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Loup: les Maires de l’USAR reçu au Ministère de l’agriculture


Communiqué de l Union pour la sauvegarde des activités pastorales et rurales ( USAPR)

« Ce mardi 5 décembre, les Maires de l’USAPR étaient reçus par Mme Le Bigot, conseillère du
Ministre de l’agriculture, pour échanger sur la contribution de l’association au prochain « Plan
Loup », plan loup encore une fois, encore, bien loin des retours du terrain et de ceux qui
vivent la prédation au quotidien. Une impression de plan Hors Sol !
Nous prenons acte que le Ministère de l’agriculture aurait souhaité un plan loup plus
volontaire et plus protecteur des élevages.
Nous prenons acte que le « COMPROMIS » qui nous est présenté est en deçà de leurs
espérances.
Mais pour nous ce « compromis » ne tient pas compte de l’avertissement des Maires de
l’USAPR qui, il y a quelques jours, fusils en main, lançaient un cri symbolique d’alerte : « ne
nous obligez pas à faire ça… » Ce plan loup s’oriente vers une gestion lourde de risques :
conflits d’usage, abandon d’espaces entretenus, perte économique pour les nombreuses
communes exposées à la prédation ou en passe de le devenir, crise sociale, problèmes de
sécurité civile : une gestion à l‘italienne, pays où 200 à 300 loups (selon Mr Boitani) sont tués
chaque année par braconnage
Les maires soulignent l’incohérence des politiques publiques qui contractualisent avec les
éleveurs pour des mesures agri-environnementales reconnaissant ainsi la nécessité du
pastoralisme pour conserver les milieux, mais par ailleurs imposent des mesures de protection
qui vont exactement à l’encontre de ces objectifs. Rappelons que même l’Europe s’en
inquiétait il y a quelques jours !
Nous affirmons que les tirs de défense doivent être inclus inconditionnellement dans les
mesures de protection pour redonner aux loups, animaux capables d’apprentissage, la peur de
l’homme ! Nous ne voulons pas éliminer des loups sans discernement mais ceux qui attaquent
les troupeaux. La notion de quota ou la gestion comptable de la seule population lupine est un
non sens. Nous n’ignorons pas les documents européens qui imposent un état de conservation
favorable de l’espèce, mais au regard des chiffres présentés par l’ONCFS, elle prospère
comme jamais.
Nous ne comprenons pas la conditionnalité justifiée par les règles européennes de non
distorsion de la concurrence alors que les sommes versées aux éleveurs ne sont que réparation
d’un préjudice qui leur est imposé…
Nous demandons que la non concordance des résultats des deux analyses ADN produites par
l’oncfs d’une part et des éleveurs d’autre part, soient expertisés et expliqués dans un langage
accessible à tous, en toute transparence et sans délai.
Nous avons bien conscience que les clés de ce plan loup sont maintenant dans les mains du
Ministre de la Transition Ecologique et nous demandons avec force et insistance un rendez
vous pour échanger sur notre vision de maire et de représentant de l’Etat dans nos communes.
A quelques jours du 12 décembre, ultime étape dans la rédaction de ce plan loup, il est encore
temps d’entendre les Maires qui portent la voix des territoires ! Notre absence dans ce débat
serait le signe qu’il n’y a jamais eu une volonté de comprendre pourquoi les mesures de
protection se sont dévaluées dans le temps ainsi que Mr Hulot l’affirmait il y a quelques mois.
Le prochain Plan Loup ne doit plus être à la seule charge des éleveurs, il doit avoir en son
coeur l’existence et la survie des hommes qui rendent nos espaces vivants et accessibles à
tous !

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Plan loup: l’Union pour la Sauvegarde des Activités Pastorales et Rurales réagit


Le plan loup 2018-2023 doit prendre toute mesure possible pour la défense active des troupeaux, appuyée
par les tirs nécessaires, afin que personne ne soit obligé de recourir au braconnage et à l’illégalité.
Il faut entendre la voix des élus locaux, des éleveurs, des bergers, des organisations professionnelles agricoles et
des acteurs de terrain !


aNON – L’indemnisation des victimes des loups ne peut être conditionnée au bon usage des mesures de protection,
parce que nombre de troupeaux ne sont tout simplement pas efficacement protégeables, malgré les bergers, les
clôtures et les chiens !
NON – Les tirs d’effarouchement ne sauraient suffire à éloigner les prédateurs de leurs proies !
OUI - Il faut que chaque troupeau puisse être activement défendu, par des tirs de défense ciblés mais aussi par
des tirs de prélèvement partout où ils seront nécessaires, sans exclure le prélèvement de groupes de loups en
situation d’attaque.
Cela implique une souplesse administrative dans la définition du plafond de prélèvement, qui doit prendre en
compte, au fil de l’année, la réalité vécue par nos éleveurs et leurs troupeaux, par nos communes et leurs élus.
Cela implique des moyens renforcés, en Hommes et en matériel, pour secourir une profession, des activités
économiques, des territoires en détresse. Il y a urgence.
Le 6 novembre une réunion de travail rassemblera des élus de la Nation, des représentants des organisations syndicales agricoles, des scientifiques, des maires. Qu’en sortira t-il???

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Plan loup : une obligation de résultats !


Suite aux manifestations organisées les 25, 26 et 27 novembre derniers contre la prédation, la Fédération Nationale Ovine a été reçue le 3 février 2015 au Ministère de l’Ecologie par Ségolène Royal, Stéphane Le Foll et Jean-François Carenco, le préfet de la région Rhône-Alpes missionné pour coordonner le Plan loup.

Face à l’augmentation incessante du nombre de victimes du loup, la FNO avait revendiqué lors des manifestations de fin d’année, la mise en place d’un Plan loup efficace. Le Ministre de l’Agriculture s’était d’ailleurs engagé à organiser une réunion avec la Ministre de l’Ecologie et les préfets concernés pour harmoniser le Plan Loup et améliorer son efficacité.

Le gouvernement a tenu parole !

Lors de cette rencontre, Ségolène Royal s’est montrée très volontaire et bien aux faits de la problématique de la prédation. A l’heure où le nombre d’attaques n’a jamais été aussi élevé (au 31 décembre 2014, on décompte 9 033 victimes contre 6 810 en 2013), il faut au minimum appliquer les éléments validés dans ce Plan national loup !

Aujourd’hui, seuls quinze loups ont été prélevés sur les 36 autorisés. La Ministre a ainsi fermement exprimé sa volonté d’atteindre le quota prévu d’ici la fin du mois de mars 2015 !

Stéphane Le Foll s’est engagé à aller au bout des propositions de la loi d’avenir et a également signalé son ambition de faire évoluer le statut du loup dans les textes européens. Cette nouvelle va dans le sens des revendications de la FNO puisque nous réclamons depuis longtemps le déclassement du loup de la Convention de Berne et de la Directive Habitat.

Pour cela, des échanges avec l’Espagne et le Portugal sont en cours.

Enfin, le préfet coordonnateur est arrivé à cette rencontre avec une liste de propositions concrètes, allant dans le sens de celles proposées par la FNO, FNSEA, JA et APCA, afin d’améliorer et de simplifier la mise en place du Plan Loup. Celles-ci portent notamment sur l’indemnisation des dommages sur les troupeaux, la protection des troupeaux et sur le protocole d’intervention sur la population de loups.

« Il ne faut pas trop se réjouir d’avance, mais nous avons ressenti une vraie volonté de l’Etat pour enrayer les problèmes de la prédation », indique Frank Dieny, secrétaire général de la FNO. La balle est bien du côté des Pouvoirs Publics qui semblent l’avoir saisie… Nous exigeons tout de même une obligation de résultats !

La FNO poursuit son combat et ne lâchera rien tant que les loups constitueront une menace pour la production ovine.

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Etats généraux: le pastoralisme et les loups de l’arc alpin


A l’initiative des maires de Saint Colomban des Villards, Saint Alban des Villards, Allemont, Vaujany, Saint Jean d’Arves, Saint Sorlin d’Arves, sont organisés, le lundi 18 août, au col du Glandon, les Etats généraux: le pastoralisme et les loups de l’arc alpin.

Cette rencontre fait suite aux plaintes dés éleveurs face à la recrudescence du nombre d’attaques de loups sur les alpages de notre territoire. Les attaques qui s’enchaînent, le stress est permanent, éleveurs et bergers ne peuvent qu’être spectateurs d’un massacre écrit d’avance et quotidien.. argumentent les organisateurs de ces Etats généraux.

Cette tribune est destinée aux éleveurs, bergers, élus de montagne, organisations professionnelles agricoles, professionnels du tourisme.. ainsi qu’à l’ensemble des acteurs de la montagne et de nos territoires ruraux.

La trame de cette rencontre sera basée sur l’actualité, le plan loup, les mesures de protection…Ceci agrémenté de plusieurs témoignages..

Suite à ces Etats généraux, une motion sera rédigée et portée aux ministres concernés.

ETATS GENERAUX

« Pastoralisme et loups de l’arc alpin »

18 août 2014

14h30

Col du Glandon



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Cohabitation du loup et de l’élevage :


Delphine BATHO, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, et Stéphane LE FOLL, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, ont signé aujourd’hui le plan d’action national loup et trois arrêtés nécessaires à sa mise en œuvre.

Le premier fixe les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destructions de loups peuvent être accordées. Le deuxième fixe à 24 le nombre maximum de loups dont la destruction pourra être autorisée pour la période 2013-2014. Le troisième fixe la liste des départements dans lesquels peuvent être délimitées des unités d’action au sein desquelles certaines interventions sont facilitées : le Vaucluse et la Lozère font leur apparition dans cette liste.

Les Ministres saluent l’esprit dans lequel ont été conduits les travaux d’élaboration du plan, qui a permis, de façon pragmatique, de concilier le respect du statut de protection de l’espèce, dans le cadre général des engagements pris par la France en matière de biodiversité, avec la nécessité impérieuse de répondre aux attentes des éleveurs.

Les Ministres saluent le pas important qui vient d’être franchi et soulignent l’enjeu que constitue désormais la bonne application du plan.

Pour en savoir plus: télécharger:

Plan_Loup_2013-2017
Lettre_Loup

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Plan loup 2013-2017: les grandes lignes


Voici les grandes lignes du plan national loup tel qu’il a été élaboré en concertation avec les différents acteurs concernés.

Le loup est une espèce « strictement protégée » par la Convention de Berne, relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe, ainsi que par la directive européenne du 21 mai 1992, dite « Habitat faune Flore ».

Mais face à l’augmentation des prédations, les ministres de l’Écologie et de l’Agriculture ont pris la mesure de la détresse et de l’exaspération des éleveurs et réaffirmé le soutien de l’État dans la recherche de solutions innovantes et pragmatiques. « La cohabitation du loup avec l’homme un défi qu’il nous faut relever ».



Le plan 2013-2017, élaboré dans la concertation, a été mené pendant plusieurs mois avec les différents acteurs au sein d’un groupe national de suivi, composé de représentants de la profession agricole, de la chasse, d’associations de protection de la nature, d’élus, mais aussi de représentants de l’État et d’experts.



Le plan loup 2013-2017 repose sur deux grands principes :

• La gestion différenciée :
La mise en œuvre du plan doit pouvoir être territorialisée afin de tenir compte des différents types d’élevages, les caractéristiques du pastoralisme étant très différentes selon les massifs. Les modes de protection des troupeaux doivent donc tenir compte précisément de ces éléments. La pression de prédation exercée  par le loup est également différente.

• La graduation de la réponse :
Les actions à entreprendre doivent pouvoir être graduées, afin de tenir compte de la pression de prédation.

Son contenu est axé sur 4 priorités, déclinées en mesures :

Priorité 1 : Un suivi biologique plus réactif :
- Mesure 1 : Un suivi de la population de loup conforté et étendu.
- Mesure 2 : Une  mise à jour des estimations d’effectifs de loups plus réactive.

Priorité 2 : Une protection des troupeaux contre la prédation qui reste primordiale :
- Mesure 3 : Une simplification des mesures de protection, et l’expérimentation de nouvelles méthodes.

Priorité 3 : Un dispositif d’indemnisation des dommages encore affiné :
- Mesure 4 : Un dispositif d’indemnisation simplifié.
- Mesure 5 : Une connaissance de pertes indirectes affinée, pour une meilleure prise en compte dans le cadre des indemnisations.

Priorité 4 : Un nouveau protocole d’intervention proportionné aux enjeux :
- Mesure 6 : Mettre en œuvre une politique de gestion de la population des loups basée sur un taux de croissance.
- Mesure 7 : Un nouveau protocole d’intervention gradué, et adapté à la pression locale de prédation.
- Mesure 8 : Un recours à l’expérimentation (de mesures de protection ou d’intervention) sur des territoires pilotes.

Le plan 2013-2017 sera soumis à la consultation du public dans les prochaines semaines, pour une durée d’un mois. Il sera également présenté en commission faune du Comité national de protection de la nature, le 8 avril prochain. Il devrait être lancé officiellement courant avril, avant la montée des troupeaux dans les estives.

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