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2011, une année marquée par la sècheresse


Pour Nathalie Kosciusko-Morizet, « l’eau est un bien précieux et nous sommes tous concernés par sa préservation. Face à la sécheresse, un type de phénomène extrême qui risque de se reproduire de plus en plus souvent, il est impératif d’améliorer notre gestion de la ressource en eau. C’est pourquoi j’ai fixé comme objectif – dans le cadre du plan national d’adaptation au changement climatique – une réduction de 20 % des prélèvements d’eau d’ici 2020. »

Une pluviométrie très faible au printemps

Les précipitations ont été largement déficitaires sur une grande partie du pays, à l’exception du pourtour méditerranéen, entre septembre 2010 et avril 2011. La recharge des nappes s’effectuant pendant cette période n’a donc pu se réaliser correctement. Au 1er mai 2011, les nappes présentaient des niveaux bas, correspondant à une avance de un à deux mois par rapport à la normale.

Cette faible pluviométrie s’est accompagnée de fortes chaleurs (+2,5°C par rapport à la moyenne de référence établie sur la période 1971-2000), qui ont asséché les sols superficiels.

Un répit en été

A l’inverse du printemps, l’été 2011 s’est caractérisé par des pluies supérieures à la normale au nord d’une ligne Bordeaux-Strasbourg, à l’exception de la Bretagne, mais inférieures au sud, notamment sur les régions Aquitaine et Midi-Pyrénées. Ces pluies ont permis de stabiliser la situation mais ont été globalement insuffisantes pour permettre un retour à une situation normale.

Au total, le bilan de l’année hydrologique 2011 (septembre 2010 – août 2011) est donc déficitaire de plus de 10 % sur l’ensemble du pays, notamment sur la Charente, la Dordogne et l’Aveyron où les déficits dépassent les 25 %, faisant de l’année hydrologique 2011 une des dix années les plus sèches depuis 50 ans. Cette année succède à 3 années de déficit fragilisant de fait encore davantage l’état des nappes phréatiques.

Vigilance pour 2012

L’automne 2011 est marqué par des précipitations très inférieures aux normales sur la quasi-totalité du territoire et particulièrement sur la façade ouest, le sud ouest et le nord-est. Seul le pourtour méditerranéen a connu des précipitations supérieures aux normales suite aux fortes pluies de novembre.

Aussi, les prochaines semaines seront cruciales pour la recharge des nappes et le bon fonctionnement des milieux. En fonction de l’évolution de la situation, la commission de suivi hydrologique pourra être amenée à se réunir avant la fin de l’hiver afin d’anticiper les difficultés potentielles pour l’année 2012.

De nouvelles cartes des mesures de restrictions plus précises et plus réactives

Depuis le mois de juin dernier, les préfets enregistrent leurs arrêtés sécheresse dans un nouvel outil informatique. Celui-ci permet une vision en temps réel de la situation à l’échelle infra-départementale en cas de sécheresse.

Source: ministère du développement durable

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Congrès de l’association des élus de montagne


Le président et la secrétaire générale de l’ANEM, Vincent DESCOEUR, député du Cantal et Chantal ROBIN-RODRIGO, députée des Hautes-Pyrénées, se sont félicités de la forte mobilisation des élus des 6 massifs, lors du 27e congrès de l’Association, qui se tenait les 6 et 7 octobre, à Bonneville (Haute-Savoie) dont le maire, Martial SADDIER, est le président de la commission permanente du Conseil national de la montagne.

Devant des centaines de congressistes, Philippe RICHERT, ministre chargé des Collectivités territoriales, Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, ministre de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement et Bruno LE MAIRE, ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du territoire, Patrick OLLIER, ministre chargé des Relations avec le Parlement, ont réaffirmé la spécificité des territoires de montagne et la nécessité d’une politique ambitieuse défendue par les élus de l’ANEM.

De nombreux thèmes ont été abordés, de la réforme territoriale et fiscale, à l’école rurale en passant par le déploiement du très haut débit ou à l’hydroélectricité. Les débats ont été fournis.

Les élus de la montagne déplorent trop souvent ne pas retrouver l’esprit de la loi dans l’élaboration des schémas départementaux de coopération intercommunale et demandent des délais supplémentaires, si besoin. Ils rappellent également que, de par la loi, le seuil de 5 000 habitants imposé aux intercommunalités n’est pas impératif en montagne. Tous considèrent que la construction de l’intercommunalité demande du temps, une harmonisation des compétences et des financements. Philippe RICHERT a précisé que « la date du 31 décembre n’est pas une échéance couperet. Le schéma ne sera mis en oeuvre qu’avec l’accord des élus ».

Concernant l’école, les élus ont insisté sur la nécessité de limiter les temps de transports scolaires à trente minutes et dénoncent une gestion des postes désormais à flux tendus. Ils attendent une réponse appropriée du ministre de l’Éducation nationale sur les spécificités de l’école en montagne.

En ce qui concerne le déploiement du très haut débit, les congressistes ont rappelé les difficultés liées à la géographie et à l’éloignement des centres urbains… De nombreux élus s’inquiètent de voir apparaître une nouvelle exclusion des zones de montagne de l’accès à un réseau essentiel pour l’avenir des populations et des activités économiques. C’est pourquoi, Vincent DESCOEUR a annoncé qu’il déposera une proposition de loi conjointement avec Chantal ROBIN-RODRIGO.

Bruno LE MAIRE a assuré que l’accès« égalitaire » au numérique constitue une priorité et qu’un effort particulier de l’État sera fait pour les zones de montagne.

Par ailleurs, à l’issue de son intervention en tribune, le ministre de l’Agriculture a reçu une délégation d’élus et de professionnels représentatifs des organisations agricoles de massif. Accueillant positivement leurs propositions pour la prochaine réforme de la politique agricole commune, il a annoncé qu’il « faisait son affaire » de l’organisation des producteurs en filières, déterminante pour la pérennité de l’agriculture en montagne, et a décidé de réunir prochainement le groupe montagne de son ministère pour approfondir la réflexion de façon conjointe.

Interpelé par les élus à propos d’un rapport sur les 25 ans de la loi Montagne remis au Premier ministre en 2010, le ministre a affirmé qu’il s’agit « d’un mauvais rapport ». Il a indiqué qu’une large concertation serait organisée avec le conseil national de la montagne (CNM) et annoncé sa convocation pour le 17 novembre 2011.

De son côté, Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, envisage « de travailler sur un arrêté permanent de périmètre, sur lequel le tir de défense contre le loup, serait autorisé sans autorisation administrative ».

Enfin, Patrick OLLIER a assuré les congressistes de son soutien dans leurs efforts destinés à offrir à la montagne un avenir prometteur. Dans le même esprit, le président de l’Assemblée nationale, Bernard ACCOYER, s’est exclamé : « Le combat de la montagne, c’est le combat de l’homme, c’est le combat de la France ».

Le prochain congrès de l’ANEM aura lieu les 25, 26 et 27 octobre 2012, à BASTELICA, dans le massif de Corse.

Motions des élus de la montagne à télécharger:


Téléchargez la motion 1 : Bilan des 25 ans lois montagne

Téléchargez la motion 2 : Intercommunalité

Téléchargez la motion 3 : Finances locales

Téléchargez la motion 4 : Ecole

Téléchargez la motion 5 : Très haut débit

Téléchargez la motion 6 : Agriculture

Téléchargez la motion 7 : Loup

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Loup: élus de montagne et La Ministre de l’écologie recoivent une lettre…


La fédération des acteurs ruraux se joint aux associations des éleveurs et bergers du Vercors Drome Isère et solidarité pastorale qui ont transmis une lettre aux élus concernant les problème posés par les loups vis à vis du pastoralisme.
Un exemplaire de cette lettre ouverte a été remise en mains propres à la Ministre de l’écologie, Nathalie Kosciusko Morizet, lors du congrès de l’ANEM à Bonneville.

Voici le contenu de cette lettre.

LETTRE OUVERTE A L’ATTENTION DES ELUS DE LA MONTAGNE.

Vous n’êtes pas sans connaître la problématique de la prédation lupine dans les Alpes. Localement vos administrés mènent multiples actions pour vous sensibiliser.

De 2 loups détectés en 1992 dans le Mercantour à 164 en 2009 (chiffre officiel de la DREAL), la croissance de la population est de 29,5% par an.  Ces chiffres  laissent  à penser  qu’il y a aujourd’hui un minimum de 210 loups et que sans intervention humaine ils seront 600 à 700 en 2015 et plus de 2500 en 2020 (progression mathématique).

Parallèlement, le nombre de victimes ne cesse de croître :  4186 en 2010 et pour 2011, le bilan est à ce jour  déjà plus élevé,  sans compter les bêtes disparues, de plus en plus nombreuses et  non indemnisées.

L’élevage ovin paye un lourd tribut mais toutes les espèces sont touchées, vaches, veaux, chèvres, chevaux, ânes et même chiens.

Contrairement à ce qui est souvent argumenté cette prédation peut représenter un très fort pourcentage de perte pour les troupeaux, elle ne devrait pas s’apprécier  sur la totalité du cheptel alpin mais sur les  seuls troupeaux victimes qui le sont parfois de manière injustement répétitive.

A titre d’exemple, c’est  trois élevages  ont cessé leur activité ovine depuis le début de l’année dans le département de la Drôme dont une jeune éleveuse de 24 ans.

Comme vous le savez aussi, la désertification des campagnes est une réalité. Dans beaucoup de nos territoires qui n’ont pas étés touchés par la fée du tourisme, l’élevage reste la dernière  activité  économique, aux cotés de quelques artisans, des résidences secondaires et des retraités.

L’élevage est  la seule activité a entretenir l’ouverture des paysages, a ralentir,  la progression des friches  et de la forêt.

La dynamique d’évolution est bien connue : abandon de la pâture, friche, enrésinement, incendie. Le massif des Maures nous en donne périodiquement l’exemple.

Or depuis 1992, le débat sur le retour du loup et sur ses conséquences n’a pas lieu.

Certes il existe un pseudo-débat entre deux minorités. D’un coté les association pro-prédateurs parlant mesures de protection, de ré acquisitions de savoir faire perdus, s’appuyant sur une biodiversité de façade dans laquelle le loup( qui n’est pourtant qu’une espèce parmi tant d’autres,) écrase toutes les autres espèces, et argumentant «  Convention de Berne et directives habitats »

D’un autre coté une partie des éleveurs, ceux qui habitent dans les zones de présence, parlant d’incompatibilité, de biodiversité eux aussi et réclamant le droit de vivre de leur métier dans des conditions dignes du  XXIème siècle.

L’avenir de la montagne ne peut pas être décidé par quelques-uns (dans des bureaux parisiens ou bruxellois).

La question qui est posée est de savoir ce que les français veulent pour ces territoires ruraux. Comment ils veulent l’obtenir, comment ils le financeront.

Pour cela il faut que des études réelles et impartiales soient menées, que les conséquences soient rendues publics. Il faut que des débats aient lieux dans les assemblées et que des décisions soient prises et appliquées.

Certains pensent que l’élevage ovin pourrait disparaître sans provoquer de gène.

Cette perspective  nous surprend car nous connaissons l’impact de l’élevage sur les paysages, dans le maintien d’une biodiversité équilibrée, sur la vie de nos campagnes (rôle économique, social, maintien d’un tissu humain), sur les avalanches, les incendies etc.

Pourtant   et par voie de conséquences, l’élevage ovin pourrait bien disparaitre,  dans une certaine indifférence. Il  nous apparaît invraisemblable que les pouvoirs publics laissent faire sans réaction.

Il est de votre responsabilité, à vous, élus de la montagne, en charge de ces territoires fragiles d’agir en conséquence.

C’est la demande que nous vous adressons aujourd’hui.

JL FLEURY

Président de Solidarité Pastorale

M.CURT

Président de l’Association des Eleveurs et Bergers du Vercors Drôme Isère


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Pour une montagne connectée aux enjeux du XXIème siècle


Exception montagne et intercommunalité, renforcement de la péréquation financière, urgence du
déploiement du très haut débit, préservation de l’école en montagne… seront parmi les grandes
questions traitées lors du 27ème Congrès de l’ANEM du 6 au 8 octobre à Bonneville (Haute-Savoie), en
présence de quatre ministres (voir prises de parole sur le site www.anem.org) :
- Philippe RICHERT, ministre chargé des Collectivités territoriales,
- Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, ministre de l’Écologie, du Développement durable, des
Transports et du Logement,
- Bruno LE MAIRE, ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de
l’Aménagement du territoire,
- Patrick OLLIER, ministre chargé des relations avec le Parlement et ancien président de l’ANEM.

Promoteurs d’une politique nationale et européenne de la montagne, les élus aborderont des thèmes majeurs
pour l’avenir de près d’un quart du territoire national et présenteront leurs propositions :
La réforme territoriale et la nouvelle carte intercommunale : comment la réussir en montagne ? Les élus de
l’ANEM, très attentifs au respect de l’exception montagne qui permet de déroger au seuil minimal de 5 000
habitants pour créer ou étendre une intercommunalité, veulent les moyens et le temps de la concertation pour
une intercommunalité de projet, voie obligée pour que nos collectivités adhérent à la réforme.

Renforcement de la péréquation verticale et horizontale : quelle solidarité financière entre les territoires, au
nom de la solidarité nationale ? Quelles garanties pour les collectivités les plus démunies ? Après la suppression de la taxe professionnelle et le gel de ses dotations pour 3 ans, l’État affiche son intention d’accentuer la péréquation verticale et de développer la péréquation horizontale.

L’urgence du déploiement du très haut débit en montagne : en matière d’aménagement numérique du territoire,
que faire pour éviter une nouvelle exclusion des zones rurales et de montagne de l’accès à un réseau structurant et d’avenir, comme cela a failli être le cas voici bientôt un siècle pour l’électrification ?

La spécificité de l’école en montagne enfin admise ? Depuis le début de l’année, des élus protestent contre les
fermetures de classes et les suppressions de postes d’enseignants. La création par le ministre de l’Éducation d’un groupe de travail sur les spécificités de l’école en montagne et sa reconnaissance récente par le juge administratif sont-ils les signes annonciateurs d’une prise en compte de l’exception montagne ?

Toutes ces questions cruciales doivent s’intégrer dans une approche globale pour relancer une politique
nationale de la montagne qui passe par une loi modernisation et d’actualisation de la loi de 1985, revendiquée
par Vincent DESCOEUR, député du Cantal, et Chantal ROBIN-RODRIGO, députée des Hautes-Pyrénées,
respectivement Président et Secrétaire générale de l’ANEM.

Inscriptions, informations pratiques et programme détaillé sur : www.anem.org

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Photovoltaïque: Geneviève Fioraso interpelle la ministre de l’écologie


Geneviève Fioraso, députée de l’Isère a adressé un courrier, en date du 29 juillet 2011, à Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Écologie et du Développement durable ainsi qu’ à Eric Besson, ministre chargé de l’Industrie, de l’Énergie et de l’Économie numérique, au sujet de la crise qui secoue la filière  photovoltaïque. Une crise qui secoue beaucoup les agriculteurs qui se sont engagés dans cette démarche.

Voici la teneur de ce courrier

« Madame la Ministre,

Mon attention a été appelée par de nombreux producteurs de photovoltaïque au sujet de l’évolution de la filière.

Après deux baisses de tarifs non anticipées qui ont fortement déstabilisé la filière du photovoltaïque, vous avez imposé un moratoire en catastrophe, afin d’organiser une pseudo-consultation. Les décisions que vous avez validées – un objectif de puissance annuelle installée bien trop faible, des procédures d’appels d’offre préjudiciables aux PMI PME, la non prise en compte du levier du Crédit impôt recherche pour impliquer les grands opérateurs français qui investissent ailleurs dans le monde et n’entraînent donc pas la filière – vont véritablement à contre-courant de ce que font aujourd’hui tous les pays industrialisés ou émergents. Les Etats-Unis, le Japon, l’Allemagne, l’Algérie, les Emirats, la Chine, et ce n’est pas exhaustif, investissement massivement dans le solaire photovoltaïque, toutes technologies confondues, en adaptation avec le climat du pays concerné.

Dans le solaire, la France investit donc 15 fois moins que les Allemands, les Chinois ou les Américains. Cette filière d’énergie propre avait pourtant crée 25 000 emplois en 3 ans, elle en a perdu près de 15 000 en six mois.

Nous avons en France toutes les compétences en recherche et développement, que ce soit avec les laboratoires du CEA/Liten, l’Institut National de l’Energie Solaire, EDF/DER, Polytechnique, le pôle de Perpignan, sans compter les départements R&D de groupes comme EDF, Total, Saint-Gobain, GDF-Suez. C’est une véritable opportunité ratée : de l’avis général des industriels, responsables de PMI-PME, chercheurs, économistes, les choix opérés par la France dans ce domaine sont absolument incompréhensibles.

La Commission de régulation de l’énergie a publié le 21 juillet dernier les tarifs d’achat photovoltaïque applicables aux demandes de raccordement déposées entre le 1er juillet et le 30 septembre 2011. Ce dispositif est incompréhensible pour les professionnels du secteur car la modification du tarif d’achat est connue alors que le trimestre est déjà engagé.

Ce système d’auto ajustement des tarifs d’achat ne contribue pas à la mise en place d’un dispositif clair, stable et prévisible, permettant aux opérateurs privés, publics et particuliers de calculer leur retour sur investissement sur le long terme.

Suite à ces nombreuses tergiversations, changements fiscaux à répétition, problèmes de raccordement avec ERDF, les installateurs continuent à perdent des commandes. Y compris de la part des particuliers dont le marché s’est littéralement effondré. De leur côté, les banquiers ont perdu confiance dans ce secteur et refusent de financer des projets photovoltaïque.

« Je voudrais faire pour les énergies renouvelables ce que le général de Gaulle avait fait pour le nucléaire » disait Nicolas Sarkozy en 2008 et, à Chambéry à l’INES en 2010 : « pour 1 Euro investi dans le nucléaire, 1 Euro investi dans les énergies renouvelables».

Nous en sommes loin aujourd’hui. Nous sommes en train de passer complètement à côté du développement de ce secteur d’avenir. Nous sommes nombreux à le regretter et j’appelle votre attention sur les mesures de soutien aux PMI PME qu’il sera nécessaire de mettre en place pour éviter une catastrophe sociale et environnementale.

Je vous remercie par avance pour l’attention que vous ne manquerez pas de porter à cette question. Je vous prie de croire, Madame la Ministre, à l’assurance de ma haute considération.

Geneviève FIORASO

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La Chapelle en Vercors: le loup à l’attaque?


Céline Bosse aide bergère témoigne avec une pointe de désespoir dans sa voix: » ce samedi, nous avons découvert 7 brebis blessées. Pour l’instant nous n’avons pas eu le temps d’aller chercher les animaux morts. Nous sommes certains qu’il y en a car les vautours tournent au dessus de l’alpage. »

L’alpage concerné: celui de la grande cabane est situé sur la commune de La chapelle en Vercors. Il en est à sa troisième attaque depuis le début de l’été.  » Depuis 1996, il ne se passe pas un été sans que l’on subisse au moins une attaque. On perd en moyenne 50 brebis annuellement. Cette année on va faire exploser cette moyenne car nous sommes déjà à plus d’une trentaine d’animaux abimés. »

cabane

Pour elle aucun doute: c’est le loup.  » Le plus désolant est que le loup, contrairement au lynx attaque de nombreux animaux pour ne manger, à la sortie qu’un kilo de gigot! »

Pour la bergère les conditions météo sont favorables à ces attaques:  » nous avons un été nuageux, pluvieux, avec beaucoup de brouillard. Cela permet au loup d’attaquer en plein jour, comme ce samedi. « 

Elle ne voit qu’une solution pour freiner ce fléau:  » pouvoir se protéger de quelle manière que ce soit, mais de façon efficace. »

Un stand pour sensibiliser le grand public était présent à la fête du Bleu à Méaudre.

Un stand pour sensibiliser le grand public était présent à la fête du Bleu à Méaudre.

Christophe Gabert, membre de la FDSEA de l’Isère que nous avons rencontré à la fête du Bleu ne croit pas du tout aux mesures annoncées par Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET ministre de l’environnement. » Avant que les mesures annoncées soient officielles il va falloir attendre un certain temps…. De plus le fait de prélever un loup par ci par là ne suffira pas. Il faut savoir que la population du loup a fortement augmenté ces dernières années avec obligatoirement plus d’attaques. Leur nombre est en train d’exploser cette année: plus 25% par rapport à l’année dernière ou il y avait eu 4200 victimes.

Il faut absolument protéger non pas le loup mais nos brebis sinon on va très vite supprimer tout un pan de l’économie montagnarde….avec répercussions au niveau environnemental et autres… »

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Loup:


Selon la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) Rhône-Alpes, on recense en France entre 170 et 200 loups. Cette estimation étant faite l’hiver dernier. La population de ce prédateur est en augmentation sensible. En effet lors des comptages effectués l’hiver précédent les chiffres estimés étaient compris entre 140 et 170. C’est dans les Alpes que l’on compte la plus forte population de loups.

Qui dit plus de loups dit forcément plus d’attaques. Au 25 juillet, 583 attaques ont été recensées depuis le début de l’année dans dix départements pour 2115 ovins tués contre 470 attaques et 1786 animaux tués en 2010.

Face à cette crise, une importante réunion s’est tenue au ministère de l’écologie. Celle ci étant présidée par la ministre de l’écologie Nathalie Kosciusko-Morizet.

Elle a indiqué que même si le loup est une espèce protégée, ça n’empêche pas de se défendre. Elle a évoqué la mise en place de nouvelles mesures comme celle d’un « arrêté de défense automatique qu’on prendrait à l’année sur toutes les zones attaquées l’année précédente ». Pour rappel, ces tirs de défense ne sont aujourd’hui autorisés qu’après un arrêté préfectoral consécutif à des attaques constatées.

La ministre a également rappelé qu’en mai le protocole de défense avait été renforcé. Il prévoit, en vertu d’arrêtés préfectoraux pris ponctuellement, la protection du troupeau, l’effarouchement du loup, des tirs de défense à proximité du troupeau et en dernier recours la destruction du loup.

Les tirs de défense sont notamment désormais autorisés au moyen d’une carabine, plus efficace pour toucher le loup, et plus seulement pour l’élevage victime de l’attaque mais aussi les élevages voisins…

Un comité national loup est prévu fin août afin d’étudier les propositions annoncées au cours de la réunion.

Le loup: c’est vraiment la saga de l’été!


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Sécheresse : réunion de la cellule de crise sur les transports de fourrages et de paille


A la demande de Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, ministre de l’ l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, de Bruno LE MAIRE, ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire et de
Thierry MARIANI, Secrétaire d’Etat chargé des Transports, leurs directeurs de cabinet ont réuni la cellule de crise chargée de coordonner les transports de fourrages et de paille pendant la période de sècheresse.

Les cabinets des ministres de la Défense et des Anciens Combattants et de l’Intérieur étaient également associés à cette réunion ainsi que la Fédération Nationale des Syndicats Exploitants Agricoles (FNSEA), les chambres d’agricultures et l’ensemble des acteurs des transports

Cette deuxième réunion de la cellule, mise en place le 31 mai a permis d’identifier les liaisons prioritaires.

La majorité des départements sera impliquée :
- soit au titre de la fourniture de paille principalement les régions céréalières (Picardie, Ile de France, Centre, Champagne…),
- soit en tant que zone de pénurie, principalement les régions d’élevage (Pays de la Loire, Poitou-Charentes, Limousin, Midi-Pyrénées, Auvergne, Alsace…).
Les premiers mouvements de transport massifs sont attendus à partir de mi-juillet.

La quantité de paille à transporter est estimée à près d’un million de tonnes.

Ainsi, les organisations agricoles ont engagé le recensement des besoins de transport et ont identifié les liaisons longue distance pouvant être réalisées par la voie ferroviaire (en termes d’ordre de grandeur un train de 30 wagons permet de transporter 500 T et un camion-plateau 15 à 25 T).
Les points de chargement et de déchargement des trains seront arrêtés dans les tout prochains jours entre la SNCF, Réseaux Ferrés de France (RFF) et les fédérations départementales d’agriculteurs. Des installations du ministère de la défense situées à proximité des zones/aires de chargement serviront d’espaces de stockages temporaires de la paille.
Les liaisons de courte et moyenne distance se feront par la route, ce qui nécessitera une forte mobilisation des entreprises de transport routier. Afin de répondre au mieux à la demande, les échelons locaux des organisations professionnelles représentant le secteur du transport routier sont en contact avec les fédérations départementales de la FNSEA.
De son côté, l’administration étudie les possibilités d’assouplissement de certaines contraintes qui pourraient limiter la capacité de transport, notamment lors des week-ends estivaux.
Un transport par voie maritime est également à l’étude, entre l’Espagne et les ports de la façade atlantique. Dans ce cadre, il est d’ores et déjà envisagé d’emprunter l’autoroute de la mer entre Nantes Saint-Nazaire et Gijón en Espagne.

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Stratégie nationale pour la biodiversité


Nathalie KOSCIUSKO MORIZET a présenté la Stratégie nationale pour la biodiversité 2011-2020 et les engagements de l’Etat pour la période 2011-2013.

biodiverVéritable projet de société, cette stratégie a pour ambition de modifier en profondeur notre rapport à la nature en proposant des modèles de développement qui intègrent systématiquement le volet biodiversité. Pour la première fois, la France prend ainsi en compte le rôle primordial que joue la biodiversité dans le développement de notre modèle économique et social.
« Les services rendus par la biodiversité sont indispensables à la vie sur Terre : ils conditionnent la qualité de l’air que nous respirons, et la disponibilité de biens tels que la nourriture, les combustibles, l’eau douce ou encore les médicaments. Ne pas préserver  la biodiversité engendrerait un coût équivalent à 7% du PIB mondial à l’horizon 2050.
Grâce à la conférence de Nagoya, l’humanité a commencé à prendre la mesure de cette menace qui, au même titre que le changement climatique, pèse aujourd’hui sur l’avenir de notre planète. A l’instar de ce que nous avons fait avec le climat, nous allons désormais intégrer la biodiversité dans nos politiques environnementales », a indiqué Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET.
Fruit d’une démarche inédite de co-élaboration par toutes les parties prenantes et de consultation du public, cette Stratégie est la déclinaison française des engagements internationaux actés à Nagoya en 2010 pour enrayer la perte de biodiversité. Elle s’intègre à toutes les politiques publiques et à tous les secteurs d’activités – eau, sols, climat, énergie, agriculture, forêt, urbanisme, infrastructures…

Tous les acteurs de la société civile sont invités à adhérer à la Stratégie, afin de contribuer, à leur échelle, à la préservation de la biodiversité. Déjà plus de 140 organisations professionnelles, associations, élus, ONG, syndicats, établissements publics ont manifesté leur adhésion à la stratégie.
Pour accompagner les adhérents dans leurs démarches, un guide pour l’action, outil méthodologique et pédagogique, sera rédigé et des indicateurs permettront de suivre les effets des politiques menées sur la biodiversité.
De son côté, l’Etat s’engage également pour la période 2011-2013 à mener des actions complémentaires à celles déjà initiées dans le cadre du Grenelle de l’environnement et du Grenelle de la mer. Voici quelques-uns de ces engagements, articulés autour de quatre axes :

- la restauration des continuités écologiques.

En complément de la trame verte et bleue, instaurée par le Grenelle de l’Environnement et qui vise à identifier et restaurer un réseau d’échanges permettant aux espèces animales et végétales de communiquer, circuler, s’alimenter, et se reproduire, le gouvernement lance trois appels à projets portant sur :
- le rétablissement de continuités écologiques interrompues par des infrastructures linéaires existantes,
- le renforcement d’éléments du paysage permettant la continuité dans l’espace agricole (haies, bosquets, mares…),
- l’élaboration de trames vertes et bleues en ville.

- la restauration de milieux dégradés (par les pollutions, les espèces exotiques, la fragmentation des milieux…)

La préservation des écosystèmes terrestres et marins et la restauration de ceux qui ont été pollués ou perturbés par les activités humaines sont une priorité.
L’Etat lancera à nouveau trois appels à projets portant sur :
- la restauration de sites dégradés : sites Natura 2000, zones humides et milieux aquatiques, habitats d’espèces protégées en outre-mer,
- des techniques innovantes de restauration de milieux littoraux et marins,
- la lutte contre les espèces exotiques envahissantes terrestres et marines dans les départements et collectivités d’outre-mer.
L’Etat encouragera également la constitution d’une véritable filière « génie écologique et végétal », à travers un appel à projet portant notamment sur les techniques innovantes de phytoépuration et phytoremédiation, et soutiendra la création d’une fédération
professionnelle.

- l’amélioration des connaissances

Connaître, c’est mieux protéger. L’Etat lancera en 2011 le chantier de création d’une cartographie nationale des habitats naturels et semi-naturels, à l’échelle du 1/25 000, en vue d’une finalisation pour 2018. Le soutien à la réalisation des atlas de la biodiversité
sera également étendu à de nouvelles communes. En Outre-mer, qui héberge 3 500 espèces végétales et 400 animaux vertébrés uniques au monde, l’Etat réalisera notamment une enquête sur les espèces végétales récoltées pour un usage traditionnel.
Enfin, un service « biodiversité » sera créé au sein de la fondation du patrimoine afin de mobiliser le mécénat en faveur de la biodiversité.

- l’intégration de la biodiversité dans les politiques sectorielles (activités économiques ou institutionnelles)

Mieux intégrer la biodiversité dans la sphère économique est nécessaire pour concilier les intérêts publics et privés et sensibiliser les entreprises à leur dépendance vis à vis de la biodiversité.
- La pêche durable : la Stratégie prévoit l’expérimentation d’unités d’exploitation et de gestion concertées de la pêche
- Le soutien aux équipements et manifestations sportives sera conditionné à la prise en compte de la biodiversité
- Les sites naturels du ministère de la Défense seront préservés.

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De nouveaux outils pour gérer les périodes de sécheresse


Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, ministre de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement a réuni ce lundi 16 mai la Commission de suivi hydrologique (dite « Comité Sécheresse »), rassemblant les représentants de tous les usagers de l’eau, des élus, membres des comités de bassins, et experts.

Organisée un mois avant la date prévue, la réunion a permis à Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET d’obtenir un bilan très précis sur la situation, à ce jour, des niveaux de précipitations, des nappes phréatiques et des cours d’eau, bassin par bassin.
Les données dévoilées montrent que les précipitations sont déficitaires par rapport aux normales saisonnières sur la majeure partie du pays, et que nous sommes dès à présent dans une situation de sécheresse.

Pour le seul mois d’avril, les précipitations n’ont atteint que 29 % des normales. Les fortes chaleurs ont par ailleurs considérablement asséché les sols. Avec les deux tiers des nappes présentant un niveau inférieur à la normale, cette situation constitue une menace pour tous les usagers : industriels, agriculteurs, collectivités, et particuliers.

Au 16 mai 2011, 28 départements ont déjà pris des arrêtés de limitation ou de suspension des usages de l’eau, pour adapter les prélèvements aux débits des cours d’eau et aux niveaux des nappes. Alors que les météorologistes prévoient pour les deux semaines à venir un temps sec et chaud, voire très chaud, la pluviométrie des prochaines semaines sera déterminante afin de décider des mesures à adopter pour chaque secteur concerné.

Dans ce contexte, Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET lance deux outils pour améliorer la gestion des périodes de sécheresse :
- De nouvelles cartes de mesures des restrictions plus précises et plus réactives. A partir du mois de juin prochain, les préfets devront enregistrer leurs arrêtés sécheresse dans un nouvel outil informatique (PROPLUVIA). Celui-ci permettra une vision en temps réel de la situation à l’échelle infra-départementale en cas de sécheresse. Aujourd’hui les cartes disponibles ne donnent des informations qu’à
l’échelle départementale, alors que les restrictions et interdictions concernent souvent des zones précises à l’intérieur d’un département.
- La clarification du dispositif à engager en cas de situation de crise, pour une action plus rapide et plus efficace. Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET a signé ce jour une circulaire aux préfets, qui reprend l’ensemble des règles édictées depuis la sécheresse de 2003 afin de les mettre en cohérence.
Face à cette situation, Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET appelle l’ensemble des usagers de l’eau à prendre conscience de la nécessité d’agir : « Alors que ce type de phénomènes extrêmes risque de se reproduire, l’amélioration structurelle de la gestion des ressources en eau est une priorité Le Grenelle de l’Environnement a déjà permis d’adopter des mesures volontaristes, notamment : la récupération des eaux de pluie, la réutilisation des eaux usées traitées ou la réduction des fuites dans les réseaux. Ces mesures doivent s’accompagner d’une diminution des consommations. C’est pourquoi, je fixe aujourd’hui l’objectif d’une réduction de 20 % de la consommation d’eau d’ici à 2020. Des moyens pour y parvenir seront intégrés au plan national d’adaptation au changement climatique que je présenterai le mois prochain ».

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