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Salon de l’agriculture: le Vercors a l’honneur


L’espace Vercors situé en plein coeur du hall 1, celui des animaux a connu durant la totalité du salon international de l’agriculture une effervescence permanente..

Selon les premières estimations, le salon a attiré cette année beaucoup de monde, plus que les années précédentes. On friserait les 675000 visiteurs. Il faut dire que le salon c’est déroulé en pleine période de vacances scolaires pour les parisiens.. Ceci explique peut-être cela.

L ‘espace Vercors a donc connu un succès de fréquentation comme jamais. Il faut dire que les attraits étaient nombreux avec comme point d’orgue la fête organisée pour les 20 ans de l’obtention du label AOC pour le bleu du Vercors Sassenage. Pour l’occasion les présidents du Parc Naturel Régional du Vercors, Jacques Adenot, du Siver, Daniel Vignon et de Vercors Lait Paul Faure étaient présents. Accompagnés par des agriculteurs, jeunes et anciens, par plusieurs membres de l’association  » graines d’éleveurs, et de nombreux amis ils ont dégusté un très bon gâteau d’anniversaire au bleu..

Durant toute la durée du salon les visiteurs ont pu bien sûr déguster le fameux bleu du Vercors Sassenage, cru ou en Vercouline, découvrir les produits du Vercors, mais aussi ceux de l’Isère grâce à la présence d’un espace animé par le département.. On retiendra bien entendu la noix de Grenoble qui fête pour sa part les 80 ans de son AOC, le St Marcellin qui a obtenu l’IGP il y a 5 ans..

Inutile de préciser que les villardes présentes ont elles aussi forcé l’admiration que ce soit sur l’espace du Vercors ou sur les rings de présentations.

Accompagnées par les chevaux du Vercors de Barraquands. Race reconnue race territoriale par le ministère de l’agriculture depuis l’été 2017. Le salon a été un véritable tremplin pour cette nouvelle race…

A l’occasion des 50 ans des Parcs naturels régionaux et de la création du 53ème Parc l’Aubrac, le Salon de l’agriculture met à l’honneur les Parcs français et leurs actions en leur consacrant un temps pendant la semaine d’exposition.

Parmi les animations; un long moment passé sur le stand du Vercors avec en point d’orgue la remise des prix du concours des prairies fleuries qui a vu deux fermes du Vercors primées. Ève Palacios (Noyarey) dans la catégorie « Prairies de fauche » et Nicolas Champurney de la Ferme de Savoyères (Claix) dans la catégorie « Prairies pâturées ».

A noter que le Président du Parc a rencontré Michel Barnier et Phil Hogan commissaire à l’Agriculture et au Développement rural à la Commission européenne que le Vercors avait accueilli en juin dernier à l’occasion du Global food Forum..

On retiendra également que le Président de la Région Auvergne Rhône-Alpes a passé un long moment au stand.. Il a parlé beaucoup d’agriculture bien évidemment..

Plutôt qu un long texte voyons le salon en image..

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Global Food Forum: et maintenant?


Le Global Food Forum qui s’est déroulé sur le plateau du Vercors a connu un beau succès, tant par sa fréquentation que par la qualité des débats. A cela peut se rajouter une organisation sans faille malgré sa complexité.

le Parc naturel régional du Vercors a donc accueilli le Global Food Forum. Il a réuni à Lans en Vercors  décideurs européens, dont le commissaire Phil Hogan,  responsables économiques, agriculteurs et citoyens pour une journée d’échange et de réflexion sur l’Europe et l’avenir de la Politique agricole européenne pour les zones fragiles.

Il est temps de faire le point avec Jacques Adenot, Président du Parc Régional Naturel du Vercors.

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Ce dernier c’est dit satisfait que Phil Hogan, qui a tenu à visiter une exploitation agricole du Plateau a  » écouté nos messages concernant l’agriculture de moyenne montagne et particulièrement celle de notre territoire qui est une agriculture familiale favorisant les circuits courts. Il a aussi admis que les prix payés aux producteurs doivent être négociés afin qu’ils puissent vivre de leur métier. »

Et de poursuivre: » il nous a rassuré en nous affirmant qu’il allait en informer la commission européenne et en confirmant que lors de la prochaine réforme de la PAC, les territoires de montagne, leurs spécificités seraient mieux pris en compte car ils jouent un rôle majeur au niveau de la durabilité, économique, environnemental »

Pour Jacques Adenot les discussions, débats qui se sont succédés au Global Food Forum auront une suite:  » c’est certain ».

 » Un compte rendu des interventions, ateliers et de la synthèse sera disponible. Nous allons faire le tour du territoire,  rencontrer  les acteurs et les agriculteurs pour  faire le point avec eux et les associer aux projets qui verront le jour. Ils sont des acteurs incontournables ».

Ensuite sera mise une démarche expérimentale sur le territoire avec l’appui d’un groupe de pilotage. Ceci en totale concertation avec les agriculteurs, le Parc, Farm Europe et le député européen Michel Dantin qui servira de relais.

Le cadre de cette démarche expérimentale est simple précise Jacques Adenot:  » il s’ agit que l’agriculteur tire un revenu  » sécurisé » de sa production. Cela passe par une meilleure valorisation des produits et par un revenu minimum en cas de problème météo, sanitaire… »

La démarche va bien au delà:  » il faut que l’agriculteur tire un revenu de son métier, sans aides. Par contre lorsqu’il effectuera des tâches annexes du style entretien du territoire, environnementales..il soit rémunéré. « 

Cela passe aussi par des négociations avec les GMS afin que celles ci payent le producteur au prix le plus juste.

Et Jacques Adenot de lancer:  » il faut dire halte à l’assistanat en agriculture.. » Et de rajouter:  » cela doit concerner les filières traditionnelles mais pas que.. » Et de citer certaines niches comme les plantes aromatiques, miel, fromages de chèvre… et toutes productions qui offrent de la diversification.

Si ces quelques pistes fonctionnent, le Président du Parc du Vercors espère que  » d’autres Parcs appliquent ces méthodes et que celles ci soient inclues dans la modification de la règlementation européenne. »

Jacques Adenot se dit confiant dans la réussite de ce projet.  » Nous avons une large majorité d’agriculteurs qui le soutiennent..qui sont même demandeurs..Ca ne peut que marcher. »

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2017 est une année importante pour l’évolution de la PAC


L’un des temps fort du Global Food Forum organisé sur le Vercors aura été incontestablement l’intervention de Phil Hogan commissaire européen de l’agriculture.

Après avoir précisé qu’il était heureux de se rendre en Isère, » département à la beauté  naturelle exceptionnelle et célèbre, ne serait ce que par  l’étape  du Tour qui s’achève à l’Alpe d’Huez et qui a consacré il y a juste 30 ans mon compatriote Stephen Roche.. », il est entré dans le vif du sujet:  » je suis conscient des problèmes liés aux zones montagneuses, aux problèmes auxquels sont confrontés les agriculteurs, ayant grandi dans une ferme de montagne dans le sud-est de l’Irlande. »

 » 2017 est une année importante pour l’évolution de la PAC. Nous devons choisir la bonne voie car  notre système de production alimentaire nous oblige à produire plus et mieux pour nourrir une population mondiale en forte augmentation tout en protégeant notre environnement et notre climat. »

Phil Hogan a souligné que l’agriculture est européenne est confronté à  » une combinaisons de défis inédits qui nous oblige à trouver de nouveaux moyens pour les relever » .

D’ou  sa volonté de moderniser et simplifier la PAC.

Selon le commissaire européen cela passe par plusieurs axes prioritaires:

- Renforcer la résilience du secteur, « les agriculteurs doivent obtenir un juste prix pour leurs produits. »

- Oeuvrer pour une plus grande durabilité,  » nous devons amplifier notre action liée au changement climatique. »

- Encourager le renouvellement des des générations,  » nous avons besoin d’une nouvelle génération de jeunes agriculteursSans titre ambitieux et innovants. »

Phil hogan souhaite également que le deuxième pilier de la PAC bénéficie davantage » à nos populations rurales. »

En effet  » pour que les personnes continuent à vivre en milieu rural il faut leur offrir un environnement dans lequel elles puissent vivre correctement. Pour cela, outre l’emploi, il faut des services, des infrastructures, de la connectivité..qui soient adaptés aux besoins et aux demandes des ruraux. »

Et d’argumenter  » l’agriculture a un rôle indispensable à jouer:  » elle fourni des emplois, offre des produits de qualité, alimente les économies locales, maintient les terres dans de bonnes conditions environnementales et protège la biodiversité.. »

… » La PAC a contribué a garder une agriculture vivante dans toute l’Europe. La diversité des cultures, des traditions et des identités, à travers en particulier par nos produits locaux est une chance tant sur le plan régional que mondial ».

Phil Hogan a enfin insisté sur les zones de montagne.

 » Le soutien au titre du développement rural peut être ciblé sur les besoins spécifiques des zones de montagne. » Ce soutien est important car il fourni une aide au revenu des agriculteurs et favorise la gestion durable de ces zones ».

Il faut rappeler que la mesure  » zones soumises à des contraintes naturelles » a un budget de l’ordre de 25,5 milliards d’euros dont 29% sont consacrés aux zones montagne.

La France dispose de la plus grande part de ce budget européen avec environ 5,6 milliards d’euros. Cela se comprend par le fait que la France possède plus de 3,3 millions d’hectares de zones de montagne qui bénéficient de l’aide  » zones soumises à des contraintes naturelles ».

Phil hogan s’est dit  convaincu que  » moderniser et simplifier la PAC permettra aux agriculteurs et aux communautés rurales de regarder l’avenir avec confiance.. »

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Phil Hogan en visite à la GAEC des verts sapins


Ce Jeudi 22 Juin, avant d’arriver au Global Food Forum, Phil Hogan, le commissaire européen en charge de l’agriculture s’est arrêté à la ferme de Paul Faure.

Il était accompagné de Michel Dantin, eurodéputé, Lionel Beffre, préfet de l’Isère, Chantal Carlioz, vice présidente du département, Jacques Adenot, président du parc régional du Vercors. Marie-Noëlle Battistel, député de l’Isère, Jean-Claude Darlet, président de la chambre d’agriculture de l’Isère, Christiane Lambert, présidente du FNSEA, Franck Girard président de la communauté de communes du massif du Vercors,  Hubert Arnaud, maire d’Autrans -Méaudre; Mickaël Kraemer maire de Lans en Vercors étaient également présents.

Paul Faure, également président de Vercors Lait lui a présenté son exploitation tout en lui expliquant le fonctionnement de la coopérative. Le commissaire a décrit la ferme comme « similaire à celle où il est né en Irlande ».

Suite à sa discussion avec Paul Faure, il a évoqué la crise laitière comme un point sur lequel il était primordial de tirer des leçons.

Il a aussi affirmé que l’expérience serait essentielle à la constitution des futures politiques agricoles communes.

Par ailleurs, il souhaite faire du renouvellement des générations agricoles une priorité. Au nom des agriculteurs en général, Paul Faure, lui, a demandé à ce que les formalités administratives des agriculteurs soient amoindries, afin que ceux-ci aient davantage de temps à consacrer à leur cœur de métier.

Il a aussi souhaité que le calendrier des aides soit mieux respecté pour limiter l’imprévisibilité du secteur.

Après cette discussion, Phil Hogan, le président de Vercors lait et les autres invités  sont allés déguster quelques mets régionaux lors d’un buffet.

Paul Savary

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Lans-en-Vercors, cœur de l’Europe agricole


Le Global Food Forum organisé par Farm europe va se dérouler ce jeudi 22 juin à Lans en Vercors.. La politique européenne ne se décide pas qu’à Bruxelles, en particulier celle qui concerne l’agriculture.

Le Global Food Forum réunira donc le 22 juin au cœur du massif du Vercors, décideurs européens, responsables économiques, agriculteurs et citoyens pour une journée d’échange et de réflexion sur l’Europe et l’avenir de la Politique agricole européenne pour les zones fragiles. Le Vercors présente donc toutes les caractéristiques de cette problématique.

Le temps d’une journée, le centre culturel le Cairn de Lans-en-Vercors sera le cœur de l’Europe agricole accueillant le Commissaire européen à l’Agriculture et au Développement rural, Phil Hogan, des députés clefs du Parlement européen sur les questions agricoles – Michel Dantin et Herbert Dorfman – ainsi que des responsables professionnels de plusieurs pays européens, parmi lesquels Massimiliano Giansanti, Président du Global Food Forum et de la Confagricoltura et Christiane Lambert, Présidente de la FNSEA.

Fruit d’un partenariat innovant entre le think tank Farm Europe, le Parc  Régional du Vercors et la Commune de Lans-en-Vercors, la journée permettra à chacun des participants non seulement d’échanger avec des acteurs du projet européen au quotidien, mais aussi d’exprimer leurs attentes, leurs idées quant à l’avenir de la Politique agricole commune sur trois thèmes fondamentaux pour l’avenir :

Faire vivre l’ambition d’une agriculture présente et dynamique sur l’ensemble des territoires

Structurer les filières pour capter la valeur ajoutée

Répondre aux enjeux de la durabilité environnementale en zones économiquement fragiles.

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Prolongation des mesures de «filet de sécurité» pour les produits laitiers et les fruits et légumes


Les mesures de «filet de sécurité» pour les secteurs des produits laitiers et des fruits et légumes seront prolongées jusqu’en 2016.

La Commission Européenne met actuellement au point les derniers détails en vue de l’adoption formelle des décisions législatives pertinentes dans les semaines à venir.

La Commission européenne a conscience des difficultés rencontrées par les producteurs européens et de la nécessité de leur apporter une aide. Pour le secteur des fruits et légumes, les mesures prévues pourraient entrer en vigueur dès la semaine prochaine, tandis que pour le secteur laitier, elles seront en place à partir du 1er octobre.

L’intention de proroger certaines des mesures existantes a été annoncée pour la première fois par M. Phil Hogan, membre de la Commission européenne chargé de l’agriculture et du développement rural, lors de la dernière réunion du Conseil des ministres de l’agriculture qui s’est tenue le 13 juillet.

Le commissaire Hogan a déclaré à ce propos:

«Les mesures significatives qui ont été prises jusqu’à présent par l’Union européenne ont démontré la solidarité de l’Union avec les agriculteurs les plus touchés par l’embargo russe. Ces actions ont aussi sensiblement contribué à atténuer les effets de cet embargo. Aujourd’hui, près d’une année plus tard, le maintien de l’interdiction imposée par la Russie nous oblige à conserver un filet de sécurité pour protéger les producteurs qui restent confrontés à des difficultés liées à cette interdiction.»

Pour le secteur laitier, les mesures d’aide consistent en une intervention publique et en une aide au stockage privé pour le beurre et le lait écrémé en poudre (LEP). Ces mesures sont actuellement en place et, en l’absence de prolongation, arriveraient à expiration le 30 septembre 2015.

L’intervention sera prolongée du 1er octobre 2015 au 29 février 2016 afin d’éviter toute interruption (pour les produits laitiers, l’intervention est systématiquement ouverte chaque année du 1er mars au 30 septembre). Le stockage privé (pour lequel aucune ouverture automatique ne s’applique) sera également prolongé jusqu’au 29 février 2016.

Pour les fruits et légumes, la Commission propose de proroger jusqu’au 30 juin 2016 les mesures qui ont pris fin le 30 juin 2015, en couvrant les principaux groupes de fruits et légumes (y compris les pêches et les nectarines) affectés par l’embargo russe. Ces mesures consistent en des retraits du marché en vue de la distribution gratuite de fruits et légumes aux organisations caritatives ou à d’autres fins (telles que l’alimentation des animaux, le compostage ou la distillation) ainsi qu’en la «non-récolte» ou la «récolte en vert».

Les quantités seront allouées aux États membres qui ont exporté des quantités importantes vers la Russie au cours des trois dernières années. En outre, une quantité supplémentaire ne dépassant pas 3 000 tonnes peut être retirée du marché dans tous les États membres afin de stabiliser davantage le marché.

La demande mondiale de lait et de produits laitiers s’est détériorée tout au long de 2014 et au premier semestre de 2015, notamment en raison du ralentissement des importations effectuées par la Chine. De plus, le gouvernement russe a annoncé la prolongation pour une année supplémentaire, jusqu’en août 2016, de l’interdiction injustifiée et illégale des importations de produits agricoles en provenance de l’Union européenne. En conséquence, la pression existante sur les prix du lait et des produits laitiers devrait perdurer dans les mois à venir. En ce qui concerne les fruits et légumes, le maintien de l’embargo russe signifie que les producteurs européens restent privés d’accès à un marché d’exportation important, ce qui pourrait entraîner des baisses de prix significatives.

Contexte

Secteur laitier

Dans le cas de l’intervention, les autorités publiques achètent les quantités proposées par les opérateurs privés à un prix fixe pour une quantité maximale de 109 000 tonnes de LEP et de 50 000 tonnes pour le beurre, et pour autant que les marchandises proposées soient conformes à certaines exigences de qualité. Une fois que ces volumes ont été épuisés, l’intervention se poursuit suivant un système d’adjudication. Le beurre et le LEP ayant fait l’objet d’une intervention publique sont ensuite vendus sur le marché libre par les pouvoirs publics une fois que les prix ont remonté.

Dans le cas du stockage privé, l’opérateur privé conserve la propriété des marchandises, mais s’engage par contrat à retirer les produits du marché pendant une certaine période. En échange, une aide destinée à couvrir une partie des frais de stockage lui est accordée.

Les projets législatifs relatifs à la prolongation de ces instruments ont déjà été examinés par la Commission avec des représentants des États membres. Les actes législatifs correspondants devraient être publiés et entrer en vigueur avant la fin du mois de septembre.

À ce jour, quelque 108 652 tonnes de beurre et 40 045 tonnes de LEP ont été proposées au titre du stockage privé depuis le début du régime en septembre 2014. 1 176 tonnes de LEP ont été proposées au titre de l’intervention.

Fruits et légumes

Les projets législatifs relatifs à la prolongation de ces instruments ont déjà été examinés par la Commission avec un groupe d’experts désignés par les États membres pour la prorogation des mesures exceptionnelles de soutien. Ces mesures devraient être publiées et entrer en vigueur d’ici la fin de la semaine prochaine.

Dans le cadre des mesures exceptionnelles de soutien qui ont été mises en œuvre jusqu’au 30 juin 2015, environ 770 000 tonnes ont été retirées du marché avec un soutien d’environ 155 millions d’euros.

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Le secteur laitier de l’UE se prépare à la fin des quotas laitiers


Le régime des quotas laitiers de l’Union Européenne sera définitivement supprimé le 31 mars 2015. Introduit pour la première fois en 1984 alors que la production de l’UE excédait de loin la demande, le régime des quotas était l’un des outils mis en place pour résoudre ce problème d’excédents structurels.

Plusieurs réformes successives de la politique agricole commune de l’UE ont renforcé l’orientation du secteur vers les marchés et permis de développer, en parallèle, de nombreux autres instruments plus ciblés visant à aider les producteurs des zones vulnérables, telles que les zones de montagnes, où les coûts de production sont plus élevés. La décision de supprimer les quotas avait tout d’abord été prise en 2003 afin d’offrir aux producteurs de l’UE la souplesse nécessaire pour répondre à la demande croissante, notamment sur le marché mondial.

Cette intention a été réaffirmée en 2008 avec l’adoption d’un éventail de mesures visant à réussir un «atterrissage en douceur». Malgré l’existence des quotas, les exportations de produits laitiers de l’UE ont augmenté de 45 % en volume et de 95 % en valeur au cours des cinq dernières années.

Selon les prévisions de marché, les perspectives de croissance restent très encourageantes, notamment en ce qui concerne les produits à valeur ajoutée comme le fromage, mais aussi les ingrédients utilisés pour la fabrication de produits nutritionnels, sportifs ou diététiques.

S’exprimant au sujet de la suppression du régime de quotas, le commissaire européen pour l’agriculture et le développement rural, Phil Hogan, a annoncé: «La suppression du régime des quotas laitiers est à la fois un défi et une chance pour l’Union. C’est un défi car une génération entière d’éleveurs de bétail laitier se verra obligée de s’adapter à un nouvel environnement et qu’à cela viendra sûrement s’ajouter une certaine volatilité des prix. Mais c’est également une chance en termes de croissance et d’emploi. En se concentrant davantage sur les produits à valeur ajoutée et sur les ingrédients pour les aliments «fonctionnels», le secteur laitier a le potentiel pour devenir un véritable moteur économique de l’UE. Les zones plus vulnérables dont les activités pourraient se voir menacées par la suppression du système de quotas peuvent bénéficier de tout l’éventail de mesures de développement rural dans le cadre du principe de subsidiarité.»

Pour de plus amples informations, y compris une «foire aux questions», des graphiques explicatifs, des rapports de marché et des documents audio-visuels (notamment des photos et des enregistrements), rendez vous sur http://ec.europa.eu/agriculture/milk-quota-end/index_en.htm

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