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Forêt publique et forêt privée, un partenariat pour agir ensemble


L’Office national des forêts et les Chambres d’Agriculture d’Auvergne-Rhône-Alpes s’entendent pour allier et conforter leurs actions au niveau régional.

L’ONF en charge des forêts publiques, et les Chambres d’agriculture compétentes pour contribuer à la mise en valeur des bois et forêts privées, décident de coordonner leurs interventions en faveur de la forêt régionale. Ils s’associent pour favoriser la mise en œuvre d’une gestion durable et multifonctionnelle.

Les axes de collaboration portent notamment sur le développement de chantiers publics/privés pour mobiliser plus facilement des bois et optimiser la gestion forestière. Dans ce même objectif, les partenaires s’engagent à favoriser la création de dessertes mixtes facilitant les accès dans les massifs forestiers.

Les surfaces sylvopastorales, l’agroforesterie, la gestion des enjeux agricoles, l’équilibre entre populations de gibier et peuplement forestier sont aussi des enjeux partagés, qui font et/ou feront l’objet de projets développés dans les territoires d’Auvergne-Rhône-Alpes en fonction des contextes locaux.

Le recours aux nouvelles technologies pour la gestion forestière fait également partie des axes de collaboration, avec l’utilisation conjointe de drones équipés de caméras haute définition.

L’ONF et les Chambres d’agriculture passent un nouveau cap pour travailler plus et mieux ensemble au profit de la forêt régionale, dans la continuité de la dynamique initiée depuis cinq ans autour de Metis et Symbiose, deux projets de collaboration public/privé.
Ils ont dit pendant la conférence de presse :

  • « La poursuite et le développement de la coopération entre l’ONF et les Chambres d’agriculture sont essentiels en cette période de crise sanitaire qui touche les forêts françaises, pour relever le défi de la reconstitution de nos massifs fortement atteints par la sécheresse et les attaques de scolytes. » Hervé Houin, Directeur Territorial, Office national des forêts
  • « L’objectif est d’associer forêt publique et privée pour répondre aux enjeux de l’ensemble de la filière forêt-bois » Cédric Laboret, Président de la Chambre d’agriculture Savoie Mont-Blanc et en charge du dossier régional Forêt-Bois.

  • Pour en savoir plus:
  • DOSSIER « Lancement du partenariat Chambres d’agriculture Auvergne-Rhône-Alpes/Office national des forêts »

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Signature d’un partenariat ONF – IGN


Christian Dubreuil, directeur général de l’ONF et
Daniel Bursaux, directeur général de l’IGN ont signé le
14 mars un partenariat stratégique en présence de
Mme Pascale Got*, députée de Gironde. Ce
partenariat s’inscrit dans les orientations des
ministères de tutelle (agriculture et environnement),
en particulier celles du Programme National de la
Forêt et du Bois (PNFB) adopté par décret le 8 février
dernier.

Les principaux objectifs de ce partenariat sont les suivants :
‐ Mieux connaître la ressource forestière (évaluation, exploitabilité) pour répondre
aux besoins de la filière forêt‐bois et à ceux des territoires en matière
d’aménagement,
‐ Développer des programmes de recherche/développement communs en
particulier par l’utilisation des nouvelles technologies liées à la télédétection et au
LIDAR (light detection and ranging),
‐ Créer de la valeur par la fourniture de services innovants au travers d’une logique
de plate‐forme commune pour répondre aux enjeux portés par la filière forêt‐bois,
l’aménagement du territoire et les demandes de la société,
‐ Concevoir des produits et services communs autour de l’accueil du public et de la
randonnée en forêt (services numériques, cartes de randonnées…).
Ce partenariat stratégique fixe une feuille de route pour la période 2017‐2020 dont
découlera chaque année un plan d’action. Il vise à partager des compétences, valoriser la
complémentarité entre les deux établissements, développer des outils innovants pour
accompagner l’ensemble des acteurs de la filière forêt‐bois et les usagers de la forêt.

*Mme Pascale Got est présidente du Comité de la filière forêt‐bois de l’IGN et membre du Conseil
d’Administration de l’ONF.

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Loup: le ministre de l’agriculture alerté…


Alors qu’une nouvelle attaque du loup a eu lieu, proche des habitations, à Lans en Vercors, l’Union pour la sauvegarde des activités pastorales et rurales a adressé un courrier au ministre de l’agriculture. Ce courrier faisant suite aux dernières rencontres du col du Glandon.

En voici la teneur..

Vous avez bien voulu, le 16 août 2016, apporter une réponse complète et approfondie à notre
courrier du 17 février. Nous vous en remercions vivement. Ceci démontre l’importance que vous apportez à ce dossier complexe et douloureux.
L’USAPR, notre association fédératrice de maires et communes déjà confrontés à la prédation
des loups, ou menacés de l’être, continue à travailler. Elus locaux, nous nous devons d’avoir
le souci permanent de l’aménagement de nos territoires, de leur équilibre, de leur avenir : le
maintien de l’élevage de plein air en est un élément clé, il n’est pas envisageable de le voir
disparaître de secteurs entiers de nos communes, voire de nos communes elles-mêmes, sans
réagir.
Nous avons préparé et tenu deux réunions importantes, les 19 et 20 août 2016 en Savoie.
Parmi les invités, les représentants et services de l’Etat ont répondu présents (sous-Préfet
représentant Monsieur le Préfet de la Savoie, DDT, ONCFS, ONF). Nous l’avons apprécié
car, en tant que maires, nous nous positionnons depuis l’origine dans une démarche de
relations constructives avec l’ensemble des organismes d’État concernés.

Par ce nouveau courrier, que nous concevons comme une lettre ouverte, nous souhaitons
attirer votre attention et celle de nos partenaires (services de l’Etat, parlementaires, élus
régionaux, départementaux et communaux) sur plusieurs éléments nouveaux, discutés dans
nos réunions de travail et au sein de notre association.

- Il ne serait pas tolérable, Monsieur le Ministre, de lier les indemnisations des victimes
de prédation à la mise en place voire à la « qualité » ou au « bon usage » des mesures de
protection des troupeaux, comme actuellement envisagé par vos services et ceux du
Ministère de l’Ecologie en application de l’article 392 des Lignes directrices agricoles de
la Commission européenne en date du 01-07-2014.

Nous nous permettons de développer ci-dessous les raisons de notre opposition à cette
conditionnalité des indemnisations :
- Les analyses des différents partenaires se rejoignent : les mesures de protection des
troupeaux, telles que mises en oeuvre actuellement dans notre pays, se révèlent dans le
temps inadaptées et inefficaces face à un prédateur intelligent et très adaptable. Sur le
département de la Savoie par exemple, le constat est à la « récurrence des attaques sur
troupeaux protégés » : ce sont eux qui concentrent 89 % des victimes (source : DDT
73).

- Dans certains secteurs ruraux et montagnards, compte-tenu de leur relief, de leur
végétation (paysages en mosaïques denses de prairies ou pelouses et de bois), de leur
accessibilité (absence de pistes pour rejoindre les pâturages) et de leurs systèmes
d’élevage (troupeaux conduits en différents lots dans des parcs en clôtures fixes ou
mobiles), la mise en place de mesures de protection s’avère par ailleurs irréaliste, voire
impossible. Un élevage du Massif Central ou des Alpes n’est pas en mesure de
recruter 3 ou 4 gardiens humains supplémentaires (cf. « présence humaine
renforcée »), ni de placer 2 chiens de protection par lot de brebis en parc, ce qui
conduit à devoir acquérir une dizaine, voire plus, de chiens par élevage. Et des
secteurs de pâturage ancestraux sont maintenant délaissés, car les troupeaux ne
peuvent y être protégés.
- Nous savons ce que la protection contre la prédation entraîne de contraintes, tant
pour les troupeaux que pour les professionnels de l’élevage ; nous le mesurons, parce
que nous en sommes souvent les premiers témoins, mais aussi parce que nous avons à
gérer, dans nos communes, des conflits d’usage, dans lesquels notre responsabilité de
maires est engagée.

- Les espaces ruraux ou montagnards de nos communes appellent une forte
fréquentation de promeneurs, randonneurs, cyclistes… Les chiens utilisés pour la
protection des troupeaux posent à l’évidence un problème de sécurité publique,
comme en témoignent des cas d’agressions de plus en plus nombreux sur l’Homme
(départements des Alpes-de-Haute-Provence, de l’Isère, de la Savoie, de la Drôme…).
- Faire dépendre les indemnisations de l’évaluation de la mise en place des mesures
de protection ouvre la porte à un vrai risque d’iniquité, puisque chaque éleveur doit
gérer des contraintes différentes.

Vous nous indiquez, Monsieur le Ministre, que de nouvelles mesures d’accompagnement en
direction des éleveurs et des bergers sont en cours de construction. Nous avons connaissance
des documents élaborés par des services pastoraux, porteurs de propositions techniques pour
l’accompagnement des éleveurs soumis à la prédation des loups. Il est vital, en effet, de
reconnaître la détresse des éleveurs et de les assister très rapidement en cas d’attaque de leurs
troupeaux. Au-delà, travailler sur les mesures de protection là où elles sont nécessaires ne
peut avoir que des aspects positifs et contribuer à la survie de l’élevage de plein air, puisqu’il
s’agit bien de « travailler à des aménagements et équipements structurants. »
Mais les auteurs de ces documents l’écrivent eux-mêmes : « Dans le cadre de la très forte
dégradation de la situation observée sur le terrain, une telle action d’accompagnement
technique n’a de sens que si une véritable politique de régulation des loups est engagée dans
la durée dans l’objectif de restaurer la crainte de l’homme chez le loup et d’écarter ce dernier
de l’homme et de ses troupeaux. »

Depuis plus de 2 ans, nous avons confronté notre expérience d’élus de terrain aux
connaissances que produisent des scientifiques reconnus en matière de pastoralisme (INRA,
CERPAM, CNRS…). La plupart travaillent depuis le milieu des années 1990 sur la situation
des éleveurs confrontés à la prédation par les loups en France mais aussi dans d’autres pays,
tels les Balkans et les États-Unis. Nos conclusions convergent : les loups doivent associer le
bétail aux humains et les humains avec le danger ; il faut les dissuader de s’approcher
des Hommes, de leurs habitations et de leurs troupeaux, comme ils le font de plus en
plus volontiers aujourd’hui dans notre pays ; en cas d’attaque, une réactivité immédiate
s’impose, avec recours à des tirs et piégeages. Et il faut prendre les mesures nécessaires
pour que les acteurs des territoires de notre pays encore peu colonisés, ou pas encore
colonisés, puissent réagir immédiatement avec de nouveaux principes, et ne prennent pas le
retard qui a été cumulé dans l’ensemble de l’arc alpin, laissant éleveurs et bergers dans des
situations dramatiques, et les élus dans le plus grand désarroi.

Il est donc temps de tirer les conclusions qui s’imposent : nous ne pouvons subir toujours plus
de contraintes face à un loup surprotégé ; la priorité donnée à la stricte protection du
prédateur doit être remise en cause. Il nous faut obtenir dans les plus brefs délais le
déclassement du Canis lupus des textes qui le protègent, malgré les contraintes qui pèsent
sur toute négociation à engager à l’échelle européenne.
Le contrôle des populations de loups doit devenir une priorité et les moyens règlementaires et
techniques nécessaires doivent être mis en oeuvre.
Nous formulons en ce sens des propositions concrètes, et initions un travail avec nos
homologues européens. Nous sommes également prêts à poursuivre notre travail sur les
différentes questions avec les services concernés.
Monsieur le Ministre, si nous sommes déterminés, nous voulons être constructifs.
Notre vice-président, André Baret, a déjà pu échanger avec Madame la Ministre de
l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, chargée des Relations internationales sur le
climat. Il nous semble primordial de vous rencontrer, Monsieur le Ministre de l’Agriculture,
de l’Agroalimentaire et de la Forêt. Parce que nous souhaitons vous présenter plus en détails
nos expériences d’élus locaux, nos propositions et positions, nous avons l’honneur de vous
demander de bien vouloir recevoir au plus vite les membres du bureau de notre
association.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, en notre profond respect et notre sincère
dévouement.

Le Président
Pierre Yves BONNIVARD,
Maire de Saint Colomban des Villards

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Forêt : charte du promeneur de l’ONF


Les Français aiment se promener en forêt. Ils sont 500 millions de visiteurs par an. Pour l’Office national des forêts, l’enjeu est de taille : accueillir, orienter le public, lui offrir des parcours sécurisés et le sensibiliser au respect de cet environnement. Le gestionnaire des forêts publiques a publié une charte du promeneur pour un comportement citoyen en forêt.

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La publication d’une charte du promeneur « J’aime la forêt, Ensemble protégeons-la », permet de rappeler aux promeneurs les règle de base d’une promenade en forêt. L’enjeu est de faire cohabiter accueil du public et protection de l’environnement par un comportement citoyen. Explications d’Anne-Marie Granet, référente nationale à l’ONF pour l’accueil du public.

Quel est l’objectif de cette charte ?

L’ONF vient de fêter ses 65 ans et, depuis sa création, nous nous soucions de l’accueil du public dans la forêt. L’objectif de la charte est de permettre à tous de profiter de la forêt tout en la respectant et en la préservant. Certaines personnes ne mesurent pas les conséquences de leurs pratiques. En expliquant nos recommandations et obligations, nous permettons une meilleure compréhension des enjeux de la forêt, et donc un meilleur comportement du public.

Comment associer l’accueil du public avec la préservation de la forêt et son exploitation ?

Promenade, VTT, course à pied, chasse… La charte fixe un cadre qui prend en compte toutes les pratiques du public pour les faire cohabiter au mieux avec les autres enjeux de la forêt. Par exemple, les promeneurs ne doivent pas s’aventurer hors des sentiers pour ne pas abîmer les jeunes pousses qui feront la forêt de demain ou ne pas entrer dans une zone de travaux forestiers.

Définir des espaces dédiés à l’accueil du public, à la biodiversité ou à l’exploitation de la forêt permet de faire cohabiter ces trois enjeux, au sein d’une même forêt. Ce dont le public n’a pas toujours conscience.

Quels sont les gestes citoyens en forêt ?

Il existe trois différents types de bons comportements : ceux au profit de la forêt, de sa faune et de sa flore ; ceux au profit des professionnels et de l’exploitation de la forêt et ceux au profit des autres usagers. Un comportement citoyen doit permettre la cohabitation de tous ces enjeux. Respecter la signalisation, emporter ses déchets, ne pas ramasser le bois mort qui est un refuge pour les champignons, les insectes, les oiseaux et qui participe aussi à la fertilité des sols : voici quelques-uns des gestes clés d’un promeneur citoyen. Pour les forestiers, il est essentiel d’expliquer ces enjeux pour sensibiliser l’usager et l’inciter à adopter le bon comportement.

Consulter la charte

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Forêt: charte du promeneur


Les Français aiment se promener en forêt. Ils sont 500 millions de visiteurs par an. Pour l’Office national des forêts (ONF), gestionnaire des forêts publiques, l’enjeu est de taille : accueillir, orienter le public, lui offrir des parcours sécurisés et le sensibiliser au respect de cet environnement.

La publication d’une charte du promeneur «J’aime la forêt, Ensemble protégeons la», permet de rappeler aux promeneurs les règle de base d’une promenade en forêt. L’enjeu est de faire cohabiter accueil du public et protection de l’environnement par un comportement citoyen. Explications d’Anne-Marie Granet, référente nationale à l’ONF pour l’accueil du public.

Quel est l’objectif de cette charte ?

L’ONF vient de fêter ses 65 ans et, depuis sa création, nous nous soucions de l’accueil du public dans la forêt. L’objectif de la charte est de permettre à tous de profiter de la forêt tout en la respectant et en la préservant. Certaines personnes ne mesurent pas les conséquences de leurs pratiques. En expliquant nos recommandations et obligations, nous permettons une meilleure compréhension des enjeux de la forêt, et donc un meilleur comportement du public.

Comment associer l’accueil du public avec la préservation de la forêt et son exploitation ?

Promenade, VTT, course à pied, chasse… La charte fixe un cadre qui prend en compte toutes les pratiques du public pour les faire cohabiter au mieux avec les autres enjeux de la forêt. Par exemple, les promeneurs ne doivent pas s’aventurer hors des sentiers pour ne pas abîmer les jeunes pousses qui feront la forêt de demain ou ne pas entrer dans une zone de travaux forestiers.

Définir des espaces dédiés à l’accueil du public, à la biodiversité ou à l’exploitation de la forêt permet de faire cohabiter ces trois enjeux, au sein d’une même forêt. Ce dont le public n’a pas toujours conscience.

Quels sont les gestes citoyens en forêt ?

Il existe trois différents types de bons comportements : ceux au profit de la forêt, de sa faune et de sa flore ; ceux au profit des professionnels et de l’exploitation de la forêt et ceux au profit des autres usagers.

Un comportement citoyen doit permettre la cohabitation de tous ces enjeux. Respecter la signalisation, emporter ses déchets, ne pas ramasser le bois mort qui est un refuge pour les champignons, les insectes, les oiseaux et qui participe aussi à la fertilité des sols : voici quelques-uns des gestes clés d’un promeneur citoyen. Pour les forestiers, il est essentiel d’expliquer ces enjeux pour sensibiliser l’usager et l’inciter à adopter le bon comportement.

Les 14 règles de la charte

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Le Contrat d’objectifs et de performance 2016-2020 de l’ONF


Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, porte-parole du Gouvernement, Barbara Pompili, secrétaire d’Etat chargée de la Biodiversité, et Christian Eckert, secrétaire d’Etat chargé du Budget, ont signé le Contrat d’objectifs et de performance de l’ONF pour la période 2016-2020. Ce contrat avait été adopté lors du Conseil d’administration de l’Office national des forêts le 17 décembre 2015.

Aux côtés des ministres de tutelle, Dominique Jarlier, président de la Fédération nationale des communes forestières, et Christian Dubreuil, directeur général de l’ONF, ont également apposé leur signature sur ce Contrat qui définit la feuille de route de l’établissement pour les cinq années à venir en métropole et dans les DOM.

Le Contrat fixe les enjeux forestiers stratégiques pour les forêts domaniales et les forêts des collectivités en matière de sylviculture, d’approvisionnement de la filière, de préservation de la biodiversité, d’adaptation au changement climatique et de réponses aux demandes de la société.

Il conforte l’ensemble des missions de l’Office et l’activité de ses filiales. Il fixe un objectif de 15 millions de mètres cube pour la mobilisation des bois en forêts publiques d’ici 2020, favorise le développement du bois façonné et apporte une avancée majeure dans le domaine des ressources humaines en mettant fin aux réductions d’effectifs.

Le Contrat d’objectifs et de performance sera mis en œuvre dans le cadre d’un projet d’établissement en cours d’élaboration.

Par ailleurs, à l’occasion de cette signature, les ministres ont soutenu l’initiative de l’ONF, qui s’est engagé dans une adaptation de ses directions territoriales, qui prend en compte la nouvelle organisation des régions issues de la Loi portant nouvelle organisation territoriale de la République, et la répartition géographique des massifs forestiers.

« Ce nouveau contrat d’objectifs trace des perspectives ambitieuses mais réalistes sur la mobilisation du bois au service de l’ensemble de la filière, tout en préservant le caractère durable et multifonctionnel de la forêt publique française. La gestion durable de la forêt est en effet un enjeu majeur au regard du défi climatique et de la conservation de la biodiversité. Par ailleurs, les conditions budgétaires sont désormais réunies pour permettre à l’ONF de poursuivre sa mission de gestionnaire des forêts publiques tout en assurant la pérennité financière de l’établissement » se sont félicités les trois ministres.

La signature a eu lieu au ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt

© Cheick.saidou/Min.Agri.Fr
La signature a eu lieu au ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt

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Des ventes encadrées pour le chêne


Office national des forêts


Ventes de bois à l’ONF

Des ventes encadrées pour le chêne

L’Office national des forêts met en œuvre les dispositions du décret du 11 septembre 2015 modifiant les conditions pour se porter acquéreur des ventes de bois qu’il réalise, ayant pour objectif de favoriser la première transformation de ce produit sur le territoire de l’Union européenne.

Les professionnels souhaitant acheter des lots de bois d’œuvre de chêne doivent désormais disposer du label UE transformation des bois porté par l’Association pour l’emploi des chênes et des feuillus. A défaut de disposer de ce label, ils sont tenus de s’engager par écrit à alimenter la filière de transformation située dans l’Union européenne. Cet engagement doit être accompagné d’une attestation d’un organisme de contrôle indépendant. Si cet engagement n’était pas respecté, l’acheteur pourrait se voir refuser, pour ce type de produit, l’accès aux ventes organisées par l’ONF.

Ce décret qui s’appuie sur la prise en compte des objectifs de l’article L121-2-1 du Code forestier, s’applique aux ventes publiques de bois sur pied et de bois façonnés.

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Remise en cause du régime forestier


En octobre 2011, La Fédération nationale des Communes forestières a signé avec l’Etat et l’Office national des forêts un contrat d’objectifs et de performance pour la période 2012/2016.

Pour des raisons budgétaires, de manière unilatérale et sans aucune concertation, le Gouvernement se propose d’augmenter de 50 millions d’euros sur trois ans la contribution des collectivités au financement de l’ONF.

Pour la Fédération nationale des Communes forestières, cela signifierait la rupture du contrat en cours.

Déjà impactées par une diminution significative du montant de la dotation globale de fonctionnement (DGF), les communes forestières seraient dans l’impossibilité de faire face à ces prélèvements supplémentaires. Les communes rurales en seraient les principales victimes.

La Fédération nationale des Communes forestières rappelle qu’elle a apporté un soutien constant au service public forestier assuré par les salariés de l’Office national des forêts.

La Fédération nationale des Communes forestières met en garde sur le fait que le maintien du projet gouvernemental de prélèvement supplémentaire conduirait les collectivités à demander à exercer un droit d’option sur le choix du gestionnaire de leur patrimoine forestier et qu’il soit donc mis fin au monopole de gestion accordé à l’ONF. Il en résulterait des conséquences désastreuses au plan de l’approvisionnement des entreprises de la filière, de l’emploi, de la gestion durable, de la préservation de l’environnement et de la biodiversité.

Des menaces pèseraient alors sur la pérennité de l’ONF et sur l’emploi de ses personnels ouvriers et fonctionnaires.

La Fédération nationale des Communes forestières déplorerait de devoir renoncer à la mise en oeuvre du régime forestier par l’établissement public ONF. Le système actuellement en vigueur garantit en effet une gestion durable et multifonctionnelle des forêts publiques et permet une mutualisation de la gestion forestière entre des massifs forestiers aux caractéristiques très diverses.

La Fédération nationale des communes forestières en appelle aux élus et particulièrement aux parlementaires pour obtenir le retrait d’une mesure contraire à l’intérêt collectif.

La Fédération nationale des Communes forestières regroupe des collectivités ayant sur leur territoire une forêt publique et plus largement celles intéressées par l’espace forestier et la filière forêt-bois. Force de propositions, elle favorise une approche territoriale et multifonctionnelle des politiques forestières. Elle représente 5 000 collectivités sur l’ensemble du territoire et se décline en 10 Unions régionales et près de 50 associations départementales.

Plus d’infos sur : www.fncofor.fr

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Bois et forêt dans la transition


L’édition 2014 de Quelle foire ! aura pour thème « Bois et forêt dans la transition ».

Dans cette perspective, nous vous proposons un cycle de conférences sur la forêt et la filière bois tout au long de l’année. Suite à la première conférence sur l’histoire de la forêt, et à la deuxième sur la gestion forestière (précédée d’une visite de chantier en forêt), nous vous proposons d’échanger sur l’équilibre forêt-gibier.

Jeudi 3 juillet à 20h30 à la Grange du Percy
Equilibre forêt-gibier : la chasse au service de la forêt ?

Table-ronde, animée par Marc Koninckx, avec :
- Frédéric Aubert, maire de Tréminis et administrateur de l’Association des communes forestières de l’Isère
- Jean-Marc Bonthoux, administrateur pour le Trièves de la Fédération départementale des chasseurs de l’Isère
- Yvonne Coing Belley, conseillère de centre du CRPF et vice-présidente du Syndicat des forestiers de l’Isère
- Rémy Lecomte, de l’ONF
- Gilbert Magnat, président de l’ACCA de Lalley

La conférence suivante aura lieu le
Jeudi 17 juillet au Pôle bois de St Michel-les-Portes
Construire en bois dans le Trièves
: quel sera l’usage du bois d’oeuvre demain ? et sera-t-il local ?
20h : Visite de l’unité de séchage et de la menuiserie
21h : Conférence-débat avec Jean-Luc Moulin, architecte, Stéphane Robert, charpentier, et Créabois Isère (sous réserve)

Collectif « Quelle Foire !  » et Communauté de Communes du Trièves
Programme des conférences consultable sur www.quellefoire-trieves.fr
Contact : 04 76 34 42 82 – contact@quellefoire-trieves.fr

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La filière forêt-bois de montagne en Isère


Une table ronde s’est tenue dans les locaux de la Société Dauphinoise Charpente Couverture, à Varces, à l’occasion de la venue de Jean-Yves Caullet, président de l’ONF, en présence des acteurs de l’ensemble de la filière bois en Isère.ONF,

Des forêts omniprésentes

La forêt couvre 34% du département isérois, soit plus de 250 000 hectares. En secteur de montagne, ce chiffre atteint près de 69%. L’Isère est le premier département de Rhône-Alpes avec 42 millions de m3 de bois sur pied. Ces chiffres expliquent qu’une commune iséroise sur deux est une commune forestière.

La forêt iséroise compte une grande variété d’essences réparties à parts égales de feuillus (châtaignier, chêne, hêtre …) et résineux (sapin, épicéa…). 10 000 emplois sont liés à l’activité bois en Isère avec 500 000 m3 de bois exploités/an dont 400 000 m3 en zone de montagne.

Des bois d’accès difficile

29% de l’accroissement des bois est exploité en Isère (52% au niveau national). « Ce qui ne signifie pas pour autant que les 71% restants soient disponibles » précise Patrick Lambouroud, directeur de Créabois Isère.

Une partie des bois est effectivement prélevée hors des circuits commerciaux, le reste ne correspond pas forcément à des produits marchands. Enfin, beaucoup de zones de production sont inaccessibles par l’altitude ou la pente des terrains.

Les investissements en forêt iséroise restent insuffisants avec une densité de desserte route de 0.9 km/100 ha ou 2km/100 ha en piste alors que le département de Savoie en compte 1.2km/100 ha et 2.2km/100 ha respectivement. « La forêt privée, comme publique, a besoin de desserte, de routes et chemins. » souligne Yvonne Coing-Belley, vice-présidente du CRPF.

Une forêt surprotégée

Des facteurs sociaux (une forêt trop idéalisée) et environnementaux freinent l’exploitation de la forêt de montagne. Elle est pénalisée par le morcellement parcellaire privé et menacée par le déséquilibre croissant sylvo-cynégétique qui réduit les possibilités de prélèvements.  460 000 personnes propriétaires forestiers en Rhône-Alpes dont 25% en Isère sont recensés.

À ce sujet, la possibilité de création des Groupements d’Intérêt Économique et Environnemental Forestier (GIEEF) prévue dans la loi d’avenir agricole et forestière est accueillie favorablement par les acteurs de la forêt privée.

Une exploitation insuffisante

Les handicaps naturels ou socio-économiques dont souffre la forêt de montagne se traduisent par un taux de prélèvement faible et en stagnation depuis 20 ans. Cela a pour conséquence une accumulation de bois sur pied et un vieillissement des peuplements avec risques de pathologies importants.

Les surfaces exploitées sont en diminution et les volumes mis en vente par parcelle diminuent. La perte de rentabilité économique à terme reste une réelle préoccupation pour les forestiers et les chefs d’entreprise manquent de visibilité sur l’évolution des cours du bois et sa réelle disponibilité.

Des acteurs en réseau

La filière bois est très satellisée avec 3 000 entreprises, à l’inverse par exemple de celle du béton. « Du coup, il faut toute la force du réseau » appuie Jean-Yves Caullet.

La FIBRA et Créabois Isère regroupent l’ensemble des acteurs de la filière bois dans le département pour impulser et accompagner son développement économique, promouvoir toutes les formes d’utilisations pertinentes du bois et valoriser le bois local dans le cadre d’un développement durable des territoires.

Des partenariats positifs

Une visite des locaux de la Société Dauphinoise Charpente Couverture montre une entreprise jeune, moderne et impliquée dans la valorisation de bois locaux dans ses différents projets. « Il faut favoriser les circuits courts d’approvisionnement, maintenir et développer le tissu économique local de nos communes forestières et faire face à la puissance commerciale étrangère en face de nos PME de 1ère et 2ème transformation en matière d’importation des bois » explique son dirigeant David Bosch.

Ainsi, 125 m3 de bois massif local ont été utilisés pour l’ossature bois, la charpente, le volige et les tasseaux de la construction de l’internat du lycée Ferdinand Buisson à Voiron. 50 autres mètres cubes de lamellé collé et panneaux OSB nécessaires pour ce bâtiment passif ont été produits en France.

Citons encore les 405 m3 de bois en provenance de la forêt de Méaudre pour la construction du Gymnase Fleming à Sassenage. Et la liste est longue ! Le fondateur de SDCC, Jean-Claude Mattio, confie que la filière bois iséroise est bien structurée et est une réelle chance pour la profession. « Il y a 10 ans, c’était très compliqué de s’approvisionner en bois. »

Des attentes fortes

Le potentiel de développement de la filière est grand du fait de la sous-exploitation partielle des forêts et de l’essor du bois construction mais son approvisionnement demeure incertain.

Charles Galvin, vice président du conseil général de l’Isère, en charge de la forêt, insiste sur l’importance de l’aménagement du territoire isérois et les acteurs soulignent la nécessité d’introduire des spécificités montagne dans la loi de modernisation.

Dynamiser la gestion et la valorisation des espaces forestiers avec plus de moyens financiers à court et moyen terme permettra d’augmenter la disponibilité de l’offre bois dans le département par la construction de dessertes et l’amplification du reboisement.

Compte rendu charlotte Reynier-Poête

Cliquer sur les photos pour les agrandir.

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