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Eve Palacios a posé son sac à Ezy..


Pas facile de résumer la carrière d’Eve Palacios en quelques lignes.. native de Grenoble, elle a suivi ses parents à Paris mais revenait passer ses vacances en montagne, un montagne qui fait partie intégrante de sa vie.. Elle souhaite vivre et travailler dans la nature.. Pendant 10 ans elle fait du débardage en Auvergne à  1100 mètres d’altitude  » croyez moi l’hiver ce n’était pas facile », achète une petite ferme..

Elle quitte cette région pour revenir sur ses terres d’origine et entre à la DDE  de l’Isère  » ou j’entretenais les voiries et autorouteJ metro paul-1s.. »et de nous révéler une anecdote:  » j’ai trouvé un logement à Echirolles, rue d’Auvergne.. »

Elle achète une ferme avec 6 hectares de terrain à La rivière tout en  » tombant amoureuse de Noyarey » . Sur les hauteurs de la commune l’exploitation de Paul, la ferme du souillet, au hameau d’Ezy,  est en difficulté, il y a 35 hectares de terrains dont 10 hectares de  forêt.  » Paul est d’accord  pour que je reprenne l’exploitation, il restera présent et tout se passera bien .. Il fait partie de la famille, c’est comme mon père  » se ravie Eve.. Paul a aujourd’hui 91 ans…!( Notre photo)

Nous sommes en 2005, il faut tout reprendre,  surtout au niveau de l’habitation et de la bergerie car Eve veut monter un élevage ovin et faire du bois de chauffage. Amis, connaissances vont l’aider et la structure de la bergerie sera faite en bois local.. » On a abattu 100 m3 de bois.. »

Elle élève des brebis avec leurs agneaux qui naissent sur place, vivent un maximum à l’extérieur, sont nourris d’ herbages naturels, grâce à des parc mobiles sont abattus à l’abattoir du Fontanil et vendus  localement via des AMAP et des points de vente proches.  » Difficile de faire plus local » se réjouit l’agricultrice qui fait aussi du bois de chauffage. bisou patou moutons-2

Elle passe environ 150 agneaux par an «   ils  sont d’excellente qualité, tendre et au goût d’agneau donc pas très fort, partent à 6/7 mois.  » Ils sont conditionnés en barquettes d’ 1/2 ou d’1/4 d’agneau.

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Eve Palacios a une troisième activité . Depuis 2011, elle s’est lancée dans l’accueil des jeunes:

– accueil des jeunes tout court qui, séduits par l’aspect pionnier des activités et l’ambiance famille où chacun a sa place, restent le noyau dur et viennent « donner la main »(petits enfants petits neveux, cousins et leurs amis ou même ancien stagiaires)

- accueil des jeunes en formation dans les Maisons Familiales Rurales en particulier celle de Vif, avec spécialité Gestion des Milieux Naturels et de la Faune et en particulier ceux qui ont des difficultés à trouver des stages

- accueil des jeunes à partir de Foyers comme le Village de l’ Amitié. Ils sont  parfois déscolarisés.

- accueil de jeunes en partenariat avec l’éducateur de rue de Noyarey.

 » Croyez moi , ils aiment bien venir ici.. l’ambiance est très bonne, ils travaillent bien et me disent souvent  » qu’ils sont heureux de faire un travail utile, et les midis je leur prépare d’excellents repas.. Ils me font de la pub en disant à leurs copains : allez chez Eve, on y mange bien.. et pourtant au niveau du travail je ne les ménage pas… »

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Le plus extraordinaire chez Eve est qu’elle se plait à dire: cette activité n’est pas très rentables au niveau financier mais elle est hyper rentable au niveau humain. Une association a été créée: »pose ton sac à Ezy » dont le fil conducteur est  » ferme de la deuxième chance ».

La Métro apporte bien évidemment son soutien,  » elle m’apporte une aide très précieuse, matériellement pour ouvrir des espaces.. »

Sachez enfin qu’elle a encore des projets,  appartenir au réseau des fermes buissonnières, ouvrir un gîte de groupe..

On en reparlera..

Gilbert PRECZ








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Pierre Jamet maraîcher bio à Noyarey


Pierre Jamet est installé comme maraîcher, dans la plaine de Noyarey, depuis 2012. Il a récupéré  les terres de son grand oncle. Ce dernier étant lui même maraicher jusqu’ en 1990.  » Ensuite les terres ont été plantées de céréales afin de les entretenir.. Je n’ai donc pas eu de soucis de foncier pour m’installer.. Un gros stress en moins.. »

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Pierre Jamet a toujours voulu s’installer comme maraîcher..  » C’est une histoire de famille..et j’aime beaucoup cette filière. «   Parcours original, atypique même, avant de s’installer, il a tout d’abord travailler comme chef du rayon fruits et légumes dans la grande distribution,  » une bonne formation  » puis au magasin La charette bio,  » cela m’a permis de faire de belles rencontres, de développer un réseau qui me sera bien utile. « 

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Cela le poussera à s’installer en bio  en 2012 et sera rejoint par son épouse deux ans plus tard. L’exploitation est posée sur 3,5 hectares de terres. Les tunnels couvrent une superficie de 4000 m2.

La production est étalée sur l’année  » on a une gamme d’une quarantaine de fruits et  légumes qui vont de la salade aux carottes en passant par les aubergines, courgettes, tomates, fenouil, pommes de terres, melons et…pastèques.. »

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La vente se fait au marché bio de Meylan et à celui du marché hoche à Grenoble. Manger bio en Isère et Casabio de St Egrève sont aussi livrés.  » C’est largement suffisant pour écouler notre production.  » On pose la question : et la vente à la ferme ?  » On y a pensé mais c’est beaucoup d’investissement en temps, donc difficile à gérer. Il faut savoir que, uniquement les marchés, nous prennent 25 heures/semaine de notre temps. Nous sommes 3 à travailler sur l’exploitation à l’année, une quatrième personne nous rejoint l’été..Franchement on a assez de travail.. »

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L’emprise foncière est très forte sue Noyarey.. » L’endroit est idéal, proche de tout. Par chance on a un PLU qui bloque les terres. » Nous sommes 6 maraîchers sur la commune qui est très fortement ancrée agriculture. Que la Métro, la commune veuillent conserver ce dynamisme agricole est une excellent chose. Nous produisons local et nous vendons aux locaux, en circuits courts, quoi de mieux.. »

Gilbert PRECZ



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32ème métrorando


La Métropole a organisé ce dimanche sa 32ème édition de la randonnée «  La SIPAVAG »

Cet évènement gratuite et ouverte à un large public familial et de randonneurs, a pour objectif de faire connaître et de valoriser les sentiers de randonnée situés dans les espaces naturels périurbains.

Comme les années précédentes, plusieurs centaines de randonneurs, du plus chevronné au débutant se sont lancés à l’assaut d’un des trois circuits proposés.

Le départ, donné à Noyarey, nous avons pu découvrir le versant est du Vercors en prenant le petit parcours…

Si le Vercors est un plateau, ses versants sont raides…! Dès le départ il a fallu longer le ruisseau l’Eyrard pendant plus d’un kilomètre bien pentu qui aurait pu décourager plus d’un randonneur… Certes nombreux sont ceux qui ont peiné mais tous sont arrivés au point de ravitaillement pour une collation et un repos bien mérité..

Prenant une route forestière nous avons pu découvrir l’agglomération grenobloise de haut.. Une vue nous a impressionné, celle bien plongeante sur la confluence du Drac et de l’Isère..

Il ne restait plus qu’à rejoindre le point de départ via un sentier bien sympathique..

Gilbert PRECZ


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Noyarey: 15èmes rencontres nomades


15e Rencontres Nomades Noyarey, salle de l’école maternelle (la coccinelle) samedi 7 décembre 2013 à partir de 9h « paysages industriels »

Paysages industriels : un programme de coopération interparc

Les Parcs naturels régionaux de Lorraine, des Monts d’Ardèche, du Pilat et du Vercors ont décidé de mener une réflexion collective sur l’histoire industrielle de leurs territoires, ses mutations et ses ruptures, son impact sur les paysages et la vie quotidienne des populations d’aujourd’hui. Cette démarche prend la forme d’un programme artistique auquel s’adjoint une recherche action en sciences sociales sur les territoires concernés.

Une commande artistique

Huit commandes d’œuvres réparties sur huit sites ont été adressées à quatre artistes. La direction artistique a été confiée à Valérie Cudel de l’association À demeure, également médiatrice de l’action Nouveaux commanditaires proposée par la Fondation de France. Les artistes plasticiens Michel Aubry, Élisabeth Ballet, Susanne Bürner et Lani Maestro ont été choisis pour leur capacité à réagir à une commande et à son contexte social, historique et humain.

Chacun intervient sur deux sites. En Vercors les artistes sont Susanne Bürner, qui relie deux sites industriels : les carrières de l’Echaillon (St Quentin) et l’ancienne fonderie de canon de St-Gervais et Michel Aubry qui intervient dans le Royans drômois et isérois, sur la thématique des métiers et usines de transformation du bois (tournerie tabletterie).

Des « paysages industriels » dans un parc ?

Si chacun des Parcs impliqué dans ce programme est unique par ses paysages, ses patrimoines, sa faune et sa flore, certains d’entre eux sont confrontés à une dévitalisation d’une partie de leurs espaces ruraux, un effritement continu du volume des emplois locaux, des phénomènes localisés de déprise et de pression urbaine et une volonté de maintien des services publics. De manière concomitante, ces territoires font face à la mutation et au déclin de certaines filières industrielles, leurs paysages peuvent être marqués par la présence d’anciens sites désormais à l’arrêt.

Ces évolutions ont leur place dans les perceptions individuelles et dans les représentations collectives des paysages, influencées par les traces visibles et invisibles des outils de production et de la vie quotidienne au travail. Si ces représentations sont parfois chargées d’affects, elles sont aussi porteuses d’initiatives. Dès lors, que transmettre aux générations futures ? Que faut-il préserver et pour quels nouveaux usages ? Comment agir, et à quel niveau, pour perpétuer et dynamiser les savoir-faire ? Comment faire vivre les mémoires des sites tout en favorisant leur ouverture au monde.

Des paysages industriels en Vercors ?

Le massif du vercors et ses piémonts abritent d’anciens sites industriels : établissements métallurgiques, industries du bois (tournerie tabletterie, injection de poteaux) et du textile (de la laine à la soie artificielle et aux tissus techniques), carrières de pierre et cimenteries, dont certains sont encore en activité (composants électroniques). Les ressources forestières de la montagne ont récemment été utilisées par le secteur de la papeterie ou l’industrie du meuble.

De nouvelles « zones d’activité » sont installées de nos jours aux confins des agglomérations, lesquelles témoignent de formes inédites d’aménagement du territoire. Certains sites protégés ou labellisés (ENS, réserves, etc) portent l’empreinte de ses anciennes activités (atelier de taille de meule, etc), ce qui ne va pas sans susciter des question quant aux « représentations du sauvage ».

Pourquoi Noyarey ?

Cette commune possède un double visage. Elle est à la fois rurale sur ses hauteurs (Ezy Petit hameau où se maintient une agriculture de montagne) et urbanisée dans la vallée (lotissements, immeubles et sites industriels). Si elle fait désormais partie du Parc, elle est également rattachée à la communauté d’agglomération de Grenoble, qui s’étire le long de la vallée de l’Isère, voie de passage fluviale et routière, par laquelle ont transité (et transitent encore de nos jours) des biens, denrées et autres populations migrantes.

Programme

9h30  ouverture des rencontres

Mot de bienvenue par Danièle Pic, présidente du PNRV, Denis Roux vice président du Parc en charge de la culture et maire de Noyarey et Guy Dannet président du CPIE.

Présentation du programme de coopération interparc « paysage industriel » , de la commande artistique et des quatre artistes retenus par Valérie Cudel (directrice artistique du programme et et médiatrice agréée par la Fondation de France pour l’action Nouveaux commanditaires) Daniel Dürr membre du bureau du PNR Pilat et Axel Martiche (responsable du pôle tourisme, culture et coopération, PNR Pilat)

  • · 10h Pauline Corbineau (titulaire d’un master 2 PRVC, géographe U. Lyon 2) et François Portet (ethnologue) : « paysages industriels du Vercors d’hier et d’aujourd’hui. Essai de cartographie dynamique».
  • · 10h45 Carole Desplanques (écologue ONF, membre du CS du Parc ) : « Saint Gervais-Les Ecouges un espace de pleine nature et-un paysage industriel ? »
  • 11h30 Pierre Judet, (historien, UPMF, Grenoble 2, LARHRA): « l’industrie dans les Alpes : « aspects historiques, enjeux du temps présent».

Apéritif offert par la commune et repas tiré du sac

. 14h Piero D. Galloro, (socio-historien) Université de Lorraine, « les ouvriers étrangers : des invisibles ? Quelle place leur accorder dans le paysage mémoriel ? »

. 14h 45 Michel Aubry, (artiste plasticien)« la commande artistique du programme « paysages industriels » en Vercors. Quels enjeux ? »

.  15h30 ateliers sur sites en groupes

- Visite des sites industriels de Noyarey (établissements Balthazard-Cotte en présence d’Hervé Pichon directeur du site) avec le groupe du patrimoine de la commune (Sophie Dupisson ).

- Présentation du projet artistique de Susanne Bürner le long de de la vallée de l’Isère, et histoire industrielle de la vallée par Jacques Perrin et Jean Paul Rey (Association de sauvegarde du patrimoine industriel d’autrefois St Quentin)et  Mme Faure (maire de Saint Gervais).

- « Pierre et poussière » film réalisé en Lorraine autour de la commande passée à S. Bürner à Euville.

. 16h30 présentation par l’association Arbre (Patrick Belle, président, Guillaume Chauvel, sociologue) du projet interparc et du webdocu : « Les Engivaneurs. Au fil du bois en Royans-Vercors« .

. 17h 30 Conclusion de la journée par les étudiants du Master 2 SADL de l’Université Lyon 2

Toute la journée : stand des associations d’histoire du Vercors et de la région.

Entrée Libre

Renseignements CPIE Vercors

04 76 94 30 40

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