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Retraites: la confédération paysanne appelle à la mobilisation


Alors que se déroulent au Sénat,les débats concernant la réforme des retraites, la Confédération paysanne rappelle son opposition au projet présenté.

Le prétexte de l’allongement de l’espérance de vie n’a aucun sens ; 40 ans d’activité usent autant aujourd’hui qu’il y a 20 ou 30 ans, notamment pour les métiers astreignants comme les paysans. Il faut parler élargissement de l’assiette de cotisations aux revenus financiers et non allongement de la durée d’activité.

Le comportement inflexible du gouvernement suite aux nombreuses et massives mobilisations de la rue démontre à quel point il est guidé par des orientations dogmatiques basées sur l’iniquité sociale et le refus de dialogue.

La Confédération paysanne rappelle ses propositions concernant les retraités agricoles, à savoir :

  • un minimum de 85 % du SMIC pour les paysan(ne)s comme pour les autres catégories socioprofessionnelles,
  • l’utilisation des ressources obtenues par la taxation des revenus financiers spécifiquement pour relever les plus petites retraites,
  • une vraie prise en compte de la pénibilité du travail.


La Confédération paysanne appelle à rejoindre les cortèges le 12 octobre prochain avec ceux qui proposent légitimement :

  • un système basé sur la justice sociale et sur l’égalité, sur la répartition et la solidarité
  • la participation de tous les revenus et pas seulement de ceux du travail

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Réforme des retraites : Un pas en avant, et des attentes…


Pour la FNSEA, l’annonce du Président de la République d’élargir le dispositif de pénibilité aux agriculteurs va dans le bon sens mai tout n’est pas réglé…. Elle le fait savoir à travers un communiqué.

« La FNSEA a pris connaissance de l’annonce du Président de la République d’élargir le dispositif de pénibilité aux agriculteurs. Cela va dans le bon sens.
Il semblait en effet très paradoxal que les agriculteurs en soient exclus alors même qu’ils sont exposés à des conditions de travail notoirement pénibles et à leurs conséquences handicapantes.

Pourtant, la FNSEA regrette l’absence parmi les annonces du Président de la République, de la réforme du mode de calcul des pensions des agriculteurs. En effet, aujourd’hui, la retraite est calculée sur la totalité de la carrière. La FNSEA demande ainsi que ce calcul s’opère sur les 25 meilleures années : nous voulons un rapprochement des règles du régime agricole avec les règles du régime général.
Enfin, la FNSEA souhaite rappeler au Gouvernement la faiblesse des pensions agricoles qui rend le report à 67 ans encore plus insupportable notamment pour les agricultrices. Si nous avons salué les annonces des revalorisations au mois de juin, nous attendons aujourd’hui qu’elles se traduisent dans les textes et dans les faits. »

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Georges Colombier reste à l’ écoute


L’intervention de Georges Colombier lors de l’assemblée générale de la fédération départementale des clubs des aînés ruraux était attendue. Il était la voix du gouvernement et la salle était impatiente d’entendre ce que ce dernier leur réserve.

Le député de l’Isère n’a pas failli à son rôle et parlé sans langue de bois.

« …Petit à petit, vos clubs, grâce à l’investissement de nombreux bénévoles, se sont enracinés dans nos territoires ruraux et dans le tissu associatif de nos communes.

Votre mouvement incarne des valeurs essentielles, des valeurs fortes et fondamentales dans une société : la solidarité, l’ouverture aux autres, le partage et la convivialité.

Aider et soutenir dans les moments difficiles, apporter de la gaieté et du bonheur aux plus fragiles d’entre nous, faire reculer la solitude et maintenir le lien social. Quelles nobles actions !
Dans une société qui perd parfois ses repères fondamentaux face à un avenir par définition incertain, dans une société où l’individualisme tend de plus en plus à prévaloir sur les valeurs de générosité, d’écoute et d’entraide, les aînés ruraux jouent un rôle incontournable à la fois de guide et d’exemple.

Anticiper les évolutions démographiques, les modes de vie et de culture, être en phase avec les nouveaux besoins de la société, c’est tout cela qui doit conduire l’action politique avec un grand « P ».

La création d’un secrétariat d’Etat chargé des Ainés, confié à Madame Nora Berra, est un signal fort envoyé par le président de la République à la société. Cette nomination témoigne de l’engagement et de la volonté de la France à mieux prendre en compte les besoins et les aspirations des personnes âgées. C’est le signe de la reconnaissance du rôle et des droits que nous souhaitons donner aux aînés dans notre pays.

Nous connaissons l’évolution de la pyramide des âges et ses conséquences : la nécessité de repenser le financement et la nature peut être du système de retraites ; les charges sur notre système de santé ; l’obligation de concevoir avec lucidité nos devoirs envers nos aînés.

En France, l’espérance de vie dépasse désormais les 81 ans : 84,5 ans pour les françaises, et 77,6 ans pour les hommes. En 2050, 16,6 % de la population française aura plus de 75 ans, contre 8 % aujourd’hui. Je considère cette nouvelle donne comme l’un des plus formidables acquis de notre temps. Cette longévité est véritablement un phénomène de civilisation inédit dans l’histoire de l’humanité. »

Répondant à Christian Nucci, vice président du conseil général de l’Isère à propos de la future réforme des collectivités territoriales, Georges Colombier a annoncé qu’il  » souhaite que le conseil général continue à exercer sa mission de solidarité et de proximité. On ne va casser ce qui marche! »

Il a ensuite abordé plusieurs points essentiels à ses yeux.

colombier

LE MONTANT DES RETRAITES ET LES ACTIONS EN FAVEUR DES PERSONNES AGEES

 » Le montant moyen d’une pension de retraite s’élève à un peu plus de 1100 euros mensuels, tandis que le minimum vieillesse est actuellement de 677 euros. Je sais que c’est peu.

Aussi, je vous rappelle qu’en septembre 2008 les pensions de 15 millions de retraités ont été revalorisées de manière anticipée (0,8 %)  et qu’une nouvelle augmentation (1 %) est intervenue le 1er  avril dernier.
Pour remédier aux situations de pauvreté que connaissent certains retraités, le Gouvernement a décidé d’aller au-delà, grâce à trois mesures structurelles.

Premièrement, le Gouvernement met en oeuvre dès cette année l’engagement du président de la République d’augmenter de 25 % d’ici à 2012 le minimum vieillesse pour les personnes seules. La première étape de cette augmentation a eu lieu, comme le prévoit la loi de financement de la sécurité sociale, dès le 1er avril : 6,9 % d’augmentation, soit 44 euros de plus par mois pour 400 000 de nos concitoyens.

Deuxièmement, les pensions de réversion des 600 000 veuves et veufs les plus modestes seront revalorisées de 11 % dès le 1er janvier 2010. C’est un effort de 200 millions d’euros par an.

Troisièmement, nous avons pris en compte la situation des exploitants agricoles retraités et de leurs veuves, en créant au 1er février un minimum de pension, garanti aux assurés les plus modestes ayant cotisé au moins vingt-deux ans et demi. Cela concerne 230 000 personnes. »

Concernant les efforts en faveur des personnes âgées, il a rappelé quelques chiffres

- il y avait moins de 300 000 bénéficiaires de la Prestation Spécifique Dépendance en 2001, il y a plus d’un million de bénéficiaires de l’APA aujourd’hui.

- le budget consacré par l’assurance maladie aux établissements et services pour personnes âgées est passé de 2 milliards 300 millions. en 2000 à presque 8 milliards en 2010 : c’est 4 fois plus !

- ce sont plus de 50 000 emplois soignants qui ont été créés dans les maisons de retraites et services de soins.

- le rythme de création de places en EHPAD a été porté de 2500 (2003) à 7500 (2008), et même à 12500 en 2009.


LA REFORME DES RETRAITES

 » L’année 2010 sera un rendez-vous capital pour notre système de retraite. Devant le Congrès, le 22 juin dernier, le président de la République l’a clairement indiqué : « Il faudra que tout soit mis sur la table : l’âge de la retraite, la durée de cotisation et, bien sûr, la pénibilité. Toutes les options seront examinées. Les partenaires sociaux feront des propositions. Mais quand viendra le temps de la décision, que nul ne doute que le Gouvernement prendra ses responsabilités. C’est une question d’honneur, c’est une question de morale à l’endroit des générations qui vont nous suivre ».

Je partage ces ambitions : 2010 doit être l’occasion de remettre à plat notre système de retraite. Nous serons aidés en cela par les travaux du conseil d’orientation des retraites – le COR – qui, à la demande du Parlement, doit remettre un rapport en février.

Trois principes doivent selon moi guider cette réforme.

Elle doit, en premier lieu, garantir la pérennité financière de notre système : l’assurance vieillesse connaît aujourd’hui un profond déficit qui va s’aggraver dans les prochaines années et la crise a compromis le scénario, inscrit dans la loi FILLON de 2003, de transfert de cotisations chômage vers les cotisations retraite.

Elle doit ensuite simplifier le système existant : la multiplication des régimes et la multiplicité des règles applicables rend le système incompréhensible pour les Français et est une source de défiance de nos concitoyens envers notre système de retraite.

Enfin, il nous faut préserver le niveau des retraites et mettre un terme à l’abaissement du taux de remplacement ; même si les très récents travaux du COR ont montré que le niveau de vie moyen des retraités se maintenait depuis dix ans au même niveau que celui des actifs.

En attendant ce rendez-vous majeur, arrêtons-nous quelques instants sur la situation financière de nos retraites : elle est aujourd’hui très difficile et les perspectives ne sont guère réjouissantes.

Pour l’ensemble des régimes obligatoires de base, le déficit devrait être de 9,5 milliards d’euros en 2009, contre 7,2 milliards prévus initialement, et atteindrait, à législation constante, près de 15,7 milliards d’euros en 2013. À cela, il faut ajouter le déficit du Fonds de Solidarité Vieillesse – le FSV – qui sera de 3 milliards d’euros en 2009.


LE CINQUIEME RISQUE

Je préconisais depuis longtemps, la création d’une cinquième branche de la sécurité sociale afin de prendre en compte l’évolution de notre démographie. J’ai longtemps été isolé sur cette thématique.

Le président de la République a décidé de faire de la prise en charge de la dépendance un axe fort de son action et de celle du Gouvernement et il s’est engagé à créer un 5ème risque de la protection sociale.

Les orientations du Gouvernement ont été rendues publiques le 28 mai 2008. Il s’agit d’assurer la prise en charge de générations de plus en plus nombreuses qui seront touchées par la perte d’autonomie. Il s’agit également de permettre le maintien à domicile des personnes en situation de perte d’autonomie, quel que soit leur âge. Il s’agit, enfin, d’augmenter le nombre de places en établissements médicalisés et d’alléger le reste à charge pour les familles.

Pour ce faire, il convient de mettre en place des financements pérennes et innovants, justes et équilibrés, conjuguant tout à la fois la solidarité nationale, la prévoyance individuelle et collective, la solidarité familiale et la responsabilité individuelle.

Les principes suivants font actuellement l’objet d’une étude par le Gouvernement :

– garantir un socle élevé de financement par la solidarité nationale qui doit garder une place prépondérante, tant dans le champ de la compensation que dans le champ des établissements et services ;

– mettre en place un véritable partenariat public-privé avec les organismes de prévoyance individuelle et collective ;

– mieux prendre en compte les capacités contributives des personnes : sujet hautement sensible sur lequel il faudra trouver un point d’équilibre (en particulier de leur patrimoine par la mise en place d’une participation sur patrimoine au-delà d’un montant d’actif successoral à déterminer).

Une concertation s’est engagée avec les partenaires sociaux et les grandes organisations du secteur du handicap et de la dépendance et le Parlement travaille activement sur le sujet : le Sénat a créé une mission d’information sur la prise en charge de la dépendance pilotée par Messieurs MARINI et VASSELLE qui a déjà publié un premier rapport d’étape ; et l’Assemblée nationale vient de créer une mission d’information, pilotée par Valérie ROSSO-DEBORD consacrée spécifiquement au financement du 5ème risque et qui devrait remettre ses conclusions au cours du Premier trimestre 2010.

Il s’agit d’un dossier compliqué, surtout dans le contexte difficile que connaissent nos finances publiques, mais essentiel pour notre pays. Tous les acteurs travaillent en ce sens et ce dossier devrait aboutir à un projet de loi déposé en 2010. »

Et Georges Colombier d’adresser en conclusion tous ses encouragements au mouvement des aînés ruraux : » vous oeuvrez pour une société plus humaine. Dans nos communes, vous êtes un maillon essentiel de la solidarité et une force pour notre société moderne.

Je pense que parmi les clefs du bien vieillir dans notre pays, il y a la force du lien intergénérationnel, qui resserre et rassemble les jeunes et les moins jeunes, les familles, le réseau associatif, les bénévoles…  Vous assurez ce lien de façon admirable. Soyez en très sincèrement remerciés. »

Une intervention chaleureusement applaudie par la salle.

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Les retraités se mettent au vert


Celles et ceux qui ont quitté la vie professionnelle représentent un enjeu stratégique pour les zones rurales.
Ils occupent en effet une importance croissante dans la population

De plus en plus de retraités s’installent en France dans des zones rurales dont ils ne sont pas forcément originaires. Depuis une vingtaine d’années, certaines régions comme le Massif Central ont accueilli 60% de nouveaux arrivants retraités, originaires d’autres régions françaises mais aussi de pays européens (Angleterre, Pays-Bas, Belgique, entre autres).
Les retraités, plus mobiles que les actifs, s’installent dans des régions où leur pouvoir d’achat peut avoir un impact socio-économique non négligeable. Un quart du revenu des ménages français provient aujourd’hui des retraites.
Avec un nombre de retraités en augmentation constante (10% de la population était âgée de plus de 70 ans en 1995, elle devrait être de 21% en 2050, selon un rapport de l’Union européenne) et une durée de vie qui s’accroît (on est passé de 67 ans en 1950 pour les femmes à 80 ans en 1999), l’influence des retraités sur le développement d’une région est à prendre en compte. D’autant plus que la génération des « baby boomers » (tous les enfants nés après la seconde guerre mondiale) fait valoir actuellement, pour une bonne part, ses droits à la retraite.

  • Une solidarité spécifiquement rurale

Une équipe d’économistes du Cemagref (recherche pour l’ingénierie de l’agriculture et de l’environnement) à Clermont-Ferrand a planché sur la question avec des géographes et une sociologue. Un modèle a été élaboré pour évaluer l’impact des retraités (qui sont aussi , occasionnellement, des touristes) sur le développement économique rural et appliqué dans plusieurs régions dont Rhône-Alpes. Une centaine d’enquêtes ont été menées. Dans certaines régions, 15 à 20% de l’emploi tertiaire est lié à la présence des retraités. Beaucoup d’entre eux sont actifs et s’engagent dans des initiatives locales. De véritables réseaux sociaux se développent dans les milieux ruraux et évitent que les retraités se retrouvent isolés comme cela peut être le cas en ville. Cette solidarité a pu se vérifier notamment lors d’épisodes climatiques exceptionnels comme la canicule de l’été 2003.
L’étude du Cemagref confirme un impact important des retraités dans nos régions mais relève un cloisonnement des politiques les concernant comme l’aide à domicile, le logement ou les établissements spécialisés. Elle souligne aussi l’existence de coordinations gérontologiques particulièrement innovantes, comme à Bourganeuf, dans la Creuse.
Reste que, sur la question du pouvoir d’achat des retraités hexagonaux, on peut émettre des doutes. Surtout quand on pense aux agriculteurs, dont la pension n’autorise pas les largesses. Mais ceux-ci peuvent contribuer de bien d’autres façons – ne serait-ce qu’en faisant partager leur expérience et leur savoir-faire, à la défense et à la sauvegarde du milieu rural.

——–
Le Cemagref, autrefois centre du machinisme agricole, des eaux et forêts, a conservé son sigle mais concentre depuis plusieurs années la recherche pour l’ingénierie de l’agriculture et de l’environnement.

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