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Loup: le ministre de l’agriculture alerté…


Alors qu’une nouvelle attaque du loup a eu lieu, proche des habitations, à Lans en Vercors, l’Union pour la sauvegarde des activités pastorales et rurales a adressé un courrier au ministre de l’agriculture. Ce courrier faisant suite aux dernières rencontres du col du Glandon.

En voici la teneur..

Vous avez bien voulu, le 16 août 2016, apporter une réponse complète et approfondie à notre
courrier du 17 février. Nous vous en remercions vivement. Ceci démontre l’importance que vous apportez à ce dossier complexe et douloureux.
L’USAPR, notre association fédératrice de maires et communes déjà confrontés à la prédation
des loups, ou menacés de l’être, continue à travailler. Elus locaux, nous nous devons d’avoir
le souci permanent de l’aménagement de nos territoires, de leur équilibre, de leur avenir : le
maintien de l’élevage de plein air en est un élément clé, il n’est pas envisageable de le voir
disparaître de secteurs entiers de nos communes, voire de nos communes elles-mêmes, sans
réagir.
Nous avons préparé et tenu deux réunions importantes, les 19 et 20 août 2016 en Savoie.
Parmi les invités, les représentants et services de l’Etat ont répondu présents (sous-Préfet
représentant Monsieur le Préfet de la Savoie, DDT, ONCFS, ONF). Nous l’avons apprécié
car, en tant que maires, nous nous positionnons depuis l’origine dans une démarche de
relations constructives avec l’ensemble des organismes d’État concernés.

Par ce nouveau courrier, que nous concevons comme une lettre ouverte, nous souhaitons
attirer votre attention et celle de nos partenaires (services de l’Etat, parlementaires, élus
régionaux, départementaux et communaux) sur plusieurs éléments nouveaux, discutés dans
nos réunions de travail et au sein de notre association.

- Il ne serait pas tolérable, Monsieur le Ministre, de lier les indemnisations des victimes
de prédation à la mise en place voire à la « qualité » ou au « bon usage » des mesures de
protection des troupeaux, comme actuellement envisagé par vos services et ceux du
Ministère de l’Ecologie en application de l’article 392 des Lignes directrices agricoles de
la Commission européenne en date du 01-07-2014.

Nous nous permettons de développer ci-dessous les raisons de notre opposition à cette
conditionnalité des indemnisations :
- Les analyses des différents partenaires se rejoignent : les mesures de protection des
troupeaux, telles que mises en oeuvre actuellement dans notre pays, se révèlent dans le
temps inadaptées et inefficaces face à un prédateur intelligent et très adaptable. Sur le
département de la Savoie par exemple, le constat est à la « récurrence des attaques sur
troupeaux protégés » : ce sont eux qui concentrent 89 % des victimes (source : DDT
73).

- Dans certains secteurs ruraux et montagnards, compte-tenu de leur relief, de leur
végétation (paysages en mosaïques denses de prairies ou pelouses et de bois), de leur
accessibilité (absence de pistes pour rejoindre les pâturages) et de leurs systèmes
d’élevage (troupeaux conduits en différents lots dans des parcs en clôtures fixes ou
mobiles), la mise en place de mesures de protection s’avère par ailleurs irréaliste, voire
impossible. Un élevage du Massif Central ou des Alpes n’est pas en mesure de
recruter 3 ou 4 gardiens humains supplémentaires (cf. « présence humaine
renforcée »), ni de placer 2 chiens de protection par lot de brebis en parc, ce qui
conduit à devoir acquérir une dizaine, voire plus, de chiens par élevage. Et des
secteurs de pâturage ancestraux sont maintenant délaissés, car les troupeaux ne
peuvent y être protégés.
- Nous savons ce que la protection contre la prédation entraîne de contraintes, tant
pour les troupeaux que pour les professionnels de l’élevage ; nous le mesurons, parce
que nous en sommes souvent les premiers témoins, mais aussi parce que nous avons à
gérer, dans nos communes, des conflits d’usage, dans lesquels notre responsabilité de
maires est engagée.

- Les espaces ruraux ou montagnards de nos communes appellent une forte
fréquentation de promeneurs, randonneurs, cyclistes… Les chiens utilisés pour la
protection des troupeaux posent à l’évidence un problème de sécurité publique,
comme en témoignent des cas d’agressions de plus en plus nombreux sur l’Homme
(départements des Alpes-de-Haute-Provence, de l’Isère, de la Savoie, de la Drôme…).
- Faire dépendre les indemnisations de l’évaluation de la mise en place des mesures
de protection ouvre la porte à un vrai risque d’iniquité, puisque chaque éleveur doit
gérer des contraintes différentes.

Vous nous indiquez, Monsieur le Ministre, que de nouvelles mesures d’accompagnement en
direction des éleveurs et des bergers sont en cours de construction. Nous avons connaissance
des documents élaborés par des services pastoraux, porteurs de propositions techniques pour
l’accompagnement des éleveurs soumis à la prédation des loups. Il est vital, en effet, de
reconnaître la détresse des éleveurs et de les assister très rapidement en cas d’attaque de leurs
troupeaux. Au-delà, travailler sur les mesures de protection là où elles sont nécessaires ne
peut avoir que des aspects positifs et contribuer à la survie de l’élevage de plein air, puisqu’il
s’agit bien de « travailler à des aménagements et équipements structurants. »
Mais les auteurs de ces documents l’écrivent eux-mêmes : « Dans le cadre de la très forte
dégradation de la situation observée sur le terrain, une telle action d’accompagnement
technique n’a de sens que si une véritable politique de régulation des loups est engagée dans
la durée dans l’objectif de restaurer la crainte de l’homme chez le loup et d’écarter ce dernier
de l’homme et de ses troupeaux. »

Depuis plus de 2 ans, nous avons confronté notre expérience d’élus de terrain aux
connaissances que produisent des scientifiques reconnus en matière de pastoralisme (INRA,
CERPAM, CNRS…). La plupart travaillent depuis le milieu des années 1990 sur la situation
des éleveurs confrontés à la prédation par les loups en France mais aussi dans d’autres pays,
tels les Balkans et les États-Unis. Nos conclusions convergent : les loups doivent associer le
bétail aux humains et les humains avec le danger ; il faut les dissuader de s’approcher
des Hommes, de leurs habitations et de leurs troupeaux, comme ils le font de plus en
plus volontiers aujourd’hui dans notre pays ; en cas d’attaque, une réactivité immédiate
s’impose, avec recours à des tirs et piégeages. Et il faut prendre les mesures nécessaires
pour que les acteurs des territoires de notre pays encore peu colonisés, ou pas encore
colonisés, puissent réagir immédiatement avec de nouveaux principes, et ne prennent pas le
retard qui a été cumulé dans l’ensemble de l’arc alpin, laissant éleveurs et bergers dans des
situations dramatiques, et les élus dans le plus grand désarroi.

Il est donc temps de tirer les conclusions qui s’imposent : nous ne pouvons subir toujours plus
de contraintes face à un loup surprotégé ; la priorité donnée à la stricte protection du
prédateur doit être remise en cause. Il nous faut obtenir dans les plus brefs délais le
déclassement du Canis lupus des textes qui le protègent, malgré les contraintes qui pèsent
sur toute négociation à engager à l’échelle européenne.
Le contrôle des populations de loups doit devenir une priorité et les moyens règlementaires et
techniques nécessaires doivent être mis en oeuvre.
Nous formulons en ce sens des propositions concrètes, et initions un travail avec nos
homologues européens. Nous sommes également prêts à poursuivre notre travail sur les
différentes questions avec les services concernés.
Monsieur le Ministre, si nous sommes déterminés, nous voulons être constructifs.
Notre vice-président, André Baret, a déjà pu échanger avec Madame la Ministre de
l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, chargée des Relations internationales sur le
climat. Il nous semble primordial de vous rencontrer, Monsieur le Ministre de l’Agriculture,
de l’Agroalimentaire et de la Forêt. Parce que nous souhaitons vous présenter plus en détails
nos expériences d’élus locaux, nos propositions et positions, nous avons l’honneur de vous
demander de bien vouloir recevoir au plus vite les membres du bureau de notre
association.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, en notre profond respect et notre sincère
dévouement.

Le Président
Pierre Yves BONNIVARD,
Maire de Saint Colomban des Villards

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10 Millions d’euros pour l’acte 1 du plan montagne


Première région européenne de montagne, deuxième région touristique de France, Auvergne-Rhône-
Alpes s’engage dans un plan audacieux avec des solutions concrètes pour conforter l’activité
économique de ces territoires. Le premier acte fort de ce plan montagne lancé par Laurent WAUQUIEZ
en avril à Lans-en-Vercors consiste à pérenniser la saison hivernale, en particulier pour les stations de
moyenne montagne devenues vulnérables en raison des aléas climatiques.

10 millions d’euros sont débloqués pour investir dans la neige de culture. Un dispositif qui s’intégrera
dans le futur schéma régional de développement économique, d’innovation et d’internationalisation.
Un appel à projets est ainsi lancé en direction des stations. La Région appuiera financièrement les
stations pour des solutions qui couvrent les zones stratégiques du domaine skiable tout en respectant
la ressource en eau et minimisant l’impact sur l’environnement. Les retenues d’altitude devront ainsi
privilégier une utilisation multifonctionnelle participant à l’économie du territoire.

« Il y a un changement de majorité et de méthode. Nous considérons que plutôt que de tergiverser
pendant des mois sur un plan à 20 à 30 ans, on démarre. Nous souhaitons que dès septembre les
stations aient de l’argent. Parce que si nous perdons la saison d’hiver dans nos stations, nous perdons
la locomotive. Il ne faut pas regarder et subir, il faut anticiper. Nous sommes dans le pragmatisme»,
a commenté Laurent WAUQUIEZ.

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Lans en Vercors cobaye….


C’est à Lans en Vercors qu’élus, acteurs concernés se sont retrouvés pour découvrir la nouvelle politique montagne mise en place par la Région. Pour cette annonce, le Président de la région Auvergne Rhône-Alpes , Laurent Wauquiez a tenu à faire le déplacement sur le Vercors. Accompagné par Gilles Chabert, son monsieur Montagne, il a dévoilé son plan « neige stations »  Un axe fort:  les canons pour sécuriser l’enneigement et l’emploi..

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Michael Kraemer, maire de Lans a dit que:  C’est avec une grande fierté et un grand honneur que le Vercors et plus particulièrement Lans en Vercors accueille le Président du conseil régional, pour l’annonce de la nouvelle politique neige-stations de la région.

En plus d’être un honneur, c’est pour l’ensemble des acteur de la neige, un symbole après la saison difficile que nous venons de vivre alors qu’elle a été normale sur les autres massifs.
Lans en Vercors est une station sans enneigeurs tout juste un mini réseau et 3 équipements prêtes ou loués à des snowmaker. L’ingéniosité des saisonniers et le dévouement de tous les acteurs publiques et privés, pour que le stade de neige vive cet hiver ont permis de limiter les dégâts.

Malgré tout, la saison se termine sur un triste -45%. Mais ce qui encore plus triste, c’est qu’une bonne partie du domaine pourtant à basse altitude était exploitable mais la liaison entre le front de neige et la neige naturelle (environ 20m) n’était pas effectuée. 20m c’est aujourd’hui la distance qui nous sépare d’une saison quasi-normale d’une saison catastrophique.
Cela justifie d’autant plus, l’un de nos engagements de campagne lors des municipales 2014: la sécurisation de la neige sur laquelle nous travaillons avec les membres du conseil municipal.
Nous ne nous en cachons pas, la neige de culture c’est onéreux (entre retenue, perche et réseau) mais c’est le prix à payer pour garder nos emplois (250 directs et indirects) et quand on parle des emplois on parle aussi de garder les enfants au pays car nombre d’entre eux ont un travail l’été, mais celui de l’hiver a une coloration plus sentimentale et permet parfois de compenser la précarité de l’activité estivale.
C’est mon rôle de maire que de mettre en place l’environnement propice à cela.

Lans en vercors, est une petite station familiale, peu de gens savent que le prix du forfait permet tout juste d’équilibrer le budget. Nous ne serons jamais un grand domaine, mais nous sommes un domaine de proximité, un domaine d’apprentissage ce qui ne nous empêche pas d’être un domaine qui innove et ce depuis 40 ans: premières pistes engazonnées hier, vertige des cîmes et spot photo aujourd’hui, demain retenue collinaire à vocation multi-saison en intégrant dès sa conception la diversification estivale, mais aussi les problèmes d’alimentation en eau pour maintenir et développer le pastoralisme…

Neige/ agriculture/ saisonnalité c’est l’équilibre qu’il faut réussir dans nos stations de moyenne montagne.

Un projet à l’image de la station: pas de faste, pas de paillette, un équipement pratique et adapté. Un choix de site qui permet de ne pas avoir de transport de matériaux, une proximité avec le stationnement pour l’accès estival, peu d’impact visuel. Un projet qui n’est pas la pour enneiger à tout prix mais pour enneiger utile et permettre à l’ensemble du tissus économique de perdurer et de se renforcer.  »

Le Maire de Lans précise enfin que  la politique mise en place par la région couplée à celle du département est vitale pour la commune et c’est une véritable bouffée d’oxygène pour l’ensemble des acteurs économiques. Sans ce nouveau cap historique, le projet de neige de culture à Lans en Vercors ne serait resté qu’un doux rêve.


Il a conclu: « Si vous cherchez une commune pour expérimenter les portées des aides financières aux projets des stations, nous sommes bien volontaire pour être votre cobaye. »



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PNR du Vercors : entre tourisme et périurbanisation


Le Parc naturel régional du Vercors est un espace préservé situé au sud-ouest de l’agglomération grenobloise. Très peu dense, le territoire voit toutefois sa population augmenter de façon régulière.

En particulier, le nord du territoire attire de nouveaux habitants en provenance de Grenoble. Ceux-ci sont en général de jeunes actifs avec enfants, accédant à la propriété en maison individuelle. La moitié des actifs résidants travaillent à l’extérieur du territoire, en particulier les salariés qualifiés.

L’économie du Vercors repose avant tout sur le tourisme alpin, mais aussi sur l’industrie légère ainsi que sur les services à la population.

Créé en 1970, le Parc naturel régional (PNR) du Vercors s’étend sur 76 communes, à cheval sur les départements de la Drôme et de l’Isère. Son territoire, d’une superficie de 186 000 hectares, est principalement situé dans le massif du Vercors, entre la vallée de l’Isère, au nord, et le Diois, au sud.

Il compte 46 200 habitants en 2012. Territoire étagé au relief assez atypique, il culmine à près de 2 400 mètres d’altitude au Grand Veymont. Sa géographie favorise les activités de sport et de loisirs. Sa situation, aux portes de Grenoble au nord et proche de Valence au sud-ouest, permet le développement d’un tourisme familial et de proximité.

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Un territoire peu dense…

La population est concentrée dans la partie nord du territoire, au plus près des systèmes urbains, et, dans une moindre mesure, à Die. Seules cinq communes sont urbaines : Die (la plus peuplée avec 4 400 habitants), Villard-de-Lans, Saint-Jean-en-Royans, Lans-en-Vercors et Saint-Paul-de-Varces.

Elles regroupent un tiers des habitants du territoire. En lien avec sa topographie particulière, la densité de population est très faible (23 hab./km2), soit deux fois moins que dans la zone de référence et six fois moins qu’en Rhône–Alpes.

Figure 2 – La population augmente aux marges du territoire

Figure 2 - La population augmente aux marges du territoire Source : Insee, Recensements de la population 2007 et 2012 (exploitation principale)

… mais en croissance

Dans le Vercors, l’exode rural s’est poursuivi jusque dans les années 1970, avant de connaître un fort retournement avec l’afflux de populations. La croissance démographique est désormais contenue. Entre 2007 et 2012, la population augmente de + 0,8 % par an en moyenne contre + 0,9 % en Rhône–Alpes.

Cette croissance est aujourd’hui équilibrée entre les deux facteurs de croissance démographique que sont les apports migratoires (pour + 0,4 %) et un nombre de naissances supérieur à celui des décès (pour + 0,4 %).

Localement, dans de petites communes, les hausses de population peuvent être fortes. Entre 2007 et 2012, les plus importantes concernent les communes de Léoncel (+ 6,4 % en moyenne annuelle), La Rivière (+ 6,2 %), Saint-Michel-les-Portes (+ 6,5 %) et Percy (+ 5,4 %).

Elles montrent l’importance de l’étalement urbain, porté par la périurbanisation de l’agglomération grenobloise. En revanche, sept communes voient leur population baisser, parfois de manière importante, comme à Pont-en-Royans (– 1,8 % en moyenne annuelle).

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La croissance du parc de logements accompagne la hausse de la population : + 1,4 % de résidences principales supplémentaires chaque année entre 2007 et 2012. Il s’agit essentiellement de maisons individuelles (74 % du parc) et de propriétaires occupants.

La croissance du parc de résidences secondaires est moindre, de l’ordre de + 0,7 % par an. Ces résidences représentent une part très importante du parc immobilier (36 %, contre 22 % dans la zone de référence), et sont principalement situées dans le nord du territoire autour de Villard-de-Lans, au sein de stations familiales multisports.

La croissance du parc de logements pose la question de la consommation de l’espace. Le PNR préserve le territoire : aucune artificialisation de sols supplémentaire n’a eu lieu dans les années 2000, mais la pression foncière reste une réalité.

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Un territoire attractif, notamment pour les jeunes actifs avec enfants

Le PNR du Vercors enregistre un volume de migrations résidentielles plus important que la zone de référence. Les arrivées sont plus nombreuses que les départs (8 500 contre 6 700). Les trois quarts des mouvements (arrivées ou départs) sont internes au territoire de Rhône-Alpes.

La plus grande partie d’entre eux ont lieu avec l’aire urbaine de Grenoble, dans un mouvement de desserrement urbain. Le nord du Vercors attire également des actifs venus d’autres régions, souvent des travailleurs qualifiés venus exercer un emploi à Grenoble.

En revanche, le Vercors perd des habitants au profit de Valence et du reste de la Drôme. Les partants sont souvent des jeunes en âge d’étudier ou d’occuper leur premier emploi (tranche d’âge de 15 à 24 ans), ainsi que des personnes seules ou à la tête d’une famille monoparentale.

Les revenus des habitants sont plutôt modestes : 22 100 euros par an contre 24 400 euros dans la zone de référence et 24 000 euros en Rhône–Alpes. Ils sont plus élevés dans la zone proche de Grenoble.

Pour autant, les personnes en situation de précarité ne sont pas plus nombreuses qu’en moyenne régionale. 29 % de la population non scolarisée de 15 ans ou plus a un diplôme du supérieur, contre 27 % dans la zone de référence. Le taux de chômage, au sens du recensement de la population, est légèrement inférieur (9,0 % en 2012 contre 9,9 % dans la zone de référence et 11,3 % pour Rhône-Alpes) et connaît une augmentation moins rapide entre 2007 et 2012 (+ 1,3 point, contre + 1,5 point et + 1,8 point respectivement).

Des équipements souvent éloignés des habitants

La présence d’équipements sur le territoire est réelle, notamment dans les domaines suivants : la culture et les sports et loisirs, la santé (avec un accès aux principaux services dans la moyenne de la zone de référence) et l’éducation. Ces équipements sont concentrés dans trois pôles intermédiaires (Die, Villard-de-Lans et Saint-Jean-en-Royans) et quatorze pôles de proximité.

Certaines communes peu peuplées (La Chapelle-en-Vercors, Clelles, Lus-la-Croix-Haute, Corrençon-en-Vercors) ont un fort taux d’équipements liés aux activités touristiques.

En revanche, les temps d’accès aux équipements de la gamme supérieure, plus rares, sont plus longs que dans le territoire de comparaison, en particulier pour ceux qui sont totalement absents du PNR (hypermarché, théâtre ou agence de travail temporaire par exemple).

43 % de la population est située à plus de 30 minutes de ces services (contre 16 % dans la zone de référence et 3 % Rhône-Alpes). Compte tenu du relief, les communes les plus éloignées

La moitié des actifs partent travailler à l’extérieur du territoire

Sur la période 2007-2012, dans le PNR du Vercors, l’emploi local croît plus vite que la population active résidente (+ 4,5 % contre + 3,9 % respectivement). C’est l’inverse dans la zone de référence et dans la plupart des territoires qui ne sont pas urbains.

Ainsi, les trois quarts des 14 000 emplois du territoire sont occupés par des résidents. Les autres emplois sont occupés par 3 000 travailleurs qui entrent quotidiennement dans le PNR pour y travailler. Les « entrants » exercent des emplois assez peu qualifiés (la moitié sont ouvriers ou employés).

Près de la moitié des habitants du PNR en emploi (soit 9 600 personnes) travaillent hors du territoire, un peu moins que dans la zone de référence des PNR de Rhône-Alpes. Ces actifs « sortants » sont plus qualifiés que la moyenne des actifs du Vercors ; la moitié sont cadres ou professions intermédiaires. 60 % de ces navetteurs travaillent dans la grande aire urbaine grenobloise et 14 % dans l’aire urbaine de Saint-Marcellin. Ces flux semblent se stabiliser entre 2007 et 2012.

En ce qui concerne les déplacements domicile-travail, 85 % d’entre eux se font en voiture, à travers un nombre restreint d’axes routiers. Ces déplacements sont souvent longs (50 km en moyenne) et génèrent des nuisances. Les volumes et les profils différents des travailleurs qui entrent et qui sortent du PNR du Vercors montrent la difficulté qu’il y a à maîtriser ces flux quotidiens.

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Le tourisme, une activité économique majeure

Le PNR du Vercors offre 14 000 emplois, dont 22 % sont non salariés. Cette proportion élevée est typique des territoires ruraux et des zones touristiques. Près de 16 % des emplois relèvent d’activités caractéristiques du tourisme, contre 8 % dans la zone de référence et seulement 5 % en Rhône–Alpes. L’hébergement représente 42 % de ces emplois, les sports et loisirs 26 %, et la restauration 10 %. Comme dans toutes les Alpes, le PNR du Vercors connaît deux saisons touristiques.

L’offre hivernale repose sur des stations familiales proches de Grenoble offrant des domaines variés, tant pour le ski alpin que pour le ski nordique, avec 20 domaines skiables et 34 boucles de randonnée. La saison d’hiver est plus courte et plus riche en emplois saisonniers mais la saison d’été, plus longue, est celle qui génère le plus de nuitées touristiques.

La capacité d’accueil est importante, avec 74 000 lits touristiques, soit une densité touristique de 160 lits pour 100 habitants (contre 80 dans la zone de référence). Cette capacité d’accueil est concentrée dans des résidences secondaires et des gîtes. Comme dans la zone de référence, l’hôtellerie est peu présente. Il n’y a pas d’hôtel de 4 ou 5 étoiles sur le territoire, seulement des établissements de moyenne gamme.

La diversité des paysages favorise la diversification de l’agriculture

Le territoire compte 160 établissements industriels pour 1 500 postes, soit 10 % de l’emploi salarié total. Près d’un tiers des postes se concentrent dans les industries alimentaires. 38 % des établissements industriels officient dans ce secteur composé d’établissements de petite taille (8 salariés en moyenne).

Les secteurs de la fabrication de produits métalliques, de produits en plastique, d’équipements électriques et la chimie-pharmacie emploient chacun plus de 100 salariés. Les principaux employeurs industriels du territoire sont l’Étoile du Vercors dans la fabrication de fromages, SDMS dans la chaudronnerie et Farevabio dans la parfumerie.

L’agriculture a un poids économique modeste. Les terres agricoles ne représentent ici que 21 % de la superficie du territoire contre 25 % dans l’ensemble des PNR et 40 % en Rhône–Alpes. À cause d’un relief accidenté, il y a peu de terres arables, 93 % de la surface agricole utile restant toujours en herbe. Ceci concourt à favoriser le développement d’une agriculture diversifiée. Ainsi, l’élevage de bovins (lait, viande ou mixte) représente le quart des exploitations, devant l’élevage d’ovins et de caprins, la polyculture et polyélevage et les cultures fruitières.

Les exploitants sont plutôt jeunes et exercent souvent plusieurs activités : 17 % seulement ont plus de 60 ans (contre 20 % dans l’ensemble des PNR), et 22 % d’entre eux sont pluriactifs (contre 13 %), en lien avec la forte présence des activités touristiques.

Figure 6  – Tourisme et petite industrie caractérisent le Vercors

Figure 6 PM - Tourisme et petite industrie caractérisent le VercorsSource : Insee, Clap 2012 champ complet hors agriculture et défense

Un environnement et des paysages à préserver

La préservation de l’environnement est un enjeu de taille pour les acteurs du territoire. 10 % de la zone est protégée au titre de réserve naturelle nationale et 70 % du territoire est inventorié en tant que Zone Naturelle d’Intérêt Écologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF) et/ou Zone importante pour la conversation des oiseaux (ZICO). L’attractivité future du territoire repose donc en partie sur la préservation des paysages et de la qualité de l’eau, le maintien de l’agriculture, le soutien au pastoralisme et une bonne gestion de la forêt.

source Insee

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Fête de la forêt de montagne…


Nous étions nombreux et impatients à découvrir le débardage en ballon captif..

Hélas les conditions météo ce vendredi matin sur le site de Lans en Vercors, vent et pluie, ont obligé les concepteurs du projet d’annuler les démonstrations prévues. Le ballon a même été dégonflé.

Cela n’a pas empêché les nombreuses programmations prévues de se dérouler normalement.

La première journée de la fête de la forêt de montagne est destinée aux enfants et aux professionnels.

Elle a démarré par une vente de coupes de bois et par la tenue d’un séminaire des conseillers  et agroforestier 2015 Isère et Savoie Mont-Blanc.

Elle s’est poursuivie par une Réunion du comité de suivi des programmes du Massif des Alpes.

L’unité du Massif Alpin s’étend du point de vue administratif sur deux régions et neuf
départements, totalement ou partiellement inclus dans le périmètre de la loi du 27 février
2002.
Cette structuration à l’échelle interrégionale a apporté une valeur ajoutée supplémentaire au
développement du massif Alpin en favorisant, en particulier, le rapprochement des politiques
conduites par les différents partenaires institutionnels publics au cours des programmes de
2007-2013 et de 2014-2020.

Le comité de suivi des programmes du Massif des Alpes (Programme opérationnel
interrégional du Massif des Alpes et Convention interrégionale du Massif des Alpes) est co-présidé
par le préfet de la région PACA, préfet coordonnateur du Massif des Alpes, et par les
présidents des Conseils régionaux PACA et Rhône-Alpes, en présence du représentant de la
Commission européenne.
La loi relative au développement et à la protection de la montagne du 9 janvier 1985
marque la reconnaissance légale de la montagne en tant que territoire spécifique. Elle
définit de nouveaux territoires, « les massifs », qui élargissent les zones de montagne
aux espaces de villes et de plaines limitrophes qui en sont étroitement dépendants.


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Fête de la forêt de montagne: Le Parc partenaire…


Le Parc naturel régional du Vercors est partenaire de cette fête qui se déroule cette Sans titreannée à Lans-en-Vercors les 12, 13 et 14 juin.

Un programme conçu pour tous les goûts : les scolaires, les professionnels et le grand public avec
notamment des courts métrages, un colloque sur la production durable du bois, des démonstrations de débardage par ballon… deux journées d’animations bien remplies le samedi et le dimanche.

Le Parc du Vercors est participant actif à l’organisation, il tiendra un stand qui sera un support pour échanger notamment sur les questions de la gestion durable des forêts, de l’utilisation des bois locaux pour la construction et pour l’énergie.
Cette manifestation est soutenue financièrement dans le cadre du programme PSADER – Région Rhône-Alpes porté par le Parc du Vercors sur son territoire.

Programme, lieux de l’événement :
http://www.fetedelaforet.fr

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Fête de la forêt de montagne: progamme


La fête de la forêt de montagne se déroulera les 12-13-14 juin à Lans en Vercors.

En voici le programme…

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Débardage en ballon: Biassu en fait son actu!


La fête de la forêt de montagne se déroulera à Lans en Vercors les 12-13-14 juin. une démonstration de débardage en ballon va attirer tous les regards..

Elle a inspiré Biassu qui en a fait son actu…Sans titre

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Le débardage par ballon à la fête de la forêt de montagne !


Ce sera une première en France.. et elle aura lieu lors de la fête de la forêt de montagne qui se déroulera à Lans en Vercors du 12 au 14 juin… Il s’agit d’une démonstration de débardage par ballon.

Sans titre

C’est une première en France mais cette méthode de sortir du bois par ballon n’est pas nouvelle.

 » Cette technique a été utilisée aux 2tats Unis à partir des années 60, en particulier dans l’Oregon. Utilisée jusqu’au début des années 80, elle a été supplantée par l’hélicoptère » nous précise Francis de Morogues, chargé de recherche et de développement au centre technique de la forêt et de la filière bois,( FCBA) basé à Grenoble..

Cela n’a pas empêché les techniques d’évoluer, le textile remplaçant le câble en acier plus lourd, le ballon devenant plus léger, plus maniable, plus résistant..L’aérodynamisme a également été travaillé, .. Ces avancées ont permis au ballon de redevenir à la mode.

 » En 2010, Jean Charles Mogenet de l’entreprise Echoforêt, a lancé l’idée de relancer cette pratique qui lui semblait tout à fait adaptée pour sortir le bois de nos massifs.

Il faut savoir que sur les départements de l’Isère et des Savoie, 40 000 hectares de forêts ne sont pas exploités car inaccessibles.

La FCBA a mené un programme de Recherche et développement avec des partenaires régionaux: scientifiques (CEA Liten, Grenoble INPG ENSE), industriel(Airstar) et professionnel (Echoforêt).

Au niveau du ballon lui même c’est donc la société Airstar qui mène le projet.

Cette société innovante basée à Champ-près-Froges produit depuis 20 ans des ballons éclairants qui ont fait depuis le tour du monde, jusqu’à éclairer les stades brésiliens lors de la dernière Coupe du monde de football.

 » Quand on lui a présenté le projet de ballon utilisé pour le débardage, ses dirigeants n’y croyaient pas  » sourit aujourd’hui Fabrice De Morogues.  » Aujourd’hui ils sont enthousiastes! »..

Nous n’ en sommes qu’au niveau expérimental. La démonstration proposée à la fête de la forêt de montagne servira de test.

Le ballon de démonstration fait 17 mètres de diamètre, 20,75 mètres de long pour un volume de285 mètres3. Gonflé à l’hélium il pourra tracté une centaine de kilos..

L’objectif à l’orée de 2018 porté par Airstar étant de donner naissance à un ballon de 17 mètres de diamètre, 50mètres de long. Il pourra porter 2 tonnes de charge sur 2 km..

Avantage non négligeable, il sera ballon porteur mais aussi dirigeable. Il pourra donc se déplacer d’un site à l’autre sans aucune difficultés..

A noter que ce projet entre bien dans le moule du développement durable, du respect de l’environnement. Il protège les sols, les arbres, la biodiversité, ne demande pas la constructions de routes ou dessertes forestières..L’utilisation de l’électricité évite la consommation de gasoil..

Une réunion de présentation de ce concept a eu lieu le 13 mai en présence des principaux acteurs de la filière bois: ONF, CRPF, Coforêt, Communes forestières, Bois du Dauphiné… » Leurs représentants se sont tous montrés emballés » s’est enthousiasmé Fabrice de Morogues..

Comme le seront sans doute les milliers de personnes qui assisteront aux démonstration lors de la fête de la forêt de montagne.

Gilbert PRECZ

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La fête de l’inovation durable


La fête de la forêt de montagne doit son existence à la volonté de deux hommes, techniciens forestiers et passionnés par la forêt: Hugues Lavoye et Bernard Toutet. Nous étions en 1989. Ils se sont dit:  » Nous n’arrivons plus à vendre nos bois, faisons la fête. » Première édition organisée au Perrier et qui a connu un grand succès, tant auprès des membres de la filière bois que du grand public.

Depuis, la fête de la forêt de montagne est organisée les années impair sur chaque massif de notre département.

Pour cette 14 ème édition, elle aura lieu les 12-13 et 14 juin sur le Vercors, c’est une première, à Lans.

Guy charron, président de l’association des communes forestières, organisatrice de l’évènement rappelle:  » cette fête s’adresse aux professionnels de la filière bois, au grand public et aux enfants.

Le fil conducteur de cette fête est de montrer les spécificités de la forêt de montagne avec ses contraintes, particularités mais aussi son attrait.

On n’ est pas en plaine mais en altitude, avec une forêt souvent en pente, les conditions d’exploitations sont souvent difficiles, il faut déployer de l’intelligence pour exploiter. Il faut aussi motiver les propriétaires à exploiter leurs forêts, pour ce il faut que les cours du bois soient corrects afin que la rentabilité soit motivante.  »

Guy charron est clair :  » en montagne, plus qu’ailleurs, l’exploitation forestière est constituée d’une série de maillons. Si un maillon est défaillant c’est l’ensemble de la chaîne qui en pâti. »

Et de prendre l’exemple des bûcherons. il faut leur fournir du travail mais aussi pérenniser leur travail. Cela implique de leur proposer des contrats sur plusieurs années et à temps plein. en période d’hiver par exemple ils seront dameurs, perchman… Ce concept permet aux bûcherons de fournir du travail de qualité tout en respectant la forêt, de penser durabilité.. »

Guy Charron précise que cette fête sera la fête de l’innovation durable avec des démonstration de débardage par ballon captif.  » C’est une première en Sans titreFrance. C’est une innovation fondamentale qui a pour mission première d’exploiter la forêt de façon durable. « 

Il est à noter que cette démonstration est très attendue. De nombreux décideurs, partenaires, élus.. en provenance du sillon alpin mais aussi de Rhône-Alpes, Paca sont attendus nombreux sur le site.

La fête de la forêt de montagne accueillera les élèves dés écoles de Lans mais aussi de Méaudre, St Nizier.  » Il est important de sensibiliser les enfants sur la forêt, sa fragilité.. « 

Le grand public sera également nombreux tout au long des trois jours que dure la fête.  » Il faut le sensibiliser sur le fait que la forêt appartient à quelqu’un, qu’elle soit domaniale, communale, privée.. que l’on doit la respecter, la préserver car elle est fragile. Expliquer qu’elle est multifonctionnelle. Une desserte forestière l’été sera une piste de ski de fond l’hiver… »

A noter que pendant la fête de nombreuses animations sont prévues mais aussi l’assemblée générale de l’association des communes forestière, un colloque ..

La fête de la forêt de montagne demande une mobilisation générale et ne pourrait se faire sans les partenaires que sont l’ONF, le CRPF, la chambre d’agriculture de l’Isère, l’ONF, mais aussi le Département, la commune de Lans en Vercors, la Communauté de communes du massif du Vercors, Vercors tourisme,…

Gilbert Precz
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