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PPE: appel à projets en faveur de la méthanisation


Bruno Le Maire, ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche, a décidé de poursuivre en 2010 le soutien au développement de la méthanisation agricole et lance pour la deuxième année consécutive un appel à candidatures national dans le cadre du Plan de performance énergétique (PPE). En 2009, 82 projets avaient ainsi pu être sélectionnés.
Ce plan mis en place en 2009 vise à « accroître la maîtrise énergétique des exploitations afin d’atteindre un taux de 30% d’exploitations agricoles à faible dépendance énergétique d’ici 2013 ».

Doté de 29,2 millions d’euros en 2010, il comprend trois volets :

-un appel à projet national en faveur de la méthanisation agricole :
7 millions d’euros sont alloués à la méthanisation en 2010. Ces montants peuvent être complétés par d’autres financeurs, notamment l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) et les collectivités territoriales.

Les dossiers devront être déposés jusqu’au 15 juillet 2010 auprès de la Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DRAAF) siège du domicile du porteur de projet.

- des subventions au niveau régional en faveur des investissements économes en énergie au niveau de l’exploitation agricole ;
- des soutiens aux diagnostics énergétiques des exploitations agricoles.

Liens utiles :

Télécharger le cahier des charges méthanisation 2010

Formulaires volet « Exploitations agricoles »

Cahier des charges et formulaires diagnostic énergétique

Catégorie agriculture, énergiesCommentaires fermés

Le bâti agricole se fait une place dans le paysage


Depuis son lancement en juillet 2006, les élus qui pilotent le CDRA, contrat de développement de territoire programmé sur 10 ans, en concertation avec les différents acteurs, ont  orienté leurs actions dans un premier temps sur le patrimoine bâti agricole.

En effet les bâtiments de polyculture élevage, dont les volumes sont importants, ne sont pas toujours sans impact sur les paysages de montagne qu’offrent le Trièves, l’Oisans, la Matheysine. Il était donc utile de préserver  le paysage autant que le patrimoine rural bâti. Cette préoccupation est apparue comme un enjeu décisif dès 1999 dans le Trièves où la dynamique d’installation est sensiblement plus forte qu’ailleurs. La répartition géographique des projets d’accompagnement CDRA traduit clairement cette tendance : sur les 32 projets accompagnés, 22 se situent dans le Trièves. L’amélioration du bâti agricole est financée par la Région, via le  CDRA, à hauteur de 80% de l’accompagnement et 40% des investissements pour les aménagements des abords.

La modernisation du bâti engagée au GAEC de Longueville, à Saint-Baudille-et-Pipet, illustre bien cette volonté d’intégrer au mieux les bâtiments dans l’environnement et d’améliorer leur performance énergétique.

CDRA visite1

La visite organisée par le CDRA le 19 mai, en présence de tous ceux qui ont accompagné le projet (1), a permis de mesurer la qualité du travail accompli. Marc Blais qui exploite cette ferme de polyculture/élevage laitier (2) avec son épouse Marielle et son fils Yann (que l’on n’a pas vu car il était en train de semer du maïs) a su expliquer les tenants et aboutissants de ce projet consistant à moderniser le bloc-traite, agrandir la stabulation des génisses et augmenter la surface couverte par le stockage de fourrage et de paille :

Gilles Strappazzon, André Villard, Marc Blais

Gilles Strappazzon, André Villard, Marc Blais

« C’est un projet de 5 ans, raconte t-il. J’y pensais  jour et nuit ». Son entourage témoigne en effet l’avoir parfois surpris vers 2h du matin à sa table de travail, à  faire ou refaire des plans. Il faut dire que Marc Blais a la fibre de l’inventeur. Autoconstructeur, comme beaucoup d’agriculteurs, il est aussi passionné d’ingénierie et passe pas mal de temps à éplucher des revues techniques et de génie agricole. Ses 22 années de métier, la crise que connaît l’agriculture, toutes productions confondues,  le retard pris par la mise à l’herbe, n’ont pas réussi, semble t-il, à le décourager.

Quant à l’accompagnement du projet, il a pu l’apprécier pleinement, tenant à remercier ceux qui l’ont épaulé, Fabienne, Marie et les autres : « L’accompagnement du CDRA m’a notamment permis de gagner du temps en ce qui concerne le dépôt des permis de construire, qui reste toujours une épreuve compliquée », souligne Marc Blais.

De meilleures conditions de travail

La réunion du CDRA s’est déroulée dans le nouveau bâtiment agricole (l’ancien a été rasé, il y a tout juste un an, le 26 mai dernier) qui va servir au stockage du fourrage et de matériel. Les aménagements réalisés ont permis au GAEC de Longueville de passer un cap en améliorant la fonctionnalité de l’exploitation et simultanément les conditions de travail. « Je me souviens que je passais plus de 5h à la traite, il n’y a pas si longtemps, alors que maintenant je n’en passe pas plus de 2, nettoyage compris ».

Ils ont également contribué –c’est un point essentiel- à assurer l’installation d’un jeune agriculteur, Yann, le fils de Marc et Marielle, dans de bonnes conditions. Le GAEC qui réunit les trois membres de la famille Blais a vu le jour en 2008.

La redéfinition du bloc-traite va en outre permettre au GAEC d’avoir un bureau, ce qu’apprécie particulièrement Marielle Blais qui va pouvoir travailler au calme la gestion et la comptabilité.

CDRAvisite3Tout cela n’a pas été sans quelques inquiétudes. Mais le projet est aujourd’hui abouti. L’exploitation a un autre visage. Marc Blais, qui est manifestement un perfectionniste, s’estime « assez satisfait du résultat ».

Il n’a pas pour autant cessé de faire des plans. Ainsi, il a mis au point un procédé permettant, grâce à un système d’échanges thermiques, de diminuer la température du lait issu de la traite avant qu’il n’arrive dans le tank. Cette régulation de la température permet de conserver les qualités nutritives du lait (en évitant le choc thermique dû au fait que le lait passe rapidement de la salle de traite à la cuve réfrigérée) et de réduire la consommation électrique du tank.

Marc Blais envisage t-il de déposer un brevet ? Faudrait trouver le temps. En tout cas, l’inventeur a pu vérifier en consultant notamment la revue Production laitière moderne, que son procédé ne figurait nulle part.

Pour Gilles Strappazzon, conseiller général, chef de projet CDRA Alpes Sud-Isère, cette visite a été concluante et l’action 28 (consacrée au  bâti agricole) doit être poursuivie : « Le quart des sommes allouée au CDRA , soit 1,7 M€, vont à l’agriculture. Cela traduit la volonté qui est la nôtre de prendre en compte l’agriculture de montagne qui contribue à façonner nos territoires ».

Le CDRA Alpes Sud Isère arrive à son terme en juillet 2011. Il sera suivi d’un second (2011-2016). André Villard, président de Sitadel (Sud Isère territoire agricole et développement local) pense déjà à l’avenir : « C’est une action qui remplit ses objectifs. Nous devons travailler en prévision du prochain CDRA et agir pour qu’il soit encore plus complet que celui-là ».

La visite s’est poursuivie chez Benoit Vallier, à Grisail (commune de Saint-Guillaume)  dont le bâtiment d’élevage (photo de la une) est aujourd’hui terminé. Sillon38 avait présenté le projet de ce jeune agriculteur, installé depuis le 1er janvier 2009.

Le PPE maintenu par le ministre
Il est à noter que Bruno Le Maire, Ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche, a décidé de maintenir en 2010 le plan de performance énergétique (PPE).  Conformément aux objectifs de la loi de programme relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement, le plan vise « à accroître la maîtrise énergétique des exploitations afin d’atteindre un taux de 30% d’exploitations agricoles à faible dépendance énergétique d’ici 2013 ». Doté de 29,2 millions d’euros en 2010, il comprend trois volets :
- un appel à projet national en faveur de la méthanisation agricole ;
- des subventions au niveau régional en faveur des investissements économes en énergie au niveau de l’exploitation agricole ;
- des soutiens aux diagnostics énergétiques des exploitations agricoles.
La liste des investissements éligibles, les conditions d’accès pour les agriculteurs et les dossiers de demande seront disponibles dans les prochains jours dans les directions départementales des territoires (DDT/DDTM).

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(1) Chambre d’agriculture, Sitadel , CAUE, AGEDEN, DDAF, DDE, étaient présents lors de cette visite d’exploitation ainsi que plusieurs maires (Cholonge, Beaufin, La Salette). La Région était représentée par Corine Bernard, conseillère régionale Europe Ecologie, rapporteur du CDRA Alpes sud Isère,  et chef(fe) de gare à Clelles.

(2) Caractéristiques de l’exploitation : 62 vaches laitières, 510 000 l de quota laitier, 15 vaches allaitantes (tendance à la diminution du troupeau). Exploitation en agriculture classique. 129 ha de SAU (prairies naturelles, prairies temporaires, maïs ensilage, céréales autoconsommées, céréales vente).

Catégorie A la une, agriculture, environnementCommentaires fermés

La production porcine en zone de montagne en danger


orateurDans sa question écrite publiée au JO Sénat du 12/11/09, M. Yves Chastan (Ardèche-PS), attire l’attention de M. le ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche sur la situation de la filière porcine, et notamment celle des producteurs de porcs des zones de montagne.

Déjà fragilisés par la crise économique et le doublement des coûts de production en 2008, les éleveurs sont aujourd’hui confrontés à un brusque effondrement des cours du porc. Alors que leurs prêts de trésorerie avec différé de remboursement arrivent à leur terme, ils se retrouvent soudainement dans l’incapacité d’honorer les échéances de remboursement.

Si, en Ardèche comme ailleurs, de nombreux emplois sont menacés, c’est toute la filière du porc – de l’élevage, à la salaison en passant par l’abatage et la découpe – qui pourrait, à terme, disparaître et entraîner, avec elle, d’autres filières agricoles.

Aussi, il lui demande de bien vouloir lui préciser les mesures qui vont être prises afin de répondre à cette urgence et d’aider l’ensemble des éleveurs concernés à sortir de la crise.

Réponse du ministère de l’Agriculture publiée au JO Sénat du 14/01/2010

Les difficultés de marché que rencontre le secteur porcin, depuis la fin de l’année 2007, sont particulièrement importantes pour la production porcine en zone de montagne, alors que les exploitations sont majoritairement de petites structures confrontées à d’importants surcoûts de production.

Dès 2008, la filière porcine a bénéficié de dispositifs nationaux de soutien, pour lesquelles une attention particulière a été portée aux zones de faible densité, dont les zones de montagne, qui ont été privilégiées dans la répartition des crédits alloués à ces mesures. De surcroît, depuis le 9 novembre 2009, les éleveurs de porcs peuvent bénéficier du plan exceptionnel de soutien à l’agriculture française, annoncé par le Président de la république, le 27 octobre 2009, à Poligny.

La diversité des mesures de soutien proposées dans le cadre de ce plan devrait permettre une réponse adaptée aux élevages porcins en zones de montagne, caractérisés par une production mixte, avec une faible spécialisation de la production porcine.

Par ailleurs, conscient de l’importance de préserver la production porcine en zones de montagne, les services du Ministère chargé de l’agriculture ont engagé une concertation avec les organisations professionnelles, depuis le mois d’avril 2009, afin de définir de nouvelles mesures de soutien adaptées à ce secteur, compatibles avec le droit communautaire.

À cet égard, quatre réunions du groupe de travail relatif à la production de porcs en zones de montagne se sont d’ores et déjà tenues. Le dernier groupe de travail, le 11 décembre 2009, a permis de conclure sur un cadre d’intervention ouvert à la production porcine en zone de montagne, à court et moyen terme, au sein du Programme de développement rural hexagonal (PDRH) 2007-2013.

En premier lieu, pour l’année 2010, la mesure d’accompagnement des investissements agricoles pourra bénéficier aux éleveurs de porcs en zones de montagne, au travers du Plan de performance énergétique (PPE), initié en 2009 dans le cadre du plan de relance, pour lequel 38 millions d’euros sont prévus en PLF 2010. La liste des investissements éligibles à cette mesure sera déterminée, en étroite concertation avec les responsables professionnels concernés.

En second lieu, les mesures relatives à l’accompagnement des signes officiels de qualité seront mobilisées au niveau régional. Ces mesures recouvrent, notamment, la prise en charge des frais de certification inhérents aux démarches de signes de valorisation (Certification de conformité des produits) ou de signes de qualité (label rouge, IGP).

À cet égard, la production porcine en zone de montagne pourra rejoindre les démarches régionales et départementales mises en ceuvre dans le cadre de l’accompagnement des signes officiels de qualité, prévu au titre des mesures 132 (participation des agriculteurs à des régimes de qualité alimentaire) et 133 (activités d’information et de promotion des produits faisant l’objet de régimes de qualité alimentaire) du PDRH.

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