Tag Archive | "pollution de l’air"

Pollution de l’air: maintien des mesures dans la région grenobloise


Les conditions anticycloniques s’installent de manière durable sur l’ensemble de la région, ce qui
contribue à l’augmentation des concentrations de particules.
Jeudi 15 décembre et vendredi 16 décembre, les taux de particules resteront élevés et risqueront
encore de dépasser le seuil réglementaire journalier, notamment sur les vallées alpines et le bassin
lyonnais nord-Isère.
Le dispositif préfectoral est donc maintenu au niveau d’alerte 1 sur le bassin grenoblois et il est
activé au niveau d’information sur le bassin lyonnais nord-Isère.

DANS LE NORD-ISERE
Activation pour les 24 prochaines heures, du niveau information et recommandation pour le bassin
lyonnais et Nord Isère.
Recommandations sanitaires :
Populations vulnérables ou sensibles :
- Limitez les déplacements sur les grands axes routiers et à leurs abords, aux périodes de
pointe (7h-10h / 17h-20h) ;
- Limitez les activités physiques et sportives intenses (dont les compétitions), autant en plein air
qu’à l’intérieur ;
- En cas de symptômes ou d’inquiétudes, prenez conseil auprès de votre pharmacien ou de
votre médecin.
Population générale : il n’est pas nécessaire de modifier les activités habituelles.
Quelques recommandations comportementales à l’ensemble de la population :
- Ne pas utiliser les foyers ouverts d’appoint, les appareils de chauffage au bois d’appoint de
type inserts, poêles, chaudières installés avant 2000 et les groupes électrogènes ;
- Maîtriser la température de son logement (chauffer sans excéder 19°C) ;
- Utiliser les modes de transport permettant de limiter le plus possible les émissions de
polluants : vélo, transports en commun, co-voiturage… ;
- Abaisser sa vitesse de 20 km/h sur les voies pour lesquelles la vitesse maximale autorisée est
supérieure ou égale à 90km/h ;
- Rappel : il est interdit de brûler des déchets verts.

DANS L’AGGLOMÉRATION GRENOBLOISE
Le niveau d’alerte 1 prévu par l’arrêté interpréfectoral du 1er décembre 2014 est maintenu sur le bassin
grenoblois. Les mesures mises en place depuis le mardi 13 décembre 2016 resteront donc de vigueur
vendredi 16 décembre 2016.
Il s’agit pour les usagers de la route, d’une mesure de limitation de la vitesse de 20 km/h qui s’applique
de manière obligatoire sur les routes et autoroutes dont la vitesse maximale est égale ou supérieure à
90 km/h. Il est aussi recommandé de privilégier le recours au covoiturage et de favoriser les
déplacements en transports en commun en utilisant les parcs-relais.
De plus pour les territoires de Grenoble-Alpes et de la communauté de communes du pays du
Grésivaudan :
✔ la vitesse maximale est fixée à 70 km/h sur les voies rapides entre les péages de Crolles,
Voreppe et du Crozet.
✔ les véhicules les plus polluants (soit 26 % du parc automobile de l’agglomération grenobloise) ne sont pas autorisés à circuler. Il s’agit :
• des voitures et véhicules utilitaires légers essence immatriculées avant le 1er janvier 1997,
• des voitures et véhicules utilitaires légers diesel immatriculées avant le 1er janvier 2006,
• des poids lourds, bus et autocars essence immatriculés avant le 1er octobre 2001,
• des poids lourds, bus et autocars diesel immatriculés avant le 1er octobre 2009,
• des deux-roues motorisés immatriculés avant le1er juillet 2004.
Pour accompagner ces mesures, la circulation en transports en commun ou en modes doux sera
gratuite sur :
• Les réseaux de Transports de l’Agglomération Grenobloise (TAG)
• Le réseau Métrovélo.
• Le réseau transport TouGo qui concerne le Pays du Grésivaudan
• Les Transports en Commun du Pays Voironnais
• Les Trans’Isère en Zone A et B

Catégorie pollutionCommentaires fermés

Pollution de l’air: nouvelles mesures ce week-end


Les épisodes de pollution de l’air sont encadrés par
• un arrêté inter préfectoral du 1er décembre 2014, dit AIP, qui découpe le département en trois
bassins d’air : le bassin lyonnais et nord Isère, le bassin grenoblois et la zone alpine Isère.
• un protocole d’accord sur les mesures à mettre en oeuvre pour les pics de pollution sur la
région grenobloise du 6 décembre 2016 (repris dans un arrêté préfectoral du 9 décembre 2016)

Mesures concernant le bassin Lyonnais Nord Isère
Le bassin lyonnais et nord Isère est toujours en alerte de niveau 1 au titre de l’AIP. Les mesures
suivantes sont donc toujours maintenues.
Les mesures dans le secteur des transports
• Renforcement des contrôles de pollution des véhicules
• Abaissement de vitesse temporaire : pour les véhicules légers, obligation de respecter une
vitesse inférieure de 20 km/h par rapport à la vitesse maximale autorisée, si cette dernière est
supérieure à 70 km/h. Les poids lourds et autocars ne se voient pas appliquer la même
réduction de vitesse mais ne peuvent circuler à une vitesse supérieure à la vitesse maximale
autorisée ainsi déterminée pour les véhicules légers.
Vous trouverez l’ensemble des autres mesures pour les secteurs de l’industrie, résidentiel et
agricole, ainsi que les recommandations sanitaires en consultant le site internet des services de
l’État : www.isere.gouv.fr

Mesures concernant le bassin grenoblois
Dans le cadre de l’épisode de pollution de l’air, le nouveau protocole d’accord pour réduire la durée
et l’intensité des pics de pollution sur la région grenobloise a été déclenché le 6 décembre 2016,
en phase expérimentation.
Dans ce cadre, une mesure de limitation de la vitesse a été mise en place à compter du 7
décembre sur les communes de La Métro et du Grésivaudan :
• Limitation à 70 km/h sur A41 entre le péage de Crolles et la Caronnerie, sur A48 et A480
entre les péages de Voreppe et du Crozet
• Moins 20km/h sur les autres voies où la limitation de vitesse est égale ou supérieure à 90
km/h.
Une mesure de restriction de la circulation vient s’ajouter à compter du 10 décembre sur le
seul territoire de La Métro et sur les axes autoroutiers d’accès à La Métro à partir des
péages de Voreppe et Crolles.
Les véhicules suivants ne seront pas autorisés à circuler dans cette zone :
• Les véhicules légers et utilitaires immatriculés avant le 1er janvier 1997 (Certificats
Qualité de l’Air 1 à 5) ;
• Les poids lourds, bus et autocars immatriculés avant le 1er octobre 2001 (Certificats
Qualité de l’Air 1 à 5) ;
• Les deux-roues immatriculés avant le 1er juin 2000 (Certificats Qualité de l’Air 1 à 5).
Au total, 8 % du parc automobile est concerné par l’interdiction sur l’agglomération grenobloise.
Dans le cadre de l’expérimentation, les forces de l’ordre, accompagnées d’agents de la SMTC
procéderont à des contrôles pédagogiques de cette mesure pour informer les automobilistes, en
vue de son entrée en vigueur le 1er janvier 2017.
Afin de faciliter les déplacements sans voiture, tout titre à l’unité validé sera valable pour
l’ensemble de la journée sur les réseaux TAG, Grésivaudan TouGo et Pays-Voironnais.
La location de Métrovélo est à demi-tarif.
L’ensemble des habitants de la région grenobloise est invité à privilégier les déplacements en
transports en commun, le vélo, la marche à pied ou avoir recours au covoiturage.
Des mesures supplémentaires de restriction de la circulation seront mises en place dès lundi si
l’épisode de pollution de l’air se prolonge.
Pour en savoir plus :
• www.isere.gouv.fr
• www.metromobilite.fr
• www.air-rhonealpes.fr/pollutions
• www.auvergne-rhone-alpes.developpement-durable.gouv.fr
• www.ars-rhonealpes.sante.fr

Catégorie pollutionCommentaires fermés

Épisode de pollution de l’air dans la zone du bassin lyonnais / Nord Isère


Mardi 10 juin 2014, les conditions météorologiques restent favorables à l’accumulation des
polluants (Particules PM10) dans l’atmosphère. Le seuil d’information est activé dans le
Bassin Lyonnais – Nord Isère.
En conséquence la préfecture vous informe des recommandations sanitaires et
comportementales à suivre dans le cadre de cet événement :
Recommandations sanitaires :
Il est recommandé aux sujets sensibles (personnes âgées, enfants en bas âge, patients
souffrant d’une pathologie chronique ou respiratoire, personnes asthmatiques ou
allergiques) :
·  De respecter scrupuleusement leur traitement médical en cours, ou de l’adapter sur
avis de leur médecin ;
·  De consulter leur médecin en cas d’aggravation de leur état ou apparition de tout
symptôme évocateur (toux, gêne respiratoire, irritation de la gorge ou des yeux) ;
·  D’éviter toute activité physique ou sportive intense (notamment compétition)
augmentant de façon importante le volume d’air et de polluants inhalés ;
·  De veiller à ne pas aggraver les effets de cette pollution par d’autres facteurs irritants
des voies respiratoires, tels que l’usage de solvants et surtout la fumée de tabac.
Pour plus d’informations sur les recommandations sanitaires, vous pouvez :
·  Prendre connaissance de la totalité des recommandations du Conseil supérieur
d’Hygiène Publique de France à l’adresse suivante : www.air-rhonealpes.fr ;
·  Contacter l’Agence Régionale de Santé ou sa délégation départementale :
http://www.ars.rhonealpes.sante.fr/Internet.rhonealpes.0.html
Recommandations comportementales :
·  Limiter l’usage des véhicules automobiles et de tous autres engins à moteur
thermique ;
·  Les usagers de la route doivent :
-privilégier, pour leurs trajets courts, les modes de déplacement non polluants
(marche à pied et vélo) ;
-différer si possible leurs déplacements internes aux agglomérations pouvant l’être ;
-pratiquer si possible le co-voiturage dans les autres cas ou emprunter les réseaux
de transport en commun

Catégorie pollutionCommentaires fermés

Pont-de-Claix: premier bilan des mesures de dioxines et métaux lourds


Par communiqué du 26 mars 2009, la préfecture de l’Isère informait des résultats d’une campagne de mesure des dioxines et métaux lourds dans l’air et les retombées atmosphériques dans l’environnement du site chimique de Pont-de-Claix, montrant des résultats atypiques, avec la présomption d’une contribution forte liée à l’historique du site.

Des investigations complémentaires ont été engagées à la demande du Préfet tant par les industriels de la plateforme que par l’ASCOPARG, à la fois dans l’air et les sols, à l’intérieur et à l’extérieur du site et un groupe de travail multi partenarial (Etat , Industriels , Collectivités) a été mis en place , animé par la DRIRE et avec l’appui de la DDASS .

Ce communiqué, intermédiaire, fait le point sur les données disponibles fin juin 2009.

Pour rappel, les activités de production chimique actuelles du site ne génèrent pas de dioxines et les conditions d’exploitation et les émissions de l’incinérateur de la plate-forme sont conformes à la réglementation. A ce jour les investigations conduites n’ont pas permis de déceler de sources externes au site susceptibles d’avoir pu contribuer à la pollution mesurée dans l’air et les retombées atmosphériques lors des campagnes d’investigation (feux de broussailles, feux de poubelles, incendies de véhicules et autres…).

Dans l’air ambiant, les prélèvements réalisés par l’ASCOPARG au Sud de la plate-forme confirment le diagnostic antérieur , à savoir  des valeurs plus élevées que sur d’autres sites industriels et urbains rhônalpins. Dans les retombées atmosphériques, les valeurs issues des premières campagnes de mesures réalisées en 2009 au Nord et au Sud de la plateforme sont par contre plus faibles qu’en 2008.

Plusieurs milieux peuvent par ailleurs garder la trace de contaminations historiques susceptibles d’être remobilisées dans l’air et les retombées. Dans les sols au voisinage du site chimique, et situés à l’extérieur de l’enceinte du site, onze points, répartis sur les communes de Pont-de-Claix, Echirolles et Champagnier, ont été analysés. Les premiers résultats sont très comparables aux valeurs rencontrées en d’autres zones urbaines ou industrielles (BRGM, AFSSE), à l’exception d’un point qui a fait l’objet d’un nouveau prélèvement.

A l’intérieur du site une contamination par les dioxines et furanes a été mise en évidence dans les sols, dans les gravats issus de travaux d’excavation et de démantèlements ainsi que dans un bâtiment désaffecté. Un recensement exhaustif est en cours, sur l’ensemble des bâtiments potentiellement émetteurs de dioxines dans le passé .

Sur le plan sanitaire, pour les riverains de la plate-forme, les taux relevés dans l’air ne présentent pas de risque par inhalation. En l’absence de voie d’exposition majoritaire (ingestion de corps gras, lait et oeufs, produits sur place) les valeurs trouvées dans les sols n’entraînent pas de risque par ingestion. Toutefois, une nouvelle analyse de risque sera réalisée lorsque les résultats des analyses de vérification du point atypique seront connus.

Il est par ailleurs rappelé qu’il est conseillé de laver les fruits et légumes avant consommation.

Sur la plateforme, différentes actions ont déjà été engagées, afin de protéger les salariés et d’éviter toute dissémination des dioxines. Ainsi, tous les travaux d’excavation et de démantèlement restent suspendus et une opération de décontamination du bâtiment déjà repéré va être engagée. Des éléments sont encore attendus pour compléter les premières interprétations et orienter les actions futures, à la fois sur l’air, les retombées de poussières en suspension et les sols, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’enceinte.

Conformément à l’engagement pris, les résultats sont communiqués aux maires des communes de Pont-de-Claix, d’Echirolles et de Champagnier en vue de l’information des riverains.

Catégorie pollutionCommentaires fermés

Ce n’est pas le bois qui pollue


Au cours de l’assemblée générale de l’UGDFI, une large place a été faite au débat concernant le bois énergie et pollution. Alain Weber, chargé de mission, responsable bois énergie à l’AGEDEN a tenu des propos sans aucune équivoque.

feux-valenciennes-france-1174636666-1176399.jpg

Le bois énergie  s’utilise sous deux formes principales qui sont d’un coté le bois bûche, et de l’autre les granulés de bois et les plaquettes (aussi appelé bois déchiqueté) , avec des appareils aux performances extrêmement différentes :
-Les cheminées, cuisinières, poêles et chaudières à bûches
-Les chaudières automatiques (individuelles et collectives) et poêles à granulé

Ce n’est pas le bois qui pollue mais les appareils anciens, ne respectant pas les normes type Flamme verte, ou mal dimensionnés qui posent des problèmes de pollution atmosphérique. En effet, un appareil, mal dimensionné, avec un mauvais rendement et utilisant du bois pas toujours très sec émet des quantités importantes de polluants : goudron, acides, poussières, Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et CO.

En Isère, on  dénombre certes 1000 chaudières automatiques mais 95% des cheminées sont d’ancienne génération, ce sont elles qu’il faut dénoncer.
Il ne faut pas oublier non plus qu’une part importante de la pollution due au bois,  la biomasse, serait à l’origine  imputable au feu de broussaille, brûlage de déchets verts dans les jardins, écobuage, combustion non contrôlée et non autorisée… Un étude européenne intitulée Carbosol démontre en effet que la combustion de biomasse (feux de cheminée, feux agricoles et feux de jardins) est responsable de 50 à 70% de la pollution carbonée hivernale en Europe.

feu_branchage.jpg

50 kilos brûlés correspondent au niveau pollution à l’utilisation d’un véhicule sur 8500 kilomètres.

Alain Weber a rappelé que l’énergie bois bien utilisée était bien moins polluante que les autres sources d’énergie, électricité comprise: « Nos centrales ne fonctionnent pas qu’au nucléaire. Nous pouvons, par exemple, réduire jusqu’à 60 fois les émissions de gaz à effet de serre entre l’utilisation du bois énergie et l’utilisation du fioul. »

Le bois énergie  reste donc une solution attractive et opérationnelle pour lutter contre le dérèglement climatique. Reste à bien l’utiliser. Cela passe obligatoirement par le renouvellement  du parc ancien des moyens de chauffage au bois, par l’installation de chaudières adaptées à la demande, de bien faire fonctionner les appareils…

« La démarche de sobriété énergétique associée à une meilleure efficacité de nos systèmes de chauffage et d’isolation nous permettra d’utiliser les énergies renouvelables comme le bois, entraînant un plus faible impact sur notre environnement sans risque de pénurie de la ressource dans le but d’un avenir énergétique durable », a conclu le chargé de mission de l’AGEDEN.

Chacun, dans la salle, a compris l’importance du débat et surtout  l’importance de la communication: « Le bois doit être de bonne qualité, utilisé dans des conditions optimum, dans des appareils de qualité. Voilà le message que l’on doit faire passer. »

Catégorie pollution, énergiesCommentaires fermés

Pont-de-Claix: des taux de dioxines atypiques


La préfecture de l’Isère a été informée des résultats d’une campagne de mesures des niveaux de dioxines et métaux lourds dans l’air et les retombées atmosphériques sur le site chimique de Pont-de-Claix. Cette campagne été effectuée en 2008 par l’ASsociation pour le COntrôle et la Préservation de l’Air dans la Région Grenobloise (ASCOPARG) dans le cadre d’un programme de surveillance de l’impact des installations classées pour l’environnement.

Les résultats de cette campagne examinés le 17 mars dernier au cours d’une réunion de travail entre la DRIRE, la DDASS, les industriels de la plateforme de Pont-de-Claix et l’ASCOPARG, font apparaître des valeurs atypiques concernant les dioxines . Les taux relevés ne présentent pas de risque pour l’exposition par inhalation. La voie d’exposition majoritaire pour ces composés étant l’ingestion de corps gras (lait ,oeufs ..) contaminés, des investigations complémentaires doivent être menées afin d’apprécier si cette voie d’exposition peut présenter des risques pour la santé des riverains.

Ces investigations seront engagées dans le cadre d’une concertation mise en place par le préfet et associant notamment les représentants des services de l’Etat, l’ASCOPARG, les élus des communes concernées, le comité Hygiène Sécurité Environnement de la plateforme représentant les industriels et leurs salariés.

Les maires des communes de Pont-de-Claix et Echirolles ont été informés le 23 mars au cours d’une première réunion de travail de ce groupe de concertation. L’objet est de réaliser des études et analyses complémentaires sur les sols, premier maillon de la chaîne alimentaire, à l’intérieur et à l’extérieur de la plate-forme pour compléter les résultats des premières campagnes de l’Ascoparg et pour détecter l’origine de cette pollution non imputable au fonctionnement actuel de l’installation suivie.

Des informations seront régulièrement diffusées, notamment à l’attention des riverains, sur l’avancement des résultats des investigations .

Dans l’attente, il a été demandé aux industriels installés sur le site de suspendre les travaux sur les sols ainsi que les démantèlements d’installations jusqu’à ce que le phénomène soit clairement circonscrit  ;  les productions actuelles de la plateforme n’étant pas à même de produire la dioxine identifiée.

Catégorie environnement, pollutionCommentaires fermés

Un plan particules est dans l’air


Alors que l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail a rendu hier  son avis sur la question, le Gouvernement réaffirme son objectif de réduire de 30% les concentrations moyennes en particules fines (PM 2,5 et PM10) dans l’air ambiant d’ici 2015. Il annonce par ailleurs la création d’un « plan particules » qui sera inclus dans le deuxième plan national santé-environnement. Avec deux priorités : réduire des pollutions à la source et cibler les mesures sur les populations sensibles (écoles, crèches…).

La surveillance de la qualité de l’air extérieur, réalisée par l’Etat avec le concours d’associations agréées, comprend la mesure des particules fines – particules inhalables PM10 et PM2,5 – depuis la loi sur l’Air (LAURE) votée en 1996. Comme pour les autres polluants atmosphériques, l’impact sanitaire des particules dans l’air est à appréhender sous deux dimensions :
- l’effet de la pollution moyenne tout au long de l’année

-l’ impact de pics de pollution où les concentrations peuvent atteindre des niveaux élevés.
Dès 2007, la direction générale de la Santé et la direction générale de la Prévention des Risques décident de mettre en place un mode de gestion des pics de pollution aux particules à travers des seuils d’information, de recommandation et d’alerte vis-à-vis des populations. Elles saisissent également l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (AFSSET), pour expertiser les liens entre des niveaux élevés de pollution de courte durée mesurés dans l’air et la santé de l’homme.

Un facteur aggravant de mortalité
L’ avis de l’AFSSET souligne que :
- l’impact sanitaire des particules dans l’air existe dès des niveaux moyens de pollution ;
- l’exposition dans le temps de la population semble davantage déterminante que l’exposition pendant une durée courte à des concentrations élevées ;
- il n’y aurait pas de seuil de pollution en-dessous duquel il n’y a pas d’impact sanitaire.
D’autre part, l’AFSSET rappelle les divers travaux montrant que les particules fines seraient un facteur aggravant de mortalité, de l’ordre de 30 000 personnes par an en France, essentiellement des personnes déjà fragilisées.
Le Gouvernement s’est donné pour objectif de réduire de 30% les concentrations moyennes en particules fines (PM 2,5 et PM10) dans l’air ambiant d’ici 2015. Une valeur limite de 15 mg/m3 de PM2,5 a été fixée. Cette mesure étant plus sévère que celle fixée par la Directive européenne du 21 mai 2008 sur l’air ambiant.
Cet objectif, conforme aux conclusions du Grenelle de l’environnement, est un impératif de santé environnementale. C’est pourquoi Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du Territoire, Roselyne Bachelot-Naquin, ministre de la Santé et des Sports, et Chantal Jouanno, secrétaire d’État à l’Écologie ont demandé qu’un « plan particules » soit inclus dans le deuxième plan national santé-environnement dès sa sortie en avril 2009.

La priorité doit être donnée à la réduction des pollutions à la source : le plan engagera donc des mesures visant à la réduction des émissions, tout particulièrement celles liées aux installations anciennes de combustion du bois et aux transports. Il sera décliné par région.
Deuxième priorité, voulue par les ministres : résoudre les inégalités environnementales et cibler les mesures sur les populations sensibles. Un plan spécifique sera mis en place pour surveiller la qualité de l’air dans les crèches et les écoles au dernier trimestre 2009.

Catégorie environnement, pollutionCommentaires fermés

Qualité de l’air: l’UE s’attaque aux particules fines


La Commission européenne se félicite de l’adoption de la directive concernant la qualité de l’air ambiant et un air pur pour l’Europe. Cette directive s’inspire rigoureusement de la proposition de la Commission de septembre 2005 et témoigne de la ferme détermination de l’Union européenne à améliorer la qualité de l’air en fixant des normes contraignantes pour les particules fines PM2.5 (émissions d’échappement et industrielles, entre autres).

M. Stavros Dimas, membre de la Commission chargé de l’environnement, a déclaré à ce propos: «L’Union européenne a franchi aujourd’hui une étape décisive dans la lutte contre l’une des causes essentielles des problèmes en matière de santé et d’environnement. Les citoyens européens sont préoccupés par la pollution de l’air. La nouvelle directive sur la qualité de l’air est destinée à répondre à cette préoccupation en établissant des normes ambitieuses mais réalistes concernant la pollution due aux particules fines PM2.5 dans l’Union européenne».

Des normes à respecter d’ici 2015

La directive adoptée hier fusionne quatre directives et une décision du Conseil en une unique directive sur la qualité de l’air. Elle fixe des normes et des dates butoir pour la réduction des concentrations de particules fines, qui, au même titre que les particules plus grosses connues sous le code PM10 et déjà réglementées, comptent parmi les polluants les plus dangereux pour la santé humaine.

En vertu de la directive, les États membres seront tenus de réduire, d’ici à 2020, l’exposition aux PM2.5 en zone urbaine de 20 % en moyenne par rapport aux chiffres de 2010. Elle leur impose de ramener les niveaux d’exposition au-dessous de 20 microgrammes/m3 d’ici 2015 dans ces zones. Sur l’ensemble de leur territoire, les États membres devront respecter le plafond de 25 microgrammes/m³ fixé pour les PM2.5. Cette valeur cible doit être atteinte en 2015 ou, dans la mesure du possible, dès 2010.

Une plus grande souplesse

La nouvelle directive établit de nouveaux objectifs en ce qui concerne les particules fines PM2.5 sans modifier les normes de qualité de l’air existantes. Elle accorde toutefois aux États membres une plus grande souplesse pour le respect de certaines de ces normes dans les secteurs où cela leur est difficile. Vingt-cinq des vingt-sept États membres de l’Union européenne éprouvent en effet des difficultés à respecter les plafonds applicables aux PM10, qui sont dépassés dans au moins une partie de leur territoire (voir IP/07/1537).

Les délais d’application des normes PM10 peuvent être reportés de trois ans à compter de l’entrée en vigueur de la directive (soit mi-2011), ou de cinq ans au maximum pour le dioxyde d’azote et le benzène (2010-2015), pourvu que la législation communautaire applicable, en matière par exemple de prévention de la pollution industrielle et de lutte contre cette pollution (IPPC, voir MEMO/07/441) soit pleinement mise en œuvre et que toutes les mesures appropriées de lutte antipollution soient prises. La directive dresse une liste des mesures à envisager à cet égard.

Rappel du contexte

La nouvelle directive sur la qualité de l’air (voir IP/07/1895 et MEMO/07/571) est l’une des mesures phares de la stratégie thématique en matière de pollution atmosphérique adoptée par la Commission en septembre 2005 (IP/05/1170). Elle fixe, pour l’horizon 2020, des objectifs ambitieux, économiquement rationnels, en faveur de l’amélioration de la santé publique et de la qualité de l’environnement.

La directive sera publiée au Journal officiel de l’UE en mai 2008 parallèlement à une déclaration de la Commission concernant le stade d’élaboration et d’adoption d’autres mesures de lutte contre les émissions provenant de diverses sources.

Il existe déjà une législation communautaire en matière d’émissions d’échappement dues aux véhicules légers, mais en décembre 2007, la Commission a présenté une proposition législative visant à renforcer l’efficacité de la législation sur les émissions industrielles et une autre sur la limitation des émissions d’échappement provenant des moteurs de véhicules utilitaires lourds.

Au niveau international, l’Union européenne suit avec intérêt les progrès enregistrés par l’Organisation maritime internationale (OMI) dans la réduction de la teneur maximale en soufre des combustibles marins.

Catégorie environnementCommentaires fermés

Bois énergie et pollution: ça chauffe!


Depuis l’an 2000, le nombre de chaufferies automatiques au bois a grimpé en flèche en Isère. On compte environ 47 chaufferies portées par des collectivités locales ou des bailleurs sociaux et plus de 700 chaufferies individuelles ou en collectif privé. L’AGEDEN, association pionnière en matière d’ énergies renouvelables (fondée en 1977), est pour beaucoup dans cette évolution qui a dynamisé la filière bois et généré un véritable élan de développement durable local. Mais ce mode de chauffage est-il exempt de toute nuisances?
Les promoteurs de cette énergie renouvelable soulignent le fait que le CO2 libéré pendant la combustion du bois est le même que celui qu’il a absorbé par photosynthèse pour sa croissance et même inférieur à celui qui serait rejeté dans l’atmosphère lors de sa dégradation naturelle. En se décomposant naturellement le bois produit du CH4 (méthane), en plus du CO2, jouant un rôle nettement plus important sur l’accroissement de l’effet de serre. En l’utilisant pour le chauffage, il est donc neutre vis-à-vis de l’effet de serre.

Un début de polémique est né quant à la propreté de cette énergie, portée par un élu de Saint-Martin d’Uriage, Gabriel Ullman, expert auprès de la cour d’appel de Grenoble pour les questions d’environnement. Il s’oppose au projet municipal d’installation d’une chaufferie automatique à bois, à proximité de l’école maternelle, estimant que l’absence de nocivité des effluents de ce mode de chauffage n’est pas démontrée. Il a notamment fait état de ses griefs sur ce sujet, sans ménagement, dans Le Monde du 29 décembre 2007, allant jusqu’à évoquer « une bombe à retardement sanitaire…similaire à ce qui s’est passé pour les incinérateurs ». Son intervention n’a pas été vaine: une étude d’impact, menée par l’ADEME, est en cours à Saint-Martin-d’Uriage.

Du côté de l’AGEDEN, où l’on a toujours privilégié sobriété énergétique et efficacité, on s’efforce, avec beaucoup de pédagogie, de rééquilibrer les choses. Explications d’ Alain Weber, responsable du secteur biomasse:

« Ces critiques opérent un amalgame entre le chauffage au bois bûche en général -cheminées ouvertes, anciens poêles, inserts, etc- et les chaufferies automatiques. Personne ne conteste le fait que dans le premier cas, les rejets d’effluents contribuent à la pollution de l’atmosphère en poussières et HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques). Mais ça n’a rien à voir avec les chaudières automatiques qui sont des appareils performants, réglementés, qui, eux, permettent une combustion complète du bois « .

Les rejets, précise l’AGEDEN, sont essentiellement constitués de dioxyde de carbone, de vapeur d’eau et de cendres. Ils contiennent très peu de goudrons et d’ acides.

Il existe, bien sûr, plusieurs types d’appareils, notamment de très bonnes chaudières fonctionnant avec du bois bûche mais n’ayant pas d’autonomie importante (alimentation au minimum deux fois par jour, des phases de ralentis entraînant la formation de polluants en plus grand nombre) et ne pouvant donc pas être comparées avec d’autres chaudières à énergie fossile reliées à un chauffage central.

Le fonctionnement des chaudières automatiques au bois est proche de celui des chaudières classiques (fioul, gaz). Seuls le système d’alimentation et le combustible changent. Ces chaudières ont des performances intéressantes avec des rendements de combustion élevés (de l’ordre de 85 à 95 %) et une combustion presque totale du bois entraînant très peu de cendres (1 %). Elles possèdent aussi une grande autonomie car l’alimentation, l’allumage et le décendrage sont automatiques.

C’est dans le cas d’une combustion incomplète (cheminées ouvertes, poêles ou inserts de mauvaise qualité, régime de ralenti, etc.) qu’il y a matière à s’inquiéter: la pollution et l’entretien augmentent énormément. Beaucoup de chaleur est perdue dans le conduit de fumée. Des goudrons, de l’acide acétique et des poussières se déposent dans ces mêmes conduits et s’échappent par la cheminée entraînant une pollution importante ainsi que des risques d’incendies (feu de cheminée). Leur concentration est conditionnée par la qualité du matériel utilisé, les phases de ralenti, la qualité de la combustion ainsi que la qualité du bois son humidité.

Contribution du bois énergie dans le bilan national des émissions
Source ADEME/CITEPA 2003

chauffagebois.jpg

Les chiffres se trouvant dans les cases rouges (CO, COV et HAP) sont justement dus aux appareils ayant une combustion incomplète du secteur domestique (cheminée ouverte ou ancien poêle) et non aux chaudières bois automatiques ou poêles performants type flamme verte.

L’AGEDEN souligne que l’utilisation d’un matériel performant, respectant les normes en vigueur, permet de se chauffer avec le même confort et un budget de fonctionnement nettement inférieur à une énergie fossile, tout en diminuant notre empreinte écologique. Et au prix du baril de brut, cette alternative ne peut que s’apprécier.

Lire le rapport Atmo Rhône-Alpes Combustion bois et qualité de l’air sur /http-::www.atmo-rhonealpes.orgin


Catégorie environnement, pollutionCommentaire (1)


edf.png

Catégories

Archives

Agenda

octobre 2019
L Ma Me J V S D
« sept    
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031  

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+