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Enfin, La cellule d’expertise sur la gestion de l’eau mise sur les rails !


Les organisations professionnelles agricoles, la FNSEA, Jeunes Agriculteurs, l’APCA, Coop de France
et Irrigants de France, saluent le lancement de la cellule d’expertise sur la gestion de la ressource
en eau.
Face aux évolutions climatiques avérées et à venir, la gestion de la ressource en eau est un enjeu
majeur pour l’agriculture française, dans de nombreux territoires. La création de nouvelles
ressources est une des solutions d’avenir. C’est pourquoi la FNSEA, Jeunes Agriculteurs, l’APCA, Coop
de France et Irrigants de France souhaitent que cette cellule d’expertise, interministérielle, examine
de façon pragmatique les blocages nationaux et locaux actuels affectant de nombreux porteurs de
projet. Ils s’impatientent car il y a eu trop de retards incompréhensibles.
Actuellement, les besoins de mobilisation en eau pour l’agriculture française sont de 150 millions m3
supplémentaires par an.
Cette instance devait, comme indiqué par les ministres Stéphane Travert et Nicolas Hulot, rendre ses
conclusions le 31 octobre. Nous n’avons cessé de dénoncer au plus haut niveau le retard de mise en
oeuvre concrète. Il s’agit cependant d’un premier pas qui réaffirme la volonté du gouvernement
d’avancer sur le sujet. Il est désormais urgent que cette cellule soit effective rapidement, avec un
plan d’action et un calendrier définis.
Nos organisations sont prêtes à s’y investir et à travailler en collaboration afin d’avancer de manière
efficace.

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Meilleure gestion de la ressource en eau


Nicolas Hulot, ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire, et Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, ont présenté en Conseil des Ministres leurs axes d’actions sur la gestion quantitative de l’eau.

Alors qu’un important épisode de sécheresse touche de nombreux départements, le Gouvernement veut apporter des solutions pour résorber durablement les situations de tension hydrique et associer pleinement les territoires à la politique de gestion de l’eau.

La France connaît actuellement une situation hydrologique préoccupante. Dans 82 départements, les préfets ont pris des arrêtés préfectoraux de restriction d’usage de l’eau. Parmi eux, 30 départements ont pris des arrêtés de crise imposant l’arrêt des prélèvements d’eau non prioritaires (lavage de voiture, arrosage de jardins, remplissage des piscines…). Cette situation exceptionnelle pourrait devenir commune à partir de 2050 en raison du dérèglement climatique.

Aussi, au-delà des mesures de restriction en périodes de crise, la politique de gestion de l’eau doit prendre en compte les changements de long terme pour préserver durablement les ressources naturelles notamment pendant la saison des basses eaux.

Dans ce but, Nicolas Hulot et Stéphane Travert ont présenté des actions concrètes autour de deux objectifs : encourager la sobriété des usages et réguler en amont la ressource, grâce notamment à l’innovation ; faire émerger, dans l’ensemble des territoires, des solutions adaptées aux besoins et aux contextes locaux.

Les actions pour « encourager la sobriété des usages et l’innovation » :

  • engager les citoyens, les entreprises ainsi que les administrations et les services publics dans des démarches d’économies d’eau, grâce notamment à des campagnes de proximité de sensibilisation et de communication, tout au long de l’année ;
  • poursuivre les investissements avec les collectivités pour accentuer la maintenance des réseaux afin de réduire au maximum les fuites dans les canalisations et favoriser la réutilisation des eaux usées traitées, quand cela est pertinent ;
  • développer une agriculture plus économe en eau et multi-performante, notamment grâce au choix des assolements ; progresser encore, via l’innovation, dans l’efficience de l’irrigation (réduction des pertes dans les réseaux, pilotage, sélection génétique et stratégies des cycles culturaux) ;
  • réaliser, là où c’est utile et durable, des projets de stockage hivernal de l’eau afin d’éviter les prélèvements en période sèche, lorsque l’eau est rare ;
  • soutenir et valoriser la recherche et le développement de nouvelles solutions dans nos différents organismes scientifiques ainsi que dans les pôles de compétitivité hydrique (DREAM en Centre Val-de-Loire, Pôle EAU en Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur et HYDREOS dans le Grand est).

Les actions pour « faire émerger des solutions locales adaptées dans l’ensemble des territoires » :

  • après celui de 2011/2016, élaborer un deuxième Plan national d’adaptation au changement climatique d’ici fin 2017 pour mieux adapter les actions aux conséquences locales du changement climatique ;
  • soutenir le déploiement du plan d’actions « eau et assainissement » en outre-mer ;
  • accompagner les collectivités locales compétentes dans le domaine de la préservation de l’eau et des milieux aquatiques, notamment via les Agences de l’eau ;
  • mobiliser les préfets coordonnateurs de bassin pour dynamiser les projets de territoires, qui permettent une concertation, avec l’ensemble des partenaires, sur les besoins locaux en eau.
  • mettre en place une cellule d’expertise afin de dénouer les éventuelles difficultés rencontrées dans la gestion de la ressource en eau en agriculture. Cette cellule sera placée sous l’autorité conjointe des ministres de la Transition écologique et solidaire et de l’Agriculture et de l’Alimentation.
  • D’ici le 31 octobre, la cellule d’expertise examinera les cas de tous les projets de territoires en cours pour voir s’il est possible d’accélérer leur réalisation, et rendra compte aux ministres des conséquences à tirer de cet exercice.

Pour Nicolas Hulot : « L’eau fait partie de notre patrimoine commun. Son usage appartient à tous et chacun a le droit d’accéder à l’eau potable dans des conditions économiquement acceptables. L’eau est également indispensable à l’ensemble du monde vivant : notre responsabilité est aussi de préserver sur le long terme les milieux et les écosystèmes, porteurs de solutions face aux dérèglements du climat ».

Stéphane Travert a déclaré : « J’ai la volonté d’aider l’agriculture à anticiper et à atténuer les effets du changement climatique. Cela passe par une approche globale : une agriculture moins gourmande en eau et une optimisation de la ressource via l’utilisation des pluies hivernales pour protéger les ressources en été ».

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Pour une politique ambitieuse de gestion de la ressource en eau


Le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, doit présenter en Conseil des Ministres du 9 août un plan portant sur la politique de l’eau. Dans cette perspective, les agriculteurs tiennent à exprimer leurs attentes fortes pour un réel engagement de l’Etat.


En effet, la ressource en eau est plus que jamais un enjeu majeur pour une agriculture française performante et durable. C’est un facteur de production agricole et de maintien de la biodiversité qui est essentiel, plus encore dans un contexte de réchauffement climatique et de sécheresse accrue.

Demain, la gestion quantitative de l’eau devra nécessairement être anticipée.

Depuis longtemps déjà, la profession agricole est impliquée dans la gestion de l’eau et demande aujourd’hui une politique de l’eau globale, ambitieuse et pragmatique. Celle-ci devra lever les freins actuels et déployer des leviers pour permettre aux projets de réserve d’eau d’aboutir.

L’efficience de l’utilisation de l’eau a toujours été une préoccupation pour les agriculteurs, tant au niveau de l’exploitation grâce à du matériel plus performant, à des outils d’aides à la décision pour mesurer l’évapotranspiration et les besoins réels des cultures… que du territoire par la gestion collective de l’eau. Et les résultats sont là !

Selon l’institut technique Arvalis, sur les 10 dernières années, les bonnes pratiques des irrigants ont permis de réaliser 30% d’économie d’eau.

Faisons enfin confiance aux agriculteurs, acteurs des territoires !

Il est demandé au Gouvernement d’inscrire cette ambition dans le projet de loi relatif au droit à l’erreur et à la simplification administrative.

Gageons que les annonces qui seront faites par le Gouvernement le 9 août prochain iront dans ce sens. Elles seront en cohérence avec les objectifs des Etats Généraux de l’Alimentation en cours : garantir une alimentation de qualité et améliorer le revenu des agriculteurs. L’irrigation est une réponse concrète à ces enjeux car sans eau pas d’agriculture !

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Un décret ministériel rehausse le nombre de loups pouvant être prélevés


Nicolas Hulot, ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, et Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, ont signé le 18 juillet l’arrêté fixant le nombre maximal de loups dont le prélèvement pourra être autorisé pour la période 2017-2018.

L’arrêté fixe à 40 le nombre de loups pouvant être prélevés. Au-delà d’un seuil intermédiaire de 32 loups, les tirs de prélèvement ne seront plus autorisés. Seuls des tirs de défense ou de défense renforcée pourront avoir lieu, lorsque les loups sont en situation d’attaque et l’éleveur en situation de défense de son troupeau.
En concertation avec les représentants des éleveurs et les organisations non gouvernementales, une étude a été lancée pour mesurer l’efficacité des tirs sur la prédation de l’animal vis-à-vis des troupeaux.

Il reviendra au préfet coordonnateur de définir des priorités concernant les tirs de prélèvement afin qu’ils soient mieux répartis tant sur le plan géographique, en fonction des foyers d’attaque, que dans le temps. Le préfet veillera également à la mise en place de cellules de suivi départementales, en concertation avec tous les partenaires, pour que des mesures adaptées aux situations locales puissent compléter le dispositif national, notamment dans l’accompagnement des éleveurs subissant la prédation.

Par ailleurs, le suivi des mesures de protection sera renforcé. Ainsi lors de chaque attaque, le constat de dommages permettra désormais d’évaluer de façon précise les mesures mises en place pour protéger le troupeau.

Dans les prochains mois, l’ensemble du dispositif sera revu à la lumière des études existantes et dans la perspective de l’établissement du prochain plan Loup – 2018/2022. Ce plan fera l’objet d’une concertation à partir de la rentrée et sera mis en œuvre en janvier 2018. Il adaptera l’utilisation des outils en place, développera les stratégies de protection et de défense, ainsi que l’accompagnement des éleveurs, que ceux-ci soient localisés dans les foyers d’attaque ou sur les zones où l’espèce tend à se développer et à s’installer.

« Nous devons collectivement relever le défi de la préservation de cette espèce protégée qui est structurante de nos écosystèmes et assurer des conditions d’élevage, en particulier du pastoralisme, sécurisées pour les éleveurs. Cette coexistence doit se construire ensemble et en l’inscrivant dans le temps », déclare Nicolas Hulot. « J’accorde une attention toute particulière aux travaux entre les éleveurs et les ONG afin de préparer un nouveau dispositif de gestion de  la présence des loups dans l’environnement à partir de 2018 », précise le ministre de la Transition écologique et solidaire.

« Notre objectif commun est de structurer un plan collectif permettant de diminuer significativement les actes de prédation et d’assurer  la soutenabilité économique des mesures de protection mises en place pour nos éleveurs tout en permettant la préservation d’une espèce protégée » déclare Stéphane Travert. « Je fais confiance à la concertation et à la dynamique collective pour construire un nouveau dispositif qui satisfasse les ONG et les éleveurs, tous soucieux de la protection de la nature et de la pérennité des activités d’élevage nécessaires à l’alimentation des français et à la préservation des espaces naturels » précise le Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation.

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