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Economiser l’eau et réduire la pollution agricole


L’appel à projets de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse visant à financer des actions innovantes pour réduire les pollutions par les nitrates et les pesticides, diminuer les volumes d’eau prélevés pour l’irrigation et préserver les réserves en eau des sols s’est clôturé le 31 mars dernier. Il récompense 24 projets pour un montant d’aide de l’agence de l’eau de 3 millions d’euros.

Avec cet appel à projets inédit, l’agence de l’eau souhaitait dynamiser les activités de recherche, d’innovation et d’expérimentation du monde agricole consacrées à l’eau afin d’améliorer la qualité des milieux aquatiques.

Majoritairement portés par les stations expérimentales, associations agricoles, établissements d’enseignement agricole et chambres d’agriculture, les projets retenus concernent des techniques et des variétés qui permettent d’économiser l’eau (3 projets pour 140 000 euros d’aide) et des techniques et itinéraires techniques pour limiter l’usage des intrants (12 projets pour 1,7 M€ d’aide). 9 projets répondent à la fois aux deux objectifs de réduction des pollutions et d’économie d’eau (1,15 M€ d’aide).

Parmi les projets retenus:

  1. ACR’eau en Auvergne-Rhône-Alpes : Des systèmes en Agriculture de Conservation pour réduire la dépendance aux intrants et préserver la qualité de la Ressource en eau

Ce projet a pour objectif de concevoir et expérimenter des systèmes de grandes cultures innovants afin d’évaluer leurs performances sur la qualité de l’eau. Il est porté par l’ISARA-Lyon en partenariat avec la coopérative agricole la Dauphinoise, sur une période de 3 ans.
L’expérimentation vise la réduction des herbicides par la suppression du labour, ainsi que la limitation des risques de lixiviation des nitrates par la gestion de couverts végétaux associés aux cultures de vente. En complément, une évaluation transversale de ces systèmes sera conduite (réduction d’intrants, rentabilité, biodiversité, temps de travail…) ainsi qu’une valorisation des résultats.

Cet appel à projets était mené en partenariat avec les financeurs historiques de la recherche agricole, et notamment les conseils régionaux.

Pesticides et prélèvements d’eau, premières causes de dégradation des eaux

40% des cours d’eau et 20% des nappes sont contaminés par des pesticides ou les nitrates. Cette pollution diffuse est l’une des principales causes de dégradation des eaux du bassin Rhône-Méditerranée et, globalement, ce type de pollution ne régresse pas.

40% du bassin Rhône-Méditerranée est en déficit d’eau. Pour préserver les milieux aquatiques des baisses de débit et leur permettre de s’adapter au changement climatique, il est primordial de limiter les prélèvements, de démultiplier les actions d’économies d’eau, de retenir l’eau dans les sols et d’augmenter leur capacité d’infiltration.

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Arrêt des opérations d’épandage aérien de pesticides


Conformément aux engagements pris dans le cadre de la Conférence Environnementale, Stéphane LE FOLL, Ségolène ROYAL et Marisol TOURAINE, par un arrêté publié  au Journal officiel, mettent fin aux opérations d’épandage aérien de pesticides.

L’arrêt des dérogations est immédiat pour les cultures de maïs ainsi que pour la culture des bananes dans les Antilles. Le traitement aérien de la vigne et des rizières sera également interdit à partir du 31 décembre 2015, les traitements réalisés d’ici là ne pouvant être autorisés que dans les très rares cas où aucune alternative n’est envisageable.

Ce délai permet de ménager une période de transition vers les alternatives techniques en cours de développement. Ainsi, les quelques dérogations préfectorales encore possibles en 2015 seront délivrées au cas par cas avec des mesures de protection renforcée des populations et de l’environnement.

Après le 31 décembre 2015, en cas d’apparition d’un organisme nuisible non présent sur le territoire national présentant un danger phytosanitaire grave, des dérogations ciblées pourraient néanmoins être envisagées pour des motifs d’intérêt général.

Stéphane LE FOLL se félicite que la profession agricole, et notamment, les planteurs de banane, les producteurs de maïs doux, les viticulteurs et les riziculteurs s’engagent dans cette transition vers des pratiques culturales ne faisant plus appel à l’épandage aérien de produits phytosanitaires, notamment grâce aux actions de lutte intégrée, compatibles avec l’agro-écologie.

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Lutte contre les pesticides: trois mesures …


À l’occasion de l’examen du projet de loi biodiversité par la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire de l’Assemblée nationale, Ségolène Royal a fait adopter trois mesures visant à lutter contre les pesticides :

1. Généraliser l’action « Terre saine, communes sans pesticide » et anticiper la suppression des pesticide dans les produits d’entretien des espaces publics au 1er mai 2016, au lieu du 1er janvier 2020 ;
2. Faciliter la commercialisation de produits naturels pour le traitement des plantes
3. Interdire définitivement l’épandage aérien de pesticides.

1.Généraliser l’action « Terre saine, communes sans pesticide »

La ministre a ainsi fait adopter un amendement accélérant l’objectif de « zéro pesticide » pour les collectivités dans les produits d’entretien de leurs espaces publics (écoles, jardins publics, espaces verts), à compter du 1er mai 2016, au lieu du 1er janvier 2020 comme le prévoyait la loi Labbé.
Comme elle s’y était engagée à l’occasion de la Journée mondiale de la biodiversité, le 22 mai, Ségolène Royal généralise les bonnes pratiques déjà à l’œuvre dans les territoires en matière d’élimination de produits phytosanitaires chimiques dans l’entretien des espaces publics. Près de 4 000 communes sont déjà engagées dans cette démarche.
Ségolène Royal sait pouvoir compter sur le dynamisme des nouvelles municipalités récemment élues, qui peuvent bien entendu anticiper cette date. La ministre va demander aux Agences de l’eau d’accompagner les communes dans ce changement de pratique et de trouver des solutions pour celles qui souhaitent se débarrasser de leurs stocks de produits phytosanitaires chimiques. Aujourd’hui, on estime que 800 tonnes de pesticides sont utilisés dans les communes pour l’entretien des espaces publics.
Cet engagement des communes permettra également à tous les jardiniers amateurs d’adopter de bonnes pratiques et aux jardineries d’informer les consommateurs sur l’existence de produits de substitution non polluants et de moyens mécaniques de désherbage. Pour en savoir plus, consulter le « Guide pour jardiner+ nature » édité par le ministère.
Le ministère proposera un partenariat aux régions qui souhaitent aider les communes à anticiper la future obligation.
Un premier bilan sera fait lors de la Fête de la nature en mai 2015.

2. Faciliter la commercialisation de produits naturels pour le traitement des plantes
Pour faciliter l’utilisation de produits naturels pour le traitement des plantes, Ségolène Royal a fait inscrire dans le projet de loi la reconnaissance des produits de traitement des plantes et des engrais d’origine naturelle. Ces substances naturelles pourront être mises sur le marché rapidement.

3. Interdire définitivement l’épandage aérien de pesticides
Ségolène Royal a fait adopter un amendement au projet de loi biodiversité qui viendra interdire définitivement tout épandage aérien de pesticide.
En attendant, un arrêté, actuellement en consultation publique, sera pris d’ici la fin du mois de juillet. Il permettra de suspendre l’épandage aérien de pesticides pour l’ensemble des cultures qui pouvaient jusqu’à présent bénéficier d’une dérogation :
- sans délai pour le maïs doux, maïs pop-corn et bananes ;
- dans 18 mois pour quelques cultures spécifiques de riz et de certains vignobles, pour lesquels il est nécessaire de trouver une alternative garantissant la sécurité des utilisateurs.
La ministre salue l’engagement des agriculteurs depuis plusieurs années pour trouver des techniques alternatives qui rend aujourd’hui possible cette décision.

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Aliments: des taux de conformité des résidus de pesticides supérieurs à 97 %…


Plus de 97 % des échantillons testés dans le cadre du programme européen de surveillance des pesticides dans les aliments présentent des taux de résidus qui se situent dans les limites admissibles, annonce l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA).

Ces résultats font partie intégrante du cinquième rapport annuel sur les résidus de pesticides présents dans les aliments dans 27 États membres de l’UE, en Norvège et en Islande. Le rapport de l’unité «Pesticides» de l’EFSA est fondé sur l’analyse de plus de 79 000 échantillons d’aliments contrôlés par les autorités nationales de sécurité des aliments en 2011.

Selon Jose Tarazona, responsable de l’unité «Pesticides» à l’EFSA, «le rapport de l’Union européenne sur les résidus de pesticides présents dans les aliments montre que les taux de conformité restent très élevés, supérieurs à 97 % pour la troisième année consécutive.

Le rôle joué par l’EFSA dans ce programme est un élément essentiel des travaux menés dans le domaine des pesticides pour préserver la santé de l’homme, de l’animal et de l’environnement. À noter également la contribution importante des autorités nationales qui collectent et analysent des dizaines de milliers d’échantillons d’aliments chaque année.»

Dans le cadre de cet exercice complet de surveillance, chacun des 29 pays rapporteurs mènent deux programmes de contrôle: un programme national, conçu par chaque pays, et un programme coordonné par l’UE, qui requiert que tous les organismes nationaux effectuent des activités de contrôle harmonisées.

Pour les deux programmes réalisés en 2011, un total de 79 035 échantillons issus de 647 types d’aliments différents ont été testés pour détecter près de 900 pesticides. L’analyse des résidus s’est concentrée à la fois sur des pesticides dont l’utilisation est autorisée dans l’UE et sur des pesticides non utilisés dans la région.

Les résultats des programmes nationaux indiquent que 97,5 % des échantillons d’aliments analysés contiennent des taux de résidus de pesticides se situant dans les limites légales fixées par  l’UE, appelées limites maximales de résidus (LMR).

Les aliments de culture biologique présentent un taux de dépassement des LMR inférieur à celui des produits non biologiques (0,5 % contre 2,6 %). Le taux de non-conformité des aliments importés dans l’UE ainsi qu’en Norvège et en Islande s’est avéré quatre fois plus élevé que celui des aliments produits par ces pays (3,7 % contre 0,9 %).

Les résultats du programme coordonné de l’UE indiquent quant à eux que 98,1 % des échantillons analysés contiennent des taux de résidus se situant dans les limites admissibles, et que 53,4 % des échantillons ne contiennent pas du tout de résidus mesurables.

Les aliments présentant les taux les plus élevés de dépassement des LMR étaient les épinards (6,5 %), les haricots mange-tout (4,1 %), les oranges (2,5 %), les concombres (2,1 %) et le riz (2 %). Les aliments présentant les taux les plus faibles de dépassement des LMR étaient la farine blanche (0,3 %) et les pommes de terre (0,6 %).

Sur la base des résultats des programmes de surveillance de 2011, l’EFSA a conclu à l’absence de risque à long terme pour la santé des consommateurs associé aux résidus de pesticides présents dans leur alimentation, pour  99 % des 171 pesticides évalués. Le rapport indique que, sur la base du scénario le plus défavorable, un risque pour la santé du consommateur ne pourrait être exclu pour deux pesticides.

Les deux substances sont interdites dans l’UE depuis 1979, mais sont toujours présentes dans la chaîne alimentaire en raison de leur persistance dans l’environnement. Les résultats de l’évaluation de l’exposition alimentaire de courte durée indiquent un problème potentiel pour la santé des consommateurs pour un certain nombre d’échantillons, si ces produits étaient consommés en grande quantité. L’EFSA souligne toutefois que ces résultats intègrent une marge de sécurité élevée par surestimation de l’exposition humaine aux résidus de pesticides.

À la suite de l’exercice pilote de l’année dernière, l’EFSA a de nouveau procédé à une évaluation indicative du risque aigu, qui tient compte des effets potentiels d’une exposition combinée à des résidus multiples présents sur des échantillons d’aliments individuels. La méthodologie utilisée par l’EFSA consiste à classer les pesticides en groupes d’évaluation cumulative en fonction de propriétés toxicologiques similaires.

Focalisé sur les poires, le rapport indique que deux échantillons sur 1 364 (0,15 %) contenaient des résidus multiples qui engendraient une exposition combinée supérieure au niveau acceptable.

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Le Programme Pesticides lance son appel à propositions 2014, sur le thème de la résistance


Le service de la recherche du ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie lance un nouvel appel à propositions de recherche dans le cadre du programme Pesticides sur l’évaluation et la réduction des risques liés à l’utilisation des pesticides.

Il s’agit du sixième appel sur le sujet depuis 1999 ; il porte sur la résistance en lien avec les pesticides :

La résistance aux bioagresseurs par des variétés et des pratiques intégrées,
La résistance des bioagresseurs aux pesticides,
La résistance aux effets des pesticides et des bioagresseurs à l’échelle des espaces ruraux,
La résistance des institutions, des organisations et des acteurs aux changements.
L’objectif de cet appel est d’étudier cette notion commune en finançant des recherches d’excellence, innovantes et interdisciplinaires, construites autour d’objectifs finalisés et opérationnels. Il s’inscrira donc à l’intersection de différentes disciplines, notamment l’agronomie, les sciences de l’environnement, la sociologie, l’économie, le droit, l’histoire…

Au-delà des connaissances développées dans chacun des sous-thèmes de cet appel à propositions de recherche, la notion de résistance favorisera des démarches transversales et des approches disciplinaires différentes qui seront partagées entre chercheurs et utilisateurs des résultats des recherches, notamment à l’occasion des séminaires et colloques organisés par l’animation du programme.

Ce sixième appel est soutenu par le plan Ecophyto piloté par le Ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt.

Vous pouvez consulter cet appel sur les sites du programme Pesticides et du MEDDE

Date limite de réponse : 16 juin 2014 à 12h.

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Pesticides : à chacun de prendre ses responsabilité


Communiqué de la FNSEA
Le 18 juin 2013, la COSMAP (commission supérieure des maladies professionnelles agricoles) s’est prononcée sur l’opportunité de la création d’un tableau maladies professionnelles sur pesticides et hémopathies. Les organisations syndicales de salariés et la coordination rurale notamment sont favorables à la création d’un tableau. La FNSEA, qui est opposée tient à expliquer sa position.
Refuser la création d’un nouveau tableau de maladie professionnelle n’est pas pour la FNSEA nier le lien entre pesticides et hémopathies.

Bien au contraire, la santé des travailleurs est une préoccupation majeure de la FNSEA qui consacre chaque année de nombreuses actions pour la prévention que ce soit dans le cadre de la gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences ou via la commission nationale paritaire pour l’amélioration des conditions de travail.

Cependant, la FNSEA estime que lorsque les agriculteurs ont utilisé les pesticides incriminés aujourd’hui comme provoquant des hémopathies, c’était en toute légitimité avec l’aval de l’Etat et sur les conseils des fabricants.

Par conséquent, il nous paraît parfaitement légitime que l’Etat comme les fabricants de produits phytosanitaires assument également leur part de responsabilité et en supportent également le coût.
Or, accepter la création du tableau c’est rendre très hypothétique la mise en place d’une véritable réflexion sur ces co-responsabilités, puisque, alors, seules les cotisations des employeurs et des actifs non salariés agricoles assurent l’indemnisation.

La FNSEA se tient à la disposition de l’administration et des industriels pour discuter,ensemble, des modalités qui pourraient être envisagées pour une participation commune de la prise en charge des travailleurs dont l’utilisation de pesticides dans leur cadre professionnel les a rendus malades.
Dans l’attente, la FNSEA défend l’idée d’établir des recommandations auprès des CRRMP qui est l’autre voie pour obtenir une prise en char ge en cas de maladies professionnelles.

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L’EFSA donne raison aux apiculteurs !


Répondant à une commande de la Commission Européenne, l’EFSA vient de publier son avis sur l’évaluation du risque pour les abeilles et autres pollinisateurs lié à l’utilisation des insecticides de la famille des néonicotinoïdes[1]. Elle  conclue à l’existence de risques élevés avérés.

La Confédération paysanne demande donc au ministre Stéphane Le Foll de suspendre immédiatement l’autorisation non seulement des pesticides à base de clothianidine, imidaclopride et thiamétoxam, pour éviter leur utilisation une année de plus, mais aussi des autres produits de la même famille chimique car ils ont le même mode d’action.

La Confédération paysanne rappelle que d’autres modes de production sont possibles et permettent de s’affranchir de l’utilisation de ces produits dangereux pour la santé et l’environnement. En Italie, ces produits sont interdits depuis plus de trois ans, ce qui n’a pas entraîné une diminution de la production de maïs.

L’EFSA reconnaît aussi que les données contenues dans les dossiers de demande d’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM*) fournis par l’industrie ne permettent pas d’évaluer tous les risques pour les abeilles et les autres pollinisateurs, ni l’effet des résidus persistant dans les sols.

Par conséquent, ces pesticides ne devraient pas bénéficier d’autorisation de vente.

Ces insecticides contaminent durablement l’environnement et sont problématiques pour de nombreuses espèces, en particulier les organismes aquatiques et les oiseaux.

La Confédération paysanne déplore que l’EFSA n’ait pas pris en considération toute la littérature scientifique disponible, en particulier celle mettant en évidence des synergies avec des pathogènes.

La Confédération paysanne rappelle que l’abeille et les autres pollinisateurs sont indispensables pour la production d’alimentation et que leur protection doit être un objectif prioritaire. Ce que l’EFSA confirme d’ailleurs dans son communiqué de presse :

«Compte tenu de l’importance des abeilles dans l’écosystème et la chaîne alimentaire et étant donné les multiples services qu’ils fournissent aux êtres humains, leur protection est essentielle.

Avec son mandat d’améliorer la sécurité alimentaire de l’UE* et à assurer un niveau élevé de protection des consommateurs, l’EFSA a un rôle important à jouer pour assurer leur survie.»

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Etude sur l’exposition aux pesticides dans les logements des agriculteurs


Dans le cadre de son programme de surveillance en environnements intérieurs et en lien avec ses mesure des pesticides en air ambiant, atmo Nord-Pas-de-Calais mène une nouvelle étude avec de nombreux partenaires régionaux pour connaître le transfert des pesticides dans les domiciles des agriculteurs ainsi que l’exposition de leur famille.
Forte de huit années d’expertises, atmo Nord-Pas-de-Calais dispose d’une meilleure connaissance des concentrations de pesticides
auxquelles nous pouvons être exposés quotidiennement en extérieur, mais de peu de données de l’exposition à ces mêmes pesticides en environnements intérieurs, notamment chez les principaux utilisateurs.
Menée sur deux ans, cette nouvelle étude a pour but de connaître les transferts de pesticides de l’extérieur vers le domicile ainsi que
l’exposition des familles d’agriculteurs aux pesticides d’usage domestique. Elle s’associe également à l’étude sur les effets
physiologiques des pesticides sur les plantes en environnements intérieurs, menée par la Faculté de Pharmacie de Lille.
Ces mesures ont  lieu de mi-mars à mi-juin (durant les principales périodes d’épandages), en 2011 et en 2012, dans les domiciles des agriculteurs de la région s’étant portés volontaires.

Cette étude, la première réalisée au domicile des agriculteurs en France, sera menée à partir d’un panel de logements, représentatifs de la diversité des cultures et des traitements employés dans le Nord-Pasde- Calais.

atmo Nord – Pas-de-Calais, l’association régionale pour la surveillance et l’évaluation de l’atmosphère, s’appuie sur une expertise de plus de 30 ans pour répondre aux enjeux majeurs tels que la santé et l’environnement, le climat, l’aménagement du territoire, les transports, …
Agréée par le Ministère en charge de l’Ecologie et du Développement Durable et organisée sur les principes d’intérêt général, de
collégialité, d’impartialité, atmo Nord – Pas-de-Calais développe son programme d’études et d’information sur une approche
transversale d’évaluation de l’atmosphère, notamment sur les axes « Air, Climat et Energies ».

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Bruno Le Maire: « diminuer les antibiotiques »


Dans une interview accordée dans le Journal du dimanche du 13 mars 2011, Bruno Le Maire, s’exprime sur les pesticides et les antibiotiques. Il vient de commander à l’Anses une étude sur les résidus chimiques présents dans les aliments destinés aux enfants.

Pour lire cet interview cliquer sur:

« Diminuer les antibiotiques » interview de Bruno Le Maire dans le JDD

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Les pesticides, apprenons à nous en passer !


L'abus de pesticides est dangereux pour tous les habitants du jardin. Apprenons à nous en passer.

Parce que les jardiniers amateurs sont aussi concernés par les risques liés à l’usage de pesticides sur la santé et l’environnement, le ministère de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement relance  avec le concours du ministère chargé de l’Agriculture et de 16 partenaires, la campagne « Les pesticides, apprenons à nous en passer ! ».

Chaque année, un peu moins de 5 000 tonnes de pesticides sont en effet répandus par les jardiniers amateurs dans leur jardin ou leur potager.

Cette campagne de sensibilisation nationale s’inscrit dans le cadre du plan Ecophyto 2018 qui vise, conformément à l’engagement du Grenelle Environnement, à réduire progressivement l’usage des pesticides de 50% d’ici 2018.

Sur les 17 millions de jardiniers amateurs en France, 32% estiment que ces produits sont dangereux et 20% considèrent que ces produits sont sans danger. La prise de conscience de la toxicité des pesticides s’avère très faible chez les jardiniers amateurs qui recherchent avant tout des produits efficaces, plus que des produits « bio » ou « naturels ».

Pourtant, que l’on traite la pelouse pour enlever les mauvaises herbes, le potager pour supprimer les pucerons ou les arbres fruitiers pour lutter contre les champignons, l’utilisation de pesticides engendre à la fois des risques pour la santé (irritation de la peau et des poumons) et pour l’environnement (pollution des nappes phréatiques, perte de biodiversité).

C’est pourquoi Etat, collectivités locales et associations se mobilisent autour de la campagne pour sensibiliser les jardiniers amateurs, leur proposer des solutions alternatives et les aider à respecter le bon dosage en cas d’application.

Pour plus d’informations sur la campagne et sur les manifestations à venir mais aussi pour connaître toutes les astuces de jardinage, rendez-vous sur la plate forme des jardiniers amateurs : www.jardiner-autrement.fr

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