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Marc Baietto, président de la Métro


Marc Baietto (photo Métro)

Marc Baietto (photo Métro)

Consécutivement à la nomination de Didier Migaud  à la présidence de la Cour des Comptes, le conseil communautaire de la Métro , composé de 73 conseillers, s’est réuni  cet après-midi en séance extraordinaire pour élire le nouveau président de la Communauté d’agglomération Grenoble-Alpes Métropole. Le scrutin a désigné Marc Baietto pour succéder à Didier Migaud.

Marc Baietto est maire d’Eybens et conseiller général. Au sein de la  Métro, il occupait plusieurs fonctions : 3ème Vice-Président délégué à la politique des déplacements, président du SMTC (syndicat mixte des transports en commun), vice-président de la commission déplacements, membre de la commission finances et évaluation des politiques publiques, délégué suppléant au sein de l’Etablissement Public Foncier Local de la Région Grenobloise (EPFLRG), membre du groupe politique « Pour une Agglomération Solidaire, écologique et Citoyenne » (PASC).

La communauté d’agglomération « Grenoble Alpes Métropole », communément appelée « la Métro », est située au centre d’une aire urbaine de plus d’un demi-million d’habitants. Marc Baietto se trouve donc désormais à la tête de la deuxième métropole de Rhône-Alpes après Lyon. La Métro associe 27 communes autour d’un seul et même objectif : améliorer la vie quotidienne de ses 400 000 habitants.

Après la désignation du président, les élus communautaires procéderont également à l’élection des vice-présidents, à l’élection du bureau et à la modification des commissions.

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Les fermes communales en Isère : tour d’horizon


Le principe de la ferme communale consiste en l’acquisition de biens agricoles  par une collectivité, pour les mettre à disposition d’un éleveur qui devient locataire.

En maîtrisant tout ou partie d’une unité agricole, cette démarche permet à la collectivité de s’assurer de la pérennité à moyen et long terme d’une activité d’élevage sur son territoire.

La ferme communale permet de dynamiser l’élevage dans des communes où les exploitants agricoles sont rares voire inexistants, de reconquérir des espaces agricoles ou pastoraux en déprise et de s’assurer de la pérennité de leur entretien.

En Isère

Grâce à Marion Canaud, conseillère transmission  à l’ADASEA ( Trièves Matheysine Oisans et Agglomération grenobloise), nous avons fait l’inventaire des fermes communales existantes en Isère –elle sont au nombre de trois (dont deux en Oisans)-  et des projets en cours –au nombre de quatre.

-La Chapelle-du-Bard (Grésivaudan)

C’est, à notre connaissance, la plus ancienne ferme communale. Elle a été créée en 1992 et agrandie en 2005 avec construction d’un second bâtiment. GAEC à 2 puis 4 associés . A noter: 2 souhaitent s’en aller. On recherche donc 2 nouveaux associés.

Vaches laitières (de race Abondance), avec transformation fromagère (tout le lait est transformé) et vente directe avec des ateliers complémentaires (viande bovine, porcs).

- Le Rivier d’Allemont (Oisans)

label OisansCette ferme coopérative, créée au milieu des années 70 par les habitants du Rivier, est devenue depuis une ferme communale. Installés en juin 2007, Philippe et Cécile gèrent un petit troupeau de 45 chèvres et chevrettes. La production de fromages fermiers est écoulée, en grande partie, sur place, au magasin.

Fabrication lactique (type « picodon »), pâtes pressées non cuites (type tommes)  fromages blancs. Vente en direct à la ferme tous les après-midi de 15h à 18h30.Fermé le lundi. Vente sur le marché d’Allemont les dimanches et le lundis matin de mi-juin à mi-septembre.

Villard-Reculas (Oisans)

Production caprins avec transformation. A la ferme du Clot, François Chabert élève avec passion ses 150 chèvres dans la tradition et l’authenticité. Il fabrique trois types de fromages frais : le crottin traditionnel, le cabrotin, la tomme de chèvre.

Quatre projets de fermes en gestation

C’est l’ADASEA qui est chargée de réaliser les études de faisabilité de ces projets  dont 3 seront des fermes intercommunales:

-Ferme intercommunale du Mûrier. C’est un projet en faveur de l’agriculture périurbaine, déjà bien avancé sur lequel l’ADAYG travaille avec la Métro. Un projet qui doit être pris en compte dans le PSADER (projet stratégique de développement rural) de la Convention d’agglomération de Grenoble Alpes Métropole dont le protocole a été signé le 11 janvier 2010.

Deux autres fermes intercommunales devraient également voir le jour dans le cadre de ce projet. Elles pourraient se situer dans le massif de Chartreuse et du Vercors.

-Huez -en-Oisans: projet de ferme communale en cours.

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Des toits verts dans la ville


La lutte engagée contre le réchauffement climatique a d’ores et déjà produit un éventail assez large de solutions alternatives, effectives ou en gestation. Pour le cas des villes comme Grenoble,  soumises à l’effet d’ilôt de chaleur urbain (ICU) dû à l’importance des surfaces minérales absorbant la chaleur, la végétalisation des toitures (les toitures plates en priorité) est présentée par la Metro 38, dans la notice qu’elle a récemment éditée sur ce sujet, comme un levier intéressant pour lutter contre l’ozone et rafraîchir l’atmosphère. (1)

Ce n’est en aucun cas une innovation : cette technique est utilisée depuis des siècles en raison de ses performances, tant contre le froid (Scandinavie, Islande) que contre la chaleur (Tanzanie, Turquie, Mongolie).

L’atmosphère de « la cuvette grenobloise », souvent étouffante en période estivale, ne pourrait qu’y gagner… en perdant, dans le meilleur des cas, quelques degrés centigrades. Trouver de nouveaux espaces à végétaliser en espace urbain contraint reste cependant une mission difficile.

Végétal contre minéral

La Métro 38 (communauté d’agglomération Grenoble-Alpes métropole) qui a initié en 2005 un plan Climat et mis en place un Observatoire (voir notre article précédent), explore cette voie, la végétalisation des toits urbains pouvant  éviter l’absorption de rayonnements solaires par des surfaces minérales les restituant sous forme de chaleur. La notice présentant les tenants et aboutissants de cette technique, souligne entre autres que ces surfaces végétales contribuent à fixer les polluants atmosphériques tels que particules, métaux lourds et composés organiques volatiles.

toitvegetalCette technique permet en outre :

-      d’améliorer le confort thermique à l’intérieur des bâtiments, par son effet isolant (économie d’énergie, isolation acoustique, résistance au feu, entre autres)

-      de faire de la rétention des eaux pluviales, restituées par évaporation et par évacuation au réseau, de manière différée.

-      d’augmenter la durée de vie de l’étanchéité par limitation des chocs thermiques

En 2005, 1% des toitures françaises étaient végétalisées (ADIVET) contre 10% des toits allemands. Pourtant, la progression est significative.

L’ADIVET, l’association des toitures végétales, à l’occasion de son AG du 18 mars 2009, signalait que malgré la crise, le marché de la végétalisation des toitures ne cesse,depuis 2004, de stimuler la progression du développement durable dans la construction.

toit vert2

« Avec une progression en 2008 supérieure à 50 %, la France prend enfin conscience des avantages environnementaux des toitures végétales », commentait l’ADIVET. « Cette évolution est très encourageante. Le travail de promotion des toitures végétales réalisé depuis plusieurs années porte ses fruits. Grâce aux maîtres d’oeuvre et aux maîtres d’ouvrage éco-responsables, la technique se généralise sur tous les types de construction » (2).

Le Centre technique du pays Voironnais a eu recours à la végétalisation extensive pour couvrir 2700m2 de garages. Il s’agit de toits en pente (19°) orientés au nord et plantés d’un mélange de sédum. Le coût est de l’ordre de 117€/m2.

Les inconvénients

L’Agence d’urbanisme de la région grenobloise les a recensés. Ils sont de quatre ordres :

- le coût : le surcoût de l’installation peut être  important mais il est en partie compensé par les gains énergétiques réalisés

- le poids : le poids du substrat végétal peut être un facteur limitant, surtout pour la végétalisation intensive (200 à 1000kg/m2)

- le risque d’incendie : dans des conditions de sécheresse prolongée, certaines plantes du toit, comme les graminées, peuvent être une source d’incendies.

- l’humidité : dans les régions très arrosées, un toit végétalisé peut contribuer à augmenter l’humidité de l’habitat

……………………………………………………….

(1) Une campagne de mesures menée par Grenoble a permis d’évaluer des écarts conséquents de température entre zones urbaines et périurbaines. Ils sont, par exemple, de l’ordre de 5°C en moyenne la nuit entre les quartiers centraux et minéraux de la ville de Grenoble et Le Versoud.

(2) A Paris, les toits végétalisés sont intégrés au PLU comme une solution de verdissement de l’espace urbain.

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