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Situation du loup sur le territoire national : taux de croissance annuel de près de 20%.


Suite à la clôture de la campagne de suivi du loup (Canis Lupus) le 31 mars dernier, et après compilation et évaluation des données recueillies par ses membres, le réseau Loup/Lynx de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) publie le bilan du suivi hivernal de la population de loups en France pour l’hiver 2017/2018.

Au total, ce sont 1778 indices qui ont pu être enregistrés lors du dernier suivi hivernal. Parmi ce chiffre, 757 indices permettant de contribuer réellement à estimer l’effectif de la population concernée ont été retenus pour dresser le bilan de la population française (traces et empreintes, observations visuelles, piégeage photographique, dépouilles).

Une expansion démographique et spatiale continue

L’évolution de l’indicateur de tendance démographique (EMR) confirme la croissance de la population de loups en France. L’indicateur d’effectif, mesuré en fin du suivi hivernal, s’inscrit dans la continuité d’une progression démographique globale de l’espèce sur le long terme et à l’échelle nationale.

Sur la base du dernier modèle d’estimation des effectifs (CMR), la conversion de l’indicateur hivernal d’EMR correspondrait à un effectif estimé en sortie d’hiver 2017-2018 à environ 430 individus (intervalle de prédiction : 387-477) soit un taux de croissance annuel de près de 20%.

Tous les indicateurs dont dispose le réseau Loup/Lynx de l’établissement public (meutes, loups en phase de colonisation, populations de loups) indiquent que l’espèce est en phase d’expansion rapide sur l’ensemble du territoire national, mais qu’elle n’a pas encore atteint le seuil de viabilité prévu par le Plan national d’action (PNA) Loup fixé à 500 individus.

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Projet de plan d’action national sur le loup et les activités d’élevage pour la période 2018-2023


Depuis le retour naturel du loup en France en 1992, afin de concilier protection de l’espèce et maintien des activités d’élevage, les ministères chargés de l’écologie et de l’agriculture mobilisent des moyens importants pour maîtriser la prédation de l’espèce sur les troupeaux domestiques, accompagner les éleveurs dans la mise en place de mesures de protection de leurs troupeaux et indemniser les dommages pour lesquels la responsabilité du loup n’est pas écartée.
Depuis 2004, l’ensemble des actions qui fondent la politique de l’Etat en la matière est consigné au sein de plans nationaux d’actions établis pour une période de cinq ans.
Le plan pour la période 2018-2023 constituera ainsi le quatrième plan national d’actions sur le sujet.

Contenu du plan
L’élaboration du plan national d’actions pour la période 2018-2023 résulte d’un travail entamé en 2016 avec le lancement d’une démarche prospective Loup à l’horizon 2025-2030. Deux expertises scientifiques collectives, l’une sur les aspects biologiques et l’autre sur les aspects sociologiques, réalisées par le Muséum national d’histoire naturelle et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), ont dégagé les données sur la viabilité de l’espèce et les facteurs d’acceptation. Ces études ont été complétées par des ateliers thématiques réunissant les différents acteurs concernés par la présence du loup en France. L’ensemble de ces travaux ont permis de dresser un bilan précis de la situation et de formuler des propositions concrètes pour réduire les situations de prédation sur les troupeaux domestiques et mieux accompagner les éleveurs.
Des réunions d’échanges et d’information ont ensuite rassemblé les acteurs de terrain, élus, éleveurs et représentants associatifs directement concernés par la présence du loup, appuyés par des services de l’Etat, à plusieurs reprises entre juin et décembre 2017 dans le cadre de l’élaboration du nouveau plan.

Le document soumis à la présente consultation du public résulte de ce travail. Il est composé de plusieurs parties :
I/ La première partie fait état des principaux enseignements de l’évaluation du plan national d’actions pour la période 2013-2017 et des éclairages nouveaux apportés depuis 2013 par les expériences acquises et les nouvelles connaissances.
II/ La deuxième partie présente sous forme de fiches thématiques les actions du plan, en matière de protection des troupeaux contre la prédation, de soutien au pastoralisme, de gouvernance, d’indemnisation des dommages, de suivi biologique du loup, d’intervention sur la population de loups, de développement de la communication, de l’information et de la formation ainsi que des études à conduire pour compléter les connaissances et améliorer l’efficacité des mesures.
III/ La troisième partie précise la gouvernance du plan national d’actions en indiquant les rôles des différentes instances et du préfet coordonnateur du plan.

Les nouvelles orientations proposées par le projet de plan national d’actions (PNA) :
Fondé sur des données scientifiques et techniques objectives, le PNA adopte le principe de gestion adaptative pour tenir compte de la pression de prédation et des impacts sur l’élevage. La prise en compte des effets des mesures mises en œuvre et le développement de nouvelles connaissances, grâce à des études et à l’expérimentation de dispositifs innovants, sont en effet indispensables pour définir et réaliser des actions pertinentes sur le terrain. Ces études et expérimentations seront suivies par une organisation scientifique et technique de haut niveau, le nouveau conseil scientifique permanent du PNA.
Le plan est établi pour une durée de six ans (2018-2023), permettant une évaluation à mi-parcours des mesures et leur ajustement, le cas échéant, pour la deuxième phase du plan.
Afin de prendre en compte la détresse des éleveurs et la nécessité de soutenir le pastoralisme, il comprend de nombreuses mesures d’accompagnement des éleveurs confrontés à la prédation. Il propose ainsi des actions ciblées comme, par exemple, la création d’un observatoire des mesures de protection, l’installation d’une équipe de bergers d’appui, la mise en place d’une filière de qualité pour les chiens de protection.

Conformément aux enseignements tirés de l’étude scientifique conduite en 2016 par le Muséum national d’histoire naturel et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, le plan prend en compte un seuil à respecter, évalué à 500 spécimens, pour atteindre une population viable de loups sur le territoire français. Ce seuil pourra être ajusté dans le temps en fonction de l’avis annuel du nouveau conseil scientifique permanent du PNA.

Il donne la possibilité à chaque éleveur de défendre efficacement son troupeau, qu’il soit dans un foyer d’attaque ou dans une zone de colonisation. Les modalités de gestion des tirs et des mesures de protection ainsi que les mesures d’accompagnement des éleveurs sont adaptées pour limiter au maximum les attaques sur les élevages et le pastoralisme.

S’agissant de la gestion des tirs sur le loup, les projets des deux arrêtés qui l’encadrent font simultanément l’objet d’une consultation du public.

La communication est amplifiée auprès des différents publics concernés afin que les actions entreprises soient mieux comprises, relayées et valorisées.
Le projet de plan renforce le rôle de coordination du préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes pour la mise en œuvre du plan. Le rôle des préfets de département est également élargi pour une gestion au plus près du terrain et des difficultés rencontrées.

Pour Nicolas Hulot, ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire « la cohabitation avec la grande faune sauvage, en particulier avec le loup, constitue un enjeu majeur pour nos sociétés. C’est une part essentielle de la biodiversité qui constitue l’avenir de l’humanité

De son côté, Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation explique que « la nécessaire conjugaison de protection de la biodiversité d’une part et des activités économiques d’élevage et d’entretien du territoire grâce au pastoralisme d’autre part rendent nécessaires  la prise en compte et le respect des impacts environnementaux, humains et économiques »

La consultation est ouverte du 8 au 29 janvier 2018.

Consultez le Plan national d’actions et le dispositif réglementaire
associé et participez à la consultation en cliquant ici.

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Loup – Écoute des élus du sud du département de l’Isère


Le préfet a invité le 3 juillet les élus du Vercors et du Trièves mais aussi des Chambaran, pour échanger sur les difficultés rencontrées du fait de la présence accrue du loup sur ces territoires.

Cette réunion a permis d’évoquer les récentes attaques des troupeaux et d’entendre l’inquiétude des élus face à l’augmentation de ces attaques depuis le début de l’année.

Les services de la direction départementale des territoires (DDT) ont pu présenter les informations disponibles sur le suivi de la population de loups en Isère, les contraintes de la présence croissante du loup pour l’élevage extensif et les enjeux du pastoralisme en Isère.

Le loup est une espèce protégée tant au niveau international par la convention de Berne, ratifiée par la France en 1989, qu’au niveau de la communauté européenne à travers la directive sur la conservation des habitats naturels, de la faune et de la flore sauvages. Ces dispositions ont été transposées en droit français, dans le code de l’environnement, et un arrêté ministériel du 23 avril 2007 a également inscrit le loup sur la liste des mammifères protégés sur l’ensemble du territoire national.

Le Préfet de l’Isère a rappelé que l’État demeure mobilisé aux cotés des éleveurs en indemnisant leurs pertes et en accompagnant la protection des troupeaux (clôtures, chiens, effaroucheurs lumineux à proximité des habitations, …) qui constitue la réponse la plus urgente face aux attaques.

Un protocole d’effarouchement, rédigé par l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) sera d’ailleurs très prochainement signé par le Préfet.

Le Préfet a également rappelé les autorisations de tirs de défense et de tirs de défense renforcés qu’il a délivrées en 2016 (62) et depuis le début de l’année (103) mais qui restent suspendues, depuis le 30 juin à un nouvel arrêté ministériel qui devrait être signé très prochainement.

Les élus ont informé le préfet de leur intention de réclamer une évaluation nationale et européenne sur le loup.

Le Préfet de l’Isère a enfin rappelé les progrès enregistrés en matière de circulation de l’information entre les services de l’État et les élus locaux, et s’est engagé à renforcer la présence des services sur le terrain, ONCFS, DDT et gendarmerie.

Un travail de réflexion sera mené avec l’ensemble des acteurs sur les évolutions possibles permettant de concilier au mieux l’activité économique, pastorale comme touristique, et la présence croissante du loup dans le cadre de la loi Montagne 2.

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