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Loup : entre incertitudes scientifiques et réalités de terrain !


Des scientifiques de l’ONCFS et du Museum National d’Histoire Naturelle ont présenté le rendu de l’expertise collective scientifique et technique sur le loup et son évolution à l’horizon 2025-2030, commandée par la secrétaire d’Etat chargée de la Biodiversité, Barbara Pompili.


La Fédération nationale ovine réagit:

La demande initiale du ministère était claire : dégager les conditions de viabilité à long terme du loup en France et établir des scénarios sur l’extension future des populations et des territoires occupés.
S’il y a bien un mot à retenir de la présentation de cette expertise, c’est le mot INCERTITUDE !
Il y a trop d’incertitudes, partout : sur la modélisation de la croissance actuelle de la population de loups, sur les effectifs de loups à venir et donc sur la dynamique de la population, sur les effectifs à retenir pour assurer une viabilité de l’espèce, sur le territoire à prendre en compte pour étudier de manière logique l’évolution de la population…

La réponse des scientifiques est limpide : la science n’est pas en mesure de prédire de manière exacte l’évolution de la population de loup sur le territoire français de même qu’il est aujourd’hui impossible de prédire l’effet des actions de gestion sur cette population.
C’est pourquoi les scientifiques préconisent la mise en place d’une gestion adaptive qui permettra, en fonction de l’objectif visé, de réévaluer les actions, année après année, en fonction de la réaction des loups et des conséquences sur l’élevage.
Tout dépend maintenant de l’objectif qui sera fixé. Les scientifiques ont fait leur travail, c’est au tour du ministère de l’environnement de prendre une décision !

L’objectif global est-il la conservation de l’espèce, avec « des loups qui vivent en harmonie avec les habitants et les utilisateurs du territoire », comme le souhaite Barbara Pompili, ou le maintien de l’élevage en plein air, qui façonne et entretient les paysages qui font la richesse de notre pays ?
Madame Pompili, votre souhait est noble mais utopique ! Ouvrez les yeux, les loups sont déjà aux portes des villages et commencent à menacer les populations humaines !


Qui choisissez-vous ?

Les loups ? Ou les éleveurs qui participent au dynamisme économique de nos campagnes, au maintien de la biodiversité, à l’entretien des paysages et qui nourrissent la France ?
La balle est dans votre camp !

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Loup: le ministre de l’agriculture alerté…


Alors qu’une nouvelle attaque du loup a eu lieu, proche des habitations, à Lans en Vercors, l’Union pour la sauvegarde des activités pastorales et rurales a adressé un courrier au ministre de l’agriculture. Ce courrier faisant suite aux dernières rencontres du col du Glandon.

En voici la teneur..

Vous avez bien voulu, le 16 août 2016, apporter une réponse complète et approfondie à notre
courrier du 17 février. Nous vous en remercions vivement. Ceci démontre l’importance que vous apportez à ce dossier complexe et douloureux.
L’USAPR, notre association fédératrice de maires et communes déjà confrontés à la prédation
des loups, ou menacés de l’être, continue à travailler. Elus locaux, nous nous devons d’avoir
le souci permanent de l’aménagement de nos territoires, de leur équilibre, de leur avenir : le
maintien de l’élevage de plein air en est un élément clé, il n’est pas envisageable de le voir
disparaître de secteurs entiers de nos communes, voire de nos communes elles-mêmes, sans
réagir.
Nous avons préparé et tenu deux réunions importantes, les 19 et 20 août 2016 en Savoie.
Parmi les invités, les représentants et services de l’Etat ont répondu présents (sous-Préfet
représentant Monsieur le Préfet de la Savoie, DDT, ONCFS, ONF). Nous l’avons apprécié
car, en tant que maires, nous nous positionnons depuis l’origine dans une démarche de
relations constructives avec l’ensemble des organismes d’État concernés.

Par ce nouveau courrier, que nous concevons comme une lettre ouverte, nous souhaitons
attirer votre attention et celle de nos partenaires (services de l’Etat, parlementaires, élus
régionaux, départementaux et communaux) sur plusieurs éléments nouveaux, discutés dans
nos réunions de travail et au sein de notre association.

- Il ne serait pas tolérable, Monsieur le Ministre, de lier les indemnisations des victimes
de prédation à la mise en place voire à la « qualité » ou au « bon usage » des mesures de
protection des troupeaux, comme actuellement envisagé par vos services et ceux du
Ministère de l’Ecologie en application de l’article 392 des Lignes directrices agricoles de
la Commission européenne en date du 01-07-2014.

Nous nous permettons de développer ci-dessous les raisons de notre opposition à cette
conditionnalité des indemnisations :
- Les analyses des différents partenaires se rejoignent : les mesures de protection des
troupeaux, telles que mises en oeuvre actuellement dans notre pays, se révèlent dans le
temps inadaptées et inefficaces face à un prédateur intelligent et très adaptable. Sur le
département de la Savoie par exemple, le constat est à la « récurrence des attaques sur
troupeaux protégés » : ce sont eux qui concentrent 89 % des victimes (source : DDT
73).

- Dans certains secteurs ruraux et montagnards, compte-tenu de leur relief, de leur
végétation (paysages en mosaïques denses de prairies ou pelouses et de bois), de leur
accessibilité (absence de pistes pour rejoindre les pâturages) et de leurs systèmes
d’élevage (troupeaux conduits en différents lots dans des parcs en clôtures fixes ou
mobiles), la mise en place de mesures de protection s’avère par ailleurs irréaliste, voire
impossible. Un élevage du Massif Central ou des Alpes n’est pas en mesure de
recruter 3 ou 4 gardiens humains supplémentaires (cf. « présence humaine
renforcée »), ni de placer 2 chiens de protection par lot de brebis en parc, ce qui
conduit à devoir acquérir une dizaine, voire plus, de chiens par élevage. Et des
secteurs de pâturage ancestraux sont maintenant délaissés, car les troupeaux ne
peuvent y être protégés.
- Nous savons ce que la protection contre la prédation entraîne de contraintes, tant
pour les troupeaux que pour les professionnels de l’élevage ; nous le mesurons, parce
que nous en sommes souvent les premiers témoins, mais aussi parce que nous avons à
gérer, dans nos communes, des conflits d’usage, dans lesquels notre responsabilité de
maires est engagée.

- Les espaces ruraux ou montagnards de nos communes appellent une forte
fréquentation de promeneurs, randonneurs, cyclistes… Les chiens utilisés pour la
protection des troupeaux posent à l’évidence un problème de sécurité publique,
comme en témoignent des cas d’agressions de plus en plus nombreux sur l’Homme
(départements des Alpes-de-Haute-Provence, de l’Isère, de la Savoie, de la Drôme…).
- Faire dépendre les indemnisations de l’évaluation de la mise en place des mesures
de protection ouvre la porte à un vrai risque d’iniquité, puisque chaque éleveur doit
gérer des contraintes différentes.

Vous nous indiquez, Monsieur le Ministre, que de nouvelles mesures d’accompagnement en
direction des éleveurs et des bergers sont en cours de construction. Nous avons connaissance
des documents élaborés par des services pastoraux, porteurs de propositions techniques pour
l’accompagnement des éleveurs soumis à la prédation des loups. Il est vital, en effet, de
reconnaître la détresse des éleveurs et de les assister très rapidement en cas d’attaque de leurs
troupeaux. Au-delà, travailler sur les mesures de protection là où elles sont nécessaires ne
peut avoir que des aspects positifs et contribuer à la survie de l’élevage de plein air, puisqu’il
s’agit bien de « travailler à des aménagements et équipements structurants. »
Mais les auteurs de ces documents l’écrivent eux-mêmes : « Dans le cadre de la très forte
dégradation de la situation observée sur le terrain, une telle action d’accompagnement
technique n’a de sens que si une véritable politique de régulation des loups est engagée dans
la durée dans l’objectif de restaurer la crainte de l’homme chez le loup et d’écarter ce dernier
de l’homme et de ses troupeaux. »

Depuis plus de 2 ans, nous avons confronté notre expérience d’élus de terrain aux
connaissances que produisent des scientifiques reconnus en matière de pastoralisme (INRA,
CERPAM, CNRS…). La plupart travaillent depuis le milieu des années 1990 sur la situation
des éleveurs confrontés à la prédation par les loups en France mais aussi dans d’autres pays,
tels les Balkans et les États-Unis. Nos conclusions convergent : les loups doivent associer le
bétail aux humains et les humains avec le danger ; il faut les dissuader de s’approcher
des Hommes, de leurs habitations et de leurs troupeaux, comme ils le font de plus en
plus volontiers aujourd’hui dans notre pays ; en cas d’attaque, une réactivité immédiate
s’impose, avec recours à des tirs et piégeages. Et il faut prendre les mesures nécessaires
pour que les acteurs des territoires de notre pays encore peu colonisés, ou pas encore
colonisés, puissent réagir immédiatement avec de nouveaux principes, et ne prennent pas le
retard qui a été cumulé dans l’ensemble de l’arc alpin, laissant éleveurs et bergers dans des
situations dramatiques, et les élus dans le plus grand désarroi.

Il est donc temps de tirer les conclusions qui s’imposent : nous ne pouvons subir toujours plus
de contraintes face à un loup surprotégé ; la priorité donnée à la stricte protection du
prédateur doit être remise en cause. Il nous faut obtenir dans les plus brefs délais le
déclassement du Canis lupus des textes qui le protègent, malgré les contraintes qui pèsent
sur toute négociation à engager à l’échelle européenne.
Le contrôle des populations de loups doit devenir une priorité et les moyens règlementaires et
techniques nécessaires doivent être mis en oeuvre.
Nous formulons en ce sens des propositions concrètes, et initions un travail avec nos
homologues européens. Nous sommes également prêts à poursuivre notre travail sur les
différentes questions avec les services concernés.
Monsieur le Ministre, si nous sommes déterminés, nous voulons être constructifs.
Notre vice-président, André Baret, a déjà pu échanger avec Madame la Ministre de
l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, chargée des Relations internationales sur le
climat. Il nous semble primordial de vous rencontrer, Monsieur le Ministre de l’Agriculture,
de l’Agroalimentaire et de la Forêt. Parce que nous souhaitons vous présenter plus en détails
nos expériences d’élus locaux, nos propositions et positions, nous avons l’honneur de vous
demander de bien vouloir recevoir au plus vite les membres du bureau de notre
association.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, en notre profond respect et notre sincère
dévouement.

Le Président
Pierre Yves BONNIVARD,
Maire de Saint Colomban des Villards

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Loup où es-tu ?


Communiqué de la Fédération Nationale Ovine

Lors du dernier Groupe National Loup du 17 mai 2016, le Ministère de l’Environnement nous a indiqué qu’il ne disposait pas de tous les éléments chiffrés de l’ONCFS sur la population actuelle de loups en France. La presse, par l’émission ‘secrets d’info’ du vendredi 27 mai, nous a relaté les propos d’une administratrice de FERUS confirmant le discours tenu sur leur site internet. Ces écrits invitent les membres du réseau à ne plus communiquer les informations à l’ONCFS, et pire encore, invitent à détruire les indices de présence de loups.
Une telle situation est inadmissible ! La profession ovine est scandalisée face à un tel constat ! Tous les moyens sont mis en oeuvre pour qu’un arrêté cadre assurant une baisse de la pression de prédation ne soit pas publié. Nous ne pouvons pas continuer à travailler dans de telles conditions : le Ministère ne peut se permettre de tolérer la destruction des données et le manque d’informations lorsque la survie de nos exploitations est en jeu. Il faut réagir !
Aujourd’hui invoquant la validité juridique de l’arrêté cadre, le Ministère propose de fixer un plafond de prélèvement de 36 loups, dont un maximum de 27 entre le 1er juillet et le 30 septembre.
La FNO ne peut tolérer un tel arrêté, qui revoit à la baisse le quota de prélèvement, ce dans un contexte où les attaques se multiplient (+10% d’attaques au 30 avril par rapport à l’année 2015 !) et surviennent dans un territoire toujours plus étendu. La détresse des éleveurs ovins face à cette pression de prédation toujours grandissante est, elle, bien réelle. Ajoutons à cela un effectif de loups complètement sous-estimé suite à la destruction de preuves !
Compte tenu de la réalité des attaques sur les troupeaux ovins, de la population de loups bien supérieure à l’estimation faite, la FNO demande qu’entre en vigueur au 1er juillet un arrêté cadre autorisant le prélèvement d’un minimum de 42 loups dès à présent, ce qui correspond aux dérogations de la saison précédente (36 complétés de 6).
Il est plus qu’urgent de prendre des mesures pour sauver l’élevage ovin qui subit de plein fouet et depuis trop longtemps les conséquences d’une gestion défaillante de la population de ce super-prédateur.

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Opération « coup de poing » contre la circulation non autorisée des véhicules à moteur en espace naturel


Le 14 mai dernier a eu lieu une opération de police de l’environnement afin d’assurer la protection de la biodiversité, à l’encontre de la circulation non autorisée des véhicules à moteur dans les espaces naturels.

Le contexte de l’opération

L’opération a été réalisée dans le cadre du plan de contrôle « eau » et « nature » de la police de l’environnement en Isère, plan validé par le Préfet de l’Isère et les Procureurs de la République dans le cadre de la Mission InterService de l’Eau et de la Nature.

Elle réunissait 35 agents assermentés de plusieurs corps de police de l’environnement : Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS), Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques (ONEMA), Gendarmerie, Réserves des Hauts Plateaux du Vercors, du Grand Lemps et du Conseil Général.

Cette opération s’est déroulée sur le territoire de l’Isle Crémieu, site doté d’une grande richesse écologique (cf plus bas).

La réglementation

L’article L362-1 du code de l’environnement rappelle que « La circulation des véhicules à moteur est interdite en dehors des voies classées dans le domaine routier de l’Etat, des départements et des communes, des chemins ruraux et des voies privées ouvertes à la circulation publique des véhicules à moteur« .

(JPEG)

Chemin interdit à la circulation des véhicules à moteur

Des exceptions pour les ayants droits et les services publics existent.

Pour la circulation à des fins de loisir, la règle est donc qu’en dehors des voies publiques et des chemins ruraux, la circulation des véhicules à moteur est interdite.

Cette réglementation a pour objectif
- la protection de la flore contre la destruction directe par le passage répété des engins ;
- la protection de la faune contre le dérangement, ou la destruction de leur habitat (zone de repos, de nourrissage ou de reproduction) ;
- sans oublier la lutte contre le trouble de la tranquillité des autres usagers de la nature.

Les infractions sont réprimées par une contravention de 5ème classe (jusqu’à 1500 € d’amende), ainsi que l’immobilisation et la mise en fourrière du véhicule.

Pour en savoir plus, voir la Plaquette sur la circulation des véhicules à moteur en espace naturel (ONCFS)

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Ste Blandine: c’est bien un loup!


Le cadavre d’un grand canidé a été découvert lundi 13 décembre 2010, dans l’étang Malin, situé sur la commune de Sainte-Blandine en Isère.
La dépouille de l’animal, qui se trouvait dans un sac plastique, a été récupérée par les agents de l’O.N.C.F.S (office national de la chasse et de la faune sauvage) qui l’ont déposé au Laboratoire vétérinaire départemental où il a été autopsié le mardi 21 décembre 2010.

Conclusions :

Il ressort des analyses génétiques qu’il s’agit d’un animal appartenant à l’espèce Canis lupus, de souche italienne (identique aux spécimens de loups présents à l’état naturel en France).

L’autopsie a permis de constater d’une part qu’il a été victime d’un projectile entraînant des blessures mortelles et d’autre part, qu’il s’agissait d’un mâle pesant 38 kilogrammes, âgé d’au moins deux ans et se trouvant en parfait état de santé (des recherches plus approfondies par le réseau loup de l’ O.N.C.F.S devraient permettre de déterminer plus précisément son âge).

Dans le cadre de cette découverte, une enquête a été diligentée par la gendarmerie avec l’assistance de l’O.N.C.F.S.

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Le bouquetin fait son retour en Chartreuse


Ce que l'on devrait voir prochainement sur les Hauts de Chartreuse

Ce que l'on devrait voir prochainement sur les Hauts de Chartreuse. Le lâcher officiel du bouquetin des Alpes en Chartreuse a lieu mardi 11 mai à Entremont-le-Vieux (73)

Avec la création du Parc naturel régional de Chartreuse en 1995, puis de la Réserve Naturelle Nationale des Hauts de Chartreuse en 1997 (gérée par le Parc depuis 2001), le projet de réintroduction s’est logiquement intégré dans les perspectives d’actions de ces deux structures.

L’idée d’un retour du bouquetin parcourrait les sangles depuis les années 90. Le projet de sa réintroduction conjugue «une volonté locale et une priorité nationale» , selon Eliane Giraud, présidente du Parc naturel régional de Chartreuse : «Entre le Plan de gestion de la Réserve Naturelle des Hauts de Chartreuse, l’amélioration de la biodiversité que soutient la Charte du Parc, et le ministère de l’écologie qui prône le repeuplement des massifs pré-alpins susceptibles d’accueillir cette espèce protégée, il y a une réelle convergence.»

Les conclusions de l’étude de faisabilité conduite en 2006 par l’ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage) font de la Chartreuse un territoire particulièrement adapté aux exigences de cet animal, avis partagé par le Groupe National Bouquetin qui rassemble les spécialistes de l’espèce en France.

Cet excellent rochassier aime la verticalité, les milieux rocheux et les nombreuses vires et falaises de Chartreuse sont très propices à son installation. Au sein du Parc naturel régional, la Réserve Naturelle a été retenue pour accueillir le noyau initial de population, compte tenu qu’il présente une grande continuité de lignes de crêtes abritant une mosaïque d’habitats naturels favorables à l’espèce.

Installer la colonie chartroussine

Des réunions publiques ont été organisées pour présenter le programme de réintroduction

Des réunions publiques ont été organisées pour présenter le programme de réintroduction

Deux zones de prélèvement sont prévues, l’une dans la Réserve Nationale de Chasse et de Faune Sauvage de Belledonne (plus d’un millier de bouquetins ont été recensés , il y a quatre ans, dans le massif de Belledonne) et l’autre dans le Parc national de la Vanoise.

Les 15 premiers animaux seront réintroduits au printemps 2010, et les 15 suivants au printemps 2011 sur les Hauts, entre Granier et Dent de Crolles.

« L’objectif opérationnel de ce projet est le rétablissement d’une population pérenne et autonome de bouquetins des Alpes sur la Réserve Naturelle des Hauts de Chartreuse, susceptible de s’étendre à terme sur l’ensemble du massif de Chartreuse » précise l’équipe technique de la Réserve Naturelle.

Afin de s’assurer de l’installation viable d’une population chartroussine, de limiter les risques de perturbation et de contribuer à la connaissance de l’espèce, le Parc naturel régional de Chartreuse s’engage sur au moins 6 années de suivi scientifique.

Des protocoles de suivi réalisés en interne chercheront à renseigner l’évolution démographique des populations et leur état d’équilibre avec le milieu naturel. Chaque animal réintroduit portera un collier émetteur pour le localiser, des boucles auriculaires pour l’identifier et un détecteur de mortalité permettant de s’assurer de sa survie.

Tous les usagers de la nature peuvent participer à la réussite de cette opération en retournant une fiche « observateur » localisant les animaux marqués. Depuis cette année, des écoliers du massif sont associés au programme d’accueil et de suivi des bouquetins. Plus de 100 enfants  sont associés au programme de réintroduction.

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Quelles sont les missions des louvetiers ?


orateurM. Thierry Repentin (Savoie-SOC), dans sa question écrite publiée dans le JO Sénat du 04/09/2008 attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de la pêche au sujet des missions des lieutenants de louveterie, en particulier dans le département de la Savoie.

Il souhaite connaître l’état précis des missions conduites par les lieutenants de louveterie concernant les attaques de prédateurs, en Savoie, pour les années 2006, 2007 et 2008.

Réponse (tardive) du ministère de l’Ecologie publiée dans le JO Sénat du  15/04/2010

Depuis le retour du loup sur le territoire national, les lieutenants de louveterie se sont trouvés impliqués de façon croissante dans les opérations liées à la gestion de l’espèce, les préfets pouvant recourir ponctuellement à leur concours pour la mise en oeuvre d’opération d’effarouchement, de défense des troupeaux ou pour la conduite de tir de prélèvement de loup.

En Savoie, entre 2006 et 2008, les seize louvetiers du département se sont engagés à des degrés divers dans la gestion des loups. Deux lieutenants ont participé régulièrement aux deux réunions annuelles du comité départemental et, de trois à six fois par an, aux groupes techniques de ce même comité.

Trois louvetiers sont intervenus dans le protocole de suivi du loup mis en place par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) dans les zones de présence permanente (ZPP) de l’espèce en hiver et en été, ce qui correspond en moyenne à 12 journées-agents par an.

Huit louvetiers, formés pour la réalisation des constats de dommages aux troupeaux en vue d’une indemnisation, se sont placés bénévolement en appui de l’ONCFS et du parc national de la Vanoise, réalisant environ une demi-douzaine de constats par an jusqu’en 2007.

Depuis 2008, la charge de la réalisation des constats revient désormais aux seuls louvetiers, qui interviennent dans le cadre de vacations pour le compte de l’ONCFS ou du parc national de la Vanoise.

Tous les louvetiers du département ont pris part aux opérations de tir mises en oeuvre pour la prévention des dommages aux troupeaux. En l’absence d’opération déclenchée en 2006 et en 2008, l’implication des louvetiers est estimée en 2007 à 47 journées-agents pour la mise en oeuvre de deux autorisations de prélèvement encadrées par l’ONCFS.

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