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Le bouquetin fait son retour en Chartreuse


Ce que l'on devrait voir prochainement sur les Hauts de Chartreuse

Ce que l'on devrait voir prochainement sur les Hauts de Chartreuse. Le lâcher officiel du bouquetin des Alpes en Chartreuse a lieu mardi 11 mai à Entremont-le-Vieux (73)

Avec la création du Parc naturel régional de Chartreuse en 1995, puis de la Réserve Naturelle Nationale des Hauts de Chartreuse en 1997 (gérée par le Parc depuis 2001), le projet de réintroduction s’est logiquement intégré dans les perspectives d’actions de ces deux structures.

L’idée d’un retour du bouquetin parcourrait les sangles depuis les années 90. Le projet de sa réintroduction conjugue «une volonté locale et une priorité nationale» , selon Eliane Giraud, présidente du Parc naturel régional de Chartreuse : «Entre le Plan de gestion de la Réserve Naturelle des Hauts de Chartreuse, l’amélioration de la biodiversité que soutient la Charte du Parc, et le ministère de l’écologie qui prône le repeuplement des massifs pré-alpins susceptibles d’accueillir cette espèce protégée, il y a une réelle convergence.»

Les conclusions de l’étude de faisabilité conduite en 2006 par l’ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage) font de la Chartreuse un territoire particulièrement adapté aux exigences de cet animal, avis partagé par le Groupe National Bouquetin qui rassemble les spécialistes de l’espèce en France.

Cet excellent rochassier aime la verticalité, les milieux rocheux et les nombreuses vires et falaises de Chartreuse sont très propices à son installation. Au sein du Parc naturel régional, la Réserve Naturelle a été retenue pour accueillir le noyau initial de population, compte tenu qu’il présente une grande continuité de lignes de crêtes abritant une mosaïque d’habitats naturels favorables à l’espèce.

Installer la colonie chartroussine

Des réunions publiques ont été organisées pour présenter le programme de réintroduction

Des réunions publiques ont été organisées pour présenter le programme de réintroduction

Deux zones de prélèvement sont prévues, l’une dans la Réserve Nationale de Chasse et de Faune Sauvage de Belledonne (plus d’un millier de bouquetins ont été recensés , il y a quatre ans, dans le massif de Belledonne) et l’autre dans le Parc national de la Vanoise.

Les 15 premiers animaux seront réintroduits au printemps 2010, et les 15 suivants au printemps 2011 sur les Hauts, entre Granier et Dent de Crolles.

« L’objectif opérationnel de ce projet est le rétablissement d’une population pérenne et autonome de bouquetins des Alpes sur la Réserve Naturelle des Hauts de Chartreuse, susceptible de s’étendre à terme sur l’ensemble du massif de Chartreuse » précise l’équipe technique de la Réserve Naturelle.

Afin de s’assurer de l’installation viable d’une population chartroussine, de limiter les risques de perturbation et de contribuer à la connaissance de l’espèce, le Parc naturel régional de Chartreuse s’engage sur au moins 6 années de suivi scientifique.

Des protocoles de suivi réalisés en interne chercheront à renseigner l’évolution démographique des populations et leur état d’équilibre avec le milieu naturel. Chaque animal réintroduit portera un collier émetteur pour le localiser, des boucles auriculaires pour l’identifier et un détecteur de mortalité permettant de s’assurer de sa survie.

Tous les usagers de la nature peuvent participer à la réussite de cette opération en retournant une fiche « observateur » localisant les animaux marqués. Depuis cette année, des écoliers du massif sont associés au programme d’accueil et de suivi des bouquetins. Plus de 100 enfants  sont associés au programme de réintroduction.

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Lancement d’un concours des prairies fleuries


Le ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche et Chantal Jouanno, Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, ont lancé, mercredi 3 mars, le premier Concours agricole national des prairies fleuries, au Salon International de l’Agriculture.
Dans le cadre de l’ « Année internationale de la biodiversité » en 2010, les Parcs naturels régionaux et les Parcs nationaux de France organisent avec les Chambres d’agriculture, les syndicats d’AOC fromagères, les syndicats d’apiculture, et des associations de gestion et de protection de la nature cette première édition. Le concours mobilise 18 territoires de Parcs dans toute la France et près de 300 exploitations agricoles :

13 Parcs naturels régionaux : Ballons des Vosges, Brenne, Camargue, Chartreuse, Haut-Jura, Lorraine, Massif des Bauges, Morvan, Pilat, Pyrénées Catalanes, Vercors, Volcans d’Auvergne, Vosges du Nord
5 Parcs nationaux : Cévennes, Ecrins, Mercantour, Pyrénées, Vanoise

A la différence des jachères fleuries, qui sont semées sur des terres non exploitées, les prairies fleuries sont des herbages naturellement riches en espèces destinés à la production de fourrage. Le concours récompense au niveau local et national les exploitations agricoles dont les prairies présentent le meilleur équilibre entre valeur agricole et valeur écologique.

Un jury sélectionnera localement, entre mai et juillet, deux exploitations pouvant concourir au niveau national. Le jury national constitué d’experts désignera les lauréats sur des critères d’agronomie, de qualité fourragère, de botanique, de phytosociologie, d’apiculture, d’entomologie et de faune sauvage.

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La Chartreuse va accueillir le congrès des PNR


La Chartreuse accueillera le congrès national des Parcs naturels régionaux (au nombre de 46) le 30 septembre, 1er et 2 octobre prochain. Un évènement d’ampleur nationale qui se déroulera à Voiron et Saint-Laurent-du-Pont. Plus de 800 personnes attendues._logo_congres_parcs

Au cours de ces trois jours, les 800 participants seront accueillis par les communes, les acteurs et les professionnels du tourisme, qui auront à cœur de leur faire découvrir les ressources, les patrimoines culturels et naturels et les saveurs du massif. Plus de 14 circuits de découvertes, répartis sur toute la Chartreuse, viendront agrémenter les ateliers des congressistes afin de leur faire découvrir et valoriser les initiatives du territoire.

Ce congrès sera aussi l’occasion d’un moment de convivialité nourri d’animations ouvertes à un plus large public. Les communes d’accueil du congrès, Voiron et Saint-Laurent-du-Pont, seront au cœur de l’évènement.

Au programme : mercredi 30 septembre et jeudi 1er octobre, Saint-Laurent-du-Pont sera le lieu d’expositions, de représentations de ciné-concerts amateurs et d’espaces d’échanges où seront présentés les innovations des Parcs et les initiatives du territoire.

La ville de Voiron accueillera quant à elle la clôture du congrès, vendredi 2 octobre, où sera proposé toute la journée un marché des producteurs des Parcs naturels régionaux de la Région Rhône-Alpes sur le Mail.

Les 46 Parcs naturels régionaux vous donnent donc rendez-vous lors de ce congrès pour découvrir toutes leurs richesses.

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Construire en bois local: un bilan carbone offensif


Le Salon européen du bois (23-26 avril à Alpexpo) est l’occasion pour les particuliers de rencontrer les professionnels de la filière et d’étudier avec eux toutes sortes de projets. La valorisation du bois local, qui s’inscrit intégralement dans le cadre d’un développement durable des territoires, fait partie des défis majeurs de ces décennies.Un défi qui se relève chaque jour, grâce à la mobilisation des professionnels et à la sensibilisation du public à l’écologie.
Sur le stand du PNR Chartreuse, où nous avons rencontré Sylvain Ougier, en charge du pôle forêt bois et Jeanne Véronique Davesne, chargée de mission filière bois, on trouve des chiffres édifiants à propos du bilan carbone du bois local :
En construisant dans la région Rhône-Alpes une maison à ossature en bois de Chartreuse d’une surface de 120m2, le client épargne à la planète, par rapport à une construction en bois d’importation, une émission de 7,29 tonnes de CO2.
Ce qui représente au choix, 31 ans de chauffage pour une maison passive ou 56 250 kilomètres en voiture.

Sylvain Ougier expliquant à Charles Galvin, conseiller général délégué à la forêt, filière bois et montagne, et Guy Charron (COFOR), le nouveau service que les professionnels du massif , via le CIBC, viennent de mettre en place

Des chiffres appréciés à leur juste valeur par Charles Galvin, en visite hier dans les allées du Salon, au côté de Guy Charron (Cofor). Le bilan carbone est en effet un argument de poids quand il s’agit de décrocher des marchés immobiliers en Isère. On pense, entre autres, au projet Center Parc de Roybon (la construction de mille cottages est en jeu), projet auquel les professionnels du bois entendent bien être associés. Les économies de transport, de carburant, de gaz à effet de serre, réalisées dans l’intérêt de tous les habitants de cette planète, en recourant au bois local, sont appréciables. Suffisamment, on peut l’espérer, pour que le maître d’ouvrage, après consultation de sa calculette, fasse le choix de la ressource et du savoir-faire locaux.
Mais on sait que la concurrence est rude quand il s’agit de décrocher un tel marché. En tout cas, le Département , qui a rencontré les professionnels à ce sujet, entend peser dans la balance, notamment en faisant valoir  l’argument bilan carbone.

Pour rester dans les chiffres et l’écologie, rappelons que dans la production de matériaux de construction, le bois est celui qui consomme le moins d’énergies fossiles non renouvelables: 4 fois moins que le béton, 60 fois moins que l’acier, 130 fois moins que l’aluminium. La transformation du bois mobilise peu de matière et d’énergie et la pollution de l’eau, de l’air et du sol est très faible.

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La solidarité citoyenne au service d’ un jeune agriculteur


Sylvain Bernard, 33 ans, veut s’installer comme éleveur de chèvres et fromager à Mont Saint-Martin, aux portes de Grenoble. Seul, il n’y arriverait pas. L’association Terre de liens , qui a examiné de près son projet, s’est engagée à le soutenir financièrement en faisant appel à l’épargne citoyenne.

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Sur les balcons sud de la Chartreuse, la commune de Mont-Saint-Martin, qui compte déjà un éleveur de daims, est prête à accueillir un éleveur de chèvres

S’installer en zone périurbaine, pour un jeune porteur de projet, est devenu un parcours d’obstacles quasi infranchissables. Le coût du foncier, la rareté des terres agricoles, le montant de l’investissement, sont de nature à décourager les plus motivés. C’est là que la solidarité, la mobilisation collective peuvent faire oeuvre utile. L’association Terre de liens a précisément pour vocation d’accompagner les porteurs de projet sur les questions d’accès au foncier et au bâti par une démarche collective afin d’y accueillir et pérenniser des projets écologiques et solidaires. Elle a mis en place des outils de finance solidaire: la Foncière, destinée à recevoir de l’investissement solidaire et la Fondation, qui collecte des dons.

Sylvain Bernard, 33 ans, un diplôme d’ingénieur en poche (en logistique industrielle) , a travaillé 7 ans dans l’industrie. Suffisamment longtemps pour se rendre compte que ce n’était pas sa vocation. Sa vocation, il la connaît depuis toujours: éleveur des chèvres.

« Depuis tout gamin je rêve d’être éleveur. Mes parents pensaient que ce n’était pas un métier d’avenir et m’ont poussé à faire des études. J’ai fait l’EIGSI à La Rochelle. Et puis, une fois dans l’industrie, j’ai eu des difficultés avec le management. J ‘ai beaucoup réfléchi. En 2003, je me suis renseigné au Point Installation de l’Isère et en avril 2005, j’ai sauté le pas. J’ai fait des stages de 15 jours chez des producteurs fermiers, à Monteynard, Tramolé, Saint-Pierre-d’Entremont et ça se passait très bien à chaque fois. J’avais la confiance des agriculteurs. j’étais dans mon élément ».

Sylvain s’engage ensuite dans son parcours installation. Un parcours sans fautes. Il obtient le BPREA à la MFR de Vif, fait un stage d’application de 7 mois, enchaîne avec un stage de 6 mois chez des éleveurs (chèvres et transformation). Fin mars 2007, il est embauché par le Service de remplacement des producteurs fermiers. Et depuis ce jour, il cherche activement à s’installer. L’ADASEA qui lui signale une demande sur les Balcons sud de Chartreuse, le met sur la piste de l’association Terre de Liens. Le courant passe. Le projet de Sylvain Bernard s’inscrit parfaitement dans l’optique de l’association.

« J’ai eu le temps de mûrir mon projet. Ce que je veux, en tant qu’éleveur, c’est être pâturant et sans OGM. Mon projet est éligible à la DJA et à un prêt JA bonifié. J’ai réalisé un prévisionnel, validé par des éleveurs. Sur le plan de l’acquisition, l’objectif, c’est que l’association achète la maison d’habitation- c’est une ferme- et que moi j’achète la terre, 1,5 ha, qui se trouve à coté. Je devrais aussi construire un bâtiment agricole -chèvrerie et fromagerie- à 60m de la ferme ».

En ce qui concerne la commercialisation, Sylvain envisage la vente directe via les Amap, la vente à la ferme et sur les marchés les plus proches.

Le projet se présente bien. Il a le soutien de la commune de Mont-Saint-Martin, du Parc naturel régional de Chartreuse et de la Communauté de communes des Balcons sud de Chartreuse. Terre de liens, qui a déjà contribué à deux installations en Isère, s’est entretenu avec les propriétaires, qui ont bien accueilli le projet. Le compromis n’est pas encore signé.

En attendant, la souscription continue. Il manque de l’argent pour financer cette acquisition qui, pour Terre de liens, s’élève à 240 000 €. L’association lance donc un appel à la générosité citoyenne pour que le projet puisse voir le jour avec le nouvel an. Les souscripteurs sont invités à contacter Terre de liens Isère, chez Bernard Dupeloux: bdupeloux@orange.fr ou au 04.76.45.02.30.

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Apprendre à partager l’espace rural


L’explosion des pratiques de loisirs verts, motorisés ou non, a engendré une multitude de conflits d’usage de l’espace en milieu rural. La commune du Sappey-en-Chartreuse, aux portes de l’agglomération grenobloise, et donc particulièrement exposée à ces confrontations entre les différents usagers de l’espace rural – randonneurs, riverains, chasseurs, forestiers, utilisateurs d’engins de loisirs à moteur, skieurs de fond, raquettistes, vététistes, alpagistes, etc.- a fait oeuvre utile dernièrement en tentant de dénouer le problème par la concertation et, consécutivement, en prenant un arrêté.
Roger Caracache, maire du Sappey, commune membre du Parc naturel régional de Chartreuse, avait évoqué cette question cruciale pour tous les élus – responsables de la sécurité sur le territoire de leur commune- à l’occasion de l’AG de l’association des maires ruraux, vendredi dernier à Sillans.

Nous revenons avec lui sur le travail qu’il a orchestré, pour parvenir à « trouver un code de bonne conduite » sur les chemins.

Qu’est-ce qui vous a incité à prendre ce problème de partage de l’espace à bras le corps et à convoquer autour d’une table toutes les parties?

« Les plaintes incessantes des riverains ou des touristes mis en difficulté par des véhicules qui passent à toute vitesse sous leur nez. Mais des plaintes également de promeneurs, de chasseurs, de forestiers, qui se font des reproches mutuels. Plutôt que de vouloir jouer les shérifs, j’ai préféré agir dans le sens du dialogue et de la concertation et trouver à plusieurs un code de bonne conduite. On a mis tout le monde autour d’une table et essayé de définir des sites prioritaires, présentant des enjeux forts sur le plan de la faune et de la flore ou de la sécurité. Car, en matière de sécurité, c’est moi qui suis responsable. Résultat, deux sites ont été interdits à la circulation, par arrêté municipal, le 15 mai dernier. »

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Le secteur des Emeindras, ci-dessus, et le secteur de l’Appanon sont depuis le 15 mai interdits à la circulation des véhicules à moteur de manière permanente

Y a t-il des comportements potentiellement dangereux de la part de certains pratiquants sur les chemins?

« Je n’ai rien contre les quads, qui sont des engins intéressants en montagne, mais il faut bien constater que certains quadistes adoptent parfois des conduites sauvages, harnachés, casqués, sans considération pour autrui, impossibles à verbaliser. A travers ces conduites, on peut reconnaître l’état d’esprit des vendeurs de matériels – avec cet engin, la nature vous appartient!- alors qu’il existe des terrains privés, des chemins non ouverts à la circulation, même s’ils sont considérés comme carossables. Ces sorties en quads supposent un minimum d’encadrement. Il faut ajouter qu’une partie des quads sont homologués, ont une plaque d’immatriculation et peuvent donc aller où ils veulent! Très compliqué ».

Avant de statuer, vous avez dû, sans doute, faire un inventaire et un classement des chemins de la commune

« Oui, il y a eu un immense travail de réflexion sur le statut des chemins. Face à la loi, vous ne pouvez interdire purement et simplement la circulation sur un chemin rural; il faut motiver votre arrêté. Nos chemins, nous les connaissions mal quant à leur statut juridique. Nous avons été aidés par le Parc naturel régional de Chartreuse dans un premier temps, qui a délégué un chargé de mission sur deux communautés de communes de Chartreuse- Balcon sud et Les Entremonts- pour faire cet inventaire détaillé. D’ici la fin de l’année, d’autres communes vont nous rejoindre: Sarcenas, Proveyzieux, Quaix-en-Chartreuse, Mont-Saint-Martin. Et, côté Savoie, la Communauté de communes des Entremonts.

Cette concertation va finalement bénéficier à une bonne partie du massif de Chartreuse?

« Oui. Le travail a été long et on a souvent du mal à se faire entendre. Les panneaux mis en place sont souvent démontés. Mais on a réussi à casser l’attitude selon laquelle il est impossible de légiférer là-dessus, selon laquelle c’est un sujet tabou. Le fait d’être allé solliciter les personnes concernées par ces pratiques – associations, clubs, fédérations, professionnels, propriétaires – a montré qu’il s’agissait d’un vrai problème collectif, celui du partage de l’espace. Ce problème collectif, nous avons tout fait pour l’appréhender collectivement ».

Désormais, comme le stipule l’article 6 de l’arrêté, le fait de contrevenir aux interdictions de circulation fixées par l’arrêté, est passible de sanctions pénales et administratives prévues par l’article R362-1 du Code de l’Environnement à savoir:

-une amende prévue pour les contraventions de 5e classe (jusqu’à 1500 euros)

- une immobilisation administrative ou judiciaire du véhicule

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La truffe de Chartreuse


Au début du siècle dernier, la truffe était très présente en Chartreuse: on en trouvait sur les contreforts méridionaux du massif, les anciens coteaux viticoles du Voironnais mais aussi sur les éboulis calcaires du Grésivaudan et du Granier. Il existe encore quelques truffières sauvages et le syndicat des trufficulteurs de l’Isère a souhaité relancer cette production. Son intégration paysagère et son rôle de protection du massif contre les incendies en sont ses principaux atouts.

Le Parc naturel régional de Chartreuse a décidé , dans le cadre de la réalisation de la charte forestière de Chartreuse de mener une mission d’étude des potentialités de la truffe sur les contreforts du massif, ceci en partenariat avec le syndicat des trufficulteurs de l’Isère et le centre régional de la propriété forestière. De plus, des actions de formation ont été réalisées en direction des restaurateurs locaux. L’objectif étant de les aider à intégrer ce champignon dans leurs menus. On retiendra également que différents repas de découverte de la truffe dans plusieurs restaurants ont été organisés et ont connu un franc succès.

Le syndicat des agriculteurs de l’Isère et le Parc naturel régional de Chartreuse recherchent toute personne ayant connu des emplacements producteurs de la truffe ou pouvant renseigner sur l’histoire de sa présence .

Contacts: syndicat des trufficulteurs de l’Isère, maison familiale rurale Vif

MAIL : sti-truffes@wanadoo.fr

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