Tag Archive | "La Côte-Saint-André"

Le forum d’installation au CFPPA de la Côte Saint André, l’occasion de découvrir le réseau InPACT


Le réseau InPACT, l’Initiative Pour une Agriculture Citoyenne et Territoriale, regroupant diverses associations, a organisé ce jeudi 8 Juin un forum à destination des jeunes agriculteurs en formation.

Les différentes associations formant ce réseau se sont donc regroupées pour intervenir au CFPPA accompagnées d’agriculteurs déjà installés venus témoigner de leurs expériences et des aides apportées par le réseau InPACT.

Ceux qui sont venus à leur rencontre venaient de tous bords. Il y avait des apprentis apiculteurs et éleveurs en BP Responsable d’Exploitation Agricole de la Côte Saint André, ainsi que les futurs maraîchers de Saint Ismier à Grenoble.

C’était surtout l’occasion pour les différentes associations présentes d’exposer aux agriculteurs en devenir les différentes compétences et aides qu’elles pourraient leur apporter.

Aide à l’émergence de projet, accompagnement dans la recherche de terrain, formations et bien d’autres, le réseau existe pour soutenir les futurs agriculteurs dans toutes les étapes de la création de leur projet. En partant de la naissance de l’idée et du projet, et jusqu’à l’installation et la post-installation en passant par la formalisation du projet et son aspect technico-économique, les nombreuses associations travaillent sur tous les points. C’est l’occasion pour nous de les découvrir.

  • L’APEC de l’Isère, le réseau des AMAP, qui en regroupe 67 sur le département, a vocation à informer et sensibiliser les citoyens à propos de l’agriculture biologique au travers de diverses manifestations, le bio étant l’un des points majeurs de leur charte. Ils cherchent également à créer des liens de vente entre les particuliers et les producteurs, par exemple en organisant des visites de fermes. Évidemment, ils contribuent au développement des AMAP tout en accompagnant l’évolution des pratiques de ceux qui n’ont pas encore tout à fait pu adopter la culture paysanne. Ils sont également présents au niveau régional et national.

  • Terre de Liens est à l’origine une fondation créée en 2003 qui s’est dotée d’une société en 2006. Son but, protéger et préserver les territoires ruraux et agricoles. Pour cela, elle achète les terrains d’agriculteurs qui lui cèdent ou lui donnent. Ces terrains sont ensuite louées aux agriculteurs souhaitant s’installer. Son financement est essentiellement participatif, la partie fondation s’occupe de la collecte des dons tandis que la société gère les baux. Mais ils ne s’occupent pas seulement de louer et récupérer des terrains, ils apportent également de l’aide bénévole aux fermes « Terre de liens » pour leur installation.

  • L’ADDEAR 38, créée en 2006, aide les agriculteurs dans la création de leurs projets, notamment en les intégrant dans des réseaux, en les accompagnant dans leurs démarches ou en leur offrant des formations courtes et gratuites. Elle promeut également l’agriculture, et offre en plus un accompagnement dans la transmission d’activité.

  • Accueil Paysans est né en Isère et recense plus de 900 adhérents qui en constituent le conseil d’administration sur le territoire national. Il s’agit d’un réseau d’agriculteurs et d’acteurs ruraux travaillant à la mise en place d’accueils touristiques, pédagogiques ou même sociaux dans les fermes. Son programme est basé sur l’accompagnement, qu’il soit individuel ou collectif, notamment à travers des formations et la constitution de réseaux. Il promeut également l’agriculture paysanne.

  • Afocg Alpes a vocation à offrir à tous les agriculteurs des formations comptables ou en gestion économique pour tous les aspects d’une activité agricole afin de les rendre autonomes dans ces domaines. Cette association aide également les porteurs de projets à chiffrer ceux ci et à choisir les régimes fiscaux les plus adaptés. Elle offre des formations collectives sur tout le territoire.

  • ADA Bio travaille majoritairement sur le développement de la filière biologique. Elle constitue des réseaux d’agriculteurs bio pour que ceux ci partagent leurs expériences et leur savoir-faire entre eux. Elle travaille également à l’accompagnement personnalisé par filière des agriculteurs qui souhaitent évoluer vers le bio, et elle participe à la création et à la structuration de réseaux de distribution des produits vers le grand public, auprès duquel elle mène des campagnes de promotion et de sensibilisation. Au delà de ça, elle accompagne les filières dans des expérimentations sur les cultures de manière à tester et sélectionner les meilleures techniques et variétés.


Paul Savary

Catégorie agriculture, bio, enseignement-formationCommentaires fermés

Forum Installation en Isère


NPACT Rhône-Alpes organise un Forum Installation en Isère
Jeudi 8 Juin 2017 9h – 12h au CFPPA de La Côte Saint André
Participation sur inscription (nombre de place limité)
Une demi-journée pour découvrir la diversité des choix d’installation en agriculture, et les types d’accompagnements qu’offrent les membres du réseau INPACT en Isère :
Accueil Paysan – ADABio – ADDEAR – AFOCG des Alpes – Réseau des AMAP – Terre de Liens.
Le Point Accueil Installation de la Chambre d’Agriculture de l’Isère sera également présent.

Date/Horaires/Lieu : Jeudi 8 juin 2017, 9h – 12h au CFPPA de de La Côte Saint André.
Public : Étudiants en BPREA (Brevet Professionnel de Responsable d’Exploitation Agricole) et porteurs de projet. Plus particulièrement les BPREA de St Ismier, La Côté-Saint-André.

Objectifs :
• Identifier ce que sont l’agriculture bio, l’agriculture paysanne, les circuits courts, les AMAP, l’accueil à la ferme…
• Découvrir la diversité des choix d’installation en agriculture.
• Échanger avec des paysans installés.
• Repérer les structures qui peuvent accompagner les porteurs de projet.
Gratuit : Cette action bénéficie d’un financement du Ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt.

INSCRIPTION : auprès de Nicolas Ghiotto, animateur de l’ADABio en Isère et coordinateur de ce Forum : nicolas.ghiotto@adabio.com / 06.26.54.37.85

Catégorie enseignement-formationCommentaires fermés

Le lait : des métiers d’avenir pour tous !


La Chambre d’agriculture de l’Isère et les Jeunes Agriculteurs organisent le
mercredi 13 mars 2013 au Lycée de la Côte Saint André une journée dédiée à
l’élevage laitier et aux emplois sur les exploitations iséroises.

150 personnes (élèves en formation agricole, étudiants, porteurs de projets
d’installation agricole, demandeurs d’emploi et éleveurs) sont attendues à cet
événement départemental. Au programme : forum avec les partenaires de
l’élevage et de l’installation, conférence avec les acteurs de la filière lait et
ateliers d’échange d’expériences.

Via l’organisation de cet événement, la Chambre d’agriculture de l’Isère et les
Jeunes Agriculteurs souhaitent :

• rassembler les acteurs de la filière lait sur la problématique du
renouvellement des générations,
• promouvoir l’attractivité du métier auprès des porteurs de projets et des
salariés potentiels
• et partager des expériences réussies de transmission d’exploitations
laitières.
En effet, depuis quelques années, on constate une inadéquation entre le
nombre d’offres d’emploi (associés sur des GAEC, salariés ..) dans les élevages
laitiers isérois et le nombre de demandeurs ou porteurs de projets d’installation
intéressés. La journée du 13 mars 2013 a donc pour vocation de favoriser une
meilleure connaissance de ce secteur d’activité auprès des futurs éleveurs ou
salariés, de montrer que la filière lait est porteuse d’avenir et offre des
perspectives d’emplois sur les exploitations agricoles iséroises.

La filière lait en Isère c’est:
• 720 élevages soit plus de 1200 éleveurs
• plus de 200 millions de litres (référence totale laiterie)
• 254 000 litres de lait en moyenne par exploitation
• 4e rang des livraisons de Rhône Alpes
• un tissu de PME et grands groupes laitiers
• des filières qualité reconnues.

Actuellement près d’une dizaine d’exploitations laitières est en recherche de repreneur ou d’associé.

lait 1

lait 1B

lait 2

lait 3

Catégorie lait/produits laitiersCommentaires fermés

L’agriculteur doit échapper à la souffrance au travail


La charrue a fait son temps. La souffrance demeure dans le métier d'agriculteur.

La charrue a fait son temps. La souffrance demeure dans le métier d'agriculteur.

Parmi les quatre ateliers organisés dans le cadre de la Journée Installation qui s’est déroulée jeudi au lycée agricole de La Côte-Saint-André (voir notre article), sillon 38 a assisté à l’exposé de Véronique Bouchard, l’une des rares spécialistes de psychologie du travail appliquée à l’agriculture. Son exposé s’intitulait « Booster son efficacité grâce à de bonnes conditions de travail ».

Fille d’agriculteurs, conseillère agricole pendant 20 ans (Chambre d’agriculture de l’Ain), formatrice en Economie, titulaire d’un Master de psychologie du travail (CNAM de Lyon), Véronique Bouchard connaît parfaitement les grandeurs et les servitudes du métier d’agriculteur (terme qu’elle préfère largement à tous les autres).

Devant une salle bien remplie d’élèves du lycée agricole, elle a rappelé quelques grands principes à respecter si l’on veut être bien dans sa peau d’agriculteur tout en étant efficace.

C’est dans cette optique qu’elle aborde la psychologie du travail, absente jusqu’alors de toute réflexion sur le monde agricole. Pour être précis, la psychologie du travail est l’étude des facteurs individuels, sociaux et culturels qui influencent les conduites au travail. Aborder le métier de l’agriculteur en termes de conditions de travail, d’ergonomie, de motivations, de rythmes de travail, de relations avec autrui (employeur, supérieurs, collègues, etc.), d’adaptation au changement, lui semble indispensable.

Pourquoi ? Pour une raison majeure, à savoir que ce métier exige beaucoup de celui qui l’exerce, que la profession est touchée par la souffrance au travail:

« En 2010, un agriculteur nourrit environ cent personnes. La productivité du travail a progressé deux fois plus vite que dans les autres secteurs de l’économie. C’est dire que l’agriculture est efficace. Mais cette productivité a un coût énorme : accroissement du stress, troubles du sommeil, troubles musculo-squelettiques, augmentation des addictions (alcool, surtout), accidents, suicides », explique Véronique Bouchard.

Elle cite à l’appui une enquête de la MSA 07 et 42 indiquant que 5% des agriculteurs de ces deux départements son en situation de stress intense ou de dépression sans en avoir conscience, sans recourir à des soins.

C’est un aspect tenu dans l’ombre que Véronique Bouchard met en lumière : « C’est la catégorie socio-professionnelle la plus touchée par le suicide. Ajoutons que l’usage régulier de produits organo-chlorés (pesticides) entraîne des risques accrus de maladies chez les agriculteurs ».

Métier à risques, donc. Le tableau dressé par Mme Bouchard n’est pas vraiment de nature à susciter des vocations. Mais pour elle, il est impératif que ces jeunes en formation n’ignorent rien de cela. C’est une façon de faire de la prévention. Car le métier d’agriculteur est attractif et valorisant pour peu que l’on respecte quelques grands principes qu’elle rappelle en se faisant souffler les réponses par les élèves eux-mêmes :

-       veiller à avoir du plaisir dans son travail

-       travailler en collectif

-       confronter les méthodes

-       ne pas jouer la concurrence à tout prix entre agriculteurs, entre filières

-       donner du sens à son travail

-       chercher de la reconnaissance

-       ne pas s’installer dans les pantoufles de son père

-       organiser le non-travail

-       inventer un nouveau contrat social

-       veiller à sa santé

Le métier évolue vite et celui qu’exerceront ces jeunes générations  ressemble de moins en moins à celui des précédentes. S’adapter aux changements fait aussi partie des défis du jeune agriculteur qui –nous l’avons entendu dans la salle- souhaite tirer de son travail un revenu qui lui permette de vivre décemment tout en préservant sa santé. Comme le conseille Mme Bouchard, il faut être inventif , savoir faire équipe, instiller en permanence de la psychologie, du dialogue, et du sens. Pour résumer la pensée de Véronique Bouchard, on n’est jamais aussi efficace que lorsque l’on est bien dans sa peau.

Catégorie agriculture, enseignement-formationCommentaires fermés

« Faire quelque chose pour Berlioz »


En ce jour d’anniversaire d’Hector Berlioz, le Conseil général de l’Isère a souhaité remercier, pour leur acte, Monir Tayeb et Michel Austin, principaux donateurs du Musée Hector Berlioz.

donateurs

De gauche à droite : Antoine Troncy, responsable adjoint du Musée Hector Berlioz, Chantal Spillemaecker, responsable du Musée Hector Berlioz, Monir Tayeb, Claude Bertrand, vice-président chargé de la culture et du patrimoine et Michel Austin (photo CG38).

Monir Tayeb, née à Téhéran, établie Grande Bretagne depuis 1976, est professeur à l’Université de Heriot-Watt à Edimbourg. Elle a découvert Hector Berlioz grâce à la lecture des Mémoires et a entrepris d’apprendre le français pour pouvoir lire Berlioz dans l’original.

En 1997, elle crée avec son mari, Michel Austin, le site www.hberlioz.com pour assurer la présence de Berlioz sur la toile. Passionnés, ils ont toujours eu l’ambition de « faire quelque chose pour Berlioz ». Car « Hector Berlioz occupe une place exceptionnelle dans l’histoire de la musique. Très en avance sur son temps, il fut l’un des plus originaux parmi les grands compositeurs, mais en même temps un innovateur dans l’exécution musicale, et un écrivain et critique. Peu de musiciens ont su briller à la fois dans autant de domaines différents ».
Vrais habitués du Musée Hector Berlioz depuis presque 10 ans, ils ont décidé de léguer l’ensemble de leurs biens et avoirs personnels ainsi qu’une complète et inédite collection au Musée de la Côte-Saint-André, seul établissement, dans le monde, consacré à l’œuvre de compositeur.
Claude Bertrand, vice-président du Conseil général chargé de la culture et du patrimoine a reçu, solennellement du couple, deux lettres autographes du compositeur : l’une datant de 1853 adressée à Michel Levy, son éditeur et l’autre datant de juin 1832 adressée à son grand ami Humbert Ferrand, écrite durant un voyage entre Rome et la Côte-Saint-André.
Ces deux lettres originales ne sont qu’une infime partie de leur riche collection, léguée au Musée Berlioz.

Catégorie la vie des communes, patrimoineCommentaires fermés


edf.png

Catégories

Archives

Agenda

novembre 2019
L Ma Me J V S D
« oct    
 123
45678910
11121314151617
18192021222324
252627282930  

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+