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Le Préfet de l’Isère renforce les mesures sécheresse


Face aux fortes sécheresses en cours, qui résultent d’un déficit de pluies et d’une forte hausse des températures estivales, le Préfet de l’Isère a réuni le comité départemental de l’eau le 16 juillet 2019. Les observations réalisées sur les nappes et les cours d’eau du département montrent une aggravation de la situation depuis début juillet.

Après avoir consulté le comité de l’eau, le préfet a décidé de prendre des mesures renforçant les restrictions d’usage de l’eau .

  • L’état de vigilance sécheresse est maintenant étendu à l’ensemble des bassins versants du département, et également aux eaux souterraines des massifs du Vercors et de Chartreuse.

Il s’agit, pour les eaux superficielles, des secteurs suivants : Est Lyonnais, Isle Crémieu, Paladru-Fure, Grésivaudan, Vercors, Romanche (dont rivière Romanche), Drac (dont rivière Drac).

Pour les eaux souterraines : Isle Crémieu, Paladru-Fure, Guiers, Vercors.

La vigilance ne s’accompagne d’aucune mesure de restriction mais chaque citoyen et chaque usager est invité à être vigilant et économe dans sa consommation d’eau. Faire preuve de civisme dans sa consommation quotidienne d’eau c’est préserver pour chacun les biens précieux que sont la ressource en eau et les milieux aquatiques.

  • Par ailleurs, sur décision du Préfet, certains cours d’eau et certaines nappes du Nord du Département jusqu’alors en vigilance passent en état d’alerte sécheresse au regard des données récentes.

Cela concerne pour les eaux superficielles : Bourbre, Quatre Vallées – Bas Dauphiné, Bièvre Liers Valloire, Sud Grésivaudan, Galaure Drôme des Collines, Guiers.

Pour les eaux souterraines : Bourbre, Bièvre Liers Valloire, Molasse (Galaure Drôme des Collines, Sud Grésivaudan).

La situation d’alerte impose notamment les restrictions suivantes sur les usages de l’eau :

  • Pour tous :

    - Interdiction du lavage des voitures hors stations professionnelles ;

    - Interdiction du remplissage des piscines de plus de 5m³ à usage privé ;

    - Interdiction d’arrosage des pelouses, des espaces verts publics et privés, des jardins d’agrément, des golfs, et des stades et espaces sportifs, de 9H00 à 20H00 (sauf dispositions spécifiques pour l’irrigation);

    - Réduction de moitié du débit dérivé alimentant les plans d’eau et des étangs par rapport au débit dérivé autorisé ;

    - Interdiction de manœuvrer des ouvrages hydrauliques entraînant des lâchers d’eau ;

    - Interdiction d’effectuer des travaux dans le lit du cours d’eau destinés à accroître ou maintenir le prélèvement.

  • Pour les communes :

    - Interdiction de laver les voiries ;

    - Interdiction de faire fonctionner les fontaines publiques en circuit ouvert sur l’eau potable.

  • Pour l’agriculture :

    - Baisse de 15 % des prélèvements agricoles autorisés pour l’irrigation,

    - Pour les autres prélèvements (hors irrigation ou assimilés domestiques) interdiction de prélever de 9h à 20h.

  • Pour l’industrie :

    - Respect du niveau 1 de restriction sécheresse explicité dans les arrêtés individuels d’autorisation d’exploitation des industriels (installations classées pour la protection de l’environnement).

  • Pour les gestionnaires de réseau d’eau potable :

    - Renforcement du suivi des niveaux des captages et des forages d’eau potable, transmission des données à l’administration.

  • Enfin, les nappes de l’Est Lyonnais et des Quatre Vallées – Bas Dauphiné, étant à des niveaux très bas, le Préfet a décidé, respectivement, de maintenir et de classer ces nappes en état d’alerte renforcée sécheresse. Cela signifie que des usages de l’eau seront limités. 42 communes sont concernées en Isère.

La situation d’alerte renforcée impose les mêmes restrictions que la situation d’alerte, complétées par les restrictions suivantes :

  • Pour tous :

- Interdiction du lavage des voitures hors stations professionnelles équipées de lance « haute pression » ou recyclage de l’eau ;

- Interdiction de laver les réservoirs pour l’Eau Potable ;

- Interdiction d’arrosage des pelouses, des espaces verts publics et privés, des jardins d’agrément, et espaces sportifs ;

- Interdiction d’arrosage des golfs, des jardins potagers et des stades de 9H00 à 20H00 (sauf dispositions spécifiques pour l’irrigation);

- Interdiction d’alimenter et vidanger les plans d’eau ;

- Interdiction de contrôler les points d’eau incendie.

  • Pour l’agriculture :

- Baisse de 30 % des prélèvements agricoles autorisés pour l’irrigation

- Pour les autres prélèvements (hors irrigation ou assimilés domestiques) interdiction de prélever de 9h à 20h.

  • Pour l’industrie :

- Respect du niveau 2 du plan d’économie d’eau des industriels (installations classées pour la protection de l’environnement).

Les usages non prioritaires de l’eau à partir du réseau d’eau potable peuvent être limités par arrêté municipal.

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Les Maires des vallées des Villards et des Arves en Maurienne rencontrent le Préfet de la Savoie


Le 19 août 2014, les maires de Saint Colomban et Saint Alban des Villards, Allemont, Vaujany, Saint Sorlin et Saint Jean d’Arves organisaient en urgence « Les Etats généraux du pastoralisme et des loups » au Col du Glandon.

De cette initiative est née la « Motion du Col du Glandon » qui milite pour une montagne vivante avec des troupeaux d’élevage, la stricte application du plan loup, un espace entretenu, des produits de qualité et un travail au-delà des frontières afin de requalifier le statut du loup au sein de la convention de Berne.
A ce jour, 307 communes ont délibéré sur cette motion.

Vendredi 12 juin 2015, Monsieur le Préfet de la Savoie a reçu les maires de St Colomban et St Alban
des Villards, St Sorlin et St Jean d’Arves, en présence de Monsieur le Sous-Préfet de Saint Jean de
Maurienne, de Monsieur le Directeur Départemental des Territoires et de Monsieur le responsable
départemental de l’ONCFS.

Les 4 maires avaient demandé audience après plusieurs attaques de troupeaux à proximité des
hameaux ce printemps, alors que tous les troupeaux ne sont pas encore en alpage (au 13 juin, 7
attaques déjà dans la vallée des Villards).
Chacun a pu faire part de son inquiétude face à la présence non régulée et croissante du prédateur :
- remise en question du sens même de la profession d’éleveur
- risque d’abandon de certains secteurs pastoraux (et donc risques d’extension des zones
d’enfrichement, recul de la biodiversité, mécanisation supplémentaire pour l’entretien des
domaines skiables), particulièrement grave dans certaines communes déjà touchées par une
déprise agricole importante
- difficile compatibilité du promeneur et du Patou, freinant le développement d’un tourisme vert.

Les maires ont pointé l’intérêt vital de l’agriculture dans la vie des territoires montagnards. Ils
demandent une gestion opérationnelle du loup, insistent sur la rapidité et la réactivité nécessaires pour
la réalisation des prélèvements prévus au plan loup et déplorent le manque de lisibilité dans les
dispositifs existants pour protéger les troupeaux !

Ils ont ensuite insisté sur la nécessité d’avoir une gestion territorialisée du loup pour une meilleure
réactivité, sur la nécessaire prise en compte des spécificités du territoire pour une stricte application du
plan loup.

Monsieur le Préfet a reconnu que l’arsenal juridique est lourd et mérite simplification. Il travaille à cet
effet avec ses services tant au niveau départemental qu’au niveau national, au sein du groupe loup. Il
constate lui aussi que malgré des prélèvements de loups (17 en 2014 contre 24 + 12 initialement
prévus), le nombre d’attaques constatées n’évolue pas à la baisse.

Il comprend la détresse des éleveurs et reconnaît que les indemnités versées ne peuvent être la seule réponse aux dégâts liés à la prédation, qui atteint le coeur même d’une profession. Il confirme les difficultés réelles à atteindre les objectifs du plan loup.
Il a ensuite rappelé les conditions de mise en place des dispositifs de protection (tirs d’effarouchement, tirs de défense simple, tirs de défense renforcée) qui peuvent être pris à la demande des éleveurs. Il a confirmé la possibilité qu’il a d’autoriser des tirs de prélèvement dans des zones particulièrement agressées et abordé le dispositif éventuel de prélèvement de loups en action de chasse.

L’ONCFS propose aux maires d’organiser sur leur territoire des actions de formation collective des chasseurs, leur permettant de participer aux actions de protection de troupeaux.
Les maires ont alors reconnu que des avancées étaient en cours mais qu’ « elles n’allaient pas aussi vite que la multiplication du nombre de loups sur le territoire » !

A l’issue de cette rencontre, Monsieur le Préfet et les représentants de ses services ont reçu une fiche
de présentation des « Rencontres de la Montagne » qui auront lieu au Col du Glandon le 22 août
prochain, juste avant la fête « l’ Echo des Montagne » du 23 août, afin de poursuivre le travail engagé
en 2014.
Les maires initiateurs de la motion du Col du Glandon vont maintenant demander audience à Monsieur le Préfet de l’Isère ainsi qu’à Monsieur le Préfet coordinateur national « loup ».

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