Tag Archive | "nitrates"

Economiser l’eau et réduire la pollution agricole


L’appel à projets de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse visant à financer des actions innovantes pour réduire les pollutions par les nitrates et les pesticides, diminuer les volumes d’eau prélevés pour l’irrigation et préserver les réserves en eau des sols s’est clôturé le 31 mars dernier. Il récompense 24 projets pour un montant d’aide de l’agence de l’eau de 3 millions d’euros.

Avec cet appel à projets inédit, l’agence de l’eau souhaitait dynamiser les activités de recherche, d’innovation et d’expérimentation du monde agricole consacrées à l’eau afin d’améliorer la qualité des milieux aquatiques.

Majoritairement portés par les stations expérimentales, associations agricoles, établissements d’enseignement agricole et chambres d’agriculture, les projets retenus concernent des techniques et des variétés qui permettent d’économiser l’eau (3 projets pour 140 000 euros d’aide) et des techniques et itinéraires techniques pour limiter l’usage des intrants (12 projets pour 1,7 M€ d’aide). 9 projets répondent à la fois aux deux objectifs de réduction des pollutions et d’économie d’eau (1,15 M€ d’aide).

Parmi les projets retenus:

  1. ACR’eau en Auvergne-Rhône-Alpes : Des systèmes en Agriculture de Conservation pour réduire la dépendance aux intrants et préserver la qualité de la Ressource en eau

Ce projet a pour objectif de concevoir et expérimenter des systèmes de grandes cultures innovants afin d’évaluer leurs performances sur la qualité de l’eau. Il est porté par l’ISARA-Lyon en partenariat avec la coopérative agricole la Dauphinoise, sur une période de 3 ans.
L’expérimentation vise la réduction des herbicides par la suppression du labour, ainsi que la limitation des risques de lixiviation des nitrates par la gestion de couverts végétaux associés aux cultures de vente. En complément, une évaluation transversale de ces systèmes sera conduite (réduction d’intrants, rentabilité, biodiversité, temps de travail…) ainsi qu’une valorisation des résultats.

Cet appel à projets était mené en partenariat avec les financeurs historiques de la recherche agricole, et notamment les conseils régionaux.

Pesticides et prélèvements d’eau, premières causes de dégradation des eaux

40% des cours d’eau et 20% des nappes sont contaminés par des pesticides ou les nitrates. Cette pollution diffuse est l’une des principales causes de dégradation des eaux du bassin Rhône-Méditerranée et, globalement, ce type de pollution ne régresse pas.

40% du bassin Rhône-Méditerranée est en déficit d’eau. Pour préserver les milieux aquatiques des baisses de débit et leur permettre de s’adapter au changement climatique, il est primordial de limiter les prélèvements, de démultiplier les actions d’économies d’eau, de retenir l’eau dans les sols et d’augmenter leur capacité d’infiltration.

Catégorie agriculture, eau, région Auvergne Rhône-AlpesCommentaires fermés

Programmes d’actions nitrates


Ségolène ROYAL et Stéphane Le FOLL prennent acte de la condamnation de la France par la Cour de justice de l’Union Européenne pour mauvaise application de la directive 91/676CEE dite directive « nitrates ». La Cour de justice a considéré que les programmes d’action qui s’appliquaient dans les zones vulnérables entre 2009 et 2012 étaient insuffisamment rigoureux au regard des exigences de la directive.

Cette condamnation porte donc sur une ancienne génération de programmes d’action. En effet, pour agir plus efficacement contre la pollution des rivières et des nappes due aux nitrates d’origine agricole, la France a engagé en 2011 puis en 2013 une vaste réforme de son dispositif réglementaire « nitrates » pour tenir compte des critiques de la Commission (1). Cette réforme a été menée en concertation étroite avec la profession agricole, en s’appuyant sur une approche agronomique.

La plupart des sujets soulevés dans le jugement de la Cour de Justice ont déjà été corrigés dans le nouveau dispositif (périodes d’interdiction d’épandage, précision de la réglementation, mode de calcul des capacités de stockage, normes de rejets d’azote pour les ruminants et les porcins).

Sur certains points sensibles (modalités de stockage des fumiers compacts au champ, épandage sur les sols en forte pente…), la France échangera avec la nouvelle Commission sur les évolutions attendues, en veillant à concilier performance économique des exploitations agricoles et respect des exigences environnementales.

(1) Les programmes d’action départementaux ont été remplacés par un programme d’actions national qui fixe le socle réglementaire national, entré en vigueur le 1er novembre 2013, applicable sur l’ensemble des zones vulnérables françaises, des programmes d’actions régionaux qui complètent et renforcent le socle national de manière proportionnée et adaptée à chaque territoire, pour mieux prendre en compte les spécificités du territoire français. Ils entrent progressivement en vigueur.

Catégorie Union européenne, agriculture, environnementCommentaires fermés

Programme d’Actions Régional Directive Nitrates


Le projet d’arrêté établissant le cinquième programme d’actions régional en vue de la protection des eaux contre les pollutions par les nitrates d’origine agricole sera mis à disposition du public du 14 mars au 15 avril 2014.

L’accès aux documents et les modalités de consultation seront disponibles sur le site Internet de la DREAL Rhône-Alpes http://www.rhone-alpes.developpemen…

Pendant la durée de la consultation, les documents seront consultables en préfecture de région (sièges de la direction régionale de l’environnement de l’aménagement et du logement-DREAL et de la direction régionale de l’alimentation de l’agriculture et de la forêt-DRAAF) et à la direction départementale des territoires du Rhône – DDT.

Catégorie agriculture, eauCommentaires fermés

Elevage: évolutions du programme national d’actions « nitrates »



Concilier la performance économique des activités agricoles et le respect des exigences environnementales est un objectif clef de l’action gouvernementale.

En matière de protection de la qualité des eaux, la lutte contre la pollution diffuse par les nitrates est un enjeu important qui s’inscrit dans un contexte de contentieux communautaire. En effet, la France a été assignée devant la Cour de Justice de l’Union européenne pour mauvaise application de la directive 91/676/CEE dite directive « nitrates » dans le cadre d’un double contentieux. Le premier porte sur l’insuffisance des délimitations des zones vulnérables, le second sur l’insuffisance des programmes d’actions qui s’y appliquent.

Un renforcement de la réglementation en matière de protection des eaux contre les nitrates d’origine agricole a été engagé depuis 2011 et se poursuivra en 2013. Ainsi le programme d’actions national est entré en vigueur en septembre 2012 et la révision des zones vulnérables s’est achevée en décembre. L’année 2013 sera consacrée à compléter le programme d’actions national et à élaborer les programmes d’actions régionaux.

Delphine BATHO, ministre de l’Écologie, du Développement durable, et de l’Énergie et Stéphane LE FOLL, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt ont porté toute leur attention pour concilier les exigences imposées par la directive « nitrates » avec le respect des principes agronomiques.

Les Ministres défendent le stockage au champ du fumier compact pailleux pendant 10 mois. Cette mesure permettra pour une grande partie des élevages bovins de ne pas avoir à engager d’investissements supplémentaires pour stocker leurs effluents.

A l’issue d’une concertation engagée avec la profession agricole, les adaptations suivantes sont proposées pour soutenir l’élevage français tout en respectant les exigences environnementales :
-    les durées de capacité de stockage seront évaluées de façon agronomique pour tenir compte à la fois des différences géographiques et des différents types d’élevage. Ces durées ont été réévaluées afin d’éviter des investissements disproportionnés au regard des impacts pour l’environnement ;
-    une période transitoire pour l’application des nouvelles normes est prévue, jusqu’en 2016, pour certaines catégories d’effluents (certains types de lisiers, « fumiers mous ») ;
-    le seuil de pente au-delà duquel l’épandage de fertilisants est interdit a été relevé. Ce seuil peut systématiquement être augmenté en cas de bandes enherbées en bas des parcelles ;
-    les mesures relatives aux cultures intermédiaires piège à nitrates (CIPAN) seront fixées au niveau régional afin de pouvoir s’adapter aux spécificités locales.

Le dispositif global sera prochainement soumis à l’avis de l’autorité environnementale puis à la consultation du public.

Les Ministres veilleront à défendre ces propositions au niveau communautaire.

Catégorie agriculture, élevageCommentaires fermés

AG des JA de l’Isère: haro sur les directives « nitrates »


C’est à St Jean de Bournay que s’est déroulée l’assemblée Générale annuelle des jeunes agriculteurs de l’Isère. Une AG très dense avec un débat passionnant sur l’avenir de certaines exploitations, d’élevage surtout, suite aux nouvelles règlementations environnementales.

Jean Pascal Vivian, maire de St Jean de Bournay a dit l’attachement qu’avaient la commune, le canton envers l’agriculture.  » une agriculture dynamique que l’on doit préserver. Cela passe par la préservation de l’outil de travail des agriculteurs: la terre. » Un maire qui pense que l’agriculture  locale a un avenir si on prend les bonnes mesures: est-il normal que l’on achète des oeufs de Bretagne? Nous sommes capables d’en produire suffisamment sur notre territoire pour satisfaire la clientèle locale… « 

David Rajon, président du canton au niveau des JA:  » le canton regroupe 23  jeunes agriculteurs adhérents au syndicat. Si la nouvelle règlementation  » nitrate » voit le jour, combien il en restera demain? Il faut savoir que notre territoire est favorable à la polyculture-élevage. Nous sommes nombreux à avoir investit récemment et nous n’avons pas les moyens de remettre çà pour être aux nouvelles normes. Nous ne pouvons pas accepter de nouvelles directives environnementales, elles sont inadmissibles… » Le président cantonal a également alerté la salle sur les problèmes liés au foncier: ne vaut-il pas mieux laisser les terres agricoles aux agriculteurs plutôt que de les transformer en zones industrielles, surtout en ce moment… »

Les textes règlementaires sur le 5ème programme d’actions directives nitrates sont en cours d’élaboration mais on sait déjà qu’elles seront encore plus contraignantes pour les agriculteurs et que ceux ci devront en subir un coût financier.

Ludovic Rouvière, administrateur national:  » L’ Isère est l’un des premiers départements à avoir réagit face à ce nouveau programme qui est tout simplement inacceptable et qui va tuer notre élevage qui est déjà à l’agonie. »

Propos confirmés par Adrien Bourlez, au nom des JA rhônalpins: « on ne peut pas demander à nos agriculteurs de réinvestir dans des mises aux normes alors qu’ils l’ont déjà fait 5 ans en arrière…C’est d’autant plus rageant qu’un pays comme l’Allemagne n’est pas concerné.  »

Et le jeune agriculteur de lancer en direction des élus:  » que voulez vous: de la biodiversité pure et dure, vous l’aurez quand les agriculteurs auront disparu….mais ne perdez pas de vue que si la France n’est pas en récession, c’est grâce à son agriculture ».

Didier Villard, membre de la chambre d »agriculture s’est dit conscient que  » le train de mesures qui va arriver sera impossible à réaliser  » et il en appelle, comme l’ensemble des intervenants à se mobiliser. Une mobilisation tous azimuts  car comme l’ont dit le député Jean Pierre Barbier: « ce n’est pas à votre génération à payer ce qui n’a pas été fait pendant 50 ans » et l’ancien député, Georges Colombier:  » En France, on veut laver plus blanc que blanc… »

Le débat est loin d’être clos… et nous ne doutons pas un instant de la détermination, de la mobilisation des agriculteurs et de leurs nouveaux représentants fraîchement élus…





Catégorie A la une, agricultureCommentaires fermés

Laissez nous faire notre métier, nous sommes les experts de la terre !


Ce mercredi matin une délégation de la FDSEA rencontre le cabinet du préfet à grenoble au sujet de la menace que fait peser sur l’élevage Isérois le projet de directive européenne dit « directive nitrates »

Alors que les taux de nitrates dans l’eau sont en baisse constante en Isère depuis plusieurs années de par les mises aux normes et les évolutions culturales réalisées par les agriculteurs, une directive européenne menace pourtant d’alourdir prochainement les obligations des agriculteurs, engendrant notamment des investissements financiers en bâtiments inaccessibles !

L’objectif de cette rencontre, qui s’inscrit dans une démarche nationale, est d’amener l’Etat français à s’opposer au texte proposé par la commission européenne et d’obtenir un nouveau texte adapté à la réalité agronomique du département.

Ce sont en Isère plus de 1200 éleveurs concernés par cette directive.

Manif

Catégorie agricultureCommentaires fermés

Modifications du 4ème programme d’action pris en application de la directive « Nitrates »


La directive Nitrates du 12 décembre 1991 vise la protection des eaux (eaux douces superficielles, eaux souterraines …) contre la pollution par les nitrates d’origine agricole de toutes natures (engrais chimiques, effluents d’élevage, effluent agroalimentaires, boues, …). Cette directive se décline dans chaque département sous la forme d’un programme d’action à mettre en œuvre sur les zones vulnérables aux nitrates.

Le département de l’Isère comprend des zones vulnérables aux pollutions par les nitrates d’origine agricole fixées par arrêté en date du 28 juin 2007 du Préfet coordonnateur du bassin Rhône-Méditerranée :
244 communes sont concernées (voir la carte).

Le quatrième programme d’action à mettre en œuvre dans ces communes en vue de la protection des eaux contre la pollution par les nitrates d’origine agricole a été approuvé par arrêté préfectoral du 29 juin 2009.

Tout agriculteur est tenu de le respecter pour la partie de son exploitation située en zone vulnérable. Toutefois, les prescriptions minimales relatives aux modalités de calcul de la quantité maximale d’azote organique pouvant être épandue annuellement et les prescriptions relatives à la capacité de stockage des effluents d’élevage prennent en compte l’ensemble des terres de l’exploitation, y compris les parcelles hors zone vulnérable.

Le quatrième programme d’action confirme les mesures du troisième programme d’action et les complète par deux nouvelles mesures. Les obligations principales sont les suivantes :
- établissement d’un plan de fertilisation prévisionnel et tenue d’un cahier d’épandage,
- limitation de l’apport global d’azote organique à l’échelle de l’exploitation à 170 kg par an et par hectare de surface potentiellement épandable,
- respect de l’équilibre de la fertilisation azotée à la parcelle,
- respect de distances d’épandage vis-à-vis des cours d’eau et conditions spécifiques de fertilisation des sols en forte pente, détrempés, inondés, gelés ou enneigés,
- mise en place de capacités de stockage des effluents d’élevage permettant de couvrir au moins les périodes d’interdiction d’épandage édictées en fonction des types de culture et de fertilisants,
- implantation d’une bande enherbée ou boisée d’une largeur minimale de cinq (5) mètres le long des cours d’eau définis au titre des bonnes conditions agricoles et environnementales (BCAE) et des étendues d’eau (étangs, lacs et retenues) de plus de 1000 m2 est rendue obligatoire,
- couverture des sols obligatoire pendant la période de risque de lessivage des terres avec un pourcentage minimum de couverture des sols cultivés de 100% à partir de 2012 ; on entend par couverture des sols les cultures d’hiver (y compris prairies et cultures dérobées), les cultures présentes entre deux cultures successives et implantées en vue d’absorber de l’azote, dites cultures intermédiaires pièges à nitrates (CIPAN), les repousses de colza.

La destruction des CIPAN est autorisée à partir du 15 décembre (du 15 novembre dans les cas indiqués dans l’arrêté préfectoral du 29 juin 2009). La destruction des CIPAN par herbicides est interdite.

A compter du 1er septembre 2012 et jusqu’au 30 juin 2013, le quatrième programme d’actions en Isère reste en vigueur à l’exception de certaines dispositions modifiées par le décret 2011-1257 du 10 octobre 2011, par l’arrêté ministériel du 19 décembre 2011 relatif au programme national (lorsque ses dispositions sont plus contraignantes), et par l’arrêté du préfet de région du 31 juillet 2012 établissant le référentiel régional de mise en œuvre de l’équilibre de la fertilisation azotée pour la région Rhône-Alpes.

Une note « Principales modifications apportées au 1er septembre 2012 au quatrième programme d’action à mettre en œuvre dans les zones vulnérables de l’Isère » est téléchargeable ci-dessous.

Sont également téléchargeables en cliquant sur les liens ci-dessous : l’arrêté préfectoral du 29 juin 2009, un modèle de plan de fertilisation prévisionnel et de cahier d’épandage, le décret 2011-1257 du 10 octobre 2011 relatif aux programmes d’action à mettre en œuvre en vue de la protection des eaux contre la pollution par les nitrates d’origine agricole, l’arrêté ministériel du 19/12/2011 relatif au programme national, l’arrêté du préfet de la Région Rhône-Alpes du 31/07/2012 établissant le référentiel régional de mise en œuvre de l’équilibre de la fertilisation azotée pour la région Rhône-Alpes et différents documents relatifs à l’arrêté préfectoral du 29 juin 2009, l’arrêté fixant les règles relatives aux BCAE du 15 juin 2012.

Par ailleurs, la procédure de révision des zones vulnérables est en cours. Elle aboutira avant fin 2012 à la signature d’un nouvel arrêté du Préfet coordonnateur de bassin.

Enfin le cinquième programme d’actions fera l’objet d’un arrêté du préfet de région avant la fin juin 2013

Contrôles des exigences prévues dans le sous-domaine « nitrates » de la conditionnalité
La vérification de certaines exigences réglementaires s’effectue pour une campagne culturale s’étalant sur l’année en cours et sur l’année précédente. Par « campagne », il faut entendre une année complète allant du 1er septembre de l’année précédente au 31 août de l’année en cours, ou toute période de douze mois choisie par l’agriculteur.

Point 1 Existence d’un plan prévisionnel de fumure (PPF) et d’un cahier d’enregistrement des pratiques d’épandage (CEp) à jour.

A partir du 1er septembre 2012, le PPF et le CEp restent exigibles mais leur contenu est modifié. Lorsque la campagne correspond à une période de douze mois antérieure au 1er septembre 2012, les modalités de contrôle habituelles s’appliquent.
Lorsque la campagne correspond à une période dont une partie va au-delà du 1er septembre 2012 :
• les modalités de contrôle habituelles s’appliquent pour la période antérieure au 1er septembre 2012 ;
• seule la présence des documents sera vérifiée pour la période postérieure au 1er septembre 2012

Point 2 : Respect du plafond annuel de 170 kg d’azote contenu dans les effluents d’élevage épandus par hectare de surface épandable.

A compter du 1er septembre 2012, le plafond annuel de 170 kg d’azote est maintenu mais les règles de calcul sont modifiées (évolution des normes d’excrétion pour certains animaux, de la surface de référence pour le calcul, etc.).
Les modalités de contrôle habituelles s’appliquent quelle que soit la période retenue pour la campagne.
Lorsque la campagne correspond à une période dont une partie va au-delà du 1er septembre 2012, on considère les effectifs des animaux du 1er septembre 2011 au 31 août 2012.

Documents à télécharger

Catégorie agriculture, environnementCommentaires fermés

La France durcit sa réglementation « Nitrates »


Sans attendre les deux avis motivés, rendus par la Commission européenne, dans
le cadre de procédures portant sur l’application en France de la directive dite
« nitrates » de 1991, le Ministère de l’Écologie, du Développement durable, des
Transports et du Logement et le Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la
Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire ont engagé depuis
plusieurs mois une vaste réforme de l’application de cette directive, afin
d’améliorer la lisibilité, la cohérence territoriale et l’efficacité de son dispositif et
ainsi de réduire encore les risques de pollution.
Afin de lutter contre la pollution des eaux par les nitrates qui peuvent avoir des
conséquences sur la potabilité et perturber l’équilibre biologique des milieux, l’Europe a
adopté en 1991 une directive qui est parmi les plus protectrices au monde. La mise en
oeuvre de cette directive en France a donné lieu depuis 1996 à quatre générations de
programmes d’actions encadrant l’utilisation des fertilisants azotés dans les zones dites
vulnérables aux pollutions par les nitrates d’origine agricole, soit actuellement 55 % de la
surface agricole utile nationale.
La réforme engagée vise à répondre aux demandes de la Commission européenne dans
le cadre de procédures pré-contentieuses engagées fin 2009, procédures qui conduisent
aujourd’hui aux deux avis motivés. Ces procédures portent d’une part sur le contenu des
programmes d’actions nitrates et d’autre part sur le classement en zones vulnérables aux
pollutions par les nitrates.

Cette réforme comporte deux volets :

1. La réorganisation de l’architecture des programmes d’actions et la révision de
leur contenu.

La réforme crée un programme d’actions national qui fixera le socle réglementaire
national commun aux 74 départements français concernés par des zones vulnérables.
Les mesures définies comme obligatoires par la directive y seront clarifiées et
renforcées, en privilégiant l’harmonisation communautaire. Ce programme d’actions
national précisera également certaines mesures du Grenelle de l’environnement liées
aux nitrates d’origine agricole, comme l’obligation de couverture des sols à l’automne et
la mise en place de bandes enherbées le long des cours d’eau.

Parallèlement, les programmes d’actions départementaux actuels évolueront vers des
programmes régionaux qui préciseront, de manière proportionnée et adaptée à chaque
territoire, les actions supplémentaires nécessaires à l’atteinte des objectifs de reconquête
et de préservation de la qualité des eaux vis-à-vis de la pollution par les nitrates.
L’échelle régionale permettra d’organiser des zonages plus cohérents avec la gestion
des enjeux « eau et agriculture », tels que les petites régions agricoles ou les bassins
versants hydrographiques.
Ainsi, l’application de la directive « nitrates » en France sera renforcée et améliorée, soit
par des actions étendues à l’ensemble des zones vulnérables dès mi 2012 (allongement
des périodes d’interdiction d’épandage, relèvement des normes de rejets des
vaches laitières, contrôle plus strict du respect de l’équilibre entre l’apport et les
besoins en azote pour chaque parcelle, clarification des modalités de
dimensionnement et de contrôle des capacités de stockage des effluents
d’élevage), soit par des actions sur des territoires ciblés, notamment en ce qui concerne
la limitation des excédents d’azote à l’échelle de l’exploitation et la transparence
concernant les échanges d’effluents entre exploitations.
Le détail de ces évolutions et de leur calendrier est présenté en annexe.

2. La révision de la délimitation des zones vulnérables aux pollutions par les
nitrates d’origine agricole sur lesquelles portent ces programmes d’actions.

La révision de la délimitation des zones vulnérables se déroulera en 2012, à partir des
résultats de la campagne de surveillance de la qualité des eaux qui s’est achevée fin
septembre 2011. Elle tiendra compte des données les plus récentes disponibles sur la
qualité de l’eau ainsi que des critiques formulées par la Commission européenne. Son
achèvement fin 2012 permettra de bâtir les programmes d’actions régionaux sur des
zones vulnérables révisées et d’identifier les zones nécessitant la mise en place d’actions
renforcées.
Les programmes d’actions nitrates ainsi redéfinis fixeront les règles nécessaires à une
bonne gestion de l’azote en zone vulnérable et constitueront un socle réglementaire
minimal sur lequel s’appuieront d’autres actions spécifiques de reconquête de la qualité
des eaux pris au titre de la directive cadre sur l’eau, tels que les projets territoriaux
prévus sur les captages Grenelle ou par le plan algues vertes.

L’ensemble de la réforme, qui se mettra en place progressivement à compter de 2012,
sera pleinement opérationnelle mi 2013 avec l’entrée en vigueur des 5èmes programmes
d’action. Les calendriers retenus concilient au plus juste l’exigence d’évolutions
réglementaires immédiates souhaitées par la Commission européenne et les temps de
concertation, d’évaluation et de participation du public, préalables indispensables à
l’élaboration et à la mise en oeuvre de telles évolutions.

Catégorie agriculture, pollutionCommentaires fermés

France Nature environnement: une campagne choc!


A la veille du Salon de l’Agriculture, France Nature Environnement lance une campagne choc sur les dégâts provoqués par une agriculture peu respectueuse de notre environnement.

Pour FNE il ne s’agit « pas seulement un coup de poing médiatique, mais aussi l’occasion de proposer des solutions et d’ouvrir un dialogue. »

Voici les arguments avancés par FNE:

« Notre agriculture est malade. Nous importons des OGM pour alimenter notre bétail alors que nous nous interdisons d’en cultiver et que le consommateur n’en veut pas. Des tonnes de lisier, issues des déjections  des élevages industriels, provoquent, en augmentant le taux de nitrates dans l’eau, des marées d’algues vertes. L’emploi massif de pesticides dangereux contribue au déclin des abeilles et des autres pollinisateurs. La France est le 1er consommateur européen de produits phytosanitaires.

A la veille du Salon de l’Agriculture, nous avons souhaité alerter les Français sur les dégâts provoqués par cette agriculture intensive peu respectueuse de notre environnement. Depuis l’impulsion du Grenelle, la situation se dégrade. Il paraît que «  l’environnement, ça commence à bien faire.  » Notre rôle est d’alerter l’opinion.

Nous avons choisi de communiquer de manière plus visible en élaborant ,  une campagne d’affichage aux visuels musclés, sur trois thèmes : les importations d’OGM, les pesticides et les algues vertes. »

FNE lance également  une pétition pour l’interdiction des pesticides les plus dangereux et l’application pleine et entière du plan Ecophyto 2018.  Pour la signer, cliquez sur ce lien !

Voici les différents visuels

Catégorie agriculture, environnementCommentaires fermés


edf.png

Catégories

Archives

Agenda

novembre 2019
L Ma Me J V S D
« oct    
 123
45678910
11121314151617
18192021222324
252627282930  

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+