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Comptes de l’agriculture 2017


Hausse du revenu des agriculteurs de 22,2% mais la précarité demeure !

Les Comptes de l’agriculture de l’année 2017 ont été publiés ce jeudi. Les prévisions indiquent une hausse du revenu agricole de +22,2% (Résultat net de la branche agricole par actif non salarié). Après une année 2016 catastrophique, le revenu agricole moyen renoue avec les tendances de moyen terme.

Les secteurs gravement touchés par la crise de 2016 reprennent pied en 2017 : céréales et lait. Mais cette amélioration n’est pas générale : la viticulture connaît une nouvelle baisse des récoltes, et la production de volaille est en recul en raison de l’épisode d’influenza aviaire de 2017. Une partie de l’amélioration du revenu agricole tient à une baisse du prix des intrants. A noter que la stratégie de maîtrise des achats adoptée par les agriculteurs est toujours à la merci de la hausse des prix des intrants.
Dans un contexte de prix faibles en céréales ou en porc, les charges des agriculteurs restent lourdes.

Durant les États Généraux de l’Alimentation, les Chambres d’agriculture ont mis en avant la nécessité d’une rémunération équitable des agriculteurs, à la hauteur de leur investissement en travail et en capital. La nécessité d’établir la négociation, voire la coopération, entre les acteurs des filières agroalimentaires a été au centre des débats. En effet, il faut éviter que le revenu des agriculteurs ne joue le rôle de variable d’ajustement d’une économie agricole devenue instable car, depuis une dizaine années, à l’occasion de la publication des Comptes de l’agriculture, on observe des variations de revenu de grande ampleur, toujours préjudiciable à la prise de décision en matière d’investissement ou d’emploi. Comme les autres acteurs de l’économie, les agriculteurs ont besoin de stabilité !

Autre sujet de préoccupation, le commerce extérieur agroalimentaire !

Si il demeure excédentaire, on assiste à la poursuite de l’érosion de cet excédent en 2017, en particulier en céréales, en vins et en produits laitiers. Quant aux déficits chroniques, ils continuent de se creuser (viande ovine, fruits et légumes).

Ces résultats se doivent d’être attentivement examinés car ils reflètent la situation de l’agriculture française, dans un contexte où les prix s’inscrivent dans un cycle baissier, et où le libre-échange se généralise par la voie des accords commerciaux préférentiels, ouvrant davantage le marché européen aux productions canadiennes (CETA), ukrainiennes, demain celles du MERCOSUR. Et ce alors que la Commission européenne commence à ébaucher les contours de la prochaine PAC dans un contexte budgétaire européen préoccupant.
Le sursaut constaté sur le revenu des agriculteurs apparaît de ce point de vue bien précaire.

Lire l’ analyse détaillée de l’APCA des comptes de l’agriculture

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Encore plus de viande en provenance du Brésil, d’Argentine..


Dans le cadre de l’accord de libre-échange négocié actuellement par la Commission européenne avec le bloc de pays sud-américains, INTERBEV, l’Interprofession Elevage et Viande, s’alarme d’un nouveau quota d’importations à taux de douane réduits de 70 000 tonnes, proposé au Brésil et à l’Argentine, principaux exportateurs mondiaux de viandes bovines produites « à bas coûts ».

Malgré les grandes difficultés économiques de la filière viande bovine française et les conclusions très préoccupantes de la Commission d’experts français sur l’accord Canada/UE (CETA), la Commission européenne continue de privilégier sa politique commerciale en voulant conclure rapidement un accord avec le Mercosur. Comme les viandes canadiennes, les viandes bovines sud-américaines ne répondent en aucun point aux attentes des consommateurs, que ce soit en termes de traçabilité, de sécurité sanitaire, d’environnement et de protection animale.

En effet, ces viandes sont produites au sein de systèmes d’élevage pas ou peu règlementés, largement responsables de la déforestation, utilisant farines animales et autres traitements vétérinaires strictement interdits au sein de l’Union européenne.

C’est pour toutes ces raisons qu’INTERBEV dénonce avec force l’irresponsabilité de ces futures négociations commerciales et demande au Gouvernement français de rejeter ce nouvel accord.

Pour Dominique LANGLOIS, Président d’INTERBEV : « Notre demande d’exclusion définitive de la viande bovine de tout accord commercial entre l’UE et le Mercosur est non négociable. Nous refusons que les viandes bovines servent une nouvelle fois de monnaie d’échange. Il en va de l’avenir de la filière bovine française, au service des populations, des territoires et de l’environnement. »

Catégorie Union européenne, consommation, élevageCommentaires fermés


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