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Bassin lyonnais et Nord Isère : limitation de la vitesse


Mardi 17 mars, les niveaux en particules restent élevés et le bassin lyonnais-Nord Isère passe au niveau d’alerte.

En conséquence et au vu de l’arrêté inter préfectoral n° 2011– 004 du 05 janvier 2011 relatif à la procédure d’information et d’alerte de la population en cas de pointe de pollution en région Rhône-Alpes, une mesure de limitation de vitesse s’applique dans le Nord Isère :

  • Les véhicules légers doivent respecter une vitesse inférieure de 20 km/h par rapport à la vitesse maximale autorisée, si cette dernière est supérieure à 70 km/h.
  • Les poids lourds et autocars ne se voient pas appliquer la même réduction de vitesse. Ils ne peuvent pas circuler à une vitesse supérieure à la vitesse maximale autorisée pour les véhicules légers.

L’ensemble des valeurs de pollution atmosphérique mesurées par les réseaux de surveillance de la qualité de l’air est disponible sur Internet à l’adresse suivante : http://www.air-rhonealpes.fr

Recommandations comportementales, destinées à l’ensemble de la population de l’Isère, afin de réduire la pollution atmosphérique
- limiter l’usage des véhicules automobiles et de tous autres engins à moteur thermique ;
- les usagers de la route doivent :

  • privilégier, pour leurs trajets courts, les modes de déplacement non polluants (marche à pied et vélo) ;
  • différer si possible leurs déplacements internes aux agglomérations pouvant l’être ;
  • pratiquer si possible le co-voiturage dans les autres cas ou emprunter les réseaux de transport en commun.

Pour plus d’informations sur les recommandations sanitaires, vous pouvez :

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Ce n’est pas le bois qui pollue


Au cours de l’assemblée générale de l’UGDFI, une large place a été faite au débat concernant le bois énergie et pollution. Alain Weber, chargé de mission, responsable bois énergie à l’AGEDEN a tenu des propos sans aucune équivoque.

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Le bois énergie  s’utilise sous deux formes principales qui sont d’un coté le bois bûche, et de l’autre les granulés de bois et les plaquettes (aussi appelé bois déchiqueté) , avec des appareils aux performances extrêmement différentes :
-Les cheminées, cuisinières, poêles et chaudières à bûches
-Les chaudières automatiques (individuelles et collectives) et poêles à granulé

Ce n’est pas le bois qui pollue mais les appareils anciens, ne respectant pas les normes type Flamme verte, ou mal dimensionnés qui posent des problèmes de pollution atmosphérique. En effet, un appareil, mal dimensionné, avec un mauvais rendement et utilisant du bois pas toujours très sec émet des quantités importantes de polluants : goudron, acides, poussières, Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et CO.

En Isère, on  dénombre certes 1000 chaudières automatiques mais 95% des cheminées sont d’ancienne génération, ce sont elles qu’il faut dénoncer.
Il ne faut pas oublier non plus qu’une part importante de la pollution due au bois,  la biomasse, serait à l’origine  imputable au feu de broussaille, brûlage de déchets verts dans les jardins, écobuage, combustion non contrôlée et non autorisée… Un étude européenne intitulée Carbosol démontre en effet que la combustion de biomasse (feux de cheminée, feux agricoles et feux de jardins) est responsable de 50 à 70% de la pollution carbonée hivernale en Europe.

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50 kilos brûlés correspondent au niveau pollution à l’utilisation d’un véhicule sur 8500 kilomètres.

Alain Weber a rappelé que l’énergie bois bien utilisée était bien moins polluante que les autres sources d’énergie, électricité comprise: « Nos centrales ne fonctionnent pas qu’au nucléaire. Nous pouvons, par exemple, réduire jusqu’à 60 fois les émissions de gaz à effet de serre entre l’utilisation du bois énergie et l’utilisation du fioul. »

Le bois énergie  reste donc une solution attractive et opérationnelle pour lutter contre le dérèglement climatique. Reste à bien l’utiliser. Cela passe obligatoirement par le renouvellement  du parc ancien des moyens de chauffage au bois, par l’installation de chaudières adaptées à la demande, de bien faire fonctionner les appareils…

« La démarche de sobriété énergétique associée à une meilleure efficacité de nos systèmes de chauffage et d’isolation nous permettra d’utiliser les énergies renouvelables comme le bois, entraînant un plus faible impact sur notre environnement sans risque de pénurie de la ressource dans le but d’un avenir énergétique durable », a conclu le chargé de mission de l’AGEDEN.

Chacun, dans la salle, a compris l’importance du débat et surtout  l’importance de la communication: « Le bois doit être de bonne qualité, utilisé dans des conditions optimum, dans des appareils de qualité. Voilà le message que l’on doit faire passer. »

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Un plan particules est dans l’air


Alors que l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail a rendu hier  son avis sur la question, le Gouvernement réaffirme son objectif de réduire de 30% les concentrations moyennes en particules fines (PM 2,5 et PM10) dans l’air ambiant d’ici 2015. Il annonce par ailleurs la création d’un « plan particules » qui sera inclus dans le deuxième plan national santé-environnement. Avec deux priorités : réduire des pollutions à la source et cibler les mesures sur les populations sensibles (écoles, crèches…).

La surveillance de la qualité de l’air extérieur, réalisée par l’Etat avec le concours d’associations agréées, comprend la mesure des particules fines – particules inhalables PM10 et PM2,5 – depuis la loi sur l’Air (LAURE) votée en 1996. Comme pour les autres polluants atmosphériques, l’impact sanitaire des particules dans l’air est à appréhender sous deux dimensions :
- l’effet de la pollution moyenne tout au long de l’année

-l’ impact de pics de pollution où les concentrations peuvent atteindre des niveaux élevés.
Dès 2007, la direction générale de la Santé et la direction générale de la Prévention des Risques décident de mettre en place un mode de gestion des pics de pollution aux particules à travers des seuils d’information, de recommandation et d’alerte vis-à-vis des populations. Elles saisissent également l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (AFSSET), pour expertiser les liens entre des niveaux élevés de pollution de courte durée mesurés dans l’air et la santé de l’homme.

Un facteur aggravant de mortalité
L’ avis de l’AFSSET souligne que :
- l’impact sanitaire des particules dans l’air existe dès des niveaux moyens de pollution ;
- l’exposition dans le temps de la population semble davantage déterminante que l’exposition pendant une durée courte à des concentrations élevées ;
- il n’y aurait pas de seuil de pollution en-dessous duquel il n’y a pas d’impact sanitaire.
D’autre part, l’AFSSET rappelle les divers travaux montrant que les particules fines seraient un facteur aggravant de mortalité, de l’ordre de 30 000 personnes par an en France, essentiellement des personnes déjà fragilisées.
Le Gouvernement s’est donné pour objectif de réduire de 30% les concentrations moyennes en particules fines (PM 2,5 et PM10) dans l’air ambiant d’ici 2015. Une valeur limite de 15 mg/m3 de PM2,5 a été fixée. Cette mesure étant plus sévère que celle fixée par la Directive européenne du 21 mai 2008 sur l’air ambiant.
Cet objectif, conforme aux conclusions du Grenelle de l’environnement, est un impératif de santé environnementale. C’est pourquoi Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du Territoire, Roselyne Bachelot-Naquin, ministre de la Santé et des Sports, et Chantal Jouanno, secrétaire d’État à l’Écologie ont demandé qu’un « plan particules » soit inclus dans le deuxième plan national santé-environnement dès sa sortie en avril 2009.

La priorité doit être donnée à la réduction des pollutions à la source : le plan engagera donc des mesures visant à la réduction des émissions, tout particulièrement celles liées aux installations anciennes de combustion du bois et aux transports. Il sera décliné par région.
Deuxième priorité, voulue par les ministres : résoudre les inégalités environnementales et cibler les mesures sur les populations sensibles. Un plan spécifique sera mis en place pour surveiller la qualité de l’air dans les crèches et les écoles au dernier trimestre 2009.

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Qualité de l’air: l’UE s’attaque aux particules fines


La Commission européenne se félicite de l’adoption de la directive concernant la qualité de l’air ambiant et un air pur pour l’Europe. Cette directive s’inspire rigoureusement de la proposition de la Commission de septembre 2005 et témoigne de la ferme détermination de l’Union européenne à améliorer la qualité de l’air en fixant des normes contraignantes pour les particules fines PM2.5 (émissions d’échappement et industrielles, entre autres).

M. Stavros Dimas, membre de la Commission chargé de l’environnement, a déclaré à ce propos: «L’Union européenne a franchi aujourd’hui une étape décisive dans la lutte contre l’une des causes essentielles des problèmes en matière de santé et d’environnement. Les citoyens européens sont préoccupés par la pollution de l’air. La nouvelle directive sur la qualité de l’air est destinée à répondre à cette préoccupation en établissant des normes ambitieuses mais réalistes concernant la pollution due aux particules fines PM2.5 dans l’Union européenne».

Des normes à respecter d’ici 2015

La directive adoptée hier fusionne quatre directives et une décision du Conseil en une unique directive sur la qualité de l’air. Elle fixe des normes et des dates butoir pour la réduction des concentrations de particules fines, qui, au même titre que les particules plus grosses connues sous le code PM10 et déjà réglementées, comptent parmi les polluants les plus dangereux pour la santé humaine.

En vertu de la directive, les États membres seront tenus de réduire, d’ici à 2020, l’exposition aux PM2.5 en zone urbaine de 20 % en moyenne par rapport aux chiffres de 2010. Elle leur impose de ramener les niveaux d’exposition au-dessous de 20 microgrammes/m3 d’ici 2015 dans ces zones. Sur l’ensemble de leur territoire, les États membres devront respecter le plafond de 25 microgrammes/m³ fixé pour les PM2.5. Cette valeur cible doit être atteinte en 2015 ou, dans la mesure du possible, dès 2010.

Une plus grande souplesse

La nouvelle directive établit de nouveaux objectifs en ce qui concerne les particules fines PM2.5 sans modifier les normes de qualité de l’air existantes. Elle accorde toutefois aux États membres une plus grande souplesse pour le respect de certaines de ces normes dans les secteurs où cela leur est difficile. Vingt-cinq des vingt-sept États membres de l’Union européenne éprouvent en effet des difficultés à respecter les plafonds applicables aux PM10, qui sont dépassés dans au moins une partie de leur territoire (voir IP/07/1537).

Les délais d’application des normes PM10 peuvent être reportés de trois ans à compter de l’entrée en vigueur de la directive (soit mi-2011), ou de cinq ans au maximum pour le dioxyde d’azote et le benzène (2010-2015), pourvu que la législation communautaire applicable, en matière par exemple de prévention de la pollution industrielle et de lutte contre cette pollution (IPPC, voir MEMO/07/441) soit pleinement mise en œuvre et que toutes les mesures appropriées de lutte antipollution soient prises. La directive dresse une liste des mesures à envisager à cet égard.

Rappel du contexte

La nouvelle directive sur la qualité de l’air (voir IP/07/1895 et MEMO/07/571) est l’une des mesures phares de la stratégie thématique en matière de pollution atmosphérique adoptée par la Commission en septembre 2005 (IP/05/1170). Elle fixe, pour l’horizon 2020, des objectifs ambitieux, économiquement rationnels, en faveur de l’amélioration de la santé publique et de la qualité de l’environnement.

La directive sera publiée au Journal officiel de l’UE en mai 2008 parallèlement à une déclaration de la Commission concernant le stade d’élaboration et d’adoption d’autres mesures de lutte contre les émissions provenant de diverses sources.

Il existe déjà une législation communautaire en matière d’émissions d’échappement dues aux véhicules légers, mais en décembre 2007, la Commission a présenté une proposition législative visant à renforcer l’efficacité de la législation sur les émissions industrielles et une autre sur la limitation des émissions d’échappement provenant des moteurs de véhicules utilitaires lourds.

Au niveau international, l’Union européenne suit avec intérêt les progrès enregistrés par l’Organisation maritime internationale (OMI) dans la réduction de la teneur maximale en soufre des combustibles marins.

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