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GTV Les grandes traversées du Vercors


Une toute nouvelle édition complètement repensée du topoguide consacré au grand tour du Vercors et à la Traversée des Hauts-Plateaux.

Après le succès rencontré par cet itinéraire et ses variantes, les GTV à pied font peau neuve pour leurs 10 ans.

Un tracé revu en partie, un découpage en 23 étapes, toutes les bonnes infos pour réserver ses hébergements, ce nouveau guide se veut résolument pratique.

La randonnée complète dure trois semaines environ, mais chacun peut la segmenter selon ses envies : une journée sur une étape, un week-end, une semaine… Idéal pour découvrir cette mythique citadelle de calcaire, ses richesses naturelles et patrimoniales rencontrées en chemin. La classique et belle Traversée des Hauts-Plateaux en 3 jours vient compléter l’ensemble.

Auteur : Parc naturel régional du Vercors
Éditeur : Glénat
Hors collection – Randonnée
120 pages
Format : 12,8 x 22 cm
Façonnage : Souple
ISBN : 978-2-344-02652-6


Disponible à la Maison du Parc et dans toutes les bonnes librairies depuis le 18 avril 2018 (17,90 €).

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Les 20 ans fêtés à Paris!


Le bleu du Vercors Sassenage a obtenu son AOC il y a 20 ans… Anniversaire fêté  à Paris au stand du Vercors lors du salon de l’agriculture..

il y avait foule au stand du Vercors pour  » arroser dignement cet anniversaire. Parmi celle ci Jacques Adenot, président du Parc Naturel Régional du Vercors, Daniel Vignon, président du SIVER, Paul Faure président de Vercors Lait mais aussi d’anciens éleveurs associés aux enfants de l’association graines d’éleveurs.

Pour rappel L’AOP du Bleu du Vercors-Sassenage est l’une des plus petites en lait de vache, c’est une réalité qui résonne aujourd’hui comme une fierté. Début des années 90, la filière fromagère du Vercors était vouée à disparaître si les producteurs n’avaient pas décidé de prendre leur destin en main. La stratégie de développement de la filière est basée sur le respect du consommateur, de l’agriculteur, de son outil de production et de son territoire.

Ainsi, sur le Vercors, on favorise la vente directe en valorisant les circuits courts et les échanges avec les clients. Les vaches sont nourries de foin provenant uniquement de la zone géographique et sont élevées dans un système extensif.

L’AOP du Bleu du Vercors-Sassenage se situe sur le chemin de la durabilité. Les fermiers aujourd’hui perpétuent les gestes traditionnels de fabrication. Le Bleu du Vercors-Sassenage allie un savant mélange d’un lait de la veille auquel on rajoute le lait frais du matin. La transformation est minutieuse, chaque étape nécessite une application particulière, c’est sans doute là, l’un des secrets qui 21 jours plus tard permet au bleu d’affirmer tout son caractère et sa douceur.

Une famille mérite vraiment d’être mise à l’honneur pour les 20 ans de l’appellation. Il s’agit de la famille Guillot. Producteurs de lait depuis plusieurs générations, Pauline est présidente de l’association graines d’éleveurs.

Pauline vient d’avoir ses 17 ans, elle passera au mois de juin un bac STAV (Sciences et technologie de l’agronomie et du vivant) au lycée de la Motte Servolex et poursuivra ses études l’année prochaine en BTSA ACSE (analyse et conduite d’une stratégie d’entreprise en alternance).

Le 13 octobre dernier, elle est devenue Présidente de la toute jeune association des Graines d’Éleveurs. Elle est un porte drapeau formidable : elle est discrète et efficace, elle est engagée et déterminée dans tout ce qu’elle fait. Depuis toute petite, elle aime travailler aux côtés de son papa qui a une ferme qui allie la production laitière et la transformation fermière de Bleu du Vercors-Sassenage. Elle apprécie tous les métiers de la ferme et aime beaucoup la race Villard-de-Lans, c’est certain elle n’envisage pas son avenir sans cette race dans son troupeau. « J’aime cette race, si elle était présente autrefois c’est qu’il y avait une bonne raison ».

Elle porte avec brio tous les projets des graines d’éleveurs : retour du gypaète barbu, préparation des manifestations… elle encourage et soutient les plus jeunes.

Place ensuite au traditionnel gâteau d’anniversaire..

Un anniversaire en deux temps!

Dans un premiers temps, nous avons pu découvrir le film  »

De la mémoire aux Graines d’éleveurs

Au-delà de la présentation des spécificités du Bleu du Vercors-Sassenage, de ses saveurs et de son process ancestral, ce film, profondément humain, s’appuie sur des témoignages et l’expérience de femmes et d’hommes (sur trois générations) qui, sur le Vercors, ont joué un rôle déterminant dans l’évolution de la production laitière sur ce territoire.


Place ensuite au traditionnel gâteau d’anniversaire..découpé, dégusté dans un moment festif et convivial..


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Vercors: une année 2018 bien chargée!


Rencontre avec Jacques Adenot, président du Parc Naturel Régional du Vercors et Franck Girard président de la Communauté de communes du massif du Vercors.. Nous avons abordé l’actualité et les projets pour 2018..

On ne pouvait pas aborder avec le président de la CCMV la question des éventuelles fusions entre les communautés de communes attenantes.

 » Oui ce sujet a été d’actualité mais je ne tenais pas travailler dans la précipitation. Voilà pourquoi il y a un an j’ai engagé une étude spécifique sur les possibilités de rapprochement avec les communautés attenantes à la notre. Elles sont au nombre de trois et celles ci ne sont plus dans cette optique de fusion. Je comprends tout à fait cette décision et de fait l’étude est stoppée.  On en reste donc là pour le moment » a tenu à nous préciser Franck Girard.

Cela n’empêche pas la CCMV d’être très active et d’avoir des projets pour cette année 2018.  » Nous continuons à soutenir Vercors =lait dans ces travaux de modernisation. Ceux ci seront achevés fin 2018, début 2019.. Nous tenons beaucoup à la réussite de Vercors Lait, qui est une entreprise fleuron du massif.

Nous vivons une aberration: Notre plateau est couvert de forêts que nous exploitons. Est-il normal que les grumes aillent se faire travailler à des dizaines, voire des centaines de kilomètres de chez nous et reviennent ensuite sur le plateau. Notre réflexion porte sur l’opportunité d’installer une scierie sur notre territoire.

Autre chantier: la finalisation du PLUI qui a eu comme objectif de protéger les espaces forestiers, agricoles et aussi de limiter, contenir de façon raisonnable le taux d’accroissement de la population sur notre espace  » a précisé Franck Girard.

Ce dernier a tenu à rajouter que le Vercors, terre de champions va vivre une grande année en 2018 avec les Jeux Olympiques d’hiver.. » Plusieurs athlètes, une bonne dizaine,  issus du plateau sont tout à fait capables de ramener une médaille de Corée. Nous voulons honorer leur talent, audace en organisant  une grande fête au printemps avec tous nos sportifs, partenaires.. »

La gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations (GEMAPI) est, depuis le 1er janvier une compétence confiée aux intercommunalités (métropoles, communautés urbaines, communautés d’agglomération, communautés de communes. La Communauté de communes du massif du Vercors a donc cette nouvelle compétence.

Franck Girard trouve que cette compétence cadrée au niveau du territoire de la CCMV est trop restrictive.  » Il faut voir cette compétence sur une échelle plus globale. Il me semble que ces missions doivent être partagées entre la Parc du Vercors et le département. Le Parc gérant la compétence aquatique et le département la prévention des inondations à travers le Symbhi.. »

Jacques Adenot, président du Parc est tout à fait en phase avec cette proposition  » qui va dans le bon sens « ..

Avec lui nous avons bien entendu aborder le problème de l’APAP que l’on dit en grande difficulté.  » Une structure comme l’APAP a toute sa raison d’être, et j’espère que des solutions seront trouvées afin de repartir sur des bonnes bases.

L’agriculture sur le Parc est indispensable à plusieurs niveaux. De plus on ne peut que féliciter son dynamisme, la qualité du travail fourni et aussi la jeunesse de ses agriculteurs. Oui il faut une structure qui réunisse en son sein toutes les filières qui composent notre agriculture. Une des particularité du Parc et c’est aussi une force, une richesse, est d’avoir de multiples filières qui vont de l’élevage  jusqu’à l’apiculture, les plantes aromatiques.. Cette structure doit en particulier faire le lien avec l’ensemble des acteurs, décideurs du territoire.. Travailler avec eux sur la communication, la promotion.. »

A propos de promotion 2018 est une grande année pour le produit fleuron du Vercors: le bleu du Vercors Sassenage.

En effet le Bleu a obtenu l’AOC en 1998. On fêtera donc les 20 ans de l’appellation.Pour ce de nombreuses animations se mettent en place. Le rendez vous le plus important étant la fête du bleu qui se déroulera les 28 et 29 juillet à Lans en Vercors.  » Cette fête sera orchestrée par le Parc avec le Siver et l’APAP comme partenaires essentiels. Le programme qui sera présenté sera dense avec en particulier une présentation historique du bleu, une rencontre avec d’autres  » petites » appellations bleu telles que la fourme de Montbrison, le bleu de Gex.. Ce sera l’occasion aussi de réunir plusieurs générations d’agriculteurs.. »

Bien entendu le Vercors sera une nouvelle fois présent au salon de l’agriculture à Paris ( 24 février/ 4 mars) ou  » nous sommes très attendus par les milliers de visiteurs »..

On en reparlera…

Gilbert PRECZ


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Label distinct pour les produits bio d’importation équivalents?


La Fédération française des coopératives de fruits et légumes (FELCOOP), la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), les producteurs de banane de Guadeloupe et Martinique (UGPBAN), les producteurs de légumes français (Légumes de France), et le syndicat du sucre de l’Ile de la Réunion, regrettent la distorsion de concurrence extrêmement dangereuse pour les producteurs européens bio et conventionnels et le risque grave de perte de confiance des consommateurs favorisés par le nouveau texte adopté au Conseil le 20 novembre et en commission de l’Agriculture du Parlement européen le 22 novembre dernier.

Sans titreLors d’une conférence organisée par l’eurodéputée Angélique Delahaye au Parlement européen ce mardi 21 novembre dans le cadre de l’Intergroupe « Changement climatique, biodiversité et développement durable », les débats ont soulevé un certain nombre d’interrogations au regard des échanges commerciaux et du manque de cohérence qui en découle entre règles applicables aux producteurs européens et celles applicables aux producteurs des pays tiers, qui utilisent pourtant le même label bio quel que soit le régime d’importation.

Les producteurs européens regrettent les informations inexactes diffusées par la presse ces derniers jours, se félicitant d’un nouveau règlement qui « améliore la lisibilité des règles d’importation pour le consommateur ». Il y a un manque clair d’analyse de fond du nouveau texte qui laisse donc véhiculer des fausses vérités aux citoyens.

Les importations de produits biologiques dans l’UE peuvent se faire via deux régimes : d’une part, le régime d’équivalence qui permet de rejoindre les mêmes objectifs que le règlement bio mais avec des moyens différents « tout en garantissant le même niveau d’assurance que la conformité », et d’autre part, le régime de conformité, qui impose le respect de règles strictes que doivent suivre les producteurs européens, mais auquel les producteurs des pays tiers peuvent déroger via des accords commerciaux d’équivalence.

Le système de conformité n’a jamais été activé dans le précédent règlement : le rapport de la Commission au Parlement européen et au Conseil en mai 2012 reconnait qu’il s’agissait de donner le temps au régime d’équivalence de se développer. Si le nouveau texte semble imposer une ’conformité’ de façade aux productions importées dans le marché de l’UE, celui-ci permet également, et c’est une des nouveautés de ce règlement, aux pays tiers de signer des accords commerciaux d’équivalence renouvelables pour une durée indéterminée.

Ces accords, à l’instar de ceux signés récemment avec le Chili et la Suisse, créent une situation irréversible : dorénavant, les productions des pays tiers peuvent contourner l’obligation de conformité par la conclusion d’accords commerciaux qui reposent sur l’équivalence.
Le droit commercial international prend donc désormais le dessus sur la politique agricole européenne.

Le système de conformité n’ayant jamais été mis en oeuvre dans l’ancien règlement, les échéances prévues dans le nouveau texte pour se mettre en conformité avec les règles de production européennes ne s’appliqueront pas aux pays qui auront signé un accord commercial sur le commerce
de produits biologiques. À ce jour, 12 pays tiers1 devraient signer rapidement un accord, en plus de celui déjà signé avec le Chili, et 17 autres sont en cours de négociations. En dehors de ces pays, l’équivalence certifiée par les organismes certificateurs approuvés sous l’ancien règlement se poursuivra encore 3 ans.
Les producteurs européens regrettent également que la Commission européenne ne se soit jamais penchée sur les impacts que le système d’équivalence pouvait avoir sur les producteurs européens.
Pourtant, l’équivalence introduit un laxisme des règles de production et favorise l’utilisation de produits phytosanitaires, fertilisants, et de techniques de production interdites en Europe, conduisant à des rendements bien supérieurs pour les productions des pays tiers, notamment en zones tropicales humides.
Ce phénomène, associé à l’assouplissement de la pression des contrôles permis par le nouveau règlement, met en danger l’encadrement du label bio.
Le Collectif pour la Conformité, qui regroupe une cinquantaine d’organisations européennes de producteurs, syndicats, centres de recherche,  Parc Naturel Régional du Vercors, etc. considère qu’un label bio distinct pour d’une part les produits équivalents et d’autre part les produits strictement conformes, est le seul moyen de répondre à la distorsion de concurrence subie par les producteurs européens et aux attentes du consommateur qui pourra dès lors avoir une lecture claire du label.
Le vote final du Parlement européen sur le texte de compromis aura lieu en plénière en janvier 2018, entérinant le nouveau règlement bio qui entrera en vigueur en janvier 2021.

Collectif pour la Conformité : http://oui-au-bio-strictement-conforme.eu/

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Label Ecocert pour St Just de Claix


Créé en 1991, Ecocert est le spécialiste français de la certification des produits issus de l’agriculture biologique.

En 2013, Ecocert s’est engagé aux côtés des professionnels qui oeuvrent à l’introduction des produits biologiques et locaux en restauration collective, en leur proposant un nouvel outil de valorisation : le label Ecocert « En cuisine »

Les fondements du référentiel « En cuisine » pour la restauration collective

Le développement de l’approvisionnement bio est un impératif : le restaurant doit proposer toute l’année un choix varié de produits issus de l’agriculture biologique, pour un impact réduit des pesticides dans l’assiette.

Des garanties sont exigées sur la provenance des aliments : les filières courtes doivent être privilégiées, afin de réduire l’empreinte carbone et pour créer un lien social avec les producteurs bio les plus proches.

Le respect de l’équilibre nutritionnel, la diversité alimentaire et la valorisation du « fait maison » font partie des exigences du référentiel, tout comme la limitation des additifs, la traçabilité des produits, et la clarté de l’information pour une éducation alimentaire des équipes, des convives, et particulièrement des enfants.

Des mesures concrètes doivent être mises en place pour réduire le gaspillage alimentaire et améliorer la gestion des déchets. L’objectif à terme est d’appliquer une politique environnementale à l’ensemble du restaurant (eau, énergie, détergents, emballages, vaisselle…).

La commune de ST Just de Claix c’est vue décerner le label Ecocert remis officiellement lors de la fête du bleu à Sainte Eulalie en Royans.

Pour le maire Joël O’Baton  » manger local reste un privilège et nous devons permettre aux écoliers de manger local et bon. Voilà pourquoi la commune de St Just de Claix, s’est engagée à maintenir une cuisine scolaire de qualité confectionnée sur place à partir de produits locaux et avoisinants. »

Cela permet de soutenir l’agriculture locale et d’offrir une alimentation saine et équilibrée aux scolaires mais aussi de les sensibiliser au goût, au gaspillage..

Cette démarche soutenue et accompagnée par la commune de St Romans, le programme Leader Terre d’Echos , le Parc naturel régional du Vercors, les chambres d’agriculture de la Drôme et de l’Isère,  concerne également les communes du Royans et du Vercors.

Démarche pilote qui pourrait à moyen terme permettre à d’autres collectivités à s’engager sur une voie similaire..

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Le maire de St Jus de Claix aux côtés de Jean claude Darlet Président de la chambre d’agriculture de l’Isère.  Il s’est dit  » fier du résultat de l’audit Ecocert attestant de la conformité de notre cuisine centrale au référentiel  » en cuisine pour la restauration collective ».



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Le loup s’est invité au Global food forum


Christiane Lambert,  présidente de la FNSEA, le savait en se rendant sur le Vercors pour assister au Global food forum elle serait interrogée sur le loup, ses attaques, son avenir sur notre territoire. Ca a été le cas!

Pour aborder ce délicat et récurent sujet elle s’est rendue au Gaec de Rochetière, spécialisé en élevage bovins à St Nizier de Moucherotte ou elle a été accueillie par Jean Baptiste blanc.

De nombreux agriculteurs, éleveurs ont participé à cette visite et aux échanges.

La Présidente de la FNSEA a de suite planté le décor: « Pas moins de 72000 brebis ont été tuées en France depuis 2009. L’Europe consacre 23 millions d’euros aux dégâts causés par le loup.. » Le souci est que ce problème n’ira qu’aller en augmentation.

Elle a indiqué que la FNSEA luttera pour que le pastoralisme soit au coeur du prochain plan loup partant du principe:  » la population du loup augmente de 22% , il faut une augmentation de prélèvements de 22% . On passerait donc de 50 prélèvements au lieu de 40. » Et Christiane Lambert de clamer: on veut arriver à zéro attaque de loup!

La présence du loup est une catastrophe économique, écologique, sociale, il faut vraiment prendre ce problème à bras le corps.

Christiane Lambert a obtenu les soutiens des agriculteurs, éleveurs mais aussi du commissaire européen en provenance d’Italie: Herbert Dorfmann:  » le loup est incompatible avec l’agriculture de montagne, de Marie Noëlle Battistel, députée, de Jacques Adenot, président du Parc Régional du Vercors:  » il est urgent d’éteindre l’incendie.. ».

Quand aux éleveurs, ils ont une position claire: notre métier est d »élever des bêtes en toute sérenité pas de partir à la chasse aux loups..Et de poursuivre: le loup s’attaquait essentiellement aux ovins..Maintenant il s’attaque aux jeunes bovins, aux ânes, équins chiens..Et on le voit se rapprocher dangereusement des centres de nos villages..

Encore et toujours le loup…

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Le Parc du Vercors, la CCMV, leur avenir vu par leur Président!


Qu’on le veuille ou non nous vivons une très forte mutation politique.. L’élection d’ Emmanuel Macron à la présidence de la République le prouve et dans quelques jours les élections législatives ne feront qu’accentuer cette mutation.

Nous avons échangé avec Jacques Adenot, président du Parc Naturel Régional du Vercors et Franck Girard, Président de la Communauté de Communes du Massif du Vercors, sur leurs souhaits, attentes, craintes, et surtout leurs objectifs…concernant l’avenir du Parc et de la CCMV.

Jacques Adenot est très clair: « Les nouveaux élus, notre député  en particulier devront écouter le terrain, nous comprendre et faire remonter nos problématiques. Il faut agir vite, éviter les intermédiaires, les discussions sans fin, je ne veux que du concret.. »

Omniprésence de l’agriculture

Sans titre

Il aborde également un dossier sensible, d’actualité: le loup.  » il faut modifier la législation européenne. Les attaques sont de plus en plus nombreuses et je suis favorable aux tirs de prélèvement mais aussi d’ effarouchement. Il faut absolument trouver une solution, un équilibre entre la présence du loup et la vie pastorale sinon on part à la catastrophe. »

L’agriculture est omniprésente sur le Parc: » je veux que les agriculteurs vivent de leur métier.. Il ne peut en être autrement.  sur le Vercors l’agriculture a un rôle essentiel au niveau environnemental, aménagement du territoire, conservation du patrimoine, et bien entendu économique, social..touristique.. »

Le Vercors est pleinement impliqué dans la transition énergétique l’avenir du Vercors passe par la poursuite des actions engagées à travers la démarche Territoire à énergie positive à travers par exemple le développement des centrales villageoises.. »

Pour Jacques Adenot  » notre nouveau député devra comprendre le monde rural et soutenir les actions engagées pour le protéger. il devra être à l’écoute de notre territoire et soutenir les petites structures nourricières. Elles ont toute leur place même vis à vis de la mondialisation. »

Franck Girard, Président de la Communauté de Communes du Massif du Vercors a adhéré totalement aux propos du Président du Parc, les deux précisant de concert que le Parc doit rester un territoire vivant, animé, habité par la durabilité économique et qu’il faut surtout agir en fonction du dérèglement climatique.  » Et de rajouter  » le Parc doit être protégé!

Lever le pied

Face aux différentes réformes que « l’on nous a imposé » Franck Girard demande de façon très ferme  » de lever le pied! Les collectivités sont à bout de souffle. Les transferts de compétences successifs, rapides et qui n’ont pas eu les effets escomptés ont complètement désorganisé nos structures. La baisse récurrente des subventions  des subventions ajoutée au fait que l’on souhaite maîtriser la fiscalité locale fait poser question:  » jusqu’à quand pourra t-on maintenir les services auxquels nos concitoyens ont droit? »

Franck Girard martèle:  » il faut calmer le jeu, donner le temps aux collectivités de se structurer à leur rythme..Ne pas imposer mais nous donner des marges de manoeuvre en fonction des spécificités de chacun.  Mon souhait est que le gouvernement ne traite pas global mais par zones. La problématique en zone rurale est totalement différente qu’en zone urbaine.A cela se rajoute la géographie . En zone de moyenne montagne on a des orientations à suivre qui sont différentes qu’en plaine ou haute montagne.. « 

Il rappelle lui aussi le rôle essentiel que joue l’agriculture  » qui est dynamique et qui est un enjeu économique important. C’est pourquoi nous avons investi plusieurs millions d’euros ( 3, 8 millions ) pour la modernisation de la coopérative Vercors Lait en partenariat avec le Conseil Départemental. »

La CCMV a également mis en place le pôle SADA basé sur l’aménagement, le développement et l’attractivité du territoire avec trois pistes essentielles: économie, tourisme, aménagement du territoire.

Franck Girard souhaite que les élus ne prennent pas seuls les décisions mais que les socio-professionnels soient également partie prenante.  » C’est de la concertation, de la discussion que jaillissent les meilleures idées ».

Il a enfin précisé que le Vercors ne doit pas se détourner de l’agglomération grenobloise:  » nous sommes deux territoires différents mais complémentaires. On doit travailler ensemble.

Une convention tripartite avait été signé en 2008. « une nouvelle cmouture réactivée est en cours avec la Métro grenobloise. Elle démarre sous de bons hospices, nous devons maintenant la mener de concert, et en toute clarté. C’est un véritable contrat de réciprocité et d’avenir. »

Gilbert PRECZ



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Parc du Vercors,Grenoble-Alpes Métropole unis dans: “Territoire à Energie Positive et Croissance Verte”


Jacques ADENOT, Président du Parc naturel régional du Vercors et Christophe FERRARI, Président de Grenoble-Alpes Métropole ont lancé le 4 mai dernier  une démarche commune baptisée “Territoire à Energie Positive et Croissance Verte” ou TEpos-CV, en mairie de Fontaine en présence de nombreuses
personnalités.

Le Parc du Vercors et Grenoble-Alpes Métropole reconnus et labellisés « Territoire à
Energie Positive pour la Croissance Verte » par l’Etat avec TEPCV* et par la Région
Rhône-Alpes Auvergne avec TEPOS* en 2016, s’engagent mutuellement en faveur de
la transition énergétique et écologique. Ce partenariat en faveur de la transition
énergétique intègre pleinement les choix de vie des habitants du Vercors et de la
métropole mais aussi des nouveaux enjeux liés au changement climatique, tout en
témoignant des liens forts entre la ville et la montagne, dans une complémentarité
de services, de ressources et de milieux.
Le programme commun 2017-2020, englobe 5 thématiques : les mobilités, la
biodiversité, la filière bois-énergie, la réduction de la pollution lumineuse et les
énergies renouvelables.
Des actions concrètes par territoire, telles qu’un Plan lumière pour la métropole, la
rénovation d’une chaufferie bois et l’extension d’un réseau de chaleur pour le Parc
du Vercors ou encore des actions communes comme un dispositif d’auto-stop avec
une signalétique connectée et un projet de stockage-séchage de bois de
chauffage, verront le jour sur ces deux territoires fortement impliqués en faveur de
la transition énergétique.
L’Etat et la Région Rhône-Alpes-Auvergne soutiennent cette collaboration
conjointe à hauteur de 2 millions d’euros (investissement) et 100 000 euros
(ingénierie).

- TEPCV est une reconnaissance de l’Etat de l’engagement des territoires dans une
démarche de transition énergétique.
- TEPOS est une reconnaissance régionale des territoires qui les engagent à produire autant d’énergie qu’ils n’en consomment d’ici 2050.

Le lancement de ce partenariat s’est officialisé à Fontaine. Choix judicieux puisque Fontaine  est ville porte du Vercors, membre de la Métro, adhérente au Parc Naturel Régional du Vercors … » Nous sommes au coeur de cette démarche qui doit être une mobilisation citoyenne, nous sommes concernés et sommes preneurs de toute initiative environnementale.. » a précisé Jean Paul Trovéro, maire de Fontaine.

Jérôme Dutroncy, adjoint au maire et vice président de la Métropole c’est réjouit de cette démarche  » de longue haleine, qui demande la mobilisation de tous. C’est un projet de territoire et il faut bien garder en mémoire que si rien n’est fait ce territoire aura un tout autre visage dans les prochaines années, réchauffement de la planète oblige.. »

Jacques Adenot, président du parc naturel régional du Vercors a rappelé que  » le Parc est au service du territoire et que nous devons tout mettre en oeuvre pour le protéger, assurer son avenir.. Nous prônons une approche territoriale de l’énergie qui valorise les besoins et les richesses locales. Tous les projets 20170504_172821allant dans ce sens auront l’appui du Parc..Bois énergie, centrales villageoises, modes de déplacement, cuisiner local, valorisation des produits du Vercors…nous sommes mobilisés avec l’ensemble des acteurs de notre territoire pour mener à bout cette démarche ambitieuse qui consiste à ce que le Vercors produise autant d’énergie qu’il en consomme en 2050… »

Virginie Pfanner, vice présidente à la région et au Parc a souligné : » la région est leader dans cette démarche et que celle ci ne peut se mettre en place qu’avec une mobilisation des collectivités, des entreprises et des citoyens.. Cette initiative dynamise l’esprit d’innovation mais aussi l’économie, l’emploi.. »

Christophe Ferrari, président de Grenoble-alpes-Métropole s’est dit  » ravi que cette démarche soit collective et concerne  » deux territoires complémentaires: le Parc du Vercors et l’agglo. Nous devons monter des actions collectives afin de réussir la transition énergétique, c’est indispensable, vital pour notre avenir et celui de nos enfants.. Il faut savoir que si les températures continuent d’augmenter, notre environnement et nos forêts auxquels nous sommes tant attachés n’auront plus du tout le même visage. »

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De gauche à droite, Jean-Paul Trovero, maire de Fontaine, Christophe Ferrari, président de la Métropole, Jacques Adenot, président du PNRVercors et Virginie Pfanner, vice présidente de la Région.

Et de poursuivre: la Métro est un espace d’innovation avec en particulier 4500 logements qui ont été rénovés grâce à l’opération Mur/Mur.  » Certains particuliers ont vu leur facture de chauffage baisser de25 à 30%. Nous avons l’ambition de faire bénéficier de cette opération Mir/Mur 4000 propriétaires supplémentaires d’ici 2022.. » A préciser cela a permis de ne pas rejeter 6000 tonnes  de CO2 dans l’atmosphère..

Le processus est engagé et bien engagé..


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Vercors: donner un nouvel élan au Parc


Le salon international de l’agriculture se tiendra Porte de Versailles à Paris du 25 février au 2 mars. Un espace retiendra toute notre attention, celui du Vercors. Il sera, comme chaque année très animé.

Jacques Adenot, Président du Parc Naturel Régional du Vercors précise: Ce rendez vous que nous donnons aux visiteurs du salon est devenu incontournable. Nous avons repensé le stand et les animations seront comme d’habitude multiples. Toutes les facettes de notre territoire seront mises en avant autour de l’agriculture et du tourisme. Nous sommes en particulier heureux que l’opération graines d’éleveurs soit reconduite.

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Des jeunes passionnés de leur agriculture, ambassadeurs de demain, seront présents au Salon et défileront fièrement le 1er mars sur le petit ring du hall 1 à 18h pour partager leur passion… » Photo Pascal conche

Pour Jacques Adenot:  » tout comme la fête du bleu,  la présence du Vercors à Paris est un formidable vecteur de promotion de notre territoire. « 

Le Président du Parc souhaite donner un nouvel élan au Parc ,  » oui nous devons penser et construire notre territoire de demain. Une des idées forte est que le Vercors devienne au niveau de l’agriculture un territoire expérimental avec comme idée forte celle que les agriculteurs vivent de leur métier. « 

Jacques Adenot, homme de terrain, de consensus souhaite mettre en place une conférence permanente des présidents des EPCI du massif du Vercors:  » afin, à l’échelle du Massif Vercors, de construire un projet de territoire, fixer ses orientations et amorcer les plans d’actions , et bien sûr d ‘informer, d’échanger, de responsabiliser.. »

 » Mon objectif étant qu’à terme le Parc Régional Naturel du Vercors soit un modèle d’aménagement du territoire, reproductible pour tous les territoires de montagne en particulier dans notre belle région. « 

Vaste projet mais pas du tout irréaliste.. On en reparlera..

Gilbert PRECZ

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Communauté de communes du Massif du Vercors


La Communauté de communes du Massif du Vercors a connu une actualité de fin d’année 2016 très dense avec en particulier la démission de son président Pierre Buisson. Franck Girard, maire de St Nizier du Moucherotte lui a succédé.

Franck Girard est conscient de la tâche qui l’attend et sait qu’il peut  » compter sur une équipe soudée pour mener à bien les différents dossiers qui vont se succéder durant la mandature. »

Pour le président de la CCMV le plus important est celui de la fusion des intercommunalités.

 » Nous avons plusieurs scénarios possibles et lors de ce premier semestre 2017 nous allons les étudier tous en abordant les sujets importants comme la fiscalité, la gouvernance, l’économie.; mais aussi les conséquences concernant l’artisanat, l’agriculture, l’activité commerciale..

 » Une fois cette étude réalisée, nous allons lancer une très large concertation auprès des habitants. On estime en effet que ceux ci doivent prendre part aux débats, au choix qui sera fait.. »

Ensuite une décision sera prise..sans doute en fin d’année ou en début d’année 2018.  » Nous prendrons le temps nécessaire afin de prendre la bonne décision.. »

Franck Girard ne cache pas ses ou plutôt sa préférence:  » je souhaite que le Vercors reste le Vercors, cela signifie que je ne souhaite pas du tout un mariage entre la CCMV et un territoire urbain ». .. Pour expliquer son choix: »Nous avons chacun notre propre identité, nos problématiques sont différentes, et les projets de territoires sont différents.. »

D’autres dossiers sont sur le bureau du président…

On peut citer l’office de tourisme intercommunal à mettre en place » celui ci regroupera quatre communes: Autrans-Méaudre en Vercors, Lans, St Nizier du Moucherotte et Engins..  Nous participons activement et financièrement à la modernisation de l’outil de travail et à  l’extension de la coopérative Vercors Lait. Celle ci aura un coût de 3,8 millions d’euros. Vercors lait est à saturation au niveau de sa production, son extension est impérative.. Et n’oublions pas que la coopérative joue un rôle économique et social important sur le plateau, à travers l’emploi par exemple.. Vercors Lait produit une gamme de fromages importante mais aussi et surtout le bleu du Vercors Sassenage qui a l’AOP.. C’est un produit fleuron de notre territoire que nous devons protéger..! »

Cette initiative est d’autant plus appréciée que le Vercors est un territoire ou l’agriculture y a toute sa place.. » Nous avons de nombreux jeunes qui se sont installés.. » Nous devons être conscients de ce dynamisme et apporter notre soutien à l’ensemble des agriculteurs du plateau, cela passe par exemple par un PLUI qui protège les terres agricoles mais aussi par le Comité local de l’installation..

1Le développement du territoire  » qui est le nôtre passe aussi par la mise en place d’un service attractivité au niveau économique, touristique.. »

Franck Girard rappelle aussi que « dans les dossiers à gérer il y a aussi  la gestion de l’eau et des milieux aquatiques qui est transféré aux communautés de communes dans le cadre du contrat rivière.. »

Le Président de la CCMV se montre très enthousiaste  » même si comme chacun le sait, les dotations de l’Etat sont en baisse, les charges sont de plus en plus importantes.. parfois il sera difficile de jongler..mais on fera le maximum pour notre territoire.. « 

Et de conclure,  » je suis confiant d’autant plus que les relations avec le Parc Naturel régional du Vercors se sont assainies, on travaille aujourd’hui en parfaite osmose, confiance… »

Un Parc qui a lui aussi changé de présidence en 2016.. Celle ci est assurée par Jacques Adenot, un homme qui défend lui aussi son territoire, celui du Vercors…

Gilbert PRECZ

Catégorie A la une, Communauté de Communes du Massif du VercorsCommentaires fermés

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