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Photovoltaïque: des discussions vont s’ouvrir


Le gouvernement est conscient que les délais de raccordement ramenés de 36 à 18 mois mettent entreprises et exploitations agricoles en difficulté. Des discussions vont s’ouvrir entre les ministères concernés.

Il faut rappeler que les entreprises et exploitations agricoles avaient 36 mois entre le moment ou elles signait un contrat avec EDF et la fin des travaux. Délais ramenés à 18 mois suite à un moratoire mis en place en décembre 2010. De nombreuses entreprises et exploitations agricoles ne pourront pas respecter ces délais, trop courts.

Lire notre reportage:

Photovoltaïque: Accorder un délai de 4 mois supplémentaire aux Sattler sinon….


Nous avons contacté le ministère de l’écologie et nous avons réussi à avoir des précisions sur l’avenir proche.

A l’heure actuelle aucune dérogation n’est prévue. Cependant le gouvernement est au fait de la situation et a conscience que plusieurs entreprises et exploitations agricoles vont se trouver en difficulté si elles ne respectent pas les délais imposés.

Il a donc été décidé d’ouvrir des discussions entre les ministères concernés: écologie, agriculture et industrie afin de faire le point sur la situation et de prendre les décisions nécessaires. Ces discussions s’entameront début septembre.

Reste une question fondamentale: que doivent faire ceux qui se sont lancés dans un projet photovoltaïque et qui savent qu’ils ne pourront pas respecter les délais: attendre, poursuivre les travaux…Sans oublier ceux dont la date limite est fixée dans les prochains jours, semaines.

Nous n’avons pas réussi, à ce jour, à avoir une réponse précise.


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Photovoltaïque: Accorder un délai de 4 mois supplémentaire aux Sattler sinon….


Marc et Monique Sattler sont agriculteurs à Satolas et Bonce. Ils ont cru au photovoltaïque et se sont lancé dans un vaste projet, plein de bon sens. Tout allait bien jusqu’au jour ou l’Etat a changé la donne! Aujourd’hui ils vivent un véritable cauchemar.

Marc et Monique Sattler sont agriculteurs à part entière. Installés à Satolas et Bonce depuis 1980, ils sont spécialisés dans l’élevage équin. La famille est tellement passionnée par le monde agricole que leur fils s’est installé en élevage ovin en tant que Jeune Agriculteur en 2010, sa compagne embrassera également ce métier en s’installant fin 2011. Si leur siège d’exploitation est à Satolas et Bonce, les Sattler ont également une ferme à Dizimieu, à quelques encablures de Crémieu.
Cette configuration sur deux sites fait qu’il manque des bâtiments sur chaque commune, pour loger les chevaux et pour stocker. Les Sattler décident, pour assurer le développement nécessaire à leur exploitation, de construire trois bâtiments: deux à Satolas et un à Dizimieu.
Ayant eu connaissance du programme photovoltaïque, ils décident d’équiper les toits des nouveaux bâtiments de panneaux solaires pour les aider à financer ces bâtiments. Nous sommes en 2009.

 » Il n’a pas été évident de passer de l’idée au projet. C’est un véritable parcours du combattant mais avec beaucoup d’enthousiasme, de persévérance, on y est arrivé.  » Cela d’autant plus que le dossier présenté est « costaud », sans failles. Les conclusions des organismes décideurs sont sans appel: le projet des Sattler est justifié et viable.

A travers ce projet, les Sattler y voient plusieurs avantages:  » Donner un nouvel essor à leur exploitation, aider leur fils dans son installation JA en lui permettant l’utilisation d’une partie des surfaces de bâtiments construits, avoir un complément de revenus assuré au minimum pour 20 ans et ainsi participer à leur manière au développement durable et au respect de la planète. Les Sattler sont d’autant plus confiants qu’en Allemagne, une grande majorité d’agriculteurs se sont lancés, avec succès dans cette démarche.

D’ailleurs en France, plusieurs agriculteurs s’engagent dans la même aventure. Processus normal: les agriculteurs ont des bâtiments bien exposés, qui offrent des surfaces de toits intéressantes…

L’opération photovoltaïque est lancée à Satolas et Bonce et Dizimieu.
Une des premières clause est de contracter avec EDF pour une durée de 20 ans à un tarif de rachat donné et pour cela il faut d’abord leur verser un acompte d’environ 20 000 euros.

 » En fait, c’est là que les ennuis ont commencé. On a bien versé la somme demandée mais les clauses du contrat ont changé en cours de route même si notre cas a échappé aux baisses consécutives du tarif de rachat de l’électricité qui ont eu lieu en 2010, rendant les financements de plus en plus difficiles à obtenir car la filière photovoltaïque a commencé à se discréditer auprès des banques. « 

sattler 1

Les travaux ont commencé comme ici à Dizimieu.

Pris dans l’engrenage mais étant certains que le bon sens l’emporterait les Sattler ont tout de même commencé les travaux en toute confiance.

C’est alors qu’un moratoire est sorti de la poche du gouvernement, en décembre 2010, avec comme décision spectaculaire de ramener les délais pour réaliser les travaux de 3 ans à 18 mois. Si ces délais ne sont pas respectés le contrat est rompu malgré l’acompte versé à EDF. La situation serait catastrophique pour les Sattler, car de nombreuses sommes ont déjà été engagées,  pour les travaux effectués.

Dans leur cas, le raccordement à ERDF doit impérativement être effectué début septembre.

 » On ne pourra pas respecter ce délai. Il faudrait que l’on puisse obtenir une rallonge d’au mois 4 mois. Qu’on nous laisse juste terminer nos travaux ! Si on n’obtient pas de délai supplémentaire, nous sommes ruinés. Nous avons déjà investi plus de 500 000 euros, nous avons des fournisseurs à payer. Notre fils et sa compagne ne pourront plus poursuivre leur installation… 4 mois qui vont  » foutre en l’air  » toute une vie de travail, » s’exclament Marc et Monique qui ne comprennent pas ce qui leur arrive. » Si nous avions fait des erreurs… on aurait accepté, mais là on a eu confiance en la parole de l’Etat et celui ci nous a berné. »

Quelle est la solution pour se faire entendre « Faut-il faire la grève de la faim comme un autre exploitant en Bretagne, Franck Le Borgne qui a failli mourir ou attendre un suicide comme le font certains agriculteurs désespérés ? ».

Il y a une autre alternative, très simple que les Sattler attendent avec anxiété : « Laisser ces gens finir leurs travaux et faire leur métier comme ils l’ont toujours fait, sans relâche. »

Il y a urgence.! L’Etat prendra t-il conscience de la gravité de la situation afin d’appliquer une décision pleine de bon sens, à savoir d’allonger les délais de réalisation de travaux de quelques mois? De sa décision dépend l’avenir de nombreux agriculteurs.

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Photovoltaïque: »reporter les échéances de quelques mois »


Les tergiversations de l’Etat, pour ne pas dire plus, en ce qui concerne le photovoltaïque inquiètent beaucoup et commencent à mettre en difficulté de nombreuses entreprises et bon nombre d’agriculteurs qui se sont lancés dans cette démarche.

Marc Jedliczka, directeur général de l’association Hespul (Association à but non-lucratif de type « loi de 1901 » qui a pour but et objet social le développement de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables) et vice-président du CLER (Comité de Liaison Energies Renouvelables), n’hésite pas à dire: » Avec le photovoltaïque, le gouvernement est dans le déni de réalité ».

Il a accordé un long interview au webzine des énergies renouvelables dans le bâtiment: PLEIN SOLEIL.

Plein Soleil : Que vous inspire la situation actuelle du marché du photovoltaïque en France dont on dit qu’il ne se porte pas bien du tout ?

Marc Jedliczka : En fait, le marché français du photovoltaïque est clairement dans une situation paradoxale. Il n’est qu’à voir les chiffres de raccordement d’ERDF. Il se raccorde à l’heure actuelle plus d’installations que jamais. Les grandes entreprises, très capitalisées, semblent s’en sortir même plutôt bien. Elles ont les moyens de racheter des projets plantés par des spéculateurs et de réaliser les carnets de commandes de l’an dernier, résultats du phénomène de « stock » engendré par les effets d’annonce sur les baisses de tarifs. Le tout sur la base des tarifs antérieurs ! Ces sociétés ont souvent jusqu’à la fin de l’année pour finir les travaux. Tout le monde se précipite et cela créé une forme d’émulation pour ces entreprises.

Maintenant, d’un autre côté, il y a pléthore de PME qui sont en train de licencier à tour de bras. Autour de Lyon, de nombreux distributeurs ou des filiales d’entreprises allemandes divisent leurs effectifs par deux. Certains sont vraiment en train de déguster, ils ne rentrent plus une affaire. On saura la vérité au début de l’année 2012.

PS : Vous craignez cette année 2012 ?

MJ : Deux choses m’inquiètent plus particulièrement. Le marché du particulier qui conserve pourtant des conditions très correctes sur les plans tarifaire et financier, ne redémarre pas. L’image du photovoltaïque a été profondément altérée. Le statut des particuliers qui avaient investi dans un toit photovoltaïque est passé de celui de héros à celui de méchant spéculateur qui fait augmenter la facture d’électricité des Français. Dans ce contexte, le problème n’est même pas que les commerciaux ne vendent plus. Pire, ils n’arrivent même plus à avoir des rendez-vous. C’est grave.

Et l’on attend toujours une communication positive de l’Etat qui n’assume en rien ses responsabilités. La reprise risque de mettre beaucoup de temps à venir et plus l’incertitude durera plus les petits indépendants vont mourir. Il ne finira par rester que les gros opérateurs, dans une logique de concentration du marché qui arrange bien les hautes sphères…

Pour lire l’intégralité de cet interview sans langue de bois cliquer sur

Marc Jedliczka : « Avec le photovoltaïque, le gouvernement est dans le déni de réalité »

Et l’agriculture?

Marc Jedliczka est parfaitement au courant que de nombreux agriculteurs se sont lancés dans l’opération photovoltaïque et qu’aujourd’hui ils sont en situation très difficile.

 » Ils ont cru l’Etat et aujourd’hui ils sont bernés. Pourtant les agriculteurs n’ont pas voulu faire de la spéculation. Il s’agissait pour eux d’assurer un complément de revenus dans le souci de développement durable. Ils se trouvent le bec dans l’eau à cause de leur honnêteté et de leur confiance.

L’Etat aurait du comprendre que l’électricité est une production comme une autre, prendre l’exemple sur l’Allemagne ou le photovoltaïque fait partie intégrante des exploitations agricoles. »

Certains agriculteurs risquent de se retrouver en très grosse difficulté suite à la décision de réduire les délais de raccordement de 30 mois à 18 mois.

 » Cette décision fait suite à un décret de décembre 2010. Il est simple de comprendre que pour certains il ne sera pas facile de respecter ces  nouveaux délais. Ceci pour quelques mois, semaines, jours… Dans l’urgence, la seule solution est que l’Etat reporte les échéances de quelques mois. Décision facile à prendre et à faire appliquer.

Comment accepter que des gens de bonne foi, se retrouvent à la rue à cause de décisions Pour faire adopter une telle décision quelques jours suffisent. Ensuite il faudra bien que les discussions reprennent, avec l’ensemble des partenaires et que les bonnes solutions soient prises, de façon durable…. »

Dans un prochain article, nous lirons le témoignage poignant de la famille Sattler . Marc et son épouse Monique sont agriculteurs à Satolas. Ils sont dans ce cas. Ils ont investi plusieurs milliers d’euros, commencé les travaux et ne pourront respecter les délais pour…4 mois.



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Photovoltaïque: des agriculteurs en difficulté.


De nombreux agriculteurs se sont lancés dans la mise en place de panneaux photovoltaïques, afin d’assurer un complément de revenus, de participer au développement durable…. Nous en reparlerons sur sillon38 à travers des exemples précis sur l’Isère. Hélas les tergiversations de l’Etat pour de pas dire plus vont mettre à mal ces agriculteurs qui risquent de mettre la « clé sous la porte ». La FNSEA et les JA qui dénoncent en particulier de nouvelles règles discriminatoires ont décidé de porter plainte auprès de la commission européenne.

Télécharger le courrier envoyé le 25 mai 2011 à la commission européenne:

_COURRIER COMMISSION DES COMMUNAUTES EUROPENNES

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Parc du Vercors, projet centrale photovoltaïque, réunions publiques


Face aux défis du changement climatique, le Parc naturel régional du Vercors et la Communauté de communes du massif du Vercors se mobilisent sur l’énergie tout en respectant la préservation du patrimoine, le développement du territoire et la création de richesse pour les habitants et les collectivités.

Or, le mode de développement actuel de l’énergie photovoltaïque ne permet pas vraiment de porter ces valeurs. Pour cela, le Parc naturel régional du Vercors accompagné de Rhônalpénergie-Environnement ont donc souhaité expérimenter une nouvelle approche de cette filière pour monter des projets répondant à cette vision plus globale et mettre en place une démarche généralisable au monde rural.

Le projet sur http://www.centralesvillageoises.fr

Les dates et lieux des prochaines réunions publiques :

  • secteur Villard / Corrençon : le 27 avril à 20h à Villard de Lans (salle des mariages)
  • secteur Autrans / Méaudre : le 29 avril à 20h à Méaudre (salle des mariages)
  • secteur Engins / Lans / St Nizier: le 5 mai 2011 à 20h à Lans en Vercors (salle St Donat)

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Le Gouvernement met en place le nouveau cadre de régulation du photovoltaïque


Fabrication de panneaux photovoltaïques  à Lannion  dans les Côtes d'ArmorLe nouveau dispositif comporte un système de tarifs ajustés trimestriellement pour les installations de moins de 100 kWc (environ 1 000 mètres carré de panneaux) et des appels d’offres pour les autres installations.

Les exigences seront accrues sur la qualité environnementale et industrielle des projets avec notamment l’intégration d’obligations de recyclage en fin de vie et de démantèlement à compter de l’été 2011 et de l’obligation de fourniture d’une analyse de cycle de vie à compter du 1er janvier 2012. Les projets hors installations résidentielles devront aussi fournir une attestation bancaire ou une offre de prêt afin d’attester de la durabilité et du sérieux des projets.

Les tarifs d’achat sont valables à partir du 10 mars 2011 et sont fixés à 20 % en dessous du tarif en vigueur au 1er septembre 2010 puis ajustés trimestriellement en fonction des volumes de projets déposés et des baisses de coûts attendues estimées à 10 % par an.

Suivant les recommandations du Conseil supérieur de l’énergie et de la Commission de régulation de l’énergie, le premier trimestre s’arrêtera le 30 juin 2011 pour une meilleure lisibilité des dates d’évolution. Le dispositif d’attestation bancaire a également été simplifié.

De plus, devant le succès des énergies renouvelables en Corse et en outremer, afin de garantir la sûreté des réseaux dans ces territoires et poursuivre un développement régulé, le seuil à partir duquel des dispositifs d’effacement doivent être mis en place pour prévenir des saturations est abaissé. Cette mesure sera totalement transparente pour les installations photovoltaïques domestiques. Une flexibilité nouvelle est introduite pour les grandes installations avec l’encouragement de dispositifs de stockage d’énergie.

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Photovoltaïque : les Chambres d’agriculture demandent un nouveau texte


La parution, mi-janvier, des nouvelles conditions d’achat de l’électricité produite par des panneaux solaires photovoltaïques a jeté le trouble sur toute une filière, jusque là volontariste pour atteindre les objectifs nationaux et européens en matière d’énergie renouvelable.

En annonçant une baisse de l’ordre de 30 %, ces nouveaux tarifs sonnent comme un coup d’arrêt à de nombreux projets sur les bâtiments d’exploitation portés par des agriculteurs dans le cadre de leur activité agricole. Ils vont de surcroît encourager le développement de centrales au sol alors que tout le monde s’accorde désormais à considérer l’artificialisation des terres agricoles comme un fléau qui pourrait jusqu’à remettre en cause, à terme, le maintien et le développement de la production agricole.

Il est désormais urgent d’apporter des réponses claires aux agriculteurs porteurs de projets :
- Sur le devenir des dossiers dont la demande d’achat de l’électricité a été formulée entre le 1er novembre 2009 et le 11 janvier 2010, qui doivent être honorés sur les bases connues à cette période.
- Sur tous les projets à utilisation agricole, qui doivent être pris en compte après le 11 janvier 2010 sur la base de 50 € / kwh.

Les dernières tergiversations au sein du Conseil Supérieur de l’Energie dans lequel Didier Marteau a vivement réagi en tant que représentant des Chambres d’agriculture, nous incitent à demander la parution urgente d’un nouveau texte qui réponde à ces demandes.

« Dans le contexte économique actuel, ce nouveau texte pourrait être l’occasion pour le gouvernement français de revoir sa copie. En l’état, celle-ci conduit à priver non seulement les agriculteurs d’un complément pour entretenir et investir dans les bâtiments agricoles, mais plus globalement d’une source d’énergie renouvelable pour nos concitoyens » a déclaré Guy Vasseur, président des Chambres d’agriculture.

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Photovoltaïque au sol: un danger pour le foncier agricole


Le ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer a publié en date du 14 janvier 2010 un arrêté fixant à la baisse les tarifs d’achat de l’électricité d’origine photovoltaïque alors même qu’il encourage le développement des énergies renouvelables dans le cadre de la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement.

L’écart entre le prix d’achat de l’électricité produite par les centrales photovoltaïques au sol et les installations sur les toitures des bâtiments a été considérablement réduit.  Pour les  JA, cet arrêté favorise  le développement du photovoltaïque au sol.

« C’est un danger de réduire la différence entre le prix du photovoltaïque au sol et  sur les bâtiments, cela entrainera une spéculation foncière et privera à terme les jeunes de leur principal outil de production, la terre » a déclaré William Villeneuve, président de Jeunes Agriculteurs.

Cet arrêté remet en cause l’acte de production et l’installation même des jeunes.  Jeunes Agriculteurs est contre l’artificialisation des terres, pour la préservation du foncier agricole et pour le maintien de l’agriculture en France.  Ces volontés font d’ailleurs parti des objectifs du projet de Loi de Modernisation de l’Agriculture et de la Pêche.

JA défend une politique qui incite les jeunes agriculteurs d’aujourd’hui et de demain à mettre en place des projets de développement durable compatibles avec l’activité de production agricole.  N’était-ce pas la volonté de Nicolas Sarkozy dans la présentation de ses vœux de nouvelle année au monde rural le 14 janvier 2010?

« Cet arrêté va à l’encontre même des démarches incitant les jeunes à développer des exploitations durables.  Encore un double discours ! », concluent les JA.

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Les éoliennes considérées comme des installations classées


A la suite des débats sur l’article 34 du projet de loi Grenelle II au Sénat hier après midi, les espoirs de sauver l’éolien s’amenuisent, selon FNE. En effet, si un certain nombre d’amendements visant à réfréner le développement de l’éolien n’ont pas été adoptés, le texte n’a été que peu modifié. Or les dispositions du texte initial ne sont pas loin de sonner le glas du développement de l’éolien.

Les éoliennes, désormais installations classées

Les éoliennes seront désormais soumises à la procédure des installations classées pour la protection de l’environnement, procédure très lourde et complexe, qui handicapera leur développement. L’amendement visant à la suppression de ces dispositions n’a pas été adopté.

De même, FNE regrette le rejet de l’amendement demandant la suppression des formalités pour toute éolienne quelque soit sa puissance ou sa hauteur. Cette procédure est d’autant plus injustifiée que les petites éoliennes de moins de 12 mètres sont dispensées de toute formalité par l’article R. 421-2 du code de l’urbanisme. Selon Raymond Léost, pilote du réseau juridique de FNE, « Il convient de tirer une première conséquence de ce changement de régime : soumettre les lignes à Très Haute Tension au même régime juridique ! ».

Développer l’éolien de manière réglementée

FNE tient à rappeler l’importance du développement de l’éolien, parallèlement à celui des autres énergies renouvelables. Elle est consciente de la nécessité de le faire de manière réglementée afin de ne pas affecter outre mesure les paysages et la biodiversité. Afin de prévenir les impacts négatifs des énergies renouvelables (ENR), il est nécessaire de les développer de façon complémentaire en tenant compte des spécificités des territoires.

Bénéficiant d’une technologie aboutie, l’éolien est l’une des énergies renouvelables les plus prometteuses. Sans la développer, la France ne sera jamais en mesure de se conformer à ses engagements internationaux. De plus, en complexifiant de la sorte le régime des éoliennes, la France prend le risque de se voir condamnée par la justice communautaire au titre de la violation de la directive ENR 2009/28. Nous espérons que les députés se montreront plus conscients de ces enjeux lors du passage du projet de loi devant l’Assemblée Nationale.

Comment mesurer le développement de l’éolien ?

FNE se réjouit de l’adoption de l’amendement fixant des objectifs intermédiaires chiffrés au développement de l’éolien, conformément aux engagements du Grenelle, mais déplore la manière dont ils sont fixés.
En effet, FNE estime qu’il y a un risque à mesurer la production d’électricité en puissance nominale (en mégawatts), et préfère une évaluation en pourcentage. Ainsi, quelque soit le volume de la production d’électricité, une part obligatoire d’énergie devra provenir de sources propres.

Photovoltaïque: pas d’autorisation pour les agriculteurs

Le photovoltaïque était également soumis à débat hier après-midi. L’amendement visant à autoriser les agriculteurs à exploiter ou faire exploiter des panneaux photovoltaïques n’a pas été adopté, mais le gouvernement et la commission se sont dits favorables à cette disposition quand elle sera présentée en loi de finance.

FNE rappelle ici la nécessité de différencier les panneaux photovoltaïques fixés au sol de ceux fixés sur les bâtiments. Ces deux catégories ne comportent pas les mêmes risques et doivent être encadrées différemment. Pour FNE, cette différenciation doit être prise en compte lors des futurs débats.

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Les JA pas d’accord pour le photovoltaïque en plein champ


Des panneaux photovoltaïques sur les toitures, d’accord. Mais en plein champ, non! C’est en résumé la position des JA qui expriment leurs inquiétudes face au projet du ministère de l’Ecologie, de développer des centrales photovoltaïques sur le territoire français. Ils estiment qu’un tel projet serait de nature à consommer outre-mesure du foncier agricole, déjà bien entamé.

Pour les JA, « le gouvernement n’est plus à un paradoxe près ! Le ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire vient en effet de lancer un appel d’offre pour le développement de centrales photovoltaïques en France. Ce projet prévoit d’ici 2020 la production de 5400 MW, qui, s’ils étaient produits uniquement par des centrales photovoltaïques au sol, nécessiteraient l’occupation de 15 000 hectares de sol dédiés !  »

Les jA poursuivent: « Conscient de l’enjeu des énergies alternatives et du développement durable, notre syndicat  encourage depuis longtemps le déploiement des énergies renouvelables au sein des exploitations agricoles. Or, dans le cas du plan présenté par le ministère, et dans le cas de l’inauguration ce jour du parc solaire de Vinon-sur-Verdon, l’installation de panneaux photovoltaïques en plein champ (et non pas sur les toitures)  se substitue aux activités de productions agricoles et freine l’installation en détournant durablement l’usage des terres ».

Réserver les panneaux photovoltaïques aux toitures

La consommation de foncier agricole est un problème majeur en France et cette tendance ne fera que s’accentuer avec l’encouragement des telles pratiques.
Jeunes Agriculteurs veut rappeler que les toitures des bâtiments, notamment agricoles, offrent des possibilités de développement de production d’énergie photovoltaïque très importantes avec un impact limité sur les paysages et sans nuire aux activités de production agricole. « La priorité à l’intégration du photovoltaïque au bâtiment doit devenir une exclusivité dans la mesure où les surfaces disponibles sont largement suffisantes pour couvrir les objectifs poursuivis. » explique William Villeneuve, président de Jeunes Agriculteurs : « Au  final, cette initiative zélée et peu réfléchie sacrifie tout simplement des terres agricoles viables, menaçant ainsi le renouvellement des générations en agriculture. »

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