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« Tournée des As » : 600 jeunes en selle


La « Tournée des As », deuxième du nom, s’est déroulée sous le soleil le week-end dernier au centre équestre des  Ecuries de Crossey, à Saint-Etienne-de-Crossey (Isère).  Tout le staff du centre était sur le pont pour ce concours poney de dimension nationale.

concours Crossey2

La grande gagnante de l'épreuve As Grand prix d'Excellence est Morgane Saby, du Centre Performance, dans la Loire (photos Fabrice Ricchizzi).

Organisée de main de maître par Jessica Borgel, sur une piste montée par Rémi Jacasson, cette tournée des As a réuni sur deux jours 600 participants, âgés de 6 à 18 ans, venus de toute la France (en majorité de Rhône-Alpes) et accueilli près de 1 000 visiteurs.

Une centaine de poneys ont été hébergés sur la structure.

Les concurrents se sont affrontés dans une cinquantaine d’épreuves ponam, club poney et jeunes chevaux SHF et 9 cavaliers étaient engagés dans l’épreuve des « As ».

Concours Ecuries Crossey1Spectateurs et concurrents ont pu apprécier la restauration chaude tout au long du concours (pause salée et sucrée), le village exposant (1), le point information, les animations mises en place pour les enfants, sans oublier le repas-buffet lors de la soirée du 24 avril.

Des services de secours étaient présents sur la manifestation, notamment la Protection civile de Voiron que les organisateurs tiennent à remercier.

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(1)  Le village exposant était constitué de la sellerie Equiness, partenaire de la manifestation , le sellier CWD, qui a récompensé les meilleurs cavaliers des épreuves, la librairie Chemain à Voiron et le photographe Fabrice Ricchizzi.

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Benoît Lourdel, palefrenier


benoit Lourdel

Benoît Lourdel: "J'ai passé dix ans de ma vie dans le monde des courses de trot"

Dans la série « Les métiers du cheval » que sillon38 vient d’inaugurer, nous avons rencontré Benoît Lourdel, palefrenier aux Ecuries de Crossey, à Saint-Etienne-de-Crossey (Isère) depuis novembre 2009.

Responsable d’écurie, Benoît veille sur les 80 chevaux du centre, à leur nourriture, à leur santé, s’occupe de l’entretien des boxes, assure régulièrement la sortie des chevaux au pré, à l’occasion remet un fer, vérifie l’état des paddocks et se charge de l’entretien des extérieurs. Un travail qui occupe son homme. C’est peu de le dire.

Ce jeune homme, natif de la région parisienne, a fait ses armes très tôt  dans le milieu des courses hippiques.

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« J’ai passé dix ans de ma vie dans le monde des courses de trot, explique t-il. Comme palefrenier, comme premier garçon d’écurie, mais aussi comme jockey. Ce fut la meilleure période de ma vie ! J’ai débourré 3 à 4000 chevaux en dix ans. Y compris le crack Meaulnes du Corta qui gagna le Grand prix d’Amérique en 2009. J’ai fait les ventes de Deauville pendant 8 ans. J’ai fait du dressage aussi ».

Je suppose que c’était un travail exigeant où vous ne comptiez pas les heures ?

« Un travail de fou. De 4h du matin à 22h plus les nocturnes ! La nuit, je veillais sur les juments, le jour je m’occupais des chevaux ».

Mais un travail qui vous a beaucoup apporté au plan professionnel ?

« Oui, j’ai appris beaucoup en étant au cœur du monde de la course. J’ai tout retenu, tout inscrit et je me suis fait ma propre méthode. Ce qui m’a marqué, c’est que le trotteur a un mental comme on ne l’imagine pas ! D’une gentillesse ! Il donnerait son cœur pour celui qui le soigne, qui est à ses côtés en permanence. Il y a vraiment une relation intime qui se noue avec le cheval. Et c’est très fort ».

Vous avez commencé tout jeune. Vous vous êtes formé sur le tas ?

« Oui, en fait je me suis fait tout seul. J’ai suivi un CAP de palefrenier-soigneur que je n’ai pas pu terminer. Je n’ai jamais pris un cours de manège. Et pourtant, j’ai fait des courses de trot. Mon expérience –17 ans de métier quand même !- fait qu’aujourd’hui je me débrouille bien dans ce métier ».

Benoit Lourdel, à la suite d’un accident, a pris un jour la décision de prendre le large, de quitter la région parisienne pour revenir dans la région de son enfance, les Entremonts. Un coin de Chartreuse cher à son cœur. Saint-Pierre-d’Entremont est désormais son port d’attache et la Chartreuse son pays. Infatigable, il souhaite s’investir pour son village à ses heures de loisirs. Il a dans l’idée de proposer pour l’hiver prochain une activité de ski-joering (un skieur tracté par un cheval) . C’est sa façon à lui de se reposer le  week-end. Comme quoi, pour Benoît Lourdel, plus qu’un métier, le cheval est une véritable passion.

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Les Ecuries de Crossey : une PME en voie de développement


cheval-logo-2Les sports et loisirs équestres vont bon train. Le nombre de leurs adeptes est plutôt à la hausse en dépit de la conjoncture. C’est un secteur d’activité de première importance : la fédération française d’équitation est la troisième fédération de France, derrière le foot et le tennis.

L’Isère confirme la tendance. C’est un département qui se distingue au sein de sa région d’attache, Rhône-Alpes, par le nombre de cavaliers licenciés en centres équestres. En juin 2007, près de 10500 Isérois ont payé leur licence de cavalier, soit environ 1% de la population départementale (la moyenne nationale est de 0,8% de la population). Ce chiffre peut être pratiquement multiplié par deux si l’on considère qu’il y a autant de cavaliers pratiquants non licenciés. On arrive ainsi à un pourcentage de 2% environ de la population.

Les chevaux de selle (sport/loisirs) représentent deux tiers des équidés. Les chevaux de trait et les ânes (la randonnée à dos d’âne rencontre un beau succès) constituent le dernier tiers.

Ecuries CrosseyDe quoi rassurer la directrice des Ecuries de Crossey, Nathalie Marolleau (ci-contre), qui tient les rênes de ce centre qu’elle a acquis en 2003. Un domaine de quelque 13 ha (location et pleine propriété), à Saint-Etienne-de-Crossey, sur le territoire du Parc Naturel de Chartreuse, la Grande Sure en toile de fond.

A quelques kilomètres de Voiron, le centre est doté de nombreuses infrastructures (écurie de 48 boxes avec douches et selleries privées, deux carrières –dressage et saut d’obstacles- deux manèges- instruction et perfectionnement, des paddocks, un club house).

Sillon38, qui souhaite présenter la filière équine dans toutes ses dimensions et tous ses métiers, a demandé à la directrice si un centre équestre comme celui-ci se gérait comme une entreprise :

« Oui, je gère le Centre comme une entreprise », confie Nathalie Marolleau qui était auparavant dans l’immobilier. « Je suis sans doute la seule dirigeante de centre équestre qui n’a rien à voir avec le milieu du cheval. C’est tout de même la passion du cheval et des enfants qui m’a conduit à m’investir dans cette entreprise, à créer des emplois. Les Ecuries de Crossey, c’est une SARL de 8 salariés (1) qui cherche à équilibrer son budget comme beaucoup d’autres. Un équilibre toujours difficile à atteindre. Je m’y consacre bénévolement et à temps plein. Je me suis accordé un délai de 6 ans pour y parvenir et je vais y arriver. Mais il ne faut pas traîner en route».

La demande de sports et loisirs équestres semble soutenue. Les chiffres le disent, en tout cas. Qu’est-ce qui rend cet équilibre si fragile ?

« C’est un fait que l’effectif des adhérents du Centre est en légère progression –même si notre zone de chalandise est essentiellement le Pays voironnais- mais parallèlement le niveau des charges et des investissements est lui aussi en augmentation. Notre offre de prestations  est très large, avec notamment l’organisation de deux concours nationaux en avril, très lourds à gérer. Tellement lourds que sur les deux, nous n’en conservons qu’un cette année».

Vous avez de l’espace. Envisagez-vous d’élargir l’éventail de vos prestations ?

« Oui, il me semble nécessaire de trouver d’autres pôles d’activités pour rentabiliser le foncier. J’ai des projets à moyen terme : la construction de gîtes –j’ai le permis de construire- la création d’une piste de BMX, la création d’une sellerie, l’ouverture d’un restaurant. Une fois l’équilibre atteint, il fallait s’ouvrir des perspectives d’évolution, passer par cette phase de développement ».

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(1) L’effectif des Ecuries du Crossey se compose de : Nathalie Marolleau, directrice, gérante de la SARL, Séverin Sigaud, cavalier de concours, responsable de l’écurie propriétaires, trois monitrices Cécile Fronczak BEES1 depuis 2002, Marie Basile BEES1 diplomée en septembre 2009, Véronique Vatin BEES 1 diplomée depuis 2005,  Jessica Borgel , responsable Administration et Communication (monitrice à ses heures, également),  Benoit Lourdel, palefrenier, responsable d’écurie, Stanislas Zins, stagiaire CAPA, Laurie Anne Jolivet, élève moniteur.

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