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Lans en Vercors: fête de la moisson


La fête de la moisson organisée par les Amis de l’Agriculture d’antan se déroulera le dimanche 27 août à Lans en Vercors.

Une journée au coeur de l’agriculture d’antan avec au programme: exposition et défilé de tracteurs d’antan, nombreux stands et démonstrations des métiers d’autrefois mais aussi des dégustations et vente des produits de la ferme, des animations…

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PROGRAMME

9h-10h30 : défilé de tracteurs
11h : mouture du blé, fabrication du pain, battage du fléau, démonstration à cheval
11h30 : inauguration de la fête
12h : apéritif, buvette & repas champêtre
14h : fauchage à la faux & réalisation de gerbes et de cloches
15h : fauchage aux moissonneuses
15h15 : ramassage des gerbes & battage à l’ancienne
17h : fauchage à la faux & réalisation de gerbes -
17h30 : battage à l’ancienne + d’autres ateliers toute la journée.

Repas champêtre: 14€/ pers- Entrée, plat et dessert

Buvette et restauration sur place.

Catégorie Communauté de Communes du Massif du VercorsCommentaires fermés

Vercors:travaux: la RD531 coupée!


Des travaux de sécurisation  vont être réalisés sur  la route départementale (RD) 531, sur une portion d’environ 2 km  située dans les Gorges du Furon entre Engins et Lans en Vercors. La première tranche de travaux est programmée du lundi 21 août au vendredi 29 septembre 2017.

La seconde tranche se déroulera en 2018. Le Département a opté pour un scénario tenant à la fois compte des contraintes inhérentes à ces travaux tout en minimisant la gêne occasionnée pour les usagers.

Pourquoi le Département doit-il intervenir dans ce secteur ?

Le Département a réalisé un diagnostic de l’itinéraire routier situé dans le canyon du Furon. Les conclusions des experts mettent en évidence un niveau de risques naturels élevé sur certains secteurs. La sécurité des usagers empruntant cet axe est une priorité du Département. Dès lors, des travaux importants doivent être engagés dans les meilleurs délais pour diminuer au maximum le risque lié à la chute de blocs.

La zone à traiter est située sur la route départementale (RD) 531 dans les gorges du Furon, entre Engins et Lans en Vercors (entre le parking du Bruyant et Lolette), sur environ 2 km.

En quoi consistent les travaux ?

L’objectif de ces travaux est de sécuriser non seulement les parties des falaises qui surplombent directement l’itinéraire mais aussi les zones non visibles situées aux abords de la route qui sont les plus fracturées.

Les principales techniques impliquant à la fois des interventions humaines et mécaniques consistent à :

  • purger et miner les blocs instables menaçant la route
  • ancrer les parties de falaises (écailles)
  • poser des filets écrans-pare-blocs.

Ce chantier étant situé directement sur les falaises bordant la route, une partie des travaux sera réalisée depuis la chaussée. Lors des phases de minage et de purges, des blocs atteignent la route.

Par conséquent, la sécurité des usagers et des entreprises intervenant sur le chantier exige sa fermeture pendant certaines périodes de travaux.

Quelles sont les modalités d’exécution du chantier ?

Les travaux seront réalisés sur plusieurs saisons.

La première tranche est ainsi programmée du 21 août au 29 septembre 2017.

Conscient du désagrément occasionné en cas de fermeture totale de la route, le Département a opté pour des modalités d’exécution des travaux en trois phases afin de minimiser l’impact pour les usagers.

Ainsi, pendant la durée du chantier, les modalités d’ouverture et de fermeture de  la RD 531 entre Engins et Lans-en-Vercors seront les suivantes :

  • du lundi 21 août à 9h au samedi 26 août à 17h > fermeture totale
  • du samedi 26 août à 17h au lundi 28 août 9h > ouverture
  • du lundi 28 août au vendredi 15 septembre > fermeture de 9h à 17h ;  une ouverture de 17h à 9h et les week-ends
  • du lundi 18 au vendredi 29 septembre > ouverture avec mise en place d’alternat de circulation.

La seconde tranche est programmée en 2018. La RD 531 sera ouverte avec la mise en place d’un alternat de circulation.

Comment circuler pendant les travaux ?

– Pendant la période de fermeture totale du lundi 21/08 à 09h00 au samedi 26/08 à 17h00 :

- En voiture > La déviation s’effectuera par la RD 106 via Saint-Nizier-du Moucherotte. Le trafic sera par conséquent plus dense durant cette période. Le Département remercie par avance les riverains de leur compréhension et rappelle aux usagers de la route de bien respecter la signalisation en vigueur.

- En transport en commun > L’offre de la ligne 5110 (Grenoble > Saint-Nizier du Moucherotte > Lans en Vercors>Villard de Lans) sera renforcée et la ligne 5100 sera maintenue entre Engins et Grenoble sous la forme d’un Transport à la Demande (TAD). Les nouveaux horaires sont consultables ci-dessous. Les usagers sont invités à s’inscrire sur le site itinisère pour être averti des perturbations qui pourraient survenir durant le chantier.

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A télécharger

Fermeture totale du 21 au 26 août – ligne 5100 et 5110
Fermeture totale du 21 au 26 août – ligne 5120
Fermeture totale du 21 au 26 août – TAD Engins Grenoble

Pendant la période de fermeture en journée (09h00 à 17h00) du 28/08 au 15/09 :

- En voiture > La déviation s’effectuera par la RD 106 via Saint-Nizier-du Moucherotte.

- En transport en commun >  L’offre de la ligne 5110 (Grenoble > Lans en Vercors/Villard de Lans) sera renforcée et la ligne 5100 sera maintenue entre Engins et Grenoble sous la forme d’un Transport à la Demande (TAD). Les nouveaux horaires sont consultables ci-dessous. Les usagers sont invités à s’inscrire sur le site itinisère pour être averti des perturbations qui pourraient survenir durant le chantier.

A télécharger

Fermeture journée du 28 août au 15 septembre – ligne 5100 et 5110
Fermeture journée du 28 août au 15 septembre – ligne 5120
Fermeture journée du 28 août au 15 septembre – TAD Engins Grenoble

Quels dispositifs de circulation particuliers pour les  habitants d’Engins et du plateau ?

Pour les déplacements exclusifs entre la commune d’Engins et le plateau du Vercors, des dispositions particulières de circulation seront mises en place. Des habilitations seront délivrées par la mairie d’Engins aux personnes remplissant les conditions requises permettant d’utiliser deux chemins (piste des Ayettes et voie forestière) spécifiquement aménagés durant la période des travaux.

Contact : mairie d’Engins Tel. 04 76 94 49 13.

Comment s’informer en amont et pendant le chantier ?

Le Département informera les usagers en temps réel, via le site Itinisere et des messages SMS,  des conditions d’ouverture et de fermeture de la RD 531, ainsi que des adaptations des lignes Transisère 5100, 5110 et locales pendant la durée du chantier. Pour bénéficier de ce service, il convient de s’inscrire sur le site www.itinisere.fr.

Le dispositif d’information est complété par les panneaux à message variable implantés le long de la RD 531.

Renseignements complémentaires : Maison du Département du Vercors Tel. 04 57 38 49 00.

Catégorie A la une, Communauté de Communes du Massif du Vercors, Département de l'Isère, transportCommentaires fermés

Le Vercors fête ses Alpages


Le Vercors fête ses Alpages

31/07/2017 17/08/2017
Le Vercors fête ses Alpages

Dans le cadre du plan pastoral territorial de la Communauté de communes du massif du Vercors, le groupement pastoral du Pic St-Michel organise la seconde édition d’une journée avec un troupeau, le 17 août à Lans en Vercors.

Une journée avec un troupeau
Au programme :
- 9h30 : Rendez-vous au plateau des Ramées. Avant la descente d’alpage, temps de présentation du travail en alpage et de l’impact du pastoralisme sur le paysage et la biodiversité (co-voiturage possible depuis le parking de l’Aigle jusqu’au parking de la station de Lans en Vercors, prévoir ensuite 1h de marche pour rejoindre le plateau des Ramées).

- 10h : Descente avec le troupeau (1000 brebis) jusqu’à Lans en Vercors. Parcours prévu : plateau des Ramées, station, village par la route des montagnes de Lans (D106L).
- 12h : Traversée de Lans en Vercors et dégustation de produits du terroir organisée par l’Office du Tourisme au centre du village.

- 13h : Déjeuner « produits locaux » proposé à la bergerie du GAEC A la Crécia. 18 €/adulte et 8€/ enfant. Réservation uniquement auprès de l’Office du Tourisme de Lans en Vercors.
- 14h-17h : « Tri » des agneaux à la bergerie du Peuil, commenté par la Fédération des Alpages de l’Isère. A découvrir : marché du terroir et une expo photos « Bergers, Bergères ».

- 16h : Lecture de contes autour des animaux.

Catégorie Communauté de Communes du Massif du Vercors, alpages, pastoralismeCommentaires fermés

La fête du bleu sur le vif!


Quel cadre merveilleux… Oui le village de Sainte Eulalie en Royans , son cadre est magnifique et vaut à lui seul le détour..

Alors que dire quand la fête du bleu y pose ses  » valises » comme c’est le cas cette année pour la 17ème édition de ce rendez vous qui met en valeur le Vercors à travers son patrimoine, son agriculture, son artisanat et surtout ses produits  de bouche à travers son fleuron qu’est le bleu du Vercors Sassenage.

Le samedi est jour inaugural, de concours d’élevage…Voici le déroulement de cette journée à travers une série de clichés pris sur le vjf…

Avant de feuilleter l’album retenez que la prochaine fête du Bleu aura lieu à Lans en Vercors..

Le passage officiel de Bleu entre les maires de Ste Eulalie et de Lans s’étant fait lors des discours officiels.


Catégorie bleu du Vercors Sassenage, foires et fêtesCommentaires fermés

La raclette de Savoie mise à l’honneur au Global Food Forum


La « Raclette de Savoie » a été enregistrée, le 27 janvier 2017, au registre des indications géographiques protégées (IGP), le label européen de garantie de qualité et d’origine.
La raclette qui se présente sous la forme d’une meule ronde, est un fromage produit en Savoie, Haute-Savoie mais aussi dans certaines communes de l’Ain et de l’Isère, des départements du centre-est de la France.

L’obtention de l’indication géographique protégée, signe de qualité et de l’origine européen, protège désormais la dénomination « Raclette de Savoie » dans toute l’Union européenne.

Il s’agit de la 239e IGP obtenue par la France, sur près de 1 400 produits agroalimentaires protégés dans l’UE.

Le saviez-vous? Le nom « raclette » trouve son origine dans l’action de racler le fromage rôti sur le feu que consommaient les bergers dès le Moyen-Âge, en été.

La réputation de la « raclette de Savoie » s’est ensuite propagée au travers du développement spectaculaire des sports d’hiver dans les années 1970. Son équivalent suisse, la « Raclette du Valais », est de son côté une AOP (appellation d’origine protégée) suisse depuis 2003.

Sans titre

C’est au cours du Global food Forum qui s’est déroulé à Lans en Vercors que le commissaire européen de l’agriculture, Phil Hogan a remis le diplôme attestant que la raclette de Savoie est IGP. Remise faite à Patrick Ramet, président de Raclette Savoie.

La filière  » Raclette de Savoie » IGP, en chiffres

659 producteurs laitiers et 6 producteurs fermiers,
1 transformateur,
5 affineurs,
8 transformateurs-affineurs (soit 14 entreprises/coopératives impliquées dans la filière).

Catégorie agriculture, agro-alimentaireCommentaires fermés

Global food forum


Le Parc Naturel Régional a accueilli ce jeudi 22 juin l’Europe agricole avec à sa tête le commissaire européen en charge de l’agriculture Phil hogan.

Accompagné de nombreux décideurs européens, agriculteurs, acteurs du monde rural il a  » planché » sur l’avenir de l’Europe agricole, celle de la montagne en particulier, à travers la nouvelle PAC. Cette rencontre placée dans le cadre du global food Forum s’est déroulée à Lans en Vercors et sur l’exploitation de Paul Faure à Autrans.

D’entrée de forum Jacques Adenot a planté le décor:  » les agriculteurs ont un savoir faire, basé sur la qualité, le respect de l’environnement qu’il faut protéger, développer dans une vision moderne de l’agriculture . Il faut que l’Europe n’isole pas les petites exploitations mais qu’elle les protège et qu’elle permette à nos agriculteurs de vivre de leur métier. » Et Jacques Adenot de pousser un coup de  » gueule »..  » Il est anormal que les critères  européens concernant agriculture biologique soient bien plus drastiques que ceux d’autres pays tiers. Il faut que ça cesse ou au pire créer deux labels.. »

Marie Noëlle Battistel députée et présidente de l’association nationale des élus de montagne souhaite que  » députés européens et nationaux travaillent davantage ensemble afin que des projets se construisent en commun. Elle est tout à fait favorable que certains territoires  » comme le Vercors » soient des territoires d’expérimentation.. »

Chantal Carlioz, maire de Villard de Lans, Vice présidente du conseil Départemental en charge du tourisme :  » le département de l’Isère est très proche des agriculteurs et nous devons maintenir le dynamisme qui habite nos agriculteurs.

Elle a souligné que ce dynamisme a permis  aux producteurs de lait livrant à Vercors Lait voir le prix moyen de la tonne de lait de passer de 256 euros/ tonne à 365 euros/ tonnes en moins de 10 ans.. »

Michel Dantin, député européen voit un Europe agricole à repenser  » afin que les produits agricoles soient mieux valorisés, surtout en zone de montagne. »

Christiane Lambert, présidente de la FNSEA reconnaît que  » la PAC est un instrument essentiel pour notre territoire, mais il ne faut pas omettre que notre agriculture est diverse, que chaque territoire a ses spécificités qu’il faut prendre en compte..

Nous reviendrons plus longuement sur d’autres temps forts de cette journée dans différents articles.

Reportage

Gilbert PRECZ,

Paul SAVARY

Catégorie A la une, Union européenne, agricultureCommentaires fermés

Lans-en-Vercors, cœur de l’Europe agricole


Le Global Food Forum organisé par Farm europe va se dérouler ce jeudi 22 juin à Lans en Vercors.. La politique européenne ne se décide pas qu’à Bruxelles, en particulier celle qui concerne l’agriculture.

Le Global Food Forum réunira donc le 22 juin au cœur du massif du Vercors, décideurs européens, responsables économiques, agriculteurs et citoyens pour une journée d’échange et de réflexion sur l’Europe et l’avenir de la Politique agricole européenne pour les zones fragiles. Le Vercors présente donc toutes les caractéristiques de cette problématique.

Le temps d’une journée, le centre culturel le Cairn de Lans-en-Vercors sera le cœur de l’Europe agricole accueillant le Commissaire européen à l’Agriculture et au Développement rural, Phil Hogan, des députés clefs du Parlement européen sur les questions agricoles – Michel Dantin et Herbert Dorfman – ainsi que des responsables professionnels de plusieurs pays européens, parmi lesquels Massimiliano Giansanti, Président du Global Food Forum et de la Confagricoltura et Christiane Lambert, Présidente de la FNSEA.

Fruit d’un partenariat innovant entre le think tank Farm Europe, le Parc  Régional du Vercors et la Commune de Lans-en-Vercors, la journée permettra à chacun des participants non seulement d’échanger avec des acteurs du projet européen au quotidien, mais aussi d’exprimer leurs attentes, leurs idées quant à l’avenir de la Politique agricole commune sur trois thèmes fondamentaux pour l’avenir :

Faire vivre l’ambition d’une agriculture présente et dynamique sur l’ensemble des territoires

Structurer les filières pour capter la valeur ajoutée

Répondre aux enjeux de la durabilité environnementale en zones économiquement fragiles.

Catégorie Union européenne, agricultureCommentaires fermés

Loup: le ministre de l’agriculture alerté…


Alors qu’une nouvelle attaque du loup a eu lieu, proche des habitations, à Lans en Vercors, l’Union pour la sauvegarde des activités pastorales et rurales a adressé un courrier au ministre de l’agriculture. Ce courrier faisant suite aux dernières rencontres du col du Glandon.

En voici la teneur..

Vous avez bien voulu, le 16 août 2016, apporter une réponse complète et approfondie à notre
courrier du 17 février. Nous vous en remercions vivement. Ceci démontre l’importance que vous apportez à ce dossier complexe et douloureux.
L’USAPR, notre association fédératrice de maires et communes déjà confrontés à la prédation
des loups, ou menacés de l’être, continue à travailler. Elus locaux, nous nous devons d’avoir
le souci permanent de l’aménagement de nos territoires, de leur équilibre, de leur avenir : le
maintien de l’élevage de plein air en est un élément clé, il n’est pas envisageable de le voir
disparaître de secteurs entiers de nos communes, voire de nos communes elles-mêmes, sans
réagir.
Nous avons préparé et tenu deux réunions importantes, les 19 et 20 août 2016 en Savoie.
Parmi les invités, les représentants et services de l’Etat ont répondu présents (sous-Préfet
représentant Monsieur le Préfet de la Savoie, DDT, ONCFS, ONF). Nous l’avons apprécié
car, en tant que maires, nous nous positionnons depuis l’origine dans une démarche de
relations constructives avec l’ensemble des organismes d’État concernés.

Par ce nouveau courrier, que nous concevons comme une lettre ouverte, nous souhaitons
attirer votre attention et celle de nos partenaires (services de l’Etat, parlementaires, élus
régionaux, départementaux et communaux) sur plusieurs éléments nouveaux, discutés dans
nos réunions de travail et au sein de notre association.

- Il ne serait pas tolérable, Monsieur le Ministre, de lier les indemnisations des victimes
de prédation à la mise en place voire à la « qualité » ou au « bon usage » des mesures de
protection des troupeaux, comme actuellement envisagé par vos services et ceux du
Ministère de l’Ecologie en application de l’article 392 des Lignes directrices agricoles de
la Commission européenne en date du 01-07-2014.

Nous nous permettons de développer ci-dessous les raisons de notre opposition à cette
conditionnalité des indemnisations :
- Les analyses des différents partenaires se rejoignent : les mesures de protection des
troupeaux, telles que mises en oeuvre actuellement dans notre pays, se révèlent dans le
temps inadaptées et inefficaces face à un prédateur intelligent et très adaptable. Sur le
département de la Savoie par exemple, le constat est à la « récurrence des attaques sur
troupeaux protégés » : ce sont eux qui concentrent 89 % des victimes (source : DDT
73).

- Dans certains secteurs ruraux et montagnards, compte-tenu de leur relief, de leur
végétation (paysages en mosaïques denses de prairies ou pelouses et de bois), de leur
accessibilité (absence de pistes pour rejoindre les pâturages) et de leurs systèmes
d’élevage (troupeaux conduits en différents lots dans des parcs en clôtures fixes ou
mobiles), la mise en place de mesures de protection s’avère par ailleurs irréaliste, voire
impossible. Un élevage du Massif Central ou des Alpes n’est pas en mesure de
recruter 3 ou 4 gardiens humains supplémentaires (cf. « présence humaine
renforcée »), ni de placer 2 chiens de protection par lot de brebis en parc, ce qui
conduit à devoir acquérir une dizaine, voire plus, de chiens par élevage. Et des
secteurs de pâturage ancestraux sont maintenant délaissés, car les troupeaux ne
peuvent y être protégés.
- Nous savons ce que la protection contre la prédation entraîne de contraintes, tant
pour les troupeaux que pour les professionnels de l’élevage ; nous le mesurons, parce
que nous en sommes souvent les premiers témoins, mais aussi parce que nous avons à
gérer, dans nos communes, des conflits d’usage, dans lesquels notre responsabilité de
maires est engagée.

- Les espaces ruraux ou montagnards de nos communes appellent une forte
fréquentation de promeneurs, randonneurs, cyclistes… Les chiens utilisés pour la
protection des troupeaux posent à l’évidence un problème de sécurité publique,
comme en témoignent des cas d’agressions de plus en plus nombreux sur l’Homme
(départements des Alpes-de-Haute-Provence, de l’Isère, de la Savoie, de la Drôme…).
- Faire dépendre les indemnisations de l’évaluation de la mise en place des mesures
de protection ouvre la porte à un vrai risque d’iniquité, puisque chaque éleveur doit
gérer des contraintes différentes.

Vous nous indiquez, Monsieur le Ministre, que de nouvelles mesures d’accompagnement en
direction des éleveurs et des bergers sont en cours de construction. Nous avons connaissance
des documents élaborés par des services pastoraux, porteurs de propositions techniques pour
l’accompagnement des éleveurs soumis à la prédation des loups. Il est vital, en effet, de
reconnaître la détresse des éleveurs et de les assister très rapidement en cas d’attaque de leurs
troupeaux. Au-delà, travailler sur les mesures de protection là où elles sont nécessaires ne
peut avoir que des aspects positifs et contribuer à la survie de l’élevage de plein air, puisqu’il
s’agit bien de « travailler à des aménagements et équipements structurants. »
Mais les auteurs de ces documents l’écrivent eux-mêmes : « Dans le cadre de la très forte
dégradation de la situation observée sur le terrain, une telle action d’accompagnement
technique n’a de sens que si une véritable politique de régulation des loups est engagée dans
la durée dans l’objectif de restaurer la crainte de l’homme chez le loup et d’écarter ce dernier
de l’homme et de ses troupeaux. »

Depuis plus de 2 ans, nous avons confronté notre expérience d’élus de terrain aux
connaissances que produisent des scientifiques reconnus en matière de pastoralisme (INRA,
CERPAM, CNRS…). La plupart travaillent depuis le milieu des années 1990 sur la situation
des éleveurs confrontés à la prédation par les loups en France mais aussi dans d’autres pays,
tels les Balkans et les États-Unis. Nos conclusions convergent : les loups doivent associer le
bétail aux humains et les humains avec le danger ; il faut les dissuader de s’approcher
des Hommes, de leurs habitations et de leurs troupeaux, comme ils le font de plus en
plus volontiers aujourd’hui dans notre pays ; en cas d’attaque, une réactivité immédiate
s’impose, avec recours à des tirs et piégeages. Et il faut prendre les mesures nécessaires
pour que les acteurs des territoires de notre pays encore peu colonisés, ou pas encore
colonisés, puissent réagir immédiatement avec de nouveaux principes, et ne prennent pas le
retard qui a été cumulé dans l’ensemble de l’arc alpin, laissant éleveurs et bergers dans des
situations dramatiques, et les élus dans le plus grand désarroi.

Il est donc temps de tirer les conclusions qui s’imposent : nous ne pouvons subir toujours plus
de contraintes face à un loup surprotégé ; la priorité donnée à la stricte protection du
prédateur doit être remise en cause. Il nous faut obtenir dans les plus brefs délais le
déclassement du Canis lupus des textes qui le protègent, malgré les contraintes qui pèsent
sur toute négociation à engager à l’échelle européenne.
Le contrôle des populations de loups doit devenir une priorité et les moyens règlementaires et
techniques nécessaires doivent être mis en oeuvre.
Nous formulons en ce sens des propositions concrètes, et initions un travail avec nos
homologues européens. Nous sommes également prêts à poursuivre notre travail sur les
différentes questions avec les services concernés.
Monsieur le Ministre, si nous sommes déterminés, nous voulons être constructifs.
Notre vice-président, André Baret, a déjà pu échanger avec Madame la Ministre de
l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, chargée des Relations internationales sur le
climat. Il nous semble primordial de vous rencontrer, Monsieur le Ministre de l’Agriculture,
de l’Agroalimentaire et de la Forêt. Parce que nous souhaitons vous présenter plus en détails
nos expériences d’élus locaux, nos propositions et positions, nous avons l’honneur de vous
demander de bien vouloir recevoir au plus vite les membres du bureau de notre
association.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, en notre profond respect et notre sincère
dévouement.

Le Président
Pierre Yves BONNIVARD,
Maire de Saint Colomban des Villards

Catégorie loupCommentaires fermés

10 Millions d’euros pour l’acte 1 du plan montagne


Première région européenne de montagne, deuxième région touristique de France, Auvergne-Rhône-
Alpes s’engage dans un plan audacieux avec des solutions concrètes pour conforter l’activité
économique de ces territoires. Le premier acte fort de ce plan montagne lancé par Laurent WAUQUIEZ
en avril à Lans-en-Vercors consiste à pérenniser la saison hivernale, en particulier pour les stations de
moyenne montagne devenues vulnérables en raison des aléas climatiques.

10 millions d’euros sont débloqués pour investir dans la neige de culture. Un dispositif qui s’intégrera
dans le futur schéma régional de développement économique, d’innovation et d’internationalisation.
Un appel à projets est ainsi lancé en direction des stations. La Région appuiera financièrement les
stations pour des solutions qui couvrent les zones stratégiques du domaine skiable tout en respectant
la ressource en eau et minimisant l’impact sur l’environnement. Les retenues d’altitude devront ainsi
privilégier une utilisation multifonctionnelle participant à l’économie du territoire.

« Il y a un changement de majorité et de méthode. Nous considérons que plutôt que de tergiverser
pendant des mois sur un plan à 20 à 30 ans, on démarre. Nous souhaitons que dès septembre les
stations aient de l’argent. Parce que si nous perdons la saison d’hiver dans nos stations, nous perdons
la locomotive. Il ne faut pas regarder et subir, il faut anticiper. Nous sommes dans le pragmatisme»,
a commenté Laurent WAUQUIEZ.

Catégorie Auvergne-Rhône-AlpesCommentaires fermés

Lans en Vercors cobaye….


C’est à Lans en Vercors qu’élus, acteurs concernés se sont retrouvés pour découvrir la nouvelle politique montagne mise en place par la Région. Pour cette annonce, le Président de la région Auvergne Rhône-Alpes , Laurent Wauquiez a tenu à faire le déplacement sur le Vercors. Accompagné par Gilles Chabert, son monsieur Montagne, il a dévoilé son plan « neige stations »  Un axe fort:  les canons pour sécuriser l’enneigement et l’emploi..

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Michael Kraemer, maire de Lans a dit que:  C’est avec une grande fierté et un grand honneur que le Vercors et plus particulièrement Lans en Vercors accueille le Président du conseil régional, pour l’annonce de la nouvelle politique neige-stations de la région.

En plus d’être un honneur, c’est pour l’ensemble des acteur de la neige, un symbole après la saison difficile que nous venons de vivre alors qu’elle a été normale sur les autres massifs.
Lans en Vercors est une station sans enneigeurs tout juste un mini réseau et 3 équipements prêtes ou loués à des snowmaker. L’ingéniosité des saisonniers et le dévouement de tous les acteurs publiques et privés, pour que le stade de neige vive cet hiver ont permis de limiter les dégâts.

Malgré tout, la saison se termine sur un triste -45%. Mais ce qui encore plus triste, c’est qu’une bonne partie du domaine pourtant à basse altitude était exploitable mais la liaison entre le front de neige et la neige naturelle (environ 20m) n’était pas effectuée. 20m c’est aujourd’hui la distance qui nous sépare d’une saison quasi-normale d’une saison catastrophique.
Cela justifie d’autant plus, l’un de nos engagements de campagne lors des municipales 2014: la sécurisation de la neige sur laquelle nous travaillons avec les membres du conseil municipal.
Nous ne nous en cachons pas, la neige de culture c’est onéreux (entre retenue, perche et réseau) mais c’est le prix à payer pour garder nos emplois (250 directs et indirects) et quand on parle des emplois on parle aussi de garder les enfants au pays car nombre d’entre eux ont un travail l’été, mais celui de l’hiver a une coloration plus sentimentale et permet parfois de compenser la précarité de l’activité estivale.
C’est mon rôle de maire que de mettre en place l’environnement propice à cela.

Lans en vercors, est une petite station familiale, peu de gens savent que le prix du forfait permet tout juste d’équilibrer le budget. Nous ne serons jamais un grand domaine, mais nous sommes un domaine de proximité, un domaine d’apprentissage ce qui ne nous empêche pas d’être un domaine qui innove et ce depuis 40 ans: premières pistes engazonnées hier, vertige des cîmes et spot photo aujourd’hui, demain retenue collinaire à vocation multi-saison en intégrant dès sa conception la diversification estivale, mais aussi les problèmes d’alimentation en eau pour maintenir et développer le pastoralisme…

Neige/ agriculture/ saisonnalité c’est l’équilibre qu’il faut réussir dans nos stations de moyenne montagne.

Un projet à l’image de la station: pas de faste, pas de paillette, un équipement pratique et adapté. Un choix de site qui permet de ne pas avoir de transport de matériaux, une proximité avec le stationnement pour l’accès estival, peu d’impact visuel. Un projet qui n’est pas la pour enneiger à tout prix mais pour enneiger utile et permettre à l’ensemble du tissus économique de perdurer et de se renforcer.  »

Le Maire de Lans précise enfin que  la politique mise en place par la région couplée à celle du département est vitale pour la commune et c’est une véritable bouffée d’oxygène pour l’ensemble des acteurs économiques. Sans ce nouveau cap historique, le projet de neige de culture à Lans en Vercors ne serait resté qu’un doux rêve.


Il a conclu: « Si vous cherchez une commune pour expérimenter les portées des aides financières aux projets des stations, nous sommes bien volontaire pour être votre cobaye. »



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