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Les Français et la montagne


L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 2006 personnes, représentatif de la population fran- çaise âgée de 18 ans et plus.

Les principaux enseignements

1.    A l’évocation de la vie en montagne, les Français affichent spontanément des sentiments positifs, pour la plupart liés aux grands espaces. Ainsi, ils y associent, pour un tiers d’entre eux (33%), l’idée de grand air, devant le caractère sain de la vie en montagne (20%).

La nature (13%), la beauté des paysages (13%) et le sentiment de liberté (10%) complètent ce tableau idyllique, ponctué par les caractéristiques climatiques de la montagne (13% citent le froid et la neige). Au total, 60% des Français évoquent l’environnement lorsqu’on leur parle de la vie en montagne.

2.    A ces évocations spontanées positives s’ajoutent des perceptions très favorables quant à la richesse que représentent les territoires de montagne. Pour autant, cette question révèle une ambivalence que les pouvoirs publics devront méditer, à savoir une insuffisance de valorisation de ces territoires et la sous-estimation des difficultés des habitants.

En effet, d’un côté, neuf Français sur dix (89%) estiment que ceux-ci représentent un atout pour la France et environ trois quarts des personnes interrogées jugent qu’il s’agit de territoires d’avenir (75%). Mais, d’un autre côté, les Français constatent que leur potentiel n’est pas suffisamment valorisé (73%) et que les difficultés des personnes vivant en montagne sont sous-estimées (77%).

3.    En effet, malgré une perception très positive de la vie en montagne, les Français se révèlent conscients des contraintes inhérentes à cette situation : ils sont ainsi 45% à trouver que les conditions de vie des habitants des montagnes sont moins bonnes que celles de l’ensemble de la population. A titre de comparaison, 20% estiment qu’elles sont meilleures et 35% qu’elles sont comparables.

On observe cependant que cette perception varie beaucoup en fonction du niveau de fréquentation de la montagne : qu’on y séjourne pour des motifs professionnels ou de loisirs, plus on est familier de la montagne et plus on estime que les conditions de vie y sont meilleures. Par ailleurs, le plus âgés (38% des 65 ans et plus) ainsi que les habitants des départements non montagneux (36%) ont plus tendance à considérer que les conditions de vie sont comparables selon qu’on soit en montagne ou pas.

4.    Dans le détail, si les Français considèrent que la qualité de l’environnement et du cadre de vie sont meilleurs en montagne (84%), leur jugement est plus pessimiste sur d’autres dimensions et traduisent une appréhension de l’isolement prêté aux territoires de montagne, en particulier concernant l’accès aux soins (moins bon pour 77%) et aux services publics (75%).

5.    Enfin, en corollaire des précédentes observations, la perception des Français se révèle ambivalente concernant l’action publique relative aux territoires de montagne : quand 55% estiment que les pouvoirs publics cherchent à préserver l’environnement et le cadre de vie spécifique des territoires de montagne, seuls 35% considèrent que la puissance publique s’occupe suffisamment du développement de ces territoires et de leurs habitants.

Chez les personnes résidant en département de montagne, on observe d’ailleurs un moindre niveau de confiance dans les intentions des pouvoirs publics (51%) ou de reconnaissance de leur action (31%).

De même, l’impact prêté à nouvelle loi montagne sur la qualité de vie dans ces territoires s’avère tout à fait mesuré, d’autant que pour chaque dimension testée, environ la moitié des Français déclare ne pas en savoir assez pour se prononcer.

Au final, si pour 37% (contre 16% estimant le contraire) la nouvelle loi montagne va améliorer durablement la qualité de l’environnement et du cadre de vie, seuls 21% (contre 28%) croient que cela aura une influence bénéfique sur le coût de la vie en montagne.

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Loi montagne: valorisation du rôle de l’agriculture et de la forêt


Plus de 30 ans après la loi « Montagne » fondatrice pour les territoires de montagne, les parlementaires ont définitivement adopté, mercredi 21 décembre, le projet de loi de modernisation, de développement et de protection des territoires de montagne.

Cette loi « Montagne » version 2016 pose en principe fondateur le développement économique, social et environnemental des territoires de montagne.
Présentée comme une actualisation de la loi de 1985 et une consolidation de ses acquis (reconnaissance des spécificités des territoires de montagne et nécessité de les prendre en compte dans les politiques publiques, mise en place du Conseil national de la montagne et des comités de massif, reconnaissance des massifs), cette loi « Montagne » constitue un nouveau cadre législatif pour les territoires de montagne.
Cependant les Chambres d’agriculture regrettent la définition floue autour de l’état de boisement d’une parcelle, qui laisse libre court à des interprétations subjectives pouvant entrainer des conflits d’intérêt entre agriculteurs et administration territoriale.
En revanche les Chambres d’agriculture se félicitent de la reconnaissance et de la valorisation du rôle de l’agriculture et de la forêt dans le développement équitable et durable de la montagne.
En effet la loi Montagne :
réaffirme l’importance des soutiens spécifiques aux zones de montagne pour compenser le handicap naturel et les surcoûts inhérents à l’implantation des exploitations agricoles et des outils de transformation, reconnait le besoin de soutiens spécifiques pour le développement de la forêt et l’accès aux massifs forestiers, souhaite renforcer la couverture numérique en zone de montagne, réaffirme le rôle de l’élevage pastoral dans l’entretien des espaces, reconnaît la nécessité d’une politique d’usage partagé de la ressource en eau.

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La loi Montagne 2 définitivement adoptée


La loi « Montagne » ou de modernisation, de développement et de protection des territoires de montagne,  très attendue , adoptée le 21 décembre, a été publiée au journal officiel du 29 décembre.

Pour connaître le texte dans son intégralité:

https://www.legifrance.gouv.fr/

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Les députés facilitent les tirs de loup en montagne


Les députés ont adopté  mercredi 12 octobre des amendements, contre l’avis du gouvernement, pour faciliter les tirs de prélèvement de loups dans les territoires de montagne en s’écartant du cadre juridique national et européen.

Adoptés à l’occasion du projet de loi Montagne, ces amendements présentés et soutenus par de nombreux élus de départements montagneux  précisent que « les moyens de lutte contre les grands prédateurs d’animaux d’élevage sont adaptés, dans le cadre d’une gestion différenciée, aux spécificités des territoires, notamment ceux de montagne ».

« Les loups se sont reproduits de manière massive, les espèces à protéger ce sont les brebis et non plus les loups. Le loup massacre le pastoralisme », a souligné avec vigueur la député des Hautes-Alpes Karine Berger.

« Le loup est une espèce invasive » a t-on entendu..

Cet amendement permettra « d’autoriser davantage de tirs là où le danger est le plus manifeste ».

Le principe de protection stricte des espèces contenu dans la Convention de Berne et la Directive Habitats n’est plus adapté pour ces grands prédateurs qui nuisent aux systèmes d’exploitation agro-écologiques de notre pays.

Le ministre de l’Aménagement du Territoire Jean-Michel Baylet a plaidé de son côté que « la politique actuelle était équilibrée », rappelant que Ségolène Royal avait relevé de 12 à 36 le nombre de loups pouvant être tués chaque année, dans le cadre d’arrêtés préfectoraux.

En 2015, près de 9.000 bêtes, essentiellement des ovins, tuées par des loups ont fait l’objet d’une indemnisation.

Les députés ont également voté un amendement de la rapporteure Bernadette Laclais  pour que l’indemnisation des éleveurs soit inscrite dans la loi et pas seulement dans une circulaire.

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COLLOQUE DANS LE TRIEVES SUR LES FORETS DE MONTAGNE


CO

La nouvelle organisation territoriale, la réforme prochaine de la Loi Montagne, ainsi que les mesures prises pour lutter contre le réchauffement climatique suite à la COP21, auront toutes un impact sur la gestion du milieu forestier dans notre territoire.

La Communauté de Communes du Trièves, par les actions de sa Charte Forestière du Territoire et en lien avec les partenaires de son comité technique (AFTBM, ONF, CRPF), souhaite créer du lien et instaurer un dialogue entre les institutions et les acteurs du terrain.

C’est pourquoi la Communauté de Communes du Trièves a proposé aux élus et aux propriétaires forestiers privés d’inviter Marie Noëlle Battistel, Députée de l’Isère, Marie Claire Terrier, Conseillère Régionale et Fabien Mulyk, Conseiller Départemental, pour organiser un colloque sur les nouvelles réglementations et leurs impacts sur la gestion de la forêt dans un territoire de montagne.

Elus, institutions, acteurs professionnels de la filière forêt-bois, associations de propriétaires forestiers, vous êtes donc invités pour une journée en commun, le vendredi 3 juin à Tréminis pour débattre des nouveaux enjeux de la forêt.

Sans titre

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Paris ne doit pas oublier la spécificité montagne


Le Premier ministre, François Fillon, a installé hier soir, au siège de la DIACT, le nouveau Conseil National de la Montagne (CNM)  ainsi que sa Commission Permanente, en présence de plusieurs membres du gouvernement.

Les échanges, nombreux et approfondis, ont porté sur trois sujets principaux.

- La loi Montagne

Cette loi s’est imposée comme un texte de référence. Elle a posé le principe d’une évolution progressive de la société montagnarde, dans le respect de sa culture et de son identité. Elle a élevé le développement équitable et durable des territoires de montagne au rang d’objectif d’intérêt national.
Enfin, elle encourage la diversification de leur économie et l’amélioration des services à la population.

25 ans après sa publication, François Fillon propose d’engager avec le CNM un bilan de cette loi, afin de porter un diagnostic sur sa mise en œuvre et la réussite de ses objectifs. Le Premier ministre a confié à la DIACT la coordination opérationnelle de ce bilan, dont les conclusions seront portées par la commission permanente lors du prochain Conseil National de la Montagne, à l’automne 2010.

- La réforme des collectivités locales

Dans le prolongement du récent congrès de l’Association nationale des élus de Montagne (1), ceux-ci ont souhaité que les réformes proposées au Parlement maintiennent la représentativité des territoires de montagne au sein des assemblées locales et que les futurs textes prennent en compte les particularités des massifs. Le Premier ministre a demandé qu’un groupe de travail du CNM soit créé sur ce sujet et définisse les axes d’une bonne adaptation de la réforme aux territoires de montagne.

- Le devenir des territoires de montagne

Les territoires de montagne sont confrontés à diverses évolutions environnementales, économiques et sociales que les politiques publiques doivent prendre en compte. Des groupes de travail portant sur le devenir des stations de moyenne montagne, de l’agriculture de montagne, les interventions européennes en faveur de la montagne, la gestion des espaces de montagne et les services aux populations de montagne ont été mis en place.

Le Premier ministre a donc proposé au nouveau Conseil National de la Montagne de:

- dresser le bilan de la loi Montagne, 25 ans après sa publication,

- d’avancer des propositions sur la gouvernance des territoires de montagne,

- d’articuler les impératifs de l’agriculture, du tourisme et des services au public.

François Fillon a fixé la prochaine réunion du CNM en formation plénière à l’automne 2010, pour échanger sur les conclusions de ces différents travaux et envisager les suites à donner.

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(1) Rappelons que les élus de la montagne (ANEM) réunis en congrès, les 22 et 23 octobre à L’Argentière – La Bessée dans les Hautes-Alpes, ont adopté 7 motions en faveur d’un développement durable et équitable des zones de montagne.

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