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Monsanto racheté pour 59 milliards d’euros par Bayer


« Nous sommes ravis d’annoncer la fusion de nos deux grandes entreprises. Il s’agit d’une étape importante pour notre activité Crop Science, qui renforce le leadership de Bayer comme société innovante spécialisée dans les Sciences de la vie avec une position dominante dans ses segments clés. Cette opération apporte une valeur ajoutée considérable aux actionnaires, à nos clients, aux employés et à la société dans son ensemble », a déclaré Werner Baumann, CEO de Bayer AG.

«C’ est l’aboutissement de tout ce que nous avons accompli et illustre la valeur que nous avons créée pour nos parties prenantes chez Monsanto. Nous pensons que cette fusion avec Bayer représente une très grande valeur pour nos actionnaires, notamment en raison de la nature de la transaction entièrement en espèces », a déclaré Hugh Grant, président et directeur général de Monsanto…

À moyen et long terme, l’entreprise née de la fusion sera en mesure d’accélérer l’innovation et apportera aux clients des solutions et des produits optimisés, basés sur des connaissances agronomiques et analytiques et soutenus par les applications de l’agriculture numérique. Ces solutions et produits doivent apporter des avantages significatifs et durables aux agriculteurs : approvisionnement optimisé, amélioration de l’aspect pratique, hausse des rendements, meilleure protection de l’environnement et contribution au développement durable.

« L’industrie agricole est au cœur de l’un des principaux défis actuels : nourrir 3 milliards de personnes supplémentaires dans le monde d’ici 2050 dans le respect de l’environnement. Nos deux entreprises ont estimé que cet enjeu nécessitait une nouvelle approche qui intègre de manière plus systématique l’expertise dans le domaine des semences, des traits agronomiques et de la protection des cultures, sans oublier les produits de biocontrôle. Ce défi exige également un engagement fort en faveur de l’innovation et l’utilisation de pratiques agricoles durables », a déclaré Liam Condon, membre du comité directeur de Bayer AG et directeur de la division Crop Science.

« Nous entrons dans une nouvelle ère de l’agriculture, avec des défis importants qui exigent des solutions et des technologies innovantes et durables pour que les producteurs puissent produire davantage avec moins. Cette fusion avec Bayer permettra de créer un centre d’innovation qui associe le portefeuille de protection des cultures de Bayer à nos outils de pointe en matière de semences, de traits agronomiques et d’agriculture numérique pour aider les producteurs à relever les défis de demain. Ensemble, Monsanto et Bayer s’appuieront sur leur longue tradition et sur leur capacité avérée à promouvoir l’innovation dans l’industrie agricole, en proposant aux producteurs un ensemble de solutions plus complet et plus vaste », a déclaré Hugh Grant.

Biassu en fait son actu…

Bayer et Monsanto 14.09.16-1

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Les herbicides sont dangereux pour les paysans


La Confédération paysanne signale dans un communiqué que la cour d’appel de Bordeaux vient de donner raison à un agriculteur victime d’une intoxication due au lasso, un herbicide de Monsanto. Une action a été par ailleurs engagée devant le TGI de Lyon contre Monsanto pour « faute » sur « le manque de renseignements sur la dangerosité du produit» qui avait déjà été interdit avant 2007 dans d’autres pays que la France.
Commentaire de la Confédération paysanne:  « Au moment où l’INRA écrit qu’il est possible de se passer immédiatement de 20% des produits phytosanitaires, sans préjudice pour les volumes produits ou les revenus des paysans, ceci rappelle que les conséquences de l’utilisation des phytosanitaires concernent l’ensemble de la société avec des effets pervers sur :
1. La santé des utilisateurs que sont les paysans eux-mêmes ainsi que leurs salariés et leur famille : la Confédération paysanne constate qu’enfin les maladies causées par l’utilisation de ces produits toxiques commencent à être officiellement reconnues comme des maladies professionnelles.

2. la santé humaine et animale : développement des cancers, des allergies, baisse de la fertilité humaine et animale, mortalité des insectes pollinisateur,

3. la qualité des produits avec des résidus dans les produits de consommation.

4. l’environnement : pollution, perte de biodiversité et de fertilité des sols.
Ce système subsiste néanmoins alors que ses limites techniques, sanitaires et environnementales sont de plus en plus évidentes ».

La Confédération paysanne réaffirme que la réduction de l’utilisation des phytosanitaire ne peut pas être subie comme une contrainte mais comme un enjeu à relever.

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MON810: avis négatif du Haut Conseil des biotechnologies


Le Comité économique, éthique et social du Haut Conseil des biotechnologies (HCB) a rendu un avis négatif sur la mise en culture du MON 810*, ce 22 décembre 2009. La majorité de membres du CEES (14 contre 11 et 1 abstention) considèrent que les inconvénients d’une mise en culture du MON 810 l’emportent sur les avantages.

Jean-Jack Queyranne, Président de la Région Rhône-Alpes et représentant de l’Association des  Régions de France (ARF) au HCB, et Didier Guillaume, Président du Département de la Drôme et  représentant de l’Association des Départements de France (ADF) au HCB, se réjouissent d’avoir contribué, par leur engagement, à rendre cet avis qui permet de préserver les filières agricoles de qualité notamment en Rhône-Alpes et dans la Drôme et de respecter les objectifs fixés par le Grenelle de l’environnement.

En effet, la Région Rhône-Alpes, en avril 2004, et le Département de la Drôme, en janvier 2005, ont délibéré « pour une agriculture sans OGM ». Lors des discussions préalables au sein du comité éthique économique et social du HCB, Jean-Jack Queyranne a plaidé pour la protection des espaces et des filières : « Nous avons sur nos territoires des AOC et des labels. Qu’en adviendra-t-il demain s’il y a dissémination d’OGM ? Nous ferions disparaître ce qui caractérise la diversité et la qualité de l’agriculture française.».
Lors de sa contribution aux travaux du comité, Didier Guillaume a rappelé que « les OGM sont une technique diffuse et invasive » et qu’ « il faut casser le stéréotype qui oppose les agriculteurs bio anti-OGM d’une part et les agriculteurs traditionnels pro-OGM d’autre part, dès lors qu’une majorité d’agriculteurs et de Français veulent une agriculture et une alimentation sans OGM. »

Si, malgré ce vote, la mise en culture devait tout de même être autorisée par le gouvernement français, Jean-Jack Queranne, Didier Guillaume et onze et 11 autres membres du comité éthique économique et social du HCB estiment qu’elle devrait l’être avec des conditions d’accompagnement (biovigilance, suivi socio-économique, etc.), mais aussi avec des conditions préalables, telles que l’entrée en vigueur des règles générales de coexistence, l’adaptation de certaines règles de propriété intellectuelle, la mise en œuvre d’études de toxicologie, etc.
Jean-Jack Queyranne  et Didier Guillaume ont donc bon espoir que la mise en culture du MON 810 ne soit pas autorisée.

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* Maïs génétiquement modifié et produit par le semencier américain Monsanto, le MON 810 a été modifié pour produire en lui-même une toxine insecticide.

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La dangerosité de certains herbicides en question


orateurM. Alain Fauconnier (Aveyron-PS), dans sa question écrite publiée dans le JO Sénat du 16/07/2009, attire l’attention de M. le ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche sur le problème posé par les herbicides Round up express et Round gt plus fabriqués par la firme américaine Monsanto, dont le retrait du marché vient d’être demandé en raison de leur dangerosité et ce, malgré l’autorisation de commercialisation délivrée par les services de son ministère.

Or, il semblerait que l’avis formulé par l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) n’ait étudié la dangerosité que d’une des composantes du Round up, le glyphosate, élément principal mais pas unique de l’herbicide, et non du polyoxyéthylène amine (POEA), substance bien présente dans la formule qui, elle, est peut-être plus redoutable encore, comme l’ont montré plusieurs études pertinentes.

De surcroît, l’autorisation du Round up a été donnée pour l’agriculture, alors qu’il est largement utilisé par les particuliers à destination des pelouses où les enfants qui y jouent sont particulièrement fragiles à l’exposition de tels produits chimiques.

Il lui demande en conséquence de bien vouloir lui préciser quelle réponse il compte apporter aux demandes d’abrogation des autorisations de mise sur le marché de ces herbicides.

Réponse du Ministère de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche publiée dans le JO Sénat du 22/10/2009

Le Round Up, le Round Up Express et le Round Up Gt plus sont des préparations phytopharmaceutiques herbicides autorisées à base de glyphosate, commercialisées par la société Monsanto. Le glyphosate est une substance active inscrite en 2002 à l’annexe I de la directive 91/414/CEE.

Conformément aux dispositions de la directive d’inscription, les préparations à base de cette substance active ont fait l’objet d’une procédure de réexamen à la lumière des conclusions de la procédure communautaire d’évaluation des risques pour la santé publique et l’environnement la concernant.

Dans ce cadre, les risques pour la santé publique et l’environnement que pouvaient présenter les préparations Round Up, Round Up Express et Round Up Gt plus, autorisées en France, ont été réévalués par l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) et les autorisations de mise sur le marché renouvelées, compte tenu de ses conclusions formulées dans les avis du 15 mars 2007 et du 16 avril 2007.

Le ministre chargé de l’agriculture a été alerté sur la composition de ces préparations. Or, il ressort des dossiers de demande d’autorisation de mise sur le marché des produits en cause, et notamment de leur composition intégrale qui indique la substance active mais également les surfactants, les adjuvants et les co-formulants contenus dans les produits, qu’aucune des préparations susmentionnées ne contient de polyéthylène aminé (POEA).

En conséquence, aucun élément nouveau relatif au risque ne justifie une mesure de retrait de l’autorisation de mise sur le marché concernant les préparations Round Up, Round Up Express et Round Up Gt plus.

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Le Conseil d’Etat annule les autorisations d’expérimentation à Bourgoin-Jallieu


Par un arrêt rendu le 24 mai dernier, le Conseil d’Etat a annulé les décisions du Ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la pêche procédure autorisant l’expérimentation du maïs OGM Monsanto sur le territoire de Bourgoin-Jallieu (Isère). Sur son site internet, la Ville de Bourgoin-Jallieu crie victoire: « Une victoire pour la commune et ses habitants fortement mobilisés contre ces expérimentations depuis deux ans ».

En 2007, le Ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche avait délivré à l’agrochimiste américain Monsanto une autorisation pour la mise en culture de maïs OGM sur le territoire de la commune de Bourgoin-Jallieu (38). Soutenus par le Conseil Régional Rhône-Alpes, le Conseil général de l’Isère et fortement mobilisés contre cette autorisation, la Ville et ses habitants déposent, le 26 mars 2007 (à vérifier), un premier recours auprès du Tribunal administratif de Grenoble saisi en référé suspensif.

En dernière instance, le 24 mai dernier, le Conseil d’Etat donne gain de cause à la ville de Bourgoin-Jallieu en évoquant le manque de transparence et d’informations relative à l’autorisation d’expérimentation des OGM en plein champ.

Motif : manque d’information sur la localisation des parcelles.

Le Conseil d’Etat a sanctionné le manque de transparence administrative préalable à l’autorisation d’expérimentation des OGM en plein champ, relatif notamment à la localisation exacte des parcelles concernées. En effet, la Commission du Génie Biomoléculaire (l’organisme scientifique chargé d’assister le ministre avant sa décision) ne disposait pas d’informations nécessaires pour apprécier les risques d’une éventuelle dissémination. La ville de Bourgoin-Jallieu avec le soutien de la Conseil Régional Rhône-Alpes, du Conseil général de l’Isère, du collectif anti-OGM et de ses habitants s’est non seulement prononcée contre ce type d’expérimentations mais aussi contre le non-respect de la démocratie et l’absence de consultation des municipalités trop souvent mises devant le fait accompli.

« Cette première victoire doit aujourd’hui constituer un débat de fond de santé publique, de démocratie et de concertation publique », conclut le communiqué de la ville de Bourgoin-Jallieu.

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