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Loup: l’Isère se mobilise


Le conseil départemental de l’Isère a adopté une motion concernant le loup.

Cette motion a été présentée  par les conseillers départementaux suivants: Laura BONNEFOY, Bernard PERAZIO, Frédérique PUISSAT, Fabien MULYK, Chantal CARLIOZ, Christian COIGNÉ, Sandrine MARTIN-GRAND, Pierre GIMEL.

Elle est intitulée: Demande d’autorisation de tirs de prélèvement lupin

Voici le texte dans son intégralité

La saison pastorale vient à peine de commencer dans les alpages isérois que déjà plus d’une dizaine d’attaques de loups a eu lieu sur les seuls territoires du Trièves et du Royans Isère, et ce ne sont pas des cas isolés.

En France, les attaques que connaissent aujourd’hui les troupeaux sont impressionnantes : on dénombre près de 9000 prédations en 2015 réparties sur 24 départements, soit une augmentation de 114% par rapport à 2010. Fait nouveau : plus de 40% des attaques se déroulent dorénavant en pleine journée.

Dans le même temps, le nombre de cohortes de loups augmente de 20% chaque année soit le doublement de l’espèce tous les 5 ans. Plus la fréquence de ces attaques est importante, moins le pastoralisme est localement durable.

La pression sur les éleveurs et éleveuses de l’Isère (car notre Département compte un nombre important de femmes cheffes d’exploitation) devient humainement insupportable. Aujourd’hui, ces attaques ne sont plus concentrées sur des animaux en estive sur les hauts plateaux du Vercors mais sur des élevages traditionnels ovins, bovins et équins qui font la richesse des communes de moyenne montagne du Département.

Sur la commune de Chichilianne, les troupeaux de deux éleveurs ont subi 7 attaques qui ont engendré 52 prédations en 40 jours, la dernière attaque ayant eu lieu le 15 juin pendant la période de suspension des tirs de défense. Sur la commune de Presles, le troupeau d’une éleveuse de 60 bêtes en pâture a été tout récemment victime de 3 attaques, causant la perte de 15 brebis.

La prolifération de ces attaques constatées en début de saison estivale conjuguée à un sentiment d’abandon des pouvoirs publics va déboucher sur des fermetures d’exploitations en moyenne montagne.

Les éleveurs se défendent pour préserver les élevages extensifs qui font la richesse de notre alimentation, de la biodiversité et des paysages de nos communes de montagne et de moyenne montagne.

Les éleveurs ne sont pas là pour faire la chasse au loup mais n’ont pas d’autres alternatives que de protéger leur outil de travail.

De plus, ces attaques finissent par coûter très cher à la collectivité : rien qu’en 2015, les mesures de protection et les indemnités dues aux prédations pour faire taire la colère s’élevaient au niveau national à près de 21 millions €.

Les mesures de protection des troupeaux ont atteint leurs limites et l’indemnisation ne doit pas être la seule réponse face au loup : il est nécessaire et urgent de revoir l’ensemble du dispositif alors que la présence de cet animal en nombre n’est pas compatible avec une activité économique viable.

Les attaques d’aujourd’hui se trouvent dans des zones habitées et posent par là-même des questions de sécurité publique.

En raison du rôle majeur que tient le pastoralisme dans nos territoires et afin de maintenir nos espaces ruraux ouverts et vivants, il est urgent de voir reculer la très grave menace que fait peser la présence du loup.

L’Assemblée Départementale demande à ce que le Préfet en concertation avec les Maires concernés mette, sans délai, en œuvre un plan d’actions adapté en vue de maintenir la sécurité des personnes et l’outil de travail des éleveurs.

Le Conseil Départemental rappelle que la présence de ce prédateur en nombre est incompatible avec l’ensemble des activités humaines  de nos communes de moyenne montagne.

Ils demandent à l’assemblée départementale réunie ce jeudi 23 juin 2016 de se positionner par vote sur cette motion afin de permettre au Président Jean-Pierre BARBIER de faire les interventions nécessaires auprès de Monsieur le Préfet de l’Isère et des Ministères compétents.

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La méthanisation à la ferme: c’est pour demain


La nouvelle loi de finance du 24 décembre 2007  reconnaît comme revenu agricole, le revenu des agriculteurs qui valorisent la biomasse issue majoritairement de l’exploitation agricole : ex vente de bois, vente d’électricité ou de chaleur à partir du bois, de la méthanisation. Ces ventes rentrent désormais dans le champ du bénéfice agricole (comme tout autre atelier de l’exploitation).

Pour des « petits »projets de méthanisation à la ferme, il n’est plus utile de créer une société dédiée. Toutefois, concernant les redevances liées au traitement par méthanisation de matières organiques extérieures à la ferme, celles-ci rentrent dans le cadre des recettes accessoires (total maxi 100 000 € et 50% des recettes agricoles).

La méthanisation est encore peu développée en France dans le monde agricole mais suscite un regain d’intérêt du fait des bénéfices environnementaux qu’elle induit, de la hausse du prix des énergies et de la revalorisation des tarifs d’achat de l’électricité produite.
Aussi, en France, le modèle de développement de la digestion anaérobie en milieu rural reste à construire en considérant, d’une part, l’existant national et international et d’autre part, les principales avancées à venir.

En Isère, Pierre Gimel, conseiller général de Clelles, qui soutient le projet de faire de la lutte contre les gaz à effet de serre et la consommation exagérée d’énergie un véritable outil d’investissement (il soutiendra ce projet le 16 décembre au ministère de l’Agriculture et de la Pêche) a évoqué vendredi au Conseil général la réalisation d’un test de méthanisation dans le Nord-Isère.

Au niveau agricole, la digestion anaérobie des effluents d’élevage permet une réduction des émissions de gaz à effet de serre liées à leur gestion. Plus globalement, cette technique permet de produire de l’énergie sous forme de méthane à partir de déchets organiques.
Associée à d’autres procédés de traitement tel qu’un procédé biologique d’élimination de l’azote, la méthanisation peut également s’adapter à différents contextes et offrir une filière performante et optimale. La co-digestion qui consiste à combiner déchets agricoles, déchets des collectivités ou des industries permet d’optimiser le procédé grâce à la complémentarité des substrats mais implique en amont une coopération territoriale.

La France, avec 300 millions de t/an de déjections animales issues des élevages, détient l’un des plus gros potentiels de production de biogaz agricole en Europe.
À titre d’exemple, la digestion d’un m3 de lisier de porc produit de l’ordre de 25kWh sous forme d’électricité et autant sous forme de chaleur. Depuis juillet 2006, chaque kWh est racheté jusqu’à 14 centimes d’euros, au lieu des 5 centimes initiaux. Les gains sont aussi importants pour l’environnement puisque la méthanisation permet de diminuer les émissions de gaz à effet de serre d’un élevage. Enfin, les odeurs sont aussi atténuées au cours de la gestion des déjections.

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