Tag Archive | "PCB"

Elimination des appareils contenant des PCB


Les appareils qui contiennent entre 50 et 500 ppm de PCB devront être décontaminés et éliminés selon leur date de fabrication, d’après les échéances de la Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants entrée en vigueur le 17 mai 2004. Près de 500 000 appareils sont ainsi concernés par cette nouvelle phase.

Les polychlorobiphényles (PCB) et les polychloroterphényles (PCT) sont des dérivés chimiques chlorés fabriqués jusque dans les années 80. Ils font partie des 10 polluants organiques les plus persistants car ce sont des substances peu biodégradables, pouvant contaminer l’ensemble de la chaine alimentaire et se retrouver dans tous les milieux de l’environnement.

La réglementation prévoit des obligations pour les détenteurs d’appareils contenant des PCB/PCT.

Détail du calendrier

Il sera interdit de détenir des appareils dont le fluide contient des PCB à partir :
- du 1er janvier 2017 si l’appareil a été fabriqué avant le 1er janvier 1976 ;
- du 1er janvier 2020 si l’appareil a été fabriqué après le 1er janvier 1976 et avant le   1er janvier 1981 ;
- du 1er janvier 2023 si l’appareil a été fabriqué à partir du 1er janvier 1981.

Les détenteurs possédant plus de 150 appareils dont le fluide contient des PCB pourront demander à organiser la décontamination ou l’élimination de leurs appareils selon un échéancier différent en garantissant la décontamination à minima de la moitié des appareils avant le 1er janvier 2020 et de l’ensemble de leurs appareils avant fin 2025. Pour cela, ils devront présenter un calendrier prévisionnel au ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie avant le 1er janvier 2014.

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Pollution aux PCB : pêcheurs, consommateurs, éleveurs…à qui le tour ?


Des agriculteurs de Grez-en-Bouère, en Mayenne, victimes d’une pollution chronique aux PCB vont devoir envoyer à l’abattoir 142 vaches, lourdement contaminées aux PCB. Après avoir déjà rendu impropre à la consommation certaines espèces de poisson du Rhône, les PCB, dont l’usage est interdit en France depuis 1987, continuent de menacer notre santé et dégradent les conditions de travail des agriculteurs.

Réaction de France Nature Environnement

Pour Jean-Claude Bévillard, pilote du réseau agriculture de FNE : « Lorsqu’il s’agit de sédiments ou d’estuaires, ce sont les activités de pêche ou d’élevage piscicoles qui sont touchées. En cas de pollution en milieu rural, ce sont les activités agricoles qui sont les premières victimes, comme aujourd’hui en Mayenne. Il est impératif de trouver une solution pour éviter d’en arriver là.»

Pour Marc Sénant, coordinateur du réseau Risques Industriels : « Les pollutions chroniques sont le parent pauvre de la politique de maîtrise des risques industriels. Il faut plus de moyens publics pour suivre les installations et vérifier les conditions de fonctionnement. Prévenir coûte cher, mais ne pas prévenir coûte toujours plus. Cet abattage en est la preuve. » A l’heure de l’anniversaire du Grenelle, il convient de rappeler que les pollutions chroniques ont été le grand absent de ce débat.

FNE, depuis longtemps, ici comme ailleurs, sur le front des PCB

FNE et l’association « Entre Taude et Bellebranche », ont déjà porté plainte auprès du procureur de la République concernant cette pollution aux PCB qui concerne la commune de Grez-en-Bouère. FNE, l’URVN et la FRAPNA se sont par ailleurs constituées parties civiles pour une pollution du Rhône par les PCB qui a donné lie depuis septembre 2005 à des restrictions de consommation de poissons pêchés

dans le Rhône de Lyon jusqu’à son embouchure (L’interdiction de consommer le poisson pêché s’étend sur tout le linéaire du fleuve Rhône depuis le barrage de Sault Brénaz, à l’amont, jusqu’à son embouchure, à l’aval).

Bruno Genty, président de FNE : « FNE témoigne de sa solidarité envers les éleveurs, victimes d’une pollution nationale, récurrente et délaissée. »

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Suivre la trace des PCB dans nos rivières


Consulter la teneur en PolyChloroBisphényles (PCB) des poissons et des sédiments dans les cours d’eau et plans d’eau français, notamment du bassin Rhône-Méditerranée, c’est désormais possible avec le nouveau site Internet mis en place par l’Office national des eaux et des milieux aquatiques (ONEMA).

Interdits en Europe depuis plus de 20 ans, les PCB, également appelés pyralènes, peuvent en effet être présents dans la chair de nombreux poissons d’eau douce.
Le site présente les résultats d’analyses de la teneur en Polychlorobiphényles (PCB) des sédiments et des poissons échantillonnés dans le cadre du plan national d’actions sur les Polychlorobiphényles (PCB). Ces résultats sont accompagnés d’éléments relatifs à la méthodologie employée.

Voir le site des données du plan national d’actions sur les PCB:

http://www.pollutions.eaufrance.fr/pcb/

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PCB: de nouveaux cours d’eau isèrois contaminés


Les PCB, ou polychlorobiphényles, sont des dérivés chimiques chlorés plus connus en France sous le nom de pyralènes. Entre 1930 et le début des années 80, les PCB ont été produits pour diverses applications dans le domaine des transformateurs électriques et des appareils hydrauliques. Leurs propriétés remarquables en matière d’isolation électrique, de stabilité thermique, de lubrification et de résistance au feu ont été mises à profit dans l’industrie.

Ces substances ont été frappées d’interdiction de fabrication en 1985 lorsqu’il fut clairement établi qu’elles représentaient un danger pour la santé de  l’homme.

Les  effets chroniques, liés à une exposition sur le moyen et le long terme, ont été mis en évidence chez l’animal (notamment toxicité pour la reproduction, pour le système immunitaire, effet cancérogène) et ont justifié, pour l’homme, leur classement en tant que substances probablement cancérogènes.

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L'Isère: l'interdiction de consommer du poisson ne s'applique qu'en aval de sa confluence avec le Drac

Ces substances sont peu biodégradables et persistent longtemps dans l’environnement. Elles s’accumulent dans les organismes vivants, le long de la chaîne alimentaire, notamment les poissons.

Peu solubles dans l’eau, les PCB ne dégradent pas la qualité de l’eau en elle-même. Par contre, ils se sont fixés dans le temps sur les matières en suspension et les sédiments dans les cours d’eau concernés par ce type de pollution.

Si une exposition de courte durée aux PCB n’a pas de conséquence sanitaire, la consommation de poissons contaminés, si elle est fréquente, peut avoir une incidence sur la santé du consommateur.

Dans le cadre du plan national d’actions sur les polychlorobiphényles (PCB) différents programmes d’analyses ont été conduits depuis 2008 pour caractériser l’importance de la contamination par les PCB dans les milieux aquatiques et les produits de la pêche.

En ce qui concerne le département de l’Isère, les analyses effectuées en 2008 ont conduit à l’interdiction de consommation de poissons sur les cours d’eau suivants :
- Isère en aval de la confluence avec le Drac
- Romanche en aval du seuil Tardy à Vizille
- Drac en aval de la confluence avec la Romanche

Les résultats de la campagne 2009 conduisent la préfecture ce jour à d’une part confirmer les interdictions prononcées en 2009, et d’autre part à étendre ces interdictions de consommation de poissons sur :
- Le Coisetan : cours d’eau situé en Savoie et Isère (Pontcharra)
- La Fure en aval de sa confluence avec le Réaumont-sur-Ruves
- Le Canal Fure-Morge
- La Bourbre en aval de sa confluence avec le canal de Moutier situé sur St-Clair-de-la-Tour
- Le lac de Notre-Dame-de-Commiers

L’interdiction porte sur toutes les espèces de poissons pour le Coisetan, la Fure et le canal de la Fure-Morge, et uniquement sur certaines espèces dites fortement bio-accumulatrices, dont la liste est précisée dans les arrêtés, pour la Bourbre et le lac de Notre-Dame-de-Commiers.

Dans la continuité du plan national des investigations supplémentaires seront demandées pour améliorer la connaissance des niveaux de contamination sur les cours d’eau de l’Isère.

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PCB: le Vaucluse touché


Dans le cadre du Plan national d’actions sur les PCB (polychlorobiphéniles), des analyses sur la teneur en PCB des poissons ont été effectuées sur les Sorgues et l’aval de l’Ouvèze.

■ Des résultats partiels avaient conduit le préfet, en juillet 2009, à recommander la non- consommation des anguilles à l’aval du bassin des Sorgues. Des résultats complémentaires le conduisent maintenant à interdire la pêche en vue de la consommation des espèces de poissons réputées fortement bio-accumulatrices (barbeaux, anguilles, carpes et brêmes) dans l’ensemble des cours d’eau et diffluences du réseau des Sorgues et l’aval de l’Ouvèze,  depuis
le seuil du canal de Carpentras jusqu’à sa confluence avec le Rhône (cf. carte ci-dessous).

Vauclise

■ Les PCB sont des polluants organiques dont certains ont des propriétés voisines des dioxines. D’une grande stabilité physique et chimique, ils persistent dans l’environnement et s’accumulent dans les sédiments et dans la chaîne alimentaire.  Leur toxicité est essentiellement liée à leur accumulation dans l’organisme au cours du temps. (L’exposition ponctuelle à ces molécules, au travers d’un aliment contaminé, a peu d’impact sur la santé). En cas d’exposition chronique, les
manifestations les plus préoccupantes sont des effets neuro-comportementaux.

Pour les populations les plus sensibles en terme de risque toxicologique (femmes en âge de procréer et enfants de moins de 3 ans), il est recommandé  une consommation de poissons 2 fois par semaine en diversifiant les espèces de poissons issues de différentes zones de pêche et en évitant une consommation de poissons dits gras provenant des zones les plus contaminées par les PCB.

■ Le plan national de lutte contre la pollution par les PCB a été mis en place en octobre 2007, prévoyant notamment des mesures d’interdiction de consommation.  C’est ainsi  qu’un arrêté d’interdiction de consommation et de commercialisation des poissons du Rhône et de ses annexes a été pris le 07 août 2007 en Vaucluse. Cette interdiction a été partiellement levée le 5 juillet 2008 pour les espèces de pleine eau (brochets, perches, sandres, gardons) suite à un avis de l’AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) rendu sur la base de nouvelles analyses.

De même, un arrêté interdisant la pêche en vue de la consommation de toutes les espèces de poissons sur la Gaffière et le Lauzon a été pris le 20 novembre 2009.
Dès que de nouveaux éléments seront connus, ils seront portés à la connaissance du public.

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PCB: L’Isère contaminée


Il a été constaté des taux de contamination en dioxines et polychlorobiphényles de type dioxines (PCB-DL) supérieurs aux normes admises sur des poissons pêchés dans l’Isère et le Drac.De plus il est possible pour des poissons contaminés par les PCB de remonter le cours de la Romanche.

Dans ces conditions, on peut considérer que la contamination des poissons capturés dans ces trois rivières peut constituer un risque potentiel pour la santé humaine en cas de consommation de leur chair.

Ainsi l’arrêté préfectoral du 31 juillet 2009 interdit la consommation et la commercialisation des poissons pêchés dans certaines portions de l’Isère, du Drac et de la Romanche.

Les PCB, ou polychlorobiphényles, sont des dérivés chimiques chlorés plus connus en France sous le nom de pyralènes.

Entre 1930 et le début des années 80, les PCB ont été produits pour diverses applications dans le domaine des transformateurs électriques et des appareils hydrauliques. Leurs propriétés remarquables en matière d’isolation électrique, de stabilité thermique, de lubrification et de résistance au feu ont été mises à profit dans l’industrie.

Ces substances ont été frappées d’interdiction de fabrication en 1985 lorsqu’il fut clairement établi qu’elles représentaient un danger pour la santé de l’homme.
Les effets chroniques, liés à une exposition sur le moyen et le long terme, ont été mis en évidence chez l’animal (notamment toxicité pour la reproduction, pour le systèmes immunitaire, effet cancérogène) et ont justifié, pour l’homme, leur classement en tant que substances probablement cancérogènes.

Ces substances sont peu biodégradables et persistent longtemps dans l’environnement. Elle s’accumulent dans les organismes vivants, le long de la chaîne alimentaire, notamment les poissons.
Peu solubles dans l’eau, les PCB ne dégradent pas la qualité de l’eau en elle-même. Par contre, ils se sont fixés dans le temps sur les matières en suspension et les sédiments dans les cours d’eau concernés par ce type de pollution.
Si une exposition de courte durée aux PCB n’a pas de conséquence sanitaire, la consommation de poissons contaminés, si elle est fréquente, peut avoir une incidence sur la santé du consommateur.

Pour cette raison, suite à une campagne d’analyses menée en 2007 et 2008, la pêche en vue de la consommation et la commercialisation des poissons a déjà fait l’objet de mesures d’interdiction totale ou partielle dans le fleuve Rhône.
Des analyses effectuées en 2008 sur la chair de poissons (truites et chevesnes) pêchés dans la partie drômoise de l’Isère ont établi la présence de PCB à des niveaux dépassant les normes admises au regard des critères de santé publique, et ont entraîné des mesures de restriction de la pêche dans ce département.

En ce qui concerne le département de l’Isère, des prélèvements ont été effectués dans différents cours d’eau, notamment l’Isère et le Drac, où une partie des analyses ont donné lieu à des résultats défavorables ; des prélèvements supplémentaires sont prévus en 2009, sur d’autres portions de ces mêmes cours d’eau et d’autres rivières, pour évaluer plus précisément leur contamination par les PCB.

Sont concernées les rivières du Drac, Isère et Romanche

Les portions de rivières concernées sont:

La portion de la rivière Isère située entre sa confluence avec la rivière le Drac et la limite des départements de l’Isère et de la Drôme.

Dans la portion de la rivière la Romanche comprise entre le point dit seuil Le Tardy et sa confluence avec la rivière le Drac.

Dans la portion de la rivière le Drac comprise entre sa confluence avec la rivière la Romanche et sa confluence avec la rivière l’Isère.

Pour prendre connaissance de la totalité de l’arrêté, cliquer sur:

Arrêté préfectoral du 31 juillet 2009

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Le fleuve Rhône et les PCB


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Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie s’est rendue à Lyon afin d’ouvrir le premier comité de suivi et d’information PCB Rhône. Il s’agissait d’une prise de contact afin de mieux apréhender le phénomène polychlorobiphenyles (PCB).

Il faut rappeler que la consommation de poissons pêchés dans le fleuve Rhône est interdite.

Les PCB, c’est quoi?
Les PCB, ou PolyChloroBiphényles, et PCT ou PolyChloroTerphényles sont des dérivés chimiques chlorés plus connus en France sous le nom de pyralènes. Depuis les années 1930, les PCB étaient utilisés dans l’industrie pour leurs qualités d’isolation électrique, de lubrification et de d’ininflammabilité. On les retrouvait comme isolants dans les transformateurs électriques et les condensateurs, comme lubrifiants dans les turbines et les pompes ou comme composants d’huiles, de soudures, d’adhésifs, de peintures et de papiers autocopiants.

Présentent-ils un danger ?
Il est avéré que les PCB posent des problèmes de toxicité. C’est pourquoi, depuis 20 ans ces substances ne sont plus ni produites ni utilisées dans la fabrication d’appareils en Europe.
En France, les pouvoirs publics ont imposé des mesures, nécessairement progressives pour tenir compte de la durée de vie et du nombre important des matériels (environ 500 000 recensés) :
1979 : interdiction dans les encres, adhésifs, additifs et dans certaines huiles ;
1987 : interdiction de vendre, d’acquérir ou de mettre sur le marché des appareils contenant des PCB ;
2003 : Le plan national de décontamination et d’élimination des appareils contenant des PCB et PCT prévoit un calendrier de décontamination des appareils recensés au plus tard pour le 31 décembre 2010. Certains appareils contenant des PCB et PCT à faible concentration (moins de 500 milligrammes par kilogramme) peuvent être éliminés au terme de leur utilisation.

Pourquoi trouve-t-on des PCB dans les eaux ?
Les PCB persistent dans l’environnement à cause de leur très lente décomposition naturelle (= faible biodégradabilité) et sont peu solubles dans l’eau. Ils se sont donc accumulés progressivement dans les sols et les sédiments.

Par le passé, une mauvaise appréhension des risques présentés par ces substances, notamment à long terme, et des déversements accidentels ont pu conduire à en rejeter dans l’environnement en quantité mal connue.

Aujourd’hui encore, certaines installations soumises à réglementation peuvent rejeter des émissions de PCB dans l’eau même si c’est en quantités faibles et contrôlées. Par ailleurs, les déversements sauvages d’appareils contenant des PCB (actes de vandalisme sur les transformateurs par exemple) ou, plus ponctuellement, le lessivage des sols pollués aux PCB restent encore des sources d’émission dans l’eau.
La surveillance des PCB dans les sédiments permet d’établir, via les réseaux de suivi nationaux, une première cartographie de l’intensité de la contamination. Trois bassins hydrologiques sont particulièrement concernés : Artois-Picardie, Rhône-Méditerranée et Seine-Normandie.

La pollution constatée dans les sédiments par les PCB est essentiellement d’origine historique.

Faut-il dépolluer les sédiments ?
Avant toute opération de dépollution par dragage des sédiments, il convient de prendre en compte les éléments suivants :
* le dragage des sédiments peut remettre en suspension les PCB dans l’eau ce qui entraîne leur transfert vers d’autres portions du réseau hydrographique ;
* le dragage peut « décaper » les sédiments les plus récents (a-priori ceux qui sont les moins contaminés) et remettre en contact avec le milieu aquatique les sédiments plus anciens et plus contaminés ;
* des sites de dépôts des sédiments avec confinement doivent être trouvés si possible à proximité du cours d’eau dragué ;
* les coûts de l’opération sont variables mais toujours élevés, de l’ordre de 100€/ m3.
Le dragage des sédiments puis leur traitement sont donc difficilement envisageables à grande échelle pour des raisons environnementales, techniques, et financières.

Quels enjeux pour l’homme et l’animal ?
Très solubles dans les graisses, ces substances s’accumulent dans les tissus graisseux tout au long de la chaîne alimentaire. L’homme se contamine par l’ingestion d’animaux ou de produits d’origine animale, notamment le lait, les œufs et les poissons, contaminés par le PCB.

Il est à noter que la toxicité aiguë des PCB est faible pour l’homme : une exposition accidentelle de courte durée aux PCB n’a pas de conséquence grave. Une exposition aiguë à forte dose est associée à des irritations de la peau (chloracné). Plus rarement, ont été observés des infections hépatiques, neurologiques, des bronchites chroniques, des maux de tête, des vertiges, des dépressions, des troubles de la mémoire et du sommeil, de la nervosité et de la fatigue, et de l’impuissance. Ces troubles sont, pour certains, réversibles.

S’agissant des effets chroniques (exposition sur le moyen et le long terme), les PCB présentent divers effets néfastes chez l’animal, notamment toxicité pour la reproduction, immunotoxicité et cancérogénicité. Ils ont été classés en tant que substances probablement cancérogènes pour l’homme.
Les effets sur les hormones thyroïdiennes et les conséquences possibles sur le développement du cerveau sont l’objet de discussions à l’heure actuelle.
Outre ces possibles effets cancérogènes, les effets chroniques des PCB sont des dommages du foie, des effets sur la reproduction et la croissance. Peut-on manger les poissonsLes poissons sont un des maillons de la chaîne alimentaire où chaque animal transmet à un autre les polluants qu’il a pu ingérer et qui ainsi se concentrent un peu plus à chaque fois dans leur chair.

Peut-on manger les poissons?
L’Union européenne a adopté les normes recommandées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de concentrations maximales admissibles en PCB dans les poissons destinés à la consommation humaine. Le dépassement de ces normes peut conduire localement, à des interdictions de consommation de poissons, par arrêtés préfectoraux.

Il est indispensable de respecter les arrêtés préfectoraux pris localement pour interdire la consommation des poissons pêchés dans une zone à risque.

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