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Le Parc du Vercors, une des 19 destinations durables en Europe


Jacques Adenot, président du Parc du Vercors a reçu dernièrement au Parlement
Européen (Bruxelles) le certificat du 3e renouvellement de la Charte européenne du tourisme durable.

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C’est une reconnaissance forte de notre engagement en matière de tourisme conçu dans le
cadre d’une démarche innovante depuis près de quinze ans.

Les axes forts du projet portent sur un partenariat actif avec les socio-professionnels à travers
la logique de réseaux (GTV, ACEV, stations de ski, sports de nature, agriculteurs, associations
naturalistes, sites touristiques, lieux de restauration…) qui vise la transversalité autour du socle
commun Inspiration Vercors.
Cette stratégie territoriale permet de faire converger les projets touristiques des Communautés de
communes et du Parc du Vercors (notamment par l’intermédiaire de programmes comme le CIMA
POIA), et d’orienter sa propre communication en cohérence avec cette stratégie : une communication
institutionnelle tournée vers le territoire et les habitants avec des outils en cours de déploiement
(comme le Journal Le Vercors et prochainement un nouveau site Internet), une communication liée à la
découverte du territoire et au partage des connaissance via des outils tels que Vercors Rando et
bientôt Université Vercors mobilisant des contributeurs volontaires.

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Les députés européens s’opposent au projet de la Commission d’autoriser cinq OGM


Le Parlement européen s’est opposé par un vote au projet de la Commission d’autoriser cinq organismes génétiquement modifiés (OGM) au sein de l’Union européenne, les maïs Bt11, 1507 et MON810 (graines et produits), ainsi que du coton résistant au glyphosate. Les députés ont à nouveau appelé à la réforme de la procédure d’autorisation européenne des OGM.

Les députés s’inquiètent du fait que le maïs Bt11 et le maïs 1507 puissent nuire à des espèces “non ciblées“ de papillons. Ils remettent en question le principe de “mortalité locale acceptable“ des espèces de lépidoptères non ciblées, introduit par l’autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA).

L’évaluation par l’EFSA du maïs MON810 manque de données, estiment les députés qui soulignent que la possibilité d’une contamination croisée par une plante invasive porteuse de la toxine Bacillus thuringiensis (Bt) présente des “risques majeurs pour les agriculteurs et l’environnement“.
Dans le cas des produits MON810 et du coton génétiquement modifié 281-24-236 × 3006-210-23 × MON88913 (DAS-24236-5×DAS-21Ø23-5×MON-88913-8), les députés soulignent que les OGM sont désormais autorisés au sein de l’Union européenne par la Commission, sans le soutien de l’opinion des commissions des États membres. Ce qui devait constituer une exception quant à la procédure habituelle de décision est en fait devenue la norme.

Une législation européenne séparée qui autoriserait tout État membre de l’Union à restreindre ou interdire la vente et l’usage de denrées alimentaires contenant des OGM approuvés par l’UE ou d’aliments pour animaux sur son territoire a été rejetée par le Parlement en octobre 2015. Les députés s’inquiètent du fait que cette législation soit inapplicable ou qu’elle puisse conduire à la réintroduction de contrôles aux frontières entre les pays favorables et opposés aux OGM. Ils ont appelé la Commission à préparer une nouvelle proposition.

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Lait et fruits à l’école


De nouvelles mesures visant à renforcer et à stimuler le financement d’un programme de l’Union Européenne pour fournir des fruits, des légumes et des produits laitiers dans les écoles ont été soutenues en commission de l’agriculture .

Elles mettent davantage l’accent sur l’éducation des enfants à manger sainement, augmentent le budget et fusionnent des régimes aujourd’hui distincts pour le lait et les fruits dans les écoles.

« Une alimentation saine et équilibrée est le fondement d’une bonne santé, mais la consommation de fruits, de légumes et de lait a diminué au sein de l’UE. C’est pourquoi il est de la plus haute importance de renforcer le régime de fruits, légumes et lait à l’école en augmentant son budget et en l’axant davantage sur l’éducation à une alimentation saine.
Le Parlement a également assuré la stabilité financière du programme en empêchant les États membres de réduire unilatéralement son budget ou de modifier les critères d’attribution des fonds de l’UE entre eux », a déclaré Marc Tarabella, chef de file de ce dossier au Parlement et meneur de l’équipe de négociation du PE.

Partager 250 millions d’euros par an pour des mesures alimentaires saines de façon plus équitable entre les États membres

Le Parlement a remporté une somme supplémentaire de 20 millions d’euros par an pour les mesures concernant le lait. Cela porte le financement annuel pour le lait et les produits laitiers à 100 millions d’euros, tandis que 150 millions d’euros sont dévolus aux fruits et légumes.

Les députés ont également insisté sur une répartition plus juste des fonds communautaires entre les États membres en fixant deux critères de base pour l’ensemble du système (la part d’enfants de six à dix ans dans la population et le degré de développement de la région au sein de l’État membre). Les niveaux passés des fonds du régime du lait seront pris en compte et éventuellement revus après les six premières années du nouveau régime et seront complétés par un nouveau montant minimum annuel d’aide européenne par enfant.
Davantage d’accent sur l’éducation

Pour rendre le système scolaire de l’UE plus efficace, les États membres doivent faire davantage pour promouvoir de saines habitudes alimentaires, les chaînes alimentaires locales, l’agriculture biologique et la lutte contre le gaspillage alimentaire, ont insisté les députés. Les mesures éducatives doivent aussi favoriser le contact des enfants avec l’agriculture, par exemple à travers des visites de fermes et la distribution de spécialités locales comme le miel et les olives.
Produits admissibles à un financement de l’UE

Le Parlement a insisté pour que les denrées alimentaires distribuées dans les écoles soient en priorité des produits sous-consommés, frais et locaux plutôt que des aliments transformés. Les États membres seront en mesure de distribuer les aliments transformés comme les soupes, compotes, jus de fruits, yaourts et fromages seulement en plus de fruits et légumes frais et du lait ou du lait sans lactose.
Le Parlement Européen a assuré que seuls les produits ayant un contenu nutritionnel sain puissent être distribués. Les édulcorants et exhausteurs de goût artificiels ajoutés seront interdits.

La distribution de produits avec du sucre, du sel et de la graisse ajoutés ne devrait être autorisée qu’à titre d’exception, ont insisté les députés. Des limites strictes pour les quantités de ces additifs dans le produit final seront définies au niveau de l’UE et le produit devra être approuvé par une autorité nationale de la santé avant qu’il puisse être mis à disposition des enfants de l’école dans le cadre du système de l’UE. Des produits contenant des fruits, des noix ou du cacao ajoutés tels que le lait au chocolat ou des yaourts aux fruits, et des produits alimentaires aromatisés seront toujours admissibles à un financement de l’UE au titre du régime scolaire. Mais les eurodéputés ont assuré que l’UE n’interviendra que pour la partie du lait de celui-ci, qui devra représenter au moins 90%, ou dans des cas exceptionnels, au moins 75% du produit final.

Prochaines étapes
Le texte convenu doit encore être approuvé par le Parlement dans son ensemble lors de la session plénière de mars ou avril avant d’aller au Conseil pour approbation en première lecture.

Le programme en faveur du lait dans les écoles a été créé en 1977. Le programme en faveur des fruits à l’école, qui inclut des mesures éducatives, a été introduit en 2009. Les deux programmes ont été mis sur pied afin d’encourager la consommation de fruits, de légumes, de lait et de produits laitiers.

Jusqu’à présent, ils opéraient cependant selon des dispositions juridiques et financières différentes. Les 28 États membres participent au programme en faveur de la consommation de lait à l’école alors que le programme en faveur de la consommation de fruits est appliqué dans 25 États membres (le Royaume-Uni, la Finlande et la Suède n’y prennent pas part).

La consommation de fruits, de légumes et de lait continue de chuter en Europe. Plus de 20 millions d’enfants sont en surpoids dans l’UE et les adolescents consomment en moyenne 30 à 50% seulement de l’apport journalier recommandé en fruits et légumes.

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Non au clonage des animaux de ferme


Le Parlement Européen veut interdire le clonage d’animaux à des fins agricoles dans l’UE.

Les rapporteurs soutiennent l’interdiction du clonage à des fins d’élevage et d’approvisionnement alimentaire.

Ils souhaitent aussi ajouter des dispositions sur les descendants d’animaux clonés et la commercialisation de produits issus de ces animaux venant de pays tiers.

Actuellement, la commercialisation de produits alimentaires issus d’animaux clonés dans l’Union européenne nécessite une approbation préalable à la mise sur le marché. Celle-ci se base sur une évaluation scientifique de la sécurité alimentaire par l’Autorité européenne de sécurité des aliments.

Plusieurs études scientifiques pointent du doigt la mauvaise santé de certains animaux clonés. Le clonage pose également problème à de nombreux citoyens européens qui s’inquiètent du bien-être animal et se montrent préoccupés par les questions éthiques que soulève cette pratique.

Dans son rapport de 2008 puis dans ses déclarations de 2009 et 2010, l’Autorité européenne de sécurité des aliments s’est montrée inquiète quant à la santé et le bien-être des animaux, soulignant le taux de mortalité associé au clonage.
Pour toutes ces raisons, de plus en plus de voix s’élèvent en faveur d’une interdiction des produits alimentaires issus d’animaux clonés ou de leur descendance au sein du marché alimentaire européen. La traçabilité obligatoire est une exigence fondamentale ici.
En effet, l’application de l’interdiction pourrait être compromise si le traçage des animaux clonés, de leurs descendants ainsi que des produits correspondants issus de pays tiers s’avère impossible.

Réactions des rapporteurs

La députée italienne Giulia Moi, membre du groupe Europe de la liberté et de la démocratie directe et rapporteur à la commission de l’agriculture, a déclaré à ce sujet :

« Deux questions essentielles ont guidé notre travail depuis le début : la protection et la santé de nos citoyens et consommateurs européens, et celle des animaux (pour lesquels l’Europe est également liée par les traités).
Nous ne sommes pas revenus en arrière sur les compromis concernant la commercialisation et la possibilité d’introduire des produits issus d’animaux clonés et de leurs descendants dans les États membres. De plus, nous avons exclu la possibilité que le clonage d’animaux puisse devenir une pratique courante à l’intérieur des frontières de l’Union européenne.
Nous sommes pleinement conscients du fait que, dans certains pays tiers avec lesquels l’UE entretient des relations commerciales, le clonage animal et la commercialisation des produits de leurs descendants n’est pas rare. »

Renate Sommer, députée démocrate-chrétienne allemande et rapporteur à la commission de l’environnement, a déclaré :

« En raison des effets négatifs sur le bien-être des animaux, le clonage à des fins agricoles est rejeté par une grande majorité de consommateurs. En outre, nous n’avons pas besoin de clonage pour assurer l’approvisionnement de viande dans l’Union européenne. L’interdiction du clonage est une question de valeurs et de principes européens.
Par conséquent, l’interdiction ne devrait pas seulement inclure les clones eux-mêmes, mais également leurs produits germinaux (sperme et embryons), leurs descendants et tous les produits dérivés de ces animaux. Ceci est nécessaire, car nous ferions sinon la promotion de la technique du clonage dans les pays tiers. »
Prochaines étapes

Les autres institutions européennes, y compris le Parlement européen et le Conseil, se pencheront sur le projet législatif de la Commission et adopteront ensuite leurs positions. A ce stade de la procédure, on estime que le projet législatif pourrait entrer en vigueur en 2016 au plus tôt.

Le clonage ne serait cependant pas interdit à des fins de recherche, de conservation de races rares ou d’espèces menacées, d’utilisation pour la production de produits pharmaceutiques et de dispositifs médicaux.

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Union européenne: programme unique pour la distribution de lait et de fruits dans les écoles


Le Parlement européen s’est exprimé en faveur d’un renforcement du programme de distribution de fruits et de lait dans les écoles.

C’est en 1977 que le programme de distribution de lait dans les écoles a été mis en place ; depuis, il ne cesse d’être renforcé, et vise désormais à encourager la consommation de fruits, de légumes et de produits laitiers chez les jeunes Européens, pour lutter contre l’obésité et promouvoir un régime alimentaire sain et équilibré.

Ce projet vise à encourager la consommation de fruits, de légumes et de produits laitiers chez les enfants européens. Il devrait également réduire les charges administratives.

Marc Tarabella, député démocrate-socialiste belge et responsable de la rédaction du projet, estime qu’il est essentiel de promouvoir un régime sain et équilibré dès le plus jeune âge, ainsi que de renouer les liens entre les enfants et la nourriture, ses origines, ses saveurs et ses textures.

« Ce sont des produits que nous pouvons obtenir localement, sans qu’ils aient dû faire trois fois le tour de la planète avant d’arriver dans nos assiettes », a-t-il expliqué. « Je suis très satisfait que la Commission européenne, et grâce à elle le Parlement européen, soient en faveur de ce rapport important ».

La distribution de lait dans les écoles a été établie dès 1977 et tous les États membres y ont adhéré. Plus de 20 millions d’enfants âgés de 6 à 10 ans en bénéficient chaque année. La distribution de fruits a commencé en 2009 et a déjà convaincu 25 États membres, bénéficiant à près de neuf millions d’enfants.

Les États membres sont libres de participer ou non à ces programmes. Grâce à ce projet commun, ils auront plus de flexibilité pour choisir les produits qu’ils souhaitent distribuer, tout en ayant la capacité de renforcer les aspects éducatifs.

« Les fonds disponibles vont passer de 197 à 250 millions d’euros : non seulement nous allons pouvoir assurer une distribution de fruits et légumes et de lait dans les établissements scolaires, mais aussi financer des mesures de pédagogie afin de favoriser une bonne hygiène de vie, par des actions de sensibilisation à la nutrition pouvant se traduire par des visites d’exploitations agricoles » expliquent Eric Andrieu et Jean-Paul Denanot.
« Autre point très positif du texte voté aujourd’hui, le Parlement européen donne clairement une priorité aux produits originaires de l’Union, et en particulier aux produits locaux et saisonniers, aux produits biologiques, et aux produits issus de circuits courts. Le sujet peut paraître anecdotique, mais nous faisons partie de ceux qui sont convaincus que l’Europe concrète de ces programmes constitue une réponse à la crise » concluent Eric Andrieu et Jean-Paul Denanot.

Catégorie Union européenne, agriculture, fruits-légumes, lait/produits laitiersCommentaires fermés

Etiquetage de l’origine de la viande dans les produits transformés


Le Parlement européen vient d’adopter, lors de sa session plénière du 11 février 2015, une résolution sur l’indication du pays d’origine de la viande utilisée dans les aliments transformés.

Cette résolution vise à demander à la Commission européenne de soumettre rapidement des propositions législatives pour faire suite au rapport remis par la Commission le 17 décembre 2013, et à répondre ainsi aux attentes des consommateurs et des professionnels de la viande qui demandent de manière constante que l’origine de la viande dans les plats préparés, soit clairement indiquée.

Cette résolution du Parlement européen reprend les demandes portées de façon constante par le Gouvernement depuis la crise de la viande de cheval en lieu et place de la viande de bœuf dans des plats préparés il y a maintenant deux ans. Des avancées ont été obtenues sur l’étiquetage de l’origine de la viande fraîche pour les viandes de porc, volailles, ovins et caprins qui seront obligatoires à partir du 1er avril 2015, mais cela ne répond que partiellement aux attentes des consommateurs européens.

Comme le rapport de la Commission le souligne, 90% des consommateurs sont en faveur d’un tel étiquetage. Cette exigence est un élément déterminant de réconciliation des consommateurs avec leur alimentation, et au-delà, avec l’Union européenne dans sa mission de protection des Européens. C’est en effet la réglementation européenne qui s’impose à tous les Etats membres en cette matière et les consommateurs attendent légitimement que l’Union européenne prenne des initiatives allant dans le sens de leurs demandes.

Les professionnels français des filières viande et au-delà se sont emparés de cet enjeu en lançant dès le salon de l’agriculture 2013 la démarche viandes de France et ont été rejoints par d’autres filières dans cette dynamique (œufs, fleurs, lait). Le Gouvernement soutient cette démarche qui démontre que cet étiquetage est souhaité également des filières.

L’indication de l’origine de la viande doit être appréhendée comme un dispositif de valorisation des produits européens et non comme un élément visant à déstabiliser le marché intérieur. Cet effort commun de vérité et de transparence doit, par ailleurs, permettre de sécuriser nos filières européennes.

Les consommateurs et les professionnels de la viande exigent cette mesure. Stéphane Le Foll mobilisera ses partenaires pour exiger de la Commission une telle initiative législative au plus vite.

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Stop aux sacs plastiques polluants pour l’environnement


En 2010, près de 200 sacs plastiques par citoyen européen ont été introduits sur le marché selon une estimation du Service de Recherche du Parlement européen.

En plus de la réduction de l’utilisation de sacs plastiques légers, la proposition approuvée prévoit aussi des frais obligatoires liés à l’utilisation des sacs plastiques dans le secteur alimentaire et recommande des frais supplémentaires concernant les sacs dans le secteur non-alimentaire.

Les sacs biodégradables et compostables feront l’objet d’une réduction possible de frais. Les sacs plastiques légers utilisés pour emballer la nourriture en vrac comme les fruits et les légumes devraient progressivement être remplacés par des sacs recyclés en papier ou des sacs biodégradables et compostables d’ici 2019.

Margrete Auken, députée verte danoise et rapporteur sur le sujet, a déclaré après le vote en session plénière le 16 avril : « Les députés ont voté pour renforcer significativement le projet de loi visant à réduire l’utilisation des sacs en plastique et leurs déchets, en particulier via l’introduction d’objectifs de réduction et l’exigence que les sacs en plastique aient un coût. Comme certains pays en pointe l’ont montré, une réduction importante de l’usage de ces sacs est facilement réalisable avec une politique cohérente. »

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Renforcement de la directive sur l’évaluation de l’impact environnemental


Une proposition pour actualiser la législation de l’UE afin de rendre les évaluations d’impact sur l’environnement plus claires, d’y intégrer la biodiversité et le changement climatique, et d’impliquer le public, a été soutenue par le Parlement européen.

Cette mise à jour, conclue de manière informelle avec le Conseil, vise à garantir que les décisions liées à l’autorisation de projets de développement ne soient pas influencées par les conflits d’intérêt.

Près de 200 types de projets – de la construction de ponts, de ports, d’autoroutes, en passant par les décharges de déchets jusqu’aux élevages intensifs de poulets ou de porcs – sont couverts par la directive concernant l’évaluation de l’impact sur l’environnement (EIE).

« Malgré la forte résistance de plusieurs États membres, le Parlement a atteint son objectif: élever les normes de qualité en ce qui concerne la protection de la santé humaine et de l’environnement.

Les gouvernements devront tenir compte de ces normes afin de pouvoir prendre leurs décisions en connaissance de cause. L’accord que nous avons négocié a reçu le soutien d’ONG importantes dans le secteur de l’environnement”, a affirmé Andrea Zanoni (ADLE, IT), qui a dirigé la législation au Parlement.

Les évaluations d’impact devront prendre en compte de nouveaux facteurs environnementaux, tels que la biodiversité et le changement climatique.

Les nouvelles règles permettront également de rendre les méthodes d’évaluation plus claires, de faciliter la participation du public par la création d’un portail Internet central, d’inclure des règles plus strictes pour lutter contre les conflits d’intérêt, et de limiter les recours aux dérogations.

Conflits d’intérêts

Afin de garantir l’objectivité, les États membres de l’UE seront contraints d’assurer une « séparation fonctionnelle » entre l’autorité compétente et le promoteur du projet.

Les rapports d’évaluations devraient aussi fournir de nouvelles informations, par exemple sur le cumul de projets, afin d’empêcher les promoteurs de diviser des projets de grande envergure en plusieurs petits projets dans le but de rester en-dessous des seuils, et sur les modifications hydro-morphologiques.

Gaz de schiste

Malgré les demandes du Parlement, des évaluations obligatoires d’impact environnemental pour l’extraction et l’exploration de gaz de schiste – quel que soit le rendement escompté – n’ont pas été incluses dans la législation.

Cependant, les nouveaux aspects de projets gaziers devront être pris en compte, notamment les risques pour la santé humaine en raison de la contamination de l’eau, l’utilisation des sols et de l’eau, ainsi que la qualité et la capacité de régénération des eaux souterraines. Si les États membres concluent qu’une évaluation n’est pas nécessaire, ils devront en expliquer les raisons.

Contexte

La directive concernant l’évaluation d’impact sur l’environnement s’applique aux projets publics et privés.

Elle énonce des critères notamment pour les informations qui doivent être soumises aux autorités nationales afin qu’un projet puisse être évalué pour approbation.

En moyenne, entre 15 000 et 26 000 évaluations d’impact sur l’environnement ont été menées par an dans l’UE entre 2005 et 2008.

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Déchets plastiques : le Parlement européen tire la sonnette d’alarme


Le Parlement européen appelle à une stratégie européenne pour réduire les déchets plastiques dans l’environnement, dans une résolution adoptée ce mardi.

Les députés plaident notamment pour l’interdiction dès 2020 des matières plastiques les plus dangereuses et de certains sacs et demandent l’introduction d’objectifs obligatoires de recyclage.

dechet EURP

La résolution appelle à l’action suite au livre vert publié par la Commission sur le sujet. Les députés soulignent les dommages pour l’environnement provoqués par les déchets plastiques, à cause d‘une faible mise en œuvre de la législation relative aux déchets dans l’Union, mais aussi du fait que les déchets plastiques ne font pas l’objet d’une législation plus spécifique malgré leurs particularités.

« Le Parlement a montré la voie pour s’attaquer à l’énorme problème de l’impact néfaste des déchets plastiques sur l’environnement et la santé humaine.

Aujourd’hui, nous nous sommes prononcés pour changer de mauvaises habitudes et prendre en charge nos produits, de leur production à leur élimination finale. En utilisant mieux ces produits et en les recyclant autant que possible, nous pouvons combler cette faille et mettre en œuvre le concept de l’économie « circulaire ».

Cela nous aidera à nettoyer nos mers et nos terres tout en créant davantage d’emplois », a déclaré le rapporteur Vittorio Prodi (S&D, IT), dont le texte a été approuvé à main levée.

Les députés proposent d’intégrer dans la législation communautaire des objectifs spécifiques en matière de collecte et de tri de déchets qui pourraient atteindre 80%.

Ces critères obligatoires en termes de recyclage, ainsi que des critères harmonisés applicables à la collecte et au tri devront instaurer des conditions de concurrence équitables. Il importe en outre de réexaminer la directive existante relative aux emballages, ajoutent-ils.

Priorité au recyclage et compostage

La Commission est invitée à proposer, dès 2014, des propositions visant à éliminer progressivement la mise en décharge des déchets recyclables et valorisables à l’horizon 2020, ainsi que des mesures pour décourager l’incinération de produits recyclables, compostables et biodégradables.

Le recours à la valorisation énergétique des déchets plastiques ne devrait avoir lieu que dans le cas où toutes les autres possibilités ont été épuisées.

Les députés estiment que les matières plastiques les plus dangereuses devraient être retirées du marché. L’usage de sacs en plastique à usage unique devrait être éliminé dans la mesure du possible.

Les parlementaires souhaitent par ailleurs s’attaquer aux exportations et aux déversements illégaux de déchets plastiques.

Un gros potentiel économique inexploité

Les députés soulignent le potentiel économique du recyclage du plastique, qui serait bien supérieur aux performances actuelles. Seulement 25% des déchets plastiques dans leur ensemble sont recyclés actuellement.

La pleine mise en œuvre de la législation de l’Union relative aux déchets permettrait d’économiser 72 milliards d’euros par an, d’augmenter de 42 milliards d’euros le chiffre d’affaires annuel du secteur de la gestion et du recyclage des déchets de l’Union et de créer plus de 400 000 emplois d’ici à 2020, estiment les députés.

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Moncef Marzouki: » les menaces contre la démocratie en Tunisie ne sont pas recevables »


Les révolutions arabes sont « d’abord et avant tout des révolutions sociales » et « démocratiques » et non pas « nationalistes et xénophobes, » a dit le Président de la Tunisie Moncef Marzouki aux députés européens ce mercredi à Strasbourg.

Il a condamné l’assassinat, ce matin à Tunis, d’un « ami de longue date » Chokri Belaïd, une figure de l’opposition laïque. Cet « odieux attentat » est une « menace, une lettre qui nous a été envoyée, mais qui ne sera pas reçue » a-t-il assuré.

« Nous continuerons à démasquer les ennemis de la révolution », a exhorté le Président Marzouki. Il a concédé que les révolutions arabes pouvaient conduire à  des risques de désordres, d’immigration vers l’Europe et d’extrémisme islamiste armé. Il a toutefois insisté:

« ce n’est pas l’islamisme qui triomphe dans le sillage du printemps arabe, » mais « bel et bien la démocratie. »

« Nous sommes absolument déterminés à continuer notre stratégie d’absorption de la fraction modéré de l’islamisme, » a dit M. Marzouki, tout en avouant que le processus de démocratisation « se révèle être plus difficile, plus complexe et surtout plus long que prévu.

Mais il avance. » La nouvelle constitution devrait être finalisée dans « deux ou trois mois » et les acquis de la femme seront protégés, a-t-il assuré.

Le Président du Parlement européen Martin Schulz a condamné « sans réserve » « l’assassinat brutal » de Chokri Belaïd et a exprimé les condoléances du Parlement à sa famille et au peuple tunisien.

Les parlementaires ont respecté une minute de silence à la mémoire de celles et ceux qui ont perdu leurs vies « pour la liberté de la Tunisie. »

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