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ViaRhôna en fête


Pour le mois de Juin, nous vous invitons à découvrir l’initiative ViaRhôna. Il s’agit d’un projet qui
consiste à équiper les routes longeant le Rhône de voies dédiées aux cyclistes. Initié depuis 2005, ce
projet a pu aujourd’hui couvrir jusqu’à 83 % des routes concernées dans notre région (soit 464 km).
L‘objectif final est de relier le Lac Léman à la Méditerranée. L’itinéraire est constitué d’une
alternance de voies vertes (complètement coupées des automobilistes) et de bandes cyclables.

Par ailleurs, ces voies ne couvrent pas seulement les seules bordures du Rhône, certaines
s’enfoncent également dans les alentours.

-Valoriser le tourisme local-

En plus de faciliter le cyclisme tout en offrant de multiples itinéraires, le projet ViaRhôna vise
également la valorisation et le renouvellement du tourisme local, invitant les utilisateurs à profiter
de découvertes culturelles, patrimoniales, gastronomiques ou bien même oenotouristiques.

C’est également l’occasion pour tous de découvrir des paysages variés, des montagnes Alpines aux
plages de Camargue en passant par les villages et les champs Provençaux.

-De nombreux services mis en place-

Pour permettre à toutes et à tous de profiter au mieux du trajet, ViaRhôna met à disposition de
nombreux services. Ainsi nous pourrons compter sur une application de guidage GPS, une
conciergerie et une consigne à vélo à Lyon, des transferts touristiques depuis l’aéroport, ou encore
la création d’un label « Accueil Vélo » garantissant un accueil de qualité aux cyclistes.

Enfin, l’ensemble du tracé ViaRhôna devrait être balisé pour cet été.

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Baromètre 2016 de l’emploi en région Auvergne-Rhône-Alpes


Jobijoba,  présente le « Baromètre 2016 de l’emploi en région Auvergne – Rhône-Alpes » , une photographie fidèle de la situation de l’emploi salarié dans la région.

Ce baromètre a été réalisé à partir de l’analyse des offres d’emploi publiées sur Jobijoba.com entre le 1er janvier et le 1er décembre 2016. Il vise à présenter fidèlement la situation de l’emploi salarié dans la région : le nombre d’offres d’emploi, leur localisation, les secteurs qui offrent des opportunités et, au sein de ces secteurs, les métiers les plus recherchés.

LES PRINCIPALES CONCLUSIONS

- Sur les 630 286 offres proposées en 2016, 90,7 % étaient situées en Rhône-Alpes et 9,3 % en Auvergne.

- Les villes de la région offrant le plus d’emplois sont par ordre décroissant : Lyon (142 067 offres), Grenoble (35 151), Saint-Etienne (16 536), Clermont-Ferrand (16 051), Annecy (12 647), Valence (11 880), Chambéry (10 706), Villeurbanne (7 411) et Saint-Priest (6 600).

- Les 5 secteurs qui offrent le plus d’emplois sont 1) L’industrie, 2) Le commerce-vente, 3) Le BTP, 4) La santé, 5) Le transport-logistique.

- L’industrie recherche en priorité des techniciens de maintenance (salaire médian : 25 000 € bruts), des caristes (20 000 € bruts), des régleurs (22 500 € bruts) et des assembleurs-monteurs (21 600 € bruts).

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Impact sanitaire de la pollution atmosphérique à Lyon et Grenoble et lien avec la défaveur sociale


L’équipe d’Epidémiologie environnementale de l’IAB (l’IAB (Institut pour l’Avancée des Biosciences, Centre de recherche Inserm / CNRS /Université Grenoble Alpes) vient de publier une étude(1) quantifiant le risque associé à l’exposition aux particules fines en suspension dans l’atmosphère (PM2,5) à Grenoble et Lyon en s’appuyant sur une modélisation de la pollution de l’air à fine échelle ; l’étude a aussi caractérisé comment ce risque varie en fonction de la défaveur sociale.

L’étude montre que chaque année entre 3 à 7 % des décès survenant dans l’agglomération de Grenoble seraient dus aux effets de la pollution atmosphérique. Dans l’agglomération de Lyon, le risque serait entre 4 et 8 %. Cela correspondrait à environ 114 décès dans l’agglomération grenobloise (sur une population de 385 000 habitants) et de 491 habitants à Lyon sur une population de 1,2 million d’habitants.

A Grenoble, entre 3 et 10 % des nouveaux cas de cancer du poumon seraient dus à la pollution atmosphérique. Plusieurs dizaines de cas de petits poids de naissance chez les enfants nés à terme seraient aussi dus à la pollution chaque année. Le risque a tendance à être plus élevé dans les quartiers socialement défavorisés ou très défavorisés, par rapport aux quartiers socialement plus favorisés. Ainsi, c’est dans les quartiers les moins favorisés que les bénéfices d’une amélioration de la qualité de l’air se feraient le plus sentir.

L’étude s’est focalisée sur les particules fines (ou PM2,5), poussières en suspension dont le diamètre est inférieur à 2,5 micromètres, qui constituent le polluant atmosphérique pour lequel le lien avec la santé est le plus précisément caractérisé. D’autres polluants, non pris en compte ici, ont un effet sur la santé, comme l’ozone.

L’étude, réalisée par Xavier Morelli, conjointement avec Air Rhône-Alpes, des équipes suédoises et allemandes et avec la participation du registre du Cancer de l’Isère, s’appuie sur la méthodologie des études d’impact sanitaire. L’approche consiste à combiner des données sur les niveaux de pollution à l’échelle de la population avec des relations dose-réponse connues, et à estimer le nombre de cas de pathologies susceptibles d’être attribuables à l’exposition aux particules fines, avec les niveaux de pollution observés en 2012, par rapport à une situation de référence.

Le niveau de référence choisi par les auteurs est la valeur annuelle limite recommandée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), de 10 microgrammes par mètre cube. En comparaison, les niveaux de pollution étaient environ de 18,1 µg/m3 à Grenoble et de 19,6 µg/m3 à Lyon. L’impact estimé serait plus élevé si on avait choisi un niveau de référence plus bas, car la relation entre pollution et santé est globalement linéaire, et s’observe probablement aussi en-dessous de la valeur recommandée par l’OMS, commentent les auteurs.

« Les niveaux de particules fines sont probablement le principal levier qui peut être actionné pour améliorer significativement la santé des populations de zones urbaines comme Grenoble ou Lyon, où la pollution est sensiblement supérieure aux valeurs recommandées par l’OMS, et ceci bien que nous sommes proches et souvent en-dessous des seuils réglementaires en vigueur en Europe », explique Rémy Slama, qui a coordonné l’étude.

D’autres facteurs ont un effet similaire ou plus important sur la santé, comme la consommation de tabac ou un régime alimentaire déséquilibré, mais en pratique il est très difficile de modifier ces comportements. L’exemple d’autres villes européennes ou du Japon montre qu’une action efficace sur les niveaux de particules fines est possible. Une diminution de 50% des concentrations de particules fines a par exemple été obtenue à Tokyo entre 2001 et 2010.

De telles mesures ont aussi un effet bénéfique sur l’économie, via une diminution des coûts sanitaires et des journées d’absentéisme, globalement nettement supérieur au coût des mesures prises pour améliorer la qualité de l’air.

La pollution atmosphérique par les particules fines a un effet connu sur la mortalité cardiovasculaire et respiratoire, le cancer du poumon, certaines pathologies respiratoires, et un effet probable sur la croissance du fœtus. Elle pourrait aussi avoir d’autres effets, pour lesquels le niveau de preuve est plus faible, par exemple sur les pathologies neurologiques, qui n’ont pas été prises en compte dans cette étude.

Pour approfondir ces questions, l’équipe d’épidémiologie environnementale de l’IAB est actuellement en train de conduire une vaste cohorte couples-enfants, la cohorte SEPAGES, pour essayer d’élucider les effets à court et long terme de l’exposition aux polluants atmosphériques durant la grossesse et les premières années de vie (http://sepages.inserm.fr).

(1) Morelli X, Rieux C, Cyrys J, Forsberg B, Slama R : Air pollution, health and social deprivation: A fine-scale risk assessment. Environmental Research, 2016, 147:59-70. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26852006

À propos de l’Institut for Advanced Biosciences

Regroupant 17 équipes, l’Institut for Advanced Biosciences (IAB, anciennement Institut Albert Bonniot) est un institut de renommée internationale dans la recherche biomédicale fondamentale et translationnelle, reconnu pour ses publications de très haut niveau (plus de 1 000 sur les 5 dernières années) et son impact sur le développement de start-ups dans le domaine des biotechnologies.

La stratégie scientifique repose sur trois axes : Ėpigénétique, Maladies chroniques et Cancer Le périmètre d’action de l’IAB couvre une gamme d’expertises scientifiques depuis le continuum biologique des molécules jusqu’aux populations.

En savoir plus : iab.univ-grenoble-alpes.fr

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Auvergne-Rhône-Alpes: sa démographie


La région Auvergne - Rhône-Alpes abrite 7 757 600 habitants au 1er janvier 2013.

Elle bénéficie d’une croissance démographique soutenue qui ne marque aucun fléchissement sur la période récente. Entre 2008 et 2013, elle se positionne au 3e rang des régions françaises les plus dynamiques. La population a augmenté dans les couronnes des grands pôles urbains, plus que dans les autres territoires de la région.

Cette poursuite de la périurbanisation s’accompagne d’un renforcement de la croissance des grands pôles urbains. Cet essor démographique des espaces urbains est particulièrement marqué dans la Métropole de Lyon, l’Ain et la Haute-Savoie. En revanche, la situation se détériore dans les petites communes hors de l’influence urbaine. Dans les départements, le rythme de croissance de la population s’accélère dans le Rhône et la Loire.

L’Allier ne perd plus d’habitants. De 2008 à 2013, la Haute-Savoie est le département métropolitain qui bénéficie du plus fort taux de croissance de la population.

Au 1er janvier 2013, la région Auvergne - Rhône-Alpes abrite 7 757 600 habitants . Elle représente 12,2 % de la population de la France métropolitaine, contre 12,0 % en 2008 et 11,9 % en 1999. Deuxième région la plus peuplée après l’Île-de-France, elle a gagné 298 500 habitants entre 2008 et 2013, soit en moyenne 59 700 personnes par an. Depuis 2008, chaque année, le nombre de nouveaux habitants dans la région est ainsi équivalent à la population d’une ville de la taille de Chambéry.

Un dynamisme démographique soutenu qui ne fléchit pas

De 2008 à 2013, le rythme annuel de la croissance démographique, + 0,8 % par an, est supérieur à celui de la France métropolitaine (+ 0,5 %). Il place Auvergne - Rhône-Alpes ex-æquo avec les Pays de la Loire  au 3e rang des régions françaises où la population progresse le plus fortement  derrière les régions Languedoc-Roussillon – Midi-Pyrénées (1,0 %) et Corse (1,1 %). Sur la période récente, Auvergne - Rhône-Alpes se distingue aussi par la stabilité de son taux de croissance démographique.

Entre 2008 et 2013, le rythme annuel de progression de sa population est identique à celui constaté sur la période 1999-2008 alors qu’il diminue de 0,2 point en France métropolitaine. Dans le Nord-Pas-de-Calais - Picardie la situation s’améliore (+ 0,2 % contre + 0,1  %). Entre 2008 et 2013, dans toutes les autres régions, le taux de croissance démographique annuel est inférieur de 0,6 à 0,1 point à celui de la période 1999-2008.

Auvergne – Rhône-Alpes, 3e région la plus dynamique – Population en 2013 et taux de croissance annuel moyen entre 2008 et 2013 par région

Figure 1 - Auvergne - Rhône-Alpes, 3e région la plus dynamique - Population en 2013 et taux de croissance annuel moyen entre 2008 et 2013 par région

Des excédents naturel et migratoire

En Auvergne - Rhône-Alpes, l’augmentation de population repose sur les deux moteurs de la croissance démographique. Les naissances sont plus nombreuses que les décès et les arrivées dans la région sont supérieures aux départs.

L’accroissement naturel augmente la population régionale de 33 700 habitants, en moyenne par an entre 2008 et 2013 contre 30 500 habitants entre 1999 et 2008. Après l’Île-de-France et Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Auvergne - Rhône-Alpes est la troisième région où le solde naturel contribue le plus fortement à la croissance démographique. Il explique 56 % de la hausse globale de population contre 54 % les neuf années précédentes.

Entre 2008 et 2013, Auvergne - Rhône-Alpes gagne 26 000 habitants en moyenne chaque année grâce aux flux migratoires apparents, un nombre équivalent à celui constaté entre 1999 et 2008. Cette stabilité se démarque de la détérioration constatée dans toutes les autres régions métropolitaines à l’exception du Nord-Pas-de-Calais - Picardie.

Le taux de croissance de la population dû au solde migratoire situe Auvergne - Rhône-Alpes au sixième rang des régions métropolitaines, une place de mieux qu’entre 1999 et 2008.

Les couronnes périurbaines portent toujours la croissance

En Auvergne - Rhône-Alpes comme en France, la période récente se situe dans le prolongement des trois décennies précédentes marquées par l’extension de l’étalement urbain. Toutefois, dans la région, le rythme de croissance des couronnes périurbaines est supérieur à la moyenne nationale.

De 2008 à 2013, dans les couronnes périurbaines et communes multipolarisées des grands pôles urbains , la population croît plus fortement (+ 1,2 % par an) que dans les autres types de territoires. Les communes enregistrant les plus forts taux de croissance sont ainsi situées dans les couronnes des grands pôles urbains des vallées du Rhône et de la Saône, du sillon alpin et du bassin franco-genevois .

La hausse est particulièrement élevée autour des agglomérations d’Annemasse (+ 2,5 % par an), Annecy (+ 1,9 %), Bourg-en-Bresse (+ 1,7 %), Romans-sur-Isère (+ 1,5 %), Mâcon (+ 1,4 %) et Lyon (+ 1,3 %). La population progresse de 1,1 % dans la couronne périurbaine de Chambéry et 1,0 % dans celles de Clermont-Ferrand, Saint-Étienne, Valence, le Puy-en-Velay et Aurillac.

Cependant, si l’extension périurbaine se poursuit, elle se fait à un rythme moins soutenu qu’auparavant. Entre 1999 et 2008, la population des couronnes des grands pôles urbains de la région augmentait de 1,6 % chaque année, soit 0,4 point de plus que sur la période récente.

La dégradation des excédents migratoires explique ce ralentissement de croissance. Entre 2008 et 2013, le taux de croissance annuel de la population dû au solde migratoire n’est stable ou en progression par rapport à la période précédente que dans les couronnes d’Aurillac, Moulins, Montluçon, Vichy et Albertville.

Forte croissance démographique dans le sillon alpin, le Rhône et le bassin franco-genevois – Évolution annuelle moyenne de la population entre 2008 et 2013

Figure 2 - Forte croissance démographique dans le sillon alpin, le Rhône et le bassin franco-genevois - Évolution annuelle moyenne de la population entre 2008 et 2013

Source : Recensements de la population 2008 et 2013.

Lyon et les grands pôles urbains attirent plus que précédemment

Contrairement à la moyenne métropolitaine, en Auvergne - Rhône-Alpes, la période 2008-2013 est marquée par un renforcement du rythme de croissance des grands pôles urbains : + 0,7 % par an contre + 0,5 % durant les neuf années précédentes. Sur la période, ils accueillent annuellement 31 200 habitants, soit 11 000 de plus qu’entre 1999 et 2008.

Ainsi de 2008 à 2013, la croissance des grands pôles urbains contribue pour 52 % à celle de la région, contre 36 % entre 1999 et 2008. Cet essor est porté par la progression de l’excédent migratoire annuel des villes-centres (de + 0,4 % entre 2008 et 2013 contre + 0,2 % durant les neuf années précédentes) mais aussi de leur banlieue (de + 0,7 % à + 0,9 %).

Ainsi, la ville de Lyon connaît sur la période récente un net regain d’attractivité. De 2008 à 2013, elle gagne 1 050 habitants par an en moyenne par le jeu des migrations alors qu’elle en perdait près de 300 entre 1999 et 2008. Lyon avec un taux de croissance annuel de 1,1 % entre 2008 et 2013 est désormais la deuxième ville française de plus de 200 000 habitants par son dynamisme démographique, après Montpellier (+ 1,5 %).

Le renouveau attractif lyonnais se retrouve aussi dans la majorité des communes de sa banlieue. La Métropole de Lyon concentre 22 % de la hausse de population régionale avec un rythme annuel de croissance de 1,0 %, soit près de 13 000 personnes supplémentaires.

Parmi les autres pôles urbains régionaux de plus de 100 000 habitants, seul celui de Valence connaît une détérioration de son rythme de croissance : + 0,1 % sur la période 2008-2013 contre + 0,4 % annuellement entre 1999 et 2008, une évolution essentiellement expliquée par la nette diminution dans la ville-centre (– 0,9 %). À l’inverse, l’essor démographique s’est particulièrement accentué dans les pôles urbains d’Annemasse (+ 2,8 % contre + 1,8 %) comme dans celui d’Annecy (+ 1,3 % contre + 0,7 %), où la ville-centre enregistre une forte hausse (+ 0,8 %).

Entre 2008 et 2013, grâce à une moindre dégradation du bilan migratoire de la ville, la population de l’agglomération stéphanoise croît (+ 0,1 %) alors qu’elle diminuait (– 0,3 %) pendant la période précédente. Dans les pôles urbains de Chambéry (+ 1,0 % entre 2008 et 2013), Grenoble (+ 0,5 %) et Clermont-Ferrand (+ 0,4 %) le taux de croissance est supérieur de 0,2 point à celui enregistré au cours des neuf années précédentes.

Depuis 2008 parmi les grands pôles urbains de moins de 100 000 habitants, ceux de Moulins (+ 0,1 %), Roanne (+ 0,2 %) et Vichy (+ 0,4 %) retrouvent une hausse de population soutenue par une amélioration du solde migratoire de la ville-centre, solde qui reste encore négatif. À l’inverse, le bilan démographique des agglomérations de Vienne (+ 0,3 %), Pierrelatte (+ 0,1 %), Oyonnax (– 0,4 %), Montluçon (– 0,5 %) et Aurillac (– 1,1 %) s’est particulièrement dégradé.

Il en est de même pour celui d’Annonay et Sallanches qui subissent une baisse sensible de population (– 0,4 %) entre 2008 et 2013 alors que la population de ces agglomérations progressait respectivement de 0,1 % et 0,7 % annuellement entre 1999 et 2008.

Le déficit démographique s’accentue dans les zones rurales

L’évolution démographique des petites communes rurales se détériore. Sur la période 2008-2013, leur population diminue en moyenne de 0,1 % par an, alors qu’elle progressait de 0,2 % entre 1999 et 2008. Ainsi, sur la période récente, les communes isolées hors influence urbaine perdent 500 personnes chaque année alors qu’elles en en gagnaient 700 entre 1999 et 2008. En raison du fort vieillissement de la population, le déficit naturel s’aggrave.

Ces communes, dans leur ensemble, continuent néanmoins d’attirer de nouvelles populations mais moins qu’auparavant. Le bilan démographique s’est plus particulièrement dégradé dans les petites communes des montagnes du Cantal, de la Drôme, de l’Ardèche et de l’est de la Savoie.

Le dynamisme démographique des départements du Rhône, de la Loire s’améliore

Le Rhône et la Loire font partie des six départements de France métropolitaine où la croissance annuelle s’accélère. Le Rhône (y compris Métropole de Lyon) affiche sur la période récente un taux de croissance (+ 1,0 %) supérieur de 0,2 point à celui constaté entre 1999 et 2008. Dans la Loire, le rythme de hausse de la population (+ 0,4 %) progresse lui aussi de 0,2 point par rapport à la période 1999-2008 suite à une progression du même ordre du taux de croissance dû au solde migratoire.

Entre 2008 et 2013, dans la Loire, comme dans tous les autres départements de la région, le nombre d’arrivées dépasse désormais celui des départs. Le département de l’Allier bénéficie, lui aussi, d’une progression du solde migratoire. Celui-ci compense désormais le déficit naturel. Depuis 2008, l’Allier ne perd plus d’habitants.

À l’inverse des autres départements de la région, la Drôme (+ 0,7 %), la Savoie (+ 0,7 %), l’Ardèche (+ 0,6 %) et la Haute-Loire (+ 0,4 %) subissent une détérioration de leur excédent migratoire. Le taux de croissance annuel de leur population perd 0,3 à 0,4 point entre les périodes 1999-2008 et 2008-2013. Sur la période récente, l’Isère, deuxième département d’Auvergne - Rhône-Alpes, voit sa population augmenter plus faiblement : + 0,8 % par an contre + 0,9 % entre 1999 et 2008. Dans la Haute-Savoie (+ 1,4 %), l’Ain (+ 1,3 %), le Puy-de-Dôme (+ 0,4 %) et le Cantal (– 0,2 %), le taux d’évolution annuel de la population est resté stable entre les deux périodes.

La Haute-Savoie et l’Ain sont parmi les départements les plus dynamiques de France métropolitaine ; la Haute-Savoie se classe au premier rang à égalité avec l’Hérault, l’Ain au troisième. À l’inverse le Cantal, l’un des départements les moins peuplés de France métropolitaine, figure parmi les 14 départements qui perdent annuellement 0,1 % ou plus de leur population entre 2008 et 2013.

Les petites communes moins présentes dans la région

La taille moyenne des communes d’Auvergne - Rhône-Alpes est supérieure à celle des communes françaises de métropole : 1 855 habitants contre 1 744. En 2013, les communes de moins de 500 habitants représentent 43 % des communes de la région contre 54 % en France métropolitaine. C’est dans les massifs de la Drôme, le sud de l’Isère et la partie régionale du Massif central que se concentrent ces petites communes .

Alors que 6 % de la population d’Auvergne - Rhône-Alpes y habite, cette part est nettement plus élevée dans le Cantal (25 %), dans l’Allier (15 %), en Haute-Loire (15 %) et en Ardèche (13 %). Marquée par une forte périurbanisation, la région se distingue par une surreprésentation des communes de 500 à moins de 10 000 habitants. Elles représentent 54 % des communes de la région et 54 % de la population. Ces proportions sont de 43 % et 45 % en France métropolitaine. En Auvergne - Rhône-Alpes, 100 communes ont plus de 10 000 habitants.

Cinq ont franchi ce seuil entre 2008 et 2013 : Gex dans l’Ain, Eybens dans l’Isère, Craponne, Pierre-Bénite et Corbas dans le Rhône. Parmi ces communes, 88 sont dans un grand pôle urbain, neuf dans la couronne d’un grand pôle et trois animent une moyenne ou petite aire (Thiers, Tarare et Bellegarde-sur-Valserine).

Les petites communes concentrées dans les montagnes – Population municipale des communes en 2013

Figure 3 - Les petites communes concentrées dans les montagnes - Population municipale des communes en 2013

Source : Recensement de la population 2013.

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« » Vous êtes l’un des piliers de l’accord » Paris Climat 2015″


Le président français François HOLLANDE a salué aujourd’hui le rôle exemplaire des collectivités et des acteurs territoriaux dans la lutte contre les changements climatiques, au premier jour du Sommet mondial Climat & Territoires, le plus large rassemblement de villes, régions et représentants de la société civile avant la conférence Paris Climat 2015 (COP21).

« À 5 mois de la COP21 à Paris, le Sommet mondial Climat & Territoires est une étape importante, un signe de détermination collective et de mobilisation des territoires du monde, a déclaré le Président français devant plus 800 responsables de collectivités locales et d’organisations non-gouvernementales venus de près de 80 pays. Votre réunion montre que l’action sur le climat est l’affaire de tous : des Etats, des gouvernements, des territoires, des associations, des entreprises, de tous les acteurs non-étatiques. Vous êtes l’un des piliers de l’accord. »

Le président français a annoncé à Lyon son soutien à un accès direct des collectivités territoriales au financement climat ainsi que l’organisation d’une journée spéciale consacrée aux collectivités pendant la COP21.

Janos PASZTOR, Sous-Secrétaire général des Nations Unies aux changements climatiques, s’est également adressé aux représentants présents: « En tant que maires, présidents de régions et de collectivités territoriales, vous pouvez unir vos efforts pour donner confiance à vos gouvernements – ils ont besoin de votre soutien pour relever le niveau de leurs ambitions. »


« Vous avez la capacité de leur montrer que c’est possible. Vous êtes en première ligne dans la lutte contre les changements climatiques et vous avez le pouvoir d’encourager les dirigeants de vos pays à s’élever au-dessus des clivages politiques. »
« Notre rencontre par son ampleur est inédite, a poursuivi Jean-Jack QUEYRANNE, Président de la Région Rhône-Alpes et hôte du sommet. Les gouvernements ne sont plus seuls. Nous sommes porteurs des attentes de la société mondiale, dans sa diversité mais unie par une conscience commune. »

« Nous sommes aussi porteurs d’engagements concrets, c’est ce qui fait l’originalité de ce sommet. Ces engagements, qui seront pour certains quantifiés, donneront une idée du niveau d’efforts très importants que nous sommes prêts à amplifier dans le cadre de nos responsabilités. »

Ronan DANTEC, sénateur français, Porte-parole de CGLU pour le climat et co-organisateur du sommet a dit : « Face au risque de climato-fatalisme et de repli des territoires sur eux mêmes, le sommet montre des acteurs mobilisés, ambitieux dans la lutte contre les changements climatiques et oeuvrant pour un monde de coopération. »

Sharan BURROW, Secrétaire générale de la Confédération syndicale internationale (CSI), a dit : « C’est simple. Il n’y aura pas d’emploi sur une planète morte. Les syndicats demandent et se proposent pour des positions de responsabilité à tous niveaux, des gouvernements aux lieux de travail, partout dans le monde, afin de préparer une transition juste par l’action climat. »

Michèle OKALA, jeune volontaire pour l’Environnement (Cameroun), a mis l’accent sur les inquiétudes de la jeunesse mondiale : « Nous, jeunes, en notre qualité de citoyens du monde, sommes conscients de la responsabilité qui est la nôtre en matière de lutte contre le dérèglement climatique. Nous réitérons notre volonté à soutenir nos Etats et nos gouvernements. Nous demandons en retour une oreille attentive à nos initiatives. »

A Lyon, Rhône-Alpes (France), l’Ecosse (Royaume-Uni) et le Pays Basque (Espagne) ont rejoint quatorze autres régions et provinces, notamment la Californie (Etats-Unis) et le Bade Würtemberg (Allemagne) en signant le “Under 2 MOU”, un accord unique en son genre pour contenir le réchauffement de la planète à moins de 2°C. Ils représentent plus de 5000 milliards de dollars de produit national brut (l’équivalent de la troisième économie mondiale) et 123 millions d’habitants.

« Notre coalition diverse, et croissante, est la preuve qu’un groupe important de régions et de territoires partout dans le monde est prêt à appuyer des engagements ambitieux de leurs gouvernements nationaux à Paris en décembre », a dit Matthew RODRIGUEZ, Secrétaire à la Protection de l’Environnement de la Californie (Etats-Unis). « Cela démontre aussi qu’à l’échelle locale, les acteurs n’attendent pas leurs gouvernements pour agir. La menace des changements climatiques est réelle, et les collectivités territoriales font partie intégrante de la solution. Le temps est venu pour des mesures énergiques. »

S’adressant au sommet par message vidéo, Mike BLOOMBERG, Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour les villes et le changement climatique et ancien maire de New York, a dit : « Ce sommet est l’occasion pour les dirigeants des villes et des autorités locales de définir des objectifs ambitieux pour réduire les émissions de carbone – et démontrer aux gouvernements nationaux tout ce qui a déjà été accompli à l’échelle locale. »

Au long des discussions, les participants ont traité de sujets tels que les défis auxquels font face les villes et les collectivités territoriales afin de mener la croissance mondiale tout en luttant contre les
changements climatiques ; comment donner voix aux jeunes en tant que leaders de demain ; et le rôle clé d’élus locaux comme agents de changement.

La première journée du sommet a également été l’occasion de restituer les résultats du débat citoyen planétaire  » World Wide Views on Climate Change » qui révèlent notamment que sept citoyens sur dix disent que l’action contre le changement climatique générera plus de bénéfices que de contraintes.
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A PROPOS DU SOMMET MONDIAL CLIMAT & TERRITOIRES
Le Sommet mondial Climat & Territoires est placé sous le Haut Patronage du Président de la République française. C’est un événement labellisé COP21, organisé avec le soutien de la Convention cadre des Nations Unies pour les changements climatiques.

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Quand les jeunes agriculteurs s’invitent à Lyon!


Le dimanche 31 mai 2015, de 10h à 18h, les Jeunes Agriculteurs Rhône-Alpes, le Comité des Fêtes de Monplaisir et la Mairie du 8ème arrondissement proposent une nouvelle édition d’ « Un dimanche à la campagne », place Ambroise Courtois (Lyon 8ème).

Sans titre

Cet événement familial, pédagogique et festif a vocation à promouvoir les produits et les savoir-faire des producteurs, à faciliter les échanges entre producteurs et consommateurs et à renforcer l’information autour de l’agriculture, de l’alimentation et de l’environnement.

De nombreux produits de qualité et de proximité seront proposés à la dégustation et à la vente. Plusieurs agriculteurs de Rhône-Alpes seront là pour vous accueillir et échanger avec vous !

Au programme :

  • ouverture en musique, avec la troupe Brind’zic
  • spectacle de Twirling Bâton
  • mini-ferme avec de nombreux animaux (vaches, chèvres, moutons, lapins…)
  • produits régionaux
  • repas du terroir
  • jeux
  • nombreuses animations…tous publics..


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Lyon Roses…


Une première pour la France : après le Japon (2006), le Canada (2009) et l’Afrique du Sud (2012), la Fédération Mondiale des Sociétés de Roses a choisi la France et Lyon pour accueillir son 17ème congrès.

Du 27 mai au 1er juin, des centaines de congressistes viendront de 40 pays pour participer à des conférences, visites, manifestations, ateliers et rencontres.

Un extraordinaire Festival des Roses

La Ville de Lyon et le parc de la Tête d’Or organiseront une grande fête citoyenne de la rose les 30 et 31 mai : deux jours pour s’émerveiller et découvrir une facette peu connue du patrimoine de la ville. Les congressistes seront évidemment invités.

300 000 visiteurs sont attendus pour cet événement organisé par les services de la ville, les institutions culturelles, les sites historiques et toutes les mairies d’arrondissement. Ce festival sera la grande première d’une manifestation qui pourrait être pérennisée.

Des journées techniques et scientifiques sur le thème de la Rose

Autour du congrès se dérouleront le 29 mai :

  • un colloque scientifique organisé par la Société Nationale d’Horticulture de France sur le thème « Génome de la Rose, résultats et perspectives »,
  • une journée professionnelle sur la reconquête de l’espace urbain par le végétal : « Le politique et le fleurissement urbain » et « Architecture, paysage et rosiers dans la ville ».
  • Le programme en intégralité à découvrir en cliquant  ici

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Vals du Dauphiné : vers une mutation économique liée à la périurbanisation


À l’image d’autres territoires ruraux, les Vals du Dauphiné sont en voie de périurbanisation. Ils regroupent près de 60 000 habitants en 2010. La population augmente à un rythme très soutenu.

vals

Cet accroissement est surtout le fait d’un apport migratoire important. Les habitants occupent souvent un emploi hors du territoire, ce qui entraîne des déplacements nombreux.

La vocation résidentielle des Vals du Dauphiné n’empêche pas la création d’emplois surtout dans le tertiaire et dans la construction. Historiquement présente, l’industrie regroupe encore un quart des emplois. Pour répondre aux besoins d’une population croissante, développer le niveau d’équipement constitue un fort enjeu pour le territoire. De même, le développement du tourisme est une préoccupation pour les acteurs locaux.

Le territoire des Vals du Dauphiné est situé en Isère au cœur de la région traditionnellement dénommée « Nord Dauphiné ». À égale distance (50 km) de trois grandes villes, Lyon, Grenoble et Chambéry, il est depuis longtemps le lieu de passage entre le Lyonnais et le Piémont italien.

Le territoire est parcouru par tous les axes de liaisons transalpines, autoroutes A43 et A48 et lignes ferroviaires. Il est terre de frontière historique avec la Savoie : une ville coupée en deux en témoigne, Le Pont-de-Beauvoisin.

Le paysage des Vals du Dauphiné reste malgré tout plutôt rural. En 2010, les terres agricoles couvrent en effet 75,4 % de la surface totale, contre 47 % pour la zone de référence.

Pour autant, le territoire, rural par sa morphologie, est tout à fait périurbain dans son fonctionnement. Toutes les communes des Vals du Dauphiné sont périurbaines. Cela s’explique notamment par l’influence de Lyon et de Bourgoin-Jallieu.

Plus de deux personnes sur trois habitent ainsi dans la couronne périurbaine du grand pôle lyonnais. La densité de population (169 hab./km²) est beaucoup plus élevée que celle de la zone de comparaison. Elle dépasse même celle des zones périurbaines de Rhône-Alpes (159 hab./km²).

L’eau structure le paysage par la présence de nombreuses combes humides, « les Vals ». Le bassin hydraulique de la haute et moyenne Bourbre et la rive gauche du bassin du Guiers sont présents sur le territoire.

En 2010, le territoire compte 58 500 habitants répartis dans 39 communes dont 16 sont rurales. Un habitant sur quatre vit dans l’une des trois plus grandes communes : La Tour-du-Pin (7 980 habitants), Les Abrets (3 460 habitants) et Le Pont-de-Beauvoisin (3 450 habitants). En tant que ville-centre de la communauté de communes des Vallons de la Tour, La Tour-du-Pin occupe une place importante dans le territoire. Elle rayonne sur un bassin de vie regroupant 44 % de la population.

Une dynamique démographique parmi les plus fortes de la région

En 1962, les Vals du Dauphiné rassemblaient 33 600 habitants. Dans les années 1970, la périurbanisation a touché le territoire et, grâce aux migrations résidentielles, la population a progressé (43 500 en 1990, 45 900 en 1999).

Mais le phénomène s’est surtout accéléré depuis 1999 : + 27 % d’augmentation en dix ans, soit 13 points de plus que dans la zone de référence et 17 points de plus qu’en Rhône-Alpes. Le taux de croissance annuel, qui n’était que de 0,5 % entre 1962 et 1968, est ainsi passé à 2,2 % entre 1999 et 2010. Il est désormais très supérieur à celui des zones rurales (1,3 %) et même à celui des zones périurbaines (1,4 %). Malgré le doublement du solde naturel en dix ans, signe de la présence croissante de jeunes ménages, l’augmentation de la population est essentiellement le fait de l’apport migratoire (contribution de 82 %).

Les Vals du Dauphiné sont dans une position géographique telle qu’un passage de relais semble s’opérer avec le territoire limitrophe d’Isère-Porte-des-Alpes. Avec la création de la ville nouvelle de l’Isle-d’Abeau, ce dernier a connu, dans les années 70 et 80, une forte croissance démographique. Mais depuis 1990, la tendance y est au ralentissement.

Si les tendances actuelles se poursuivaient, la population des Vals du Dauphiné atteindrait près de 87 800 personnes en 2040 soit environ 30 000 habitants supplémentaires. Avec 1 000 habitants de plus chaque année, le taux de variation annuel moyen serait l’un des plus forts en Rhône-Alpes (1,3 % contre 0,6 % au niveau régional).

Une telle évolution ne serait pas sans conséquence pour le territoire. C’est pourquoi la maîtrise du foncier et la préservation de l’environnement constituent des enjeux importants pour les acteurs locaux.

Malgré une très forte baisse, l’industrie est toujours présente

Après une stagnation pendant plus de vingt ans, le nombre d’emplois dans les Vals du Dauphiné connaît une forte progression, passant de 16 000 en 1999 à 19 000 en 2010. La hausse concerne essentiellement le secteur tertiaire (+ 40 %) et la construction (+ 65 %), cette dernière étant directement liée à la croissance démographique.

Les principaux employeurs relèvent de l’économie présentielle avec 3 000 emplois dans la santé et l’hébergement médico-social, 2 600 dans le commerce et la réparation automobile, 2 200 dans l’administration et l’enseignement. De fait, depuis 1975, le territoire fait l’objet d’une mutation économique rapide : les activités présentielles prennent le dessus sur les activités non présentielles. En 2010, elles représentent 61 % de l’emploi total (contre 35 % en 1975).

Historiquement, l’industrie a toujours été très présente dans le territoire : elle occupait la moitié des emplois en 1975. Au cours des vingt dernières années, compte tenu de son orientation (textile), l’emploi industriel a moins bien résisté dans les Vals du Dauphiné (- 27 %) que dans la zone de référence ou en Rhône-Alpes (respectivement - 15 % et - 21 %).

Néanmoins, le secteur regroupe encore 25 % des emplois, soit 4 points de plus que dans la zone de référence. La fabrication de machines et d’équipements électriques (avec Tecumseh Europe, la Société Turpinoise de Mécanique et Mafelec) est particulièrement bien représentée. Les industries textiles (avec entre autres Dickson Saint-Clair et Ferrari) ainsi que l’industrie agro-alimentaire (avec Jambon d’Aoste et Chocolaterie de Marlieu) constituent d’autres spécificités du territoire.

Le maintien du caractère rural des Vals du Dauphiné est un enjeu fort pour les acteurs locaux. L’agriculture occupe 3 % de l’emploi total dans 500 exploitations. Leur nombre diminue, comme partout. Mais la surface agricole utile a peu évolué au cours des dix dernières années alors qu’elle est en diminution dans la zone de comparaison (- 7 %) et en Rhône-Alpes. Il s’agit surtout d’élevage et de culture de fourrages et de céréales. Cette activité joue un rôle prépondérant dans la préservation des paysages.

Elle joue aussi un rôle pour l’attrait touristique. Secteur peu développé dans les Vals du Dauphiné, le tourisme ne génère en 2010 que 130 emplois, soit seulement 0,7 % de l’emploi total (1,1 % dans la zone de référence). La capacité d’accueil touristique est limitée avec 17 lits/km² (contre 26 lits/km² dans l’ensemble des zones rurales).

Elle se compose essentiellement de résidences secondaires et touche un public familial. L’objectif des acteurs locaux est de développer le tourisme, en professionnalisant les pratiques et en s’associant avec les territoires voisins.

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Critérium du Dauphiné: un chrono à Lyon comme mise en jambes…


Le Critérium du Dauphiné 2014 débute  avec l’unique exercice chronométré de la semaine, long de 10,4 km.

En rupture avec les parcours classiques, principalement avec la suppression du traditionnel « chrono du mercredi », le tracé permet d’ouvrir le podium à des coureurs susceptibles de perdre du temps en contre-la-montre, comme l’explique Gilles Maignan, à l’initiative de ce changement : « Sur ce chrono  il y a un petit talus de 800 mètres qui peut casser le rythme, et une descente avec des virages techniques toujours délicats à aborder avec ce type de vélos. Mais les écarts ne devraient pas être importants, ce qui laisse la course ouverte. Dans le même esprit, nous allons cette année attribuer des bonifications aux trois premiers coureurs sur les arrivées des étapes en ligne. Cela permettra par exemple à ceux qui vont gagner du temps dans les ascensions d’avoir en plus un bonus pour récupérer ce qu’ils auront perdu à Lyon. »

1ère étape: Lyon-Lyon: 10,4 km contre la montre individuel


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Un dimanche à la campagne


Pour la quatrième année consécutive, ce dimanche 18 mai, les jeunes agriculteurs de Rhône-alpes; associés au comité des fêtes de Monplaisir ont organisé leur opération « Un dimanche à la campagne ».

La ferme rhônalpine a donc posé ses animaux, ses produits.., place Ambroise courtois, quartier Monplaisir, en plein centre de Lyon.

Succès de cette journée, d’autant plus que le soleil a largement brillé au dessus de la capitale des Gaules..

Durant toute la journée, les visiteurs, en très large majorité des lyonnais, venus en famille ont donc pu découvrir le dynamisme de notre agriculture régionale mais aussi et surtout sa diversité, la qualité de ses produits et l’implication des jeunes agriculteurs…

La noix de Grenoble a été à l’honneur à travers la présence de sa confrérie. Celle ci a animé le pôle noix et a tenu à introniser trois jeunes qui ont juré fidélité à la noix de Grenoble et d’en assurer sa défense.

Cette cérémonie, orchestrée par Bruno de Montal, grand-maître, a donc vu Aurélien Clavel, agriculteur à Biol, vice président des JA de l’Isère , secrétaire général de la chambre d’agriculture 38, Bruno Convert, nuciculteur bien connu à l’Albenc et Elise Michallet  trésorière des Jeunes agriculteurs Rhône-Alpes et administratrice nationale entrer officiellement dans le cercle des membres de la confrérie de la noix de Grenoble.

Nous avons quitté la place.. le soir en se disant: « bravo les jeunes! »

Voici le déroulé de la journée en photos.. Cliquer sur celles ci pour les agrandir.

Gilbert PRECZ

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