de loin (de Haute-Savoie pour certains), ils avaient de 2 à 10 ans. Ils ont montré leur passion pour le monde de l’élevage sous les yeux du juge et de Jacques Adenot, président du parc du Vercors. Ce dernier, affirmant que leur participation était un symbole fort et une source de moral pour les générations précédentes, a préféré tous les déclarer vainqueurs.

Un nouveau défilé des graines d’éleveurs aura lieu demain, pour permettre à davantage de monde de pouvoir découvrir les jeunes éleveurs de demain. La fête continue.

Paul Savary

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La fête du Bleu : C’est Parti!


Les festivités sont lancées dès ce matin, samedi 29 Juillet à Saint Eulalie en Vercors sous un magnifique soleil.

Les visiteurs ont pu découvrir le marché de producteurs locaux ainsi que les plus belles bêtes des éleveurs du Vercors. Sur le ring se sont succédées les plus belles vaches, mises en compétition pour les titres de la plus belle mamelle ou de la plus belle bête. On pouvait également y admirer une démonstration de voltige à dos de cheval, présentée par l’Ecrin d’Eden, et les plus jeunes ont pu s’amuser sur le petit train ou au stand de biathlon. En parallèle, certains producteurs présentaient leurs compétences en direct au stand du « savoir-faire artisan ».

Les élus qui comme tout le monde ont circuler entre les nombreux étals durant la matinée, ont officiellement ouvert le bal à 12h. Parmi eux, le maire de Saint Eulalie, Alain Revol, et Jacques Adenot, président du parc du Vercors ont pris la parole pour remercier les nombreux participants, et ont en profité pour effectuer la passation du bleu entre le maire de Saint Eulalie et celui de Lans en Vercors, ville qui accueillera cette joyeuse fête pour son édition 2018.

Pour ceux qui n’ont pas encore pu profiter de la fête, il n’est pas trop tard, vous avez jusqu’à demain soir.

Paul Savary

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Le problème du loup : vers un changement de la donne?


Il y a quelques semaines, une manifestation contre le loup alliant de nombreux acteurs du Trièves faisait grand bruit. Se réunissant pour l’occasion, éleveurs, chasseurs et élus prenaient la peine d’arrêter les routiers, pour beaucoup sur le départ pour les vacances, pour leur expliquer toute l’ampleur de ce problème.

Yann Souriau, maire de Chichilianne, participait justement à l’évènement, nous l’avons rencontré pour avoir plus de détails sur les raisons et les suites de cette manifestation.

Il a été heureux de répondre à nos questions, car si la question du loup faisait polémique il y a encore peu de temps, il n’y a aujourd’hui plus lieu d’en débattre, nous explique-t-il.

Les conséquences sont devenues trop graves. De sa commune, un seul éleveur a échappé aux attaques, le compteur de bêtes tuées en Isère dépasse déjà la barre des 700 têtes.

Au delà de la réduction des troupeaux, il faut aussi tenir compte d’un effet de seuil des violences subies par les troupeaux qui les laissent en état de stress pour plusieurs années, amaigrissant et paniquant les bêtes.

Yann Souriau nous expliquait qu’on retrouve aujourd’hui des bêtes étouffées dans les filets suite à des crises de panique, ne portant aucune trace de morsure. C’est un fait, la situation des éleveurs ovins devient catastrophique, mais ils ne sont plus les seuls touchés par le loup.

Il est à noter qu’ils avaient fortement appuyé la manifestation ayant eu lieu début juillet, mais celle-ci n’était à l’origine pas de leur initiative. Ce sont les éleveurs de bovins qui ont en premier lancé le mouvement, car eux aussi sont désormais menacés.

M. le Maire nous rapporte qu’un veau de 110 kg aurait été traîné sur 5 mètres par toute une meute.

Beaucoup plus grave, un troupeau mis en panique se serait lancé hors de ses pâturages pour traverser la ville de Lans en Vercors, causant de gros dégâts matériels, mais heureusement aucun blessé. Il nous a également rapporté que des chiens de protection, rendus fous par le harcèlement des loups avaient attaqué une randonneuse de la commune de Chichilianne, le forçant à interdire l’accès aux sentiers de randonnées alors qu’on lui signalait deux cas similaires à Gap.

La situation actuelle pousse les éleveurs à abandonner les pâturages les plus éloignés, laissés en friche, et à devoir mettre en place des gardes éprouvantes pour surveiller constamment leur troupeaux faces aux attaques ayant lieu de jour comme de nuit.

Les loups, eux, commenceraient à s’installer en plaine, entres les communes et sont régulièrement vus sur les routes. Chichiliane a mis en place son propre « État d’urgence », rassemblant forestiers, éleveurs et chasseurs. Lorsqu’un loup est aperçu, chacun reçoit un sms d’alerte. Le système a été proposé aux communes environnante nous explique Yann Souriau.

Le problème rassemble les élus

Alors qu’une quinzaine de maires participaient à la manifestation du 18 Juillet, une réunion à la préfecture rassemblait le préfet, la direction départementale des territoires, la DREAL regionale, d’autres élus du Trièves, du plateau du Vercors et du Piemont, ainsi que le sénateur Michel Savin, la députée Marie-Noëlle Battistel, les vice-présidents départementaux et Jacques Adenot, président du parc du Vercors.

Le sujet majeur de cette réunion : la demande de la différenciation de la gestion de la question du loup pour le massif du Vercors. Autrement dit, l’autorisation de procéder à une régularisation de l’espèce pour en limiter la prolifération.

« Il faut complètement réviser les chiffres prévus sur l’évolution de cette affaire » nous explique le maire de Chichilianne « Aujourd’hui, malgré ce qu’on prévoyait et une certaine part de braconnage, la population de loup est en hausse de 20% par an ». Mais ce n’est pas le point qui permettrait aux éleveurs de définitivement faire valider leur point de vue aux yeux de tous. Yann Souriau nous révèle ensuite une information capitale.

Le loup n’est pas le loup qu’on croyait

Aujourd’hui parvienne les résultats provenant d’une trentaine d’analyses traitées par un grand laboratoire européen, et les résultats sont unanimes.

« On s’aperçoit qu’on a pas affaire au loup qu’on voulait réintroduire, mais à une race hybride à 60% chien ». L’information, qui doit encore attendre de nouvelles analyses pour être définitivement validée montrerait donc tout l’échec de la politique de la réintroduction du loup dans les Alpes, supplanté donc par des chiens-loups sauvages fortement dangereux pour l’activité humaine.

Pire encore, les rares traces de loups retrouvées montrent qu’on aurait plutôt affaire à des loups venus de plus loin en Europe qu’à l’espèce « réimplantée » dans notre région.

« Aujourd’hui, on a non seulement l’appui des populations locales et des élus, mais également des scientifiques qui confirment notre point de vue. Même les écologistes sont bien moins véhéments face à la réalité des problèmes engendrés par cette action » Conclu le maire.

Il précise que l’idée d’origine de réintroduire le loup n’a jamais été attaquée par les éleveurs, qui ont plutôt mis en cause la méthode. Et même aujourd’hui, l’extinction de l’espèce n’est pas souhaitée. Ils ne demandent que le droit de lancer une campagne de régulation pour que les pâturages et les troupeaux puissent revenir à la paix.

Paul Savary

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Global Food Forum: et maintenant?


Le Global Food Forum qui s’est déroulé sur le plateau du Vercors a connu un beau succès, tant par sa fréquentation que par la qualité des débats. A cela peut se rajouter une organisation sans faille malgré sa complexité.

le Parc naturel régional du Vercors a donc accueilli le Global Food Forum. Il a réuni à Lans en Vercors  décideurs européens, dont le commissaire Phil Hogan,  responsables économiques, agriculteurs et citoyens pour une journée d’échange et de réflexion sur l’Europe et l’avenir de la Politique agricole européenne pour les zones fragiles.

Il est temps de faire le point avec Jacques Adenot, Président du Parc Régional Naturel du Vercors.

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Ce dernier c’est dit satisfait que Phil Hogan, qui a tenu à visiter une exploitation agricole du Plateau a  » écouté nos messages concernant l’agriculture de moyenne montagne et particulièrement celle de notre territoire qui est une agriculture familiale favorisant les circuits courts. Il a aussi admis que les prix payés aux producteurs doivent être négociés afin qu’ils puissent vivre de leur métier. »

Et de poursuivre: » il nous a rassuré en nous affirmant qu’il allait en informer la commission européenne et en confirmant que lors de la prochaine réforme de la PAC, les territoires de montagne, leurs spécificités seraient mieux pris en compte car ils jouent un rôle majeur au niveau de la durabilité, économique, environnemental »

Pour Jacques Adenot les discussions, débats qui se sont succédés au Global Food Forum auront une suite:  » c’est certain ».

 » Un compte rendu des interventions, ateliers et de la synthèse sera disponible. Nous allons faire le tour du territoire,  rencontrer  les acteurs et les agriculteurs pour  faire le point avec eux et les associer aux projets qui verront le jour. Ils sont des acteurs incontournables ».

Ensuite sera mise une démarche expérimentale sur le territoire avec l’appui d’un groupe de pilotage. Ceci en totale concertation avec les agriculteurs, le Parc, Farm Europe et le député européen Michel Dantin qui servira de relais.

Le cadre de cette démarche expérimentale est simple précise Jacques Adenot:  » il s’ agit que l’agriculteur tire un revenu  » sécurisé » de sa production. Cela passe par une meilleure valorisation des produits et par un revenu minimum en cas de problème météo, sanitaire… »

La démarche va bien au delà:  » il faut que l’agriculteur tire un revenu de son métier, sans aides. Par contre lorsqu’il effectuera des tâches annexes du style entretien du territoire, environnementales..il soit rémunéré. « 

Cela passe aussi par des négociations avec les GMS afin que celles ci payent le producteur au prix le plus juste.

Et Jacques Adenot de lancer:  » il faut dire halte à l’assistanat en agriculture.. » Et de rajouter:  » cela doit concerner les filières traditionnelles mais pas que.. » Et de citer certaines niches comme les plantes aromatiques, miel, fromages de chèvre… et toutes productions qui offrent de la diversification.

Si ces quelques pistes fonctionnent, le Président du Parc du Vercors espère que  » d’autres Parcs appliquent ces méthodes et que celles ci soient inclues dans la modification de la règlementation européenne. »

Jacques Adenot se dit confiant dans la réussite de ce projet.  » Nous avons une large majorité d’agriculteurs qui le soutiennent..qui sont même demandeurs..Ca ne peut que marcher. »

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Phil Hogan en visite à la GAEC des verts sapins


Ce Jeudi 22 Juin, avant d’arriver au Global Food Forum, Phil Hogan, le commissaire européen en charge de l’agriculture s’est arrêté à la ferme de Paul Faure.

Il était accompagné de Michel Dantin, eurodéputé, Lionel Beffre, préfet de l’Isère, Chantal Carlioz, vice présidente du département, Jacques Adenot, président du parc régional du Vercors. Marie-Noëlle Battistel, député de l’Isère, Jean-Claude Darlet, président de la chambre d’agriculture de l’Isère, Christiane Lambert, présidente du FNSEA, Franck Girard président de la communauté de communes du massif du Vercors,  Hubert Arnaud, maire d’Autrans -Méaudre; Mickaël Kraemer maire de Lans en Vercors étaient également présents.

Paul Faure, également président de Vercors Lait lui a présenté son exploitation tout en lui expliquant le fonctionnement de la coopérative. Le commissaire a décrit la ferme comme « similaire à celle où il est né en Irlande ».

Suite à sa discussion avec Paul Faure, il a évoqué la crise laitière comme un point sur lequel il était primordial de tirer des leçons.

Il a aussi affirmé que l’expérience serait essentielle à la constitution des futures politiques agricoles communes.

Par ailleurs, il souhaite faire du renouvellement des générations agricoles une priorité. Au nom des agriculteurs en général, Paul Faure, lui, a demandé à ce que les formalités administratives des agriculteurs soient amoindries, afin que ceux-ci aient davantage de temps à consacrer à leur cœur de métier.

Il a aussi souhaité que le calendrier des aides soit mieux respecté pour limiter l’imprévisibilité du secteur.

Après cette discussion, Phil Hogan, le président de Vercors lait et les autres invités  sont allés déguster quelques mets régionaux lors d’un buffet.

Paul Savary

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