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Utilisation des pesticides en agriculture


A l’occasion de la remise au Premier ministre du rapport du député Dominique Potier le 23 décembre dernier, Stéphane LE FOLL avait tenu à saluer l’excellent travail conduit sur la base de 6 mois de débats et échanges avec les acteurs concernés du plan Ecophyto.

Stéphane LE FOLL avait, à cette occasion, réaffirmé sa détermination à mettre en œuvre les outils négociés dans le cadre de la nouvelle PAC et amplifiés par la loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt du 13 octobre 2014.

Le Ministre après avoir pris le temps d’un examen approfondi des préconisations du rapporteur proposera les grands axes de la nouvelle version du plan Ecophyto à l’occasion du Comité National d’Orientation et de Suivi le 30 janvier 2015. Des inflexions importantes doivent être apportées parmi lesquelles :

1/ L’amplification de la diffusion et du transfert des bonnes pratiques constatées au sein du réseau des fermes pilotes du réseau DEPHY et des exploitations pionnières en agro-écologie.

Les résultats constatés permettent de former de véritables espoirs car la baisse de l’utilisation des produits phytosanitaires est une réalité dans ces exploitations qui ont conservé de bons rendements tout en baissant le recours aux pesticides. Parmi les 1000 fermes en grandes cultures et polyculture élevage une baisse de 12% des traitements est observée entre 2012 et 2013. Il faut donc d’une part développer le nombre de fermes DEPHY (qui bénéficient d’un accompagnement spécifique pour engager de nouveaux modes de production) et d’autre part équiper 10 fois plus d’exploitations en outils d’aide à la conduite d’exploitation développés au sein de ces exploitations. L’équipement de 30 000 fermes devrait avoir un effet de levier sur l’ensemble des exploitations françaises.

2/ L’amplification du développement des alternatives aux produits phytosanitaires, en particulier en encourageant le développement du bio-contrôle et des agro-équipements pour une agriculture de précision.

Il est désormais établi que leur développement permettrait de diminuer de près de 30% le niveau de pesticides en particulier en viticulture et arboriculture (cultures qui totalisent à elles seules environ 20% de l’utilisation totale de pesticides en France). En termes de résultat attendu, cela équivaut à une conversion en agriculture biologique de plus de la moitié des surfaces céréalières françaises. Le vote de la loi d’avenir avec ses mesures favorables au développement du bio-contrôle permettra d’amplifier le nombre de solutions alternatives disponibles sur le marché.

De plus, la loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt a acté la mise en place d’un certificat d’économie de produits phytosanitaires (CEPP) sur le modèle des certificats d’économie d’énergie. Les modalités pratiques seront présentées le 30 janvier prochain. Ce mécanisme permettra de considérer la somme de pratiques individuelles en vue d’atteindre un objectif précis de réduction collective. La mise en place d’agro-équipements de précision est une composante majeure pour la réussite du dispositif.

Ces deux orientations contribueront à diminuer les risques liés à l’utilisation des produits phytosanitaires, sur la santé humaine et sur l’environnement. Cette maîtrise accrue des risques s’inscrit dans la continuité du dispositif Certiphyto, qui atteste de la formation à l’utilisation des produits phytosanitaires et dont la présentation sera obligatoire fin 2015 pour acheter et utiliser ces produits à titre professionnel. 500 000 personnes, principalement des agriculteurs, sont concernées et déjà plus de 422 200 Certiphyto ont été délivrés. Par ailleurs, la loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt renforce l’encadrement des conditions de vente et du conseil à l’utilisation de ces produits. Elle donne également les outils utiles à la réduction de leur impact, en particulier sur les populations les plus sensibles.

3/ Ré-affectation des moyens financiers du plan Ecophyto au bénéfice d’agriculteurs engagés dans des changements de pratiques durables.

Stéphane LE FOLL demande que les recettes supplémentaires issues de la redevance pour pollutions diffuses (décidées en octobre 2014) soient affectées prioritairement aux actions du nouveau plan Ecophyto en vue de servir à la diffusion des bonnes pratiques agricoles. A ce titre, elles bénéficieront notamment aux GIEE (groupements d’intérêt économique et environnemental créés par la loi d’avenir et actuellement en cours de constitution).

Enfin, Stéphane LE FOLL rappelle que les financements de la nouvelle PAC sont orientés vers des mesures agro- environnementales et climatiques dont l’objectif principal est de modifier les pratiques en particulier la diminution du recours aux produits phytosanitaires.

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Recours aux produits phytosanitaires : Résultats nationaux pour l’année 2013


Le Ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt a publié aujourd’hui les résultats annuels de suivi du plan de réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires, le plan Ecophyto.

Au niveau national, le recours aux produits phytosanitaires a augmenté de 5% en moyenne entre 2009 et 2013 et de 9,2% entre 2012 et 2013. Une analyse de l’évolution de l’indicateur de référence NODU (nombre de doses unités) par catégories de produits montre une augmentation du recours aux herbicides et aux fongicides, et une diminution du recours aux insecticides. En ce qui concerne les zones non agricoles, entre 2009 et 2013 le NODU diminue de 3,4% et l’on constate une baisse de 7,9% entre 2012 et 2013.

En revanche, des résultats encourageants ont été observés pour les fermes du réseau DEPHY, réseau de Démonstration, d’Expérimentation et de Production de références du plan Ecophyto, souvent engagées dans des démarches agro-écologiques. Ces fermes ont réussi à réduire leur recours aux produits phytosanitaires tout en conservant de très bons rendements. Parmi les résultats concrets recensés dans ce réseau qui compte en 2013 près de 2000 fermes, le nombre de traitements moyen depuis l’entrée des fermes dans le réseau a diminué en 2013 de 12% pour les grandes cultures et la polyculture-élevage et de 11% pour l’arboriculture. Le poste « herbicides » reste néanmoins le plus difficile à réduire.

Climatiquement, l’année 2013 s’est caractérisée par un printemps exceptionnellement humide et frais d’avril à juin avec des retards d’implantation de cultures et des pertes de plantes. A la faveur de ces conditions humides, les champignons ont pu facilement se développer. Les excès d’eau ont également profité au développement des limaces et des adventices et gêné le recours aux opérations de désherbage mécanique. Comme 2012, l’année 2013 a été marquée par une forte pression des maladies fongiques sur l’ensemble des cultures.

Par contre, l’évolution des surfaces agricoles et du choix des espèces cultivées n’a pas eu d’impact significatif sur l’évolution de la consommation totale en produits phytosanitaires.

Dans ce contexte, Stéphane Le Foll, Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, Porte-parole du Gouvernement réaffirme sa détermination à mettre en œuvre les outils négociés dans le cadre de la nouvelle PAC et amplifiés par la loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt promulguée le 14 octobre 2014.

Ceux-ci permettront d’accélérer la réduction du recours aux produits phytosanitaires par la diffusion et le transfert des pratiques économes et performantes constatées au sein du réseau des fermes DEPHY et des exploitations pionnières en agro-écologie.

Par ailleurs, le rapport confié par Manuel Valls, Premier Ministre au député Dominique Potier en vue de proposer une nouvelle version du plan Ecophyto, sera remis mardi 23 décembre en présence de Ségolène Royal et de Stéphane Le Foll. Les recommandations de ce rapport seront analysées et serviront de socle au lancement d’un nouveau plan Ecophyto.

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Lancement du printemps du bio


Ségolène ROYAL a rappelé l’importance de cette filière d’avenir pour la transition écologique. Elle a annoncé qu’à présent, l’agriculture biologique serait représentée à part entière dans les comités de bassin. De même, les deux ministres vont prochainement signer un décret permettant l’entrée des associations de consommateurs, des représentants de l’agriculture bio et des régions dans la gouvernance du plan Ecophyto (comité consultatif de gouvernance).

Stéphane LE FOLL a confirmé les engagements forts du Gouvernement dans le cadre du plan Ambition Bio 2017 et s’est félicité de la hausse de 9% des surfaces cultivées en bio, preuve qu’une vraie dynamique est en marche. Le Ministre a également tenu à souligner la forte implication de l’enseignement agricole très présent lors de cette journée et insisté sur le fait que le nombre de fermes des lycées agricoles publics était passé de 36 en 2007 à 125 en 2014.

Par ailleurs, il a annoncé son objectif partagé avec Marisol TOURAINE de permettre au bio d’être plus présent dans la restauration des établissements de santé et de prise en charge des personnes âgées. Cela se fera sur la base de projets pilotes menés dans des établissements volontaires et sur certains produits de base tels que les yaourts, des fruits ou le pain….

Cela passera par différents leviers tels que la formation des acheteurs et la mutualisation des achats. Stéphane LE FOLL a enfin indiqué lors du déjeuner que les produits bio seraient également à l’honneur à Milan en 2015 à l’occasion de l’exposition universelle.

Les deux Ministres ont tenu en conclusion à saluer chaleureusement les acteurs de la filière bio en plein essor, qui est une chance pour notre pays.

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Point d’étape sur le plan Ecophyto


A l’occasion de la réunion annuelle du Comité National d’Orientation et de Suivi (CNOS) du plan Ecophyto [1], Stéphane LE FOLL, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, a fait un point d’étape sur le plan Ecophyto et a précisé les principales propositions de la Loi d’Avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt en matière de produits phytosanitaires.

Pour la première année, des résultats nettement encourageants ont été relevés puisque l’indicateur d’utilisation des produits phytosanitaires (NODU) enregistre une diminution de 5,7% entre 2011 et 2012 – et jusqu’à moins 11% pour les insecticides et herbicides.

Le ministre a salué par ailleurs le déploiement de plus d’une centaine d’initiatives Ecophyto concrètes dont l’ensemble des agriculteurs peuvent aujourd’hui bénéficier : 3 400 bulletins de santé végétale en 2013, 300 000 professionnels détenteurs du Certiphyto, 5 plateformes spécifiques par filière pour la promotion de la lutte intégrée en ligne sur EcophytoPIC, 2 guides de bonnes pratiques déjà réalisés (viticulture, polyculture), plus de 200 journées portes ouvertes dans les 1900 fermes du réseau DEPHY,…

Stéphane LE FOLL s’est par ailleurs félicité du recours croissant aux alternatives aux pesticides dans les pratiques agricoles (lutte intégrée, bio-contrôle, enherbement, désherbage mécanique, filets anti-insectes,…) et de l’identification de 90 systèmes de culture économes et performants (SCEP) en un an par le réseau des fermes DEPHY.

Il a tenu à souligner l’engagement des lycées agricoles qui ont mis en œuvre des projets novateurs et particulièrement performants.

« Les conditions du changement sont là et nous avons des solutions concrètes pour tendre vers des modèles plus durables. Il y a un an je détaillais le projet agro-écologique pour la France et mon ambition de développer une agriculture faisant de l’environnement un levier de croissance et de progrès, je suis heureux de constater que les agriculteurs sont de plus en plus nombreux à rejoindre cette nouvelle voie », a souligné Stéphane LE FOLL.

À la veille de l’examen de la Loi d’Avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt à l’Assemblée nationale, le ministre a rappelé les outils qu’il défendra pour donner un nouvel élan à l’agriculture française et engager la France dans le défi de la transition écologique, qui concilie compétitivité et respect de l’environnement.

Il défendra des mesures ambitieuses sur les produits phytosanitaires.

En particulier celles qui proposent de faire reconnaître clairement les principes de la lutte intégrée dans la loi française, de faciliter le recours aux produits de bio-contrôle pour l’ensemble des agriculteurs, de lutter contre les contrefaçons et les importations illégales de pesticides, ou encore d’interdire toute publicité pour des produits phytosanitaires vers le grand public en dehors des produits de bio-contrôle.

Le plan Ecophyto est ainsi au cœur du projet agro-écologique que Stéphane LE FOLL porte pour la France pour qu’elle devienne leader dans ce domaine.

Ce bilan très encourageant doit nous engager à poursuivre les efforts en développant les outils qui permettront à un maximum d’agriculteurs de s’approprier ces démarches exemplaires et vertueuses qui sont désormais identifiées et décrites.

L’enjeu est aujourd’hui que ces démarches deviennent des référentiels pour une agriculture de progrès.

Retrouver le dossier complet sur www.agriculture.gouv.fr/ecophyto

[1] Le plan Ecophyto vise à réduire l’utilisation des produits phytosanitaires – communément appelés pesticides – tout en maintenant une agriculture performante écologiquement et économiquement et en préservant la santé publique. Il s’inscrit dans le projet agro-écologique porté par Stéphane LE FOLL pour faire de la France le leader de l’agro-écologie en Europe.

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Pesticides : risque élevé pour les agriculteurs


orateurDans sa question écrite publiée dans le JO sénat du 04/03/2010, Mme Marie-Thérèse Hermange (Paris-UMP) attire l’attention de M. le ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche sur les risques pour la santé des agriculteurs exposés aux pesticides.

Selon les résultats de l’étude Agrican, il existe un lien entre l’exposition des agriculteurs aux pesticides et des anomalies du génome pouvant faire se développer un cancer.

Des chercheurs du centre d’immunologie de Marseille-Luminy ont ainsi présenté des travaux montrant un risque plus élevé de cancers lymphatiques chez les agriculteurs. Leur idée était de trouver des biomarqueurs prédictifs, car tous les individus exposés aux pesticides ne développent pas un lymphome.

Ils ont détecté dans les prélèvements sanguins de plusieurs dizaines de participants des cellules qui en sont normalement absentes et qui représentent les précurseurs des cellules tumorales constituant un lymphome de type folliculaire. Ils ont ainsi mis en évidence des biomarqueurs qui témoignent d’un lien moléculaire entre l’exposition des agriculteurs aux pesticides, l’anomalie génétique et la prolifération de ces cellules qui sont des précurseurs de cancer. Cet effet serait fonction de la dose et du temps d’exposition, même s’il existe d’autres anomalies comme une instabilité générale du génome.

Au regard de ces travaux inquiétants pour les ouvriers agricoles qui sont quotidiennement au contact de pesticides, elle souhaiterait savoir si des mesures sont prises afin de protéger leur santé.

Réponse du ministère de l’Alimentation et de l’Agriculture publiée dans le JO sénat du 03/06/2010

Les conséquences potentielles pour l’homme et l’environnement de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques utilisés en agriculture ainsi qu’en zones non agricoles représentent aujourd’hui un enjeu important de société.

Le Gouvernement a engagé un plan massif de réduction de 50 % de l’usage des pesticides, si possible, dans un délai de dix ans au travers du plan Ecophyto 2018.

Ce plan prévoit le renforcement de la qualification des professionnels utilisant des produits phytopharmaceutiques, mais aussi des distributeurs et des organismes de conseil, dans le but de sécuriser l’usage de ces produits, notamment pour protéger la santé des applicateurs.

Ce dispositif, appelé Certiphyto, est en cours de mise en place dès cette année, en liaison étroite avec les établissements en charge de la formation professionnelle agricole et les services de prévention de la mutualité sociale agricole.

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