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Prédation : Le pastoralisme dans l’impasse !


La saison d’estive 2017 restera malheureusement gravée, dans les esprits de nombre de paysan-nes et de berger-es, comme une profonde blessure, sans espoir de cicatrisation durable au vue des réponses, ou plutôt de l’absence de réponses de la part de l’Etat.

À l’heure où l’État méprise encore et toujours la situation intenable dans laquelle il laisse les éleveur-ses et berger-es soumis-es aux prédations, ceux-ci ont depuis longtemps perdu le sommeil à trop compter leurs brebis, ou du moins ce qu’il en reste !

L’impasse dans laquelle l’État a conduit, délibérément et depuis de longues années, l’agriculture paysanne de montagne avec sa politique de réintroduction et de conservation d’ours slovènes dans les Pyrénées est belle et bien là !

La Confédération paysanne demande une fois de plus au président et à ses ministres d’assumer leurs responsabilités en donnant suite aux propositions des éleveur-ses, et notamment celle lancée par l’ASPAP (Association pour la Sauvegarde du Patrimoine d’Ariège Pyrénées) le 14 septembre dernier.

Cette énième saison d’estive sous la pression des attaques d’ours suffira-t-elle enfin pour que l’Etat daigne faire une réponse claire sur sa volonté ou non d’abandonner l’agriculture paysanne dans toute une zone de montagne propice à l’élevage transhumant, à la production d’une alimentation de qualité et au maintien de la biodiversité dans ces éco-sociosystèmes ?

Les seules perspectives entrevues sont, d’un côté l’ensauvagement des espaces pastoraux et, d’un autre, l’industrialisation à marche forcée de l’agriculture. Sombre idée de l’aménagement du territoire et d’un projet de société qui est clairement contraire au développement local des zones de montagne et de l’agriculture paysanne. Notre syndicat ne peut admettre cette situation !

Aussi, la Confédération paysanne demande à l’Etat de prendre ses responsabilités et de rencontrer les éleveur-ses et acteurs des territoires concernés. Nous restons ouverts au dialogue pour de futures assises du pastoralisme ou autres échanges, à la seule condition que soient présents les représentants des ministères concernés jusqu’ici sourds à nos problèmes !

La balle est désormais dans le camp de l’État. Nous saurons le rappeler à ses représentants !

Communiqué de la confédération paysanne

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Quel avenir pour le pastoralisme face au loup?


Sans titre

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31ème AG de la Fédération des Alpages de l’Isère


L’assemblée générale de la Fédération des Alpages de l’Isère s’est tenue à Villard de Lans. Les alpagistes sont venus nombreux assister à cette assemblée pour se tenir informés de l’actualité des alpages et du rapport d’activités de l’année 2011.

Le département compte aujourd’hui 9 plans pastoraux territoriaux (PPT): Beaumont, Belledonne,  Chartreuse,  Mathéysine, Oisans, Trièves, Valbonnais, Vercors 4 montagnes et les hauts plateaux du Vercors qui rassemblent plus de 350 alpagistes, partenaires publics et associatifs. Ils sont en charge d’examiner les différents projets d’aménagement et de développement des espaces pastoraux en Isère.

La FAI souhaite renouveler sa convention avec la région Rhône-Alpes jusqu’en 2013 avec des axes stratégiques liés au renforcement des PPT, à l’accompagnement économique des espaces montagnards mais également à l’emploi et la formation, pour ainsi favoriser un ancrage fort avec les acteurs locaux.

La fédération se félicite du bon fonctionnement des plans pastoraux territoriaux qui répondent aux objectifs de soutien de l’activité pastorale. Les revenus issus de l’agro-pastoralisme n’étant pas suffisants pour tous les alpagistes, la FAI souhaite développer d’autres activités socio-économiques comme la culture et le tourisme en continuant à accompagner la création d’activités pour soutenir l’économie montagnarde.

La FAI a constaté de nombreux dégâts importants dus aux sangliers et aux loups toujours plus nombreux dans les alpages. On recense en Isère, plus de 278 chiens de protection, les « Patous » pour lutter contre les pertes zootechniques et économiques. Cependant le rôle des Patous n’est pas toujours bien compris par tout le monde, il est en particulier considéré comme un frein au développement d’activités touristiques, piliers de l’économie montagnarde.
En ce qui concerne le rapport économique, la FAI a annoncé des résultats rassurants grâce notamment à la consolidation des accords trouvés en 2010 mais note cependant une nette baisse des subventions du conseil régional.

La FAI souhaite ainsi trouver le bon compromis entre le maintien du pastoralisme dans la montagne et l’émergence d’une nouvelle économie touristique pour que les alpages de l’Isère restent des lieux vivants.

Alex Duclaux


Contact :
Fédération des Alpages de l’Isère
La Grange
38190 LES ADRETS
Tel : 04 76 71 10 20
Fax : 04 76 71 10 29

federation@
alpages38.org

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Cohabitation élevage pastoral-loup:


Lors de la visite de Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’écologie, sur le Vercors la fédération des acteurs ruraux lui a remis une note de synthèse sur la problématique de l’élevage en montagne lié à la présence du loup.

Voici la note remise à Mme la ministre de l’écologie.

L’association dite Fédération des Acteurs Ruraux (FAR) regroupe des associations régies par la loi de 1901, des syndicats, des collectivités locales, des institutions consulaires… ayant pour but le respect de la nature, la protection de la biodiversité, des traditions ancestrales de pastoralisme, ainsi que tout acteur du monde rural.

Elle a pour objet de:

  • participer au maintien de l’élevage et de son expression traditionnelle, du pastoralisme, pour le rôle qu’il joue dans la conservation de l’environnement et de la biodiversité.
  • participer à la gestion de la faune et de la flore.
  • veiller à l’entretien des paysages et à la préservation de la biodiversité dans le cadre du développement durable.
  • être un interlocuteur auprès des instances locales, départementales, régionales, nationales et européennes pour le développement de la vie pastorale et environnementale des territoires ruraux dans le cadre du développement durable.
  • communiquer sur nos idées et nos actions auprès des visiteurs de nos territoires.
  • aider si besoin tous nos adhérents, le cas échéant en utilisant les recours administratifs et juridiques
  • s’associer à toutes les actions qui peuvent aider à bien vivre dans nos pays

Problématique

Alors que beaucoup s’alarment de l’élevage industriel, l’élevage pastoral et un mode de production respectueux de l’environnement. Il participe à l’entretien des paysages et au maintient d’une biodiversité héritée de 3000 ans de présence ovine dans nos territoires. Il est un pilier dans le maintient du tissus socio-économique dans des villages où il est parfois la seule activité.

La présence des loups entraîne l’abandon des terrains les plus difficile, la fermeture des milieux par la broussaille et une utilisation intensive des surfaces plus faciles à protéger, allant même jusqu’au surpâturage. Cette  présence de prédateurs met en péril l’avenir de l’élevage dans les territoires colonisés.

La prédation a plusieurs visages. Le plus visible d’entre eux est bien sur les animaux tués lors des attaques. Mais il ne faut pas oublier le stress, la fatigue liée à la marche sur  des terrains difficiles et parfois dangereux, l’absence de repos, les amplitudes de travail que peuvent provoquer les longues périodes de veille dues au harcèlement des prédateurs. Cet ensemble entraîne des prises de risques importantes pour le berger.

Pour l’éleveur il faut ajouter le coût de la protection, certes subventionné à 80 %, mais il reste encore 20 % et les avances de trésorerie. Il faut encore prendre en compte toutes les modifications que l’agriculteur doit faire pour adapter son exploitation avec des contraintes souvent contraires à la logique économique, commerciale, agronomique, zootechnique, et même environnementale.

Vos préconisations

Vos services nous proposent des mesures dites « de protections » celle ci sont très peu efficaces, inadaptées à la grande variété des situations. Leurs règlements et leurs applications sont très technocratiques et les rendent quelques fois inutilisables.

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Les chiens de protections posent des problèmes de conflit avec les autres utilisateurs de l’espace (7 % des 1500 chiens présent dans les Alpes ont déjà mordu un humain et les poursuites judiciaires sont de plus en plus fréquentes) au stress lié au loup il faut ajouter celui lié au chien, au randonneur et à la justice avec des coûts d’avocat sans parler des amendes qui mettent à mal notre équilibre physique, mental et financier.

Les regroupements nocturnes provoquent érosions, surpâturages, pollutions, maladies sans pour autant garantir la sérénité du troupeau et réduisent le temps de pâturage du troupeau dans les périodes chaudes d’où une perte d’exploitation jamais chiffrée.

Le gardiennage renforcé est une hérésie économique pour tous les petits troupeaux et il ne peut pas être envisagé une présence 24 heures sur 24 d’autant plus que la prédation touche aujourd’hui des secteurs où les exploitations sont multi-espèces et conduites en parcs. Quel salarié accepterait de vivre et travailler comme au 19éme siècle, au temps ou Zola écrivait La terre et de Germinal ?

D’autres encore plus fantaisistes n’ont étés d’aucunes utilités (âne, lama, musique, lumière,…) pour l’anecdote de la solution « âne » trois se sont fait tués récemment. La preuve que la solution proposée est inadaptée.

Les protocoles de prélèvements

Alors que la prédation est récurrente le dispositif prévoit la possibilité pour les préfets de déclencher des protocoles de prélèvements. Ceux-ci sont long est difficile à mettre en place à tel point qu’ils font presque systématiquement l’objet d’un recours devant un TA. Le résultat est qu’encore une fois en 2010  aucun loup n’a été abattu  alors que 6 étaient prévu. Le protocole n’est pas sérieux. Pour être efficace, le tir doit être immédiat, au pire sous 48 heures.

Toutes les autres préconisations ne sont que fantaisies administratives sans aucun intérêt. Néanmoins le principe du prélèvement a déjà prouvé son efficacité : suite à un prélèvement en Valdaine (38) en 2005 il n’y a pas eu d’autre prédation sur ce secteur pendant 4 ans. En Belledonne (38) en 2006 les 2 prélèvements de début septembre ont permis de finir la saison sans autre attaque. En 2009 les 2 prélèvements du Petit-Bornand-les-Glières n’ont pas fait baisser significativement les attaques cette année là mais la suivante (moins 70% en 2010). En suisse un prélèvement en 2010 a apporté la même tranquillité.

Nos demandes :

Le droit à l’autodéfense qui est d’ailleurs prévu par l’article L 427.9  du code de l’environnement. Les éleveurs et bergers n’iront pas à la chasse au loup mais il est indispensable qu’ils puissent se défendre lors des attaques. Ainsi les loups seront progressivement éduqués à ne plus s’approcher des troupeaux domestiques car ils retrouveront la peur ancestrale de l’humain. C’est pour cela qu’il est urgent de mettre en place

La formation accélérée du permis de chasser proposée par le Président Sarkozy a Noyé-sur-Jabron.

Une refonte totale du protocole de prélèvement doit être réalisée afin que celui ci soit plus réactif, et poursuivit jusqu’à réalisation. Il faut aussi penser à le protéger contre l’abus judiciaire des associations environnementaliste.

Il est important que la responsabilité des éleveurs ayant appliqué la mesure chien de protection de vos services soit revue : car ils ne peuvent en aucun cas être tenus pour  responsable des morsures de ces chiens à l’encontre de randonneurs et d’autres tiers. Il serait peut être intéressant de se rapprocher des services compétents de la jeunesse et des sports pour que des formations appropriées soient dispensées autant à l’encadrement bénévole que professionnel.

L’élevage étant aussi une activité économique il faut compléter les indemnisations à  100% pour ne pas nuire à la santé des entreprises et à leurs pérennités.

Les éleveurs n’étant pas des banquiers il faut rembourser les frais en temps réel et au plus tard sous 48 heures.

La réflexion et la mise en place de nouvelles mesures ne peuvent être réfléchies que par des professionnels de l’élevage qui ont l’expérience de ce travail si particulier, en rapport avec la nature. La présence du loup en France est un fait et on ne peut plus se permettre une gestion à la « médiator » avec des experts liés aux lobbies.

Pour approfondir les solutions nous vous convions à revenir dans ce département avant l’été pour visiter une exploitation symbolique de la problématique et sur laquelle nous pourrons vous exposer en détail la complexité du sujet.

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Des alpages sentinelles du changement climatique


Pâturer… assez, trop, pas assez ? La gestion d’un pâturage est un vrai métier… qui doit aussi faire avec des contraintes qui lui sont totalement extérieures : évolutions du climat, des politiques agricoles, des mesures et des interlocuteurs. Pour se faire une idée globale de ces interactions, le programme des «alpages sentinelles» a été créé par les partenaires de l’agriculture au sein du Parc national des Écrins.

À terme, ils formeront un réseau de 14 alpages, choisis dans les différents secteurs du Parc national des Écrins et sur lesquels plusieurs paramètres sont suivis : la ressource pastorale, les pratiques, la pluviométrie, les évènements marquants, la biodiversité, le déneigement…

Voilà trois ans, le Parc et ses partenaires (1) ont mis en place cet observatoire partagé, afin de suivre l’évolution conjointe des espaces naturels et des activités pastorales sous l’effet des conditions climatiques, en tenant compte aussi des multiples événements que connaissent, dans le même temps, les exploitations d’élevage.

L’alpage s’inscrit dans un contexte global.

Chaque partenaire du programme rassemble les informations qui relève de ses compétences. Les éleveurs et les bergers contribuent largement à ce travail. Très concrètement, par exemple, ce sont les bergers qui enregistrent les résultats des pluviomètres installés sur leur alpage. L’implication de chacun permet de construire, ensemble, une vision partagée. Avec des outils d’analyse communs, il devient plus facile de prendre des décisions mieux acceptées par tous.

Une journée de restitution des enjeux et des premiers résultats de ce programme conjuguant la recherche et la gestion des pratiques pastorales est organisée jeudi 21 janvier , de 10h30 à 16h30 à la Maison du Berger, à Champoléon.

Des outils d’analyse en commun, pour une vision partagée

C’est l’expérience du terrain, qui a permis de définir les paramètres d’un «diagnostic pastoral» en lien avec les différents protagonistes de l’alpage.

Cette méthode s’est construite voilà plus de vingt ans, sur l’alpage du Saut du Laire (haut-Champsaur), avec l’appui déterminant du berger, André Leroy. Toujours d’actualité, il s’agit d’une expertise de l’alpage pour sa gestion durable, qui intègre le fonctionnement des différents quartiers, les données géographiques (relief, végétations..), les équipements pastoraux, les parcours du troupeau… et les enjeux environnementaux.

«D’une façon générale, la réalisation d’un diagnostic pastoral favorise les échanges entre toutes les personnes concernées : la commune, l’éleveur, l’ONF, le berger, le Parc, le gardien du refuge…

C’est l’occasion pour tous de mieux comprendre et prendre en compte les préoccupations et contraintes de chacun», souligne Muriel Della-Vedova, chargée de mission « agriculture » au Parc national des Écrins.

Les tournées de fin d’estive sont nées de cette même approche partenariale.

En 2005, avec la succession d’au moins trois années de sécheresse, les agents du Parc avaient tiré la sonnette d’alarme : certains alpages semblaient surpâturés. Les mêmes partenaires ont abordé calmement le problème et  ont décidé de mettre en place un dispositif permettant d’intervenir rapidement en cas de problème soupçonné.

Depuis, les «tournées de fin d’estive» permettent une expertise concrète et contradictoire sur le terrain, avec le berger, l’éleveur, le propriétaire de la «montagne» (commune, ONF) et des agents du Parc et/ou des techniciens du CERPAM. L’analyse du couvert végétal et du niveau de «raclage» est réalisée selon une «grille d’évaluation de la consommation».

S’il y a un problème, encore faut-il savoir d’où il vient. Est-ce une question de gestion? De chargement (effectifs ou durée de pâturage) ? Une vision partagée doit permettre de repérer le problème… et d’y remédier. Ces «tournées» sont autant d’occasions de mieux se connaître… et de se parler.

Parallèlement, et selon des protocoles à 15-20 ans, le programme « Alpages sentinelles » permet de réaliser un suivi de l’évolution des estives et de l’impact des changements climatiques, notamment aux niveaux de la ressource disponible et des pratiques.

Des contrats de bonne conduite

Le Colombier

L'alpage du Colombier, dans le Valbonnais

Adapter le parcours d’un troupeau pour protéger des nichées de tétras-lyre ou la reine des Alpes, installer des parcs de nuits tournants ou pratiquer un gardiennage serré pour limiter l’extension des queyrelles (fétuque paniculée)… autant de mesures «contractualisées» qui conjuguent la gestion de l’alpage et des enjeux environnementaux. Initiées dans les années 1990, les pratiques agri-environnementales ne sont pas spécifiques à l’alpage mais elles sont un aspect reconnu de la politique de gestion des milieux, développées… et défendues par le Parc auprès des décideurs et des financeurs !

Car la fluctuation des politiques agricoles ne favorise pas la cohérence et la continuité pourtant nécessaires à l’efficacité de ces mesures. Désormais, comme les sites Natura 2000, le coeur du Parc est aussi un lieu où l’on peut prétendre aux aides mises en oeuvre dans le cadre de ces contrats.

L’impact des contrats sur la végétation est mesuré à travers des «lignes de lecture permanentes», suivies par des écologues. «Elles fournissent des résultats quantifiés très précis et permettent de dire si le résultat recherché a été atteint… et jusqu’où il ne faut pas aller trop loin !» explique Pierre Salomez, botaniste au Parc national des Écrins.

«En effet, on ne peut pas gagner sur tous les tableaux. On peut mettre une zone en défens pour protéger des nichées de tétras lyre mais si on veut lutter contre l’embroussaillement, le pâturage est nécessaire. Il faut donc alterner avec un pas de temps que la «ligne de lecture» permet de déterminer.»

Historiquement, beaucoup d’alpages ont été défrichés pour y mettre des bêtes. Et quand la pression humaine se relâche, ce qui est le cas aujourd’hui, la forêt revient. À lui seul, le pâturage n’empêche pas forcément le phénomène. L’efficacité du principe de gestion des milieux et des espèces a été mis en avant. Ce qui est bon pour la nature est souvent bon pour l’alpage… mais ce n’est pas général. Pour le vérifier, les gestionnaires des alpages et ceux des espaces naturels continuent d’avancer et d’innover ensemble.

………………………………………………….

(1) Les partenaire du programme « alpages sentinelles »: le CERPAM (Centre d’études et de réalisations pastorales Alpes Méditerranée), les éleveurs et bergers des alpages retenus dans l’étude, les chambres d’agriculture de des Hautes-Alpes et de l’Isère. la FAI (Fédération des alpages de l’Isère), la DDAF (Direction départementale de l’agriculture et de la forêt), le CEMAGREF , organisme public de recherche pour l’ingénierie de l’agriculture et de l’environnement, le LECA (Laboratoire d’écologie alpine), l’ INRA ( Institut national de recherche agronomique).

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Parc national des Ecrins: économie et écologie solidaires


Environ 80  personnes ont participé aux travaux du Conseil économique, social et culturel du Parc national des Écrins qui se sont déroulés à l’Argentière-la-Bessée.
Il a été question de solidarités, d’accueil touristique, de pastoralisme…Tous ces échanges s’inscrivent pleinement dans l’esprit de la future charte et de sa co-construction avec les acteurs du territoire.

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Maires, conseillers municipaux, agents du Parc national des Ecrins, agriculteurs, gardiens de refuges, guides, accompagnateurs, hébergeurs, représentants d’associations et d’administrations ont participé aux travaux du Conseil économique, social et culturel du Parc national des Écrins.
Cette instance, créée en novembre 2008, rassemble les membres des trois commissions thématiques du Parc national (Développement économique, accueil-pédagogie-tourisme, patrimoines). Une fois par an, au cours d’une séance plénière, l’ensemble des membres des trois commissions est invité à se retrouver pour une journée d’échanges et de prospective.

Ainsi, outre des administrateurs du Parc national, ce sont aussi des représentants de la population, des socio-professionnels et du monde associatif qui se retrouvent pour travailler ensemble aux grandes orientations de leur territoire.

C’est ainsi que les grandes lignes de la future charte du Parc national des Ecrins s’écrivent, progressivement. A plusieurs reprises, Pierre-Yves Motte, le président du CESC, a invité largement tous ceux qui ne l’ont pas encore fait, à contribuer, par leur engagement et leur expérience, à la construction de ce projet : « si les acteurs du tourisme et le monde agricole s’impliquent assez bien dans la démarche, les artisans et les commerçants doivent aussi trouver leur place ».

Questions de solidarités

Pendant la matinée, les trois commissions ont travaillé sur le thème de la solidarité, une notion inscrite dans la loi sur les parcs nationaux qui se développe en termes d’écologie mais aussi en matières économique et sociale.

L’intérêt général, l’avenir des jeunes, de la transmission et du partage des connaissances, le besoin de médiateurs, la question des transports, le besoin de faire vivre des réseaux et de « travailler ensemble pour se connaître et se comprendre »… : pour tout cela, le rôle du Parc est imaginé et conforté.
On voudrait qu’il soit un « catalyseur » et un « organisateur des ressources humaines sur le territoire ». L’imbrication de l’écologie et de l’économie semble évidente pour tous. On peut penser que ce travail collectif bénéficiera aussi à une solidarité écologique entre le cœur protégé du Parc national et son aire d’adhésion.

Après la présentation du diagnostic socio-économique réalisé sur le territoire des Écrins, des éléments de réflexion ont été développés dans le domaine du pastoralisme et en matière d’accueil touristique. Deux thèmes qui ont fait l’objet de plus d’une vingtaine de contributions, assorties de propositions d’actions concrètes.
Autant d’éléments qui fonderont la réalité de la future charte du Parc national.

Le calendrier de la charte

Le directeur du Parc national, Michel Sommier, a confirmé que les Écrins feront partie du « premier train des parcs nationaux à présenter leur charte ».

Le calendrier prévoit la rédaction d’un texte détaillé pour l’été 2010 qui serait soumis à l’enquête publique en 2011 et à la délibération des communes de l’aire optimale d’adhésion en 2012.

En savoir plus sur les commissions thématiques du Parc national de Écrins

Texte et photos: Parc national des Ecrins.

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Loup: la position du ministère


Le ministère de l’Agriculture répond sur son site à cette question que nous abordons régulièrement dans les colonnes de sillon38, au fil de l’actualité. La question: Présence du loup en France… comment permettre la cohabitation avec les éleveurs? Suit la réponse:

Le loup (Canis lupus italicus), espèce strictement protégée aux titres de la Convention de Berne et de la Directive européenne 92/43/CEE dite Directive « Habitats », a depuis les années 1980 re-colonisé la chaîne des Apennins, en Italie. Recensé en 1991 dans le Piémont, il est apparu dans les Alpes françaises en 1992, s’installant dans le Mercantour et engageant une expansion progressive de sa présence, au sein et désormais en dehors de ce massif.

Le retour de l’espèce en France est synonyme d’impacts pour l’élevage, liés à la prédation exercée sur les troupeaux domestiques, principalement ovins. Depuis 1993, l’Etat a mis en place, avec l’aide de l’Union européenne, des mesures d’accompagnement visant à rendre compatibles le maintien des activités d’élevage et la présence pérenne de cette espèce, en facilitant leur cohabitation. Ces mesures sont notamment l’indemnisation des dommages au cheptel, financée par le MEEDDAT et l’aide à la protection des troupeaux contre la prédation, apportée par le MAP.

Une instance de concertation nationale, le Groupe national loup, réunit régulièrement les différents partenaires concernés par ce dossier. Le nouveau plan d’action national 2008-2012 sur le loup élaboré conjointement par les Ministres en charge de l’agriculture et de l’écologie, prévoit pour limiter les impacts à l’élevage et dans une approche de maîtrise des coûts liés à cette politique :
- la poursuite du soutien aux éleveurs (protection des troupeaux et indemnisation des dégâts)
- la mise en oeuvre d’une gestion différenciée de la population de loups, fondée sur des critères biologiques et anthropiques.

Pour anticiper la colonisation potentielle de nouveaux territoires, le plan organise l’extension du dispositif de suivi de l’espèce au-delà des Alpes. Il détermine également les conditions d’une meilleure diffusion de l’information, avec une concertation locale accrue (mise en place de cellules de veille dans les zones de colonisation potentielle), un renforcement de la stratégie de communication de l’Etat dans ce domaine, ainsi que la coopération transfrontalière avec l’Italie et la Suisse.

Une étude de l’impact du loup sur le maintien du pastoralisme dans les Alpes a également été programmée.

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« Le pastoralisme doit être préservé »


Alors que la prochaine transhumance approche, le Plan Loup 2009 du Ministère de l’Ecologie et du Ministère de l’Agriculture, en cours de finalisation, est insuffisant et surtout inéquitable pour les éleveurs. Tel est l’avis des JA et de la FNSEA. Ils l’explicitent dans un communiqué:

« Tout d’abord, la suppression du « forfait éleveur-berger » va diminuer le niveau d’accompagnement des éleveurs qui ont des troupeaux trop petits pour l’embauche d’un berger salarié. Cette mesure met en péril la diversité des tailles de troupeaux transhumants, qui sont les garants de la vitalité de tous les espaces d’estive.

Ensuite, comme la population de prédateurs augmente et que le territoire du loup s’étend, il est plus que jamais nécessaire que la population de loup soit gérée, de façon raisonnée et effective, tout au long de l’année. Le pastoralisme doit être préservé !

Le pastoralisme est une activité agricole indispensable à nos montagnes. Au-delà du tissu économique et social qu’il maintient sur les territoires, il est aussi le gardien de la préservation de nos paysages ».

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