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Ardèche: sangliers atteint de la maladie de l’oedème


Le préfet et le président de la fédération départementale des chasseurs (FDC) de l’Ardèche ont présidé une réunion de travail avec les principaux partenaires concernés:

- Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS)

- Chambre d’agriculture

- Direction départementale des territoires (DDT)

- Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP)

En effet, depuis les premières suspicions de maladie de l’œdème du sanglier cette année, les signalements sont devenus plus fréquents, toujours principalement sur des jeunes et pour l’instant sur les communes bordant le foyer de 2013:

A ce jour 14 cas suspects ont été relevés sur les communes de Chirols, Prades, Rompon, Saint-Cierge-la-Serre, Saint Julien en Saint Alban, Saint Pierre la roche, Saint Vincent de Durfort et Vals-les-bains; dont:

- 2 cas ont été confirmés par le réseau de recherche SAGIR, à la suite d’autopsies et d’analyses histologiques et bactériologiques, suite aux observations du 16/06/14 à Saint Vincent de Durfort et du 02/07/14 à Saint Cierge la Serre;

- 8 cas sont toujours en cours d’analyse.

Les vétérinaires Jean-Yves CHOLLET chef de l’unité sanitaire de la faune de l’ONCFS et Anouk DECORS responsable scientifique du réseau SAGIR au sein de l’ONCFS ont confirmé que la maladie de l’œdème était vraisemblablement la cause de cette reprise de mortalité, comme en 2013.

Cette maladie a été diagnostiquée pour la première fois sur le sanglier en novembre 2013, en Ardèche, mais elle est connue chez le porc domestique depuis de nombreuses années et dans le monde entier. Les éleveurs porcins connaissent les précautions sanitaires et alimentaires qui permettent de la prévenir.

La bactérie en cause, une souche spécifique de Escherichia coli(0139 K82), est un hôte fréquent du tube digestif du porc et peut également se retrouver chez le sanglier.

Sa présence est en général sans conséquence et ne déclenche pas de maladie, sauf à certaines conditions où elle se développe de manière excessive.

Rappelons que cette maladie n’a aucun impact sur la santé publique, elle ne fait pas partie des maladies animales réglementées et n’entraîne aucune mesure sanitaire obligatoire.

Pour la viande de sanglier, comme pour la viande de porc, il n’y a donc aucune restriction de consommation. C’est l’occasion néanmoins de rappeler les bonnes pratiques habituelles d’hygiène qui doivent être respectées en tous temps lors de l’éviscération et de la préparation de l’ensemble des venaisons. La cuisson à cœur permet notamment de prévenir les risques microbiens et parasitaires, comme par exemple la trichine.

Les experts scientifiques rappellent aussi qu’aucune maladie du chien causée par cette bactérie n’a été décrite à ce jour.

Pour autant,cette maladie continue à mobiliser toutes les énergies.

Deux axes de travail en  particulier ont été validés par les services de l’État, la FDC 07 et l’ONCFS :

1- la surveillance des cas survenant en 2014 pour étudier le comportement de la maladie chez le sanglier,

2- la mise en place d’un programme de recherche pour comprendre le déclenchement de l’épidémie en Ardèche.

Concernant le premier axe, la surveillance des nouveaux cas est opérationnelle depuis mai 2014 et associe FDC et ONCFS.

Concernant le deuxième axe, les scientifiques de l’ONCFS ont présenté le programme de recherche, en lien avec les interrogations du terrain:

- Pourquoi la maladie de l’œdème émerge-t-elle en Ardèche et pourquoi seulement depuis 2013 ?

Du fait de la difficulté du diagnostic, il est fort probable que la maladie existe dans d’autres départements et qu’elle était présente en Ardèche avant 2013, sans avoir été dépistée. Grâce aux retours d’expérience de l’Ardèche, le réseau SAGIR a été sensibilisé et formé au diagnostic de cette maladie. Une fiche technique a d’ailleurs été diffusée à tous les interlocuteurs techniques du réseau SAGIR pour faciliter la détection de la maladie sur le territoire national.

En Ardèche, la première question à laquelle les scientifiques vont tenter de répondre est de savoir si la bactérie est-elle un hôte fréquent du tube digestif des sangliers ou non?

A titre de comparaison, elle sera également recherchée sur une population d’un autre département présentant les mêmes caractéristiques de milieux et de population de sangliers.

- Si la bactérie n’est pas fréquente dans les populations de sangliers, les scientifiques essaieront alors de comprendre comment les sangliers ont été exposés en Ardèche et comment la maladie se transmet.

- A l’inverse, si la bactérie est fréquente, alors il faudra déterminer quels sont les facteurs individuels ou environnementaux qui favorisent le déclenchement de la maladie spécifiquement en Ardèche.

Le protocole de recherche a suscité de nombreux échanges entre les spécialistes pour permettre la réalisation des prélèvements ciblés dès l’automne. Ils seront analysés fin 2014, avec un premier retour sur les résultats prévu au cours du 1er trimestre 2015.

La complexité des investigations sur des espèces de la faune sauvage en milieu naturel doit nous préparer à un travail de longue haleine avant de pouvoir espérer les premières conclusions.

Un courrier co-signé du préfet et du président de la FDC sera prochainement adressé aux maires et aux présidents d’associations communales de chasse (ACCA) sur les deux axes et précisant:

- la conduite à tenir en cas de découverte de sanglier malade ou mort,

- la mise en œuvre du programme de recherche sur le terrain.

Catégorie chasse, environnement, prophylaxieCommentaire (1)

L’agrainage des sangliers est interdit jusqu’au 15 mars


L’arrêté d’agrainage interdisant l’agrainage des sangliers entre le 15 octobre et le 1er mars a été modifié. A retenir des dérogations exceptionnelles.
Ont obtenu dérogation : les UG 1, 2, 3, 6, 11 et 19.
Pour elles, l’agrainage reste interdit durant cette période mais au-dessus de 1 300 mètres d’altitude.
>> Pour consulter l’arrêté préfectoral réglementant la pratique de l’agrainage dans l’Isère, cliquez ici .
>> Pour consulter les dérogations, cliquer sur l’UG correspondante:

UG 1
UG 2
UG 3
UG 6
UG 11
UG 19

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Dégâts de sangliers dans les truffières: pas indemnisés!


Roger Baboud-Besse, le confirme: « Nous ne pouvons pas indemniser les dégâts de sangliers dans les truffières. »

Le président de la fédération départementale des chasseurs de l’Isère est conscient que les sangliers causent des dégâts dans les truffières. « C’est d’autant plus regrettable que le sanglier retourne le terrain pour chercher des vermilles mais ne mange pas les truffes.  » Par contre on a appris que le blaireau en est friand.

Au niveau des indemnisations, sa position est sans équivoque: « Aucune règle, aucun barème d’indemnisation ne sont établis au niveau national. Nous n’avons donc pas le droit, au niveau départemental de verser une quelconque indemnité à un trufficulteur qui subit des dégâts. De plus on établit  un degré d’indemnisation en fonction de la perte de récolte, hors dans le cas des truffes il est impossible d’évaluer cette perte.

Nous avons le même cas sous les noyers. Les sangliers  retournant le sol. Les nuciculteurs ne sont pas indemnisés car il n’y a pas perte de récolte. Et croyez moi, les responsables de la noix font une pression terrible mais on ne peut pas répondre favorablement à leur demande. On se mettrait dans l’illégalité! »

Demande tout à fait légitime, à notre sens…. tout comme celle des trufficulteurs.

Roger Baboud-Besse, homme de consensus, se dit désolé pour les trufficulteurs qui subissent des dégâts: « Des jurisprudences sont en cours dans la Drôme. Peut-être qu’un jour, au niveau national ce problème sera traité et que tout rentrera dans l’ordre. »

Pour l’instant il ne voit qu’une seule parade: « La mise en place de clôtures, mais je sais que cela a un coût »

Notre département a la volonté politique de développer cette filière qui a toute sa place dans de nombreuses terres iséroises.  » Je suis inquiet » , avertit Roger Baboud-Besse, « car je crains que si aucune règlementation, au niveau des dégâts est établie, des conflits voient le jour entre trufficulteurs et chasseurs. Et franchement nul n’a envie d’en arriver là! »


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Faut-il interdire l’agrainage des sangliers ?


Musée de la faune et des minéraux de Bourg-d'Oisans

Dans sa question écrite publiée dans le JO Sénat du 22/10/2009, M. Jean Louis Masson (Moselle-NI) attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’écologie sur le fait que, dans certains départements, les sangliers sont à l’origine de dégâts considérables aux cultures.

Ils sont d’ailleurs souvent classés comme nuisibles et on peut alors s’étonner de ce que, malgré ce classement, les chasseurs soient autorisés à les nourrir.

Cela conduit à leur prolifération car, de ce fait, chaque laie a deux portées annuelles au lieu d’une.

Il lui demande s’il serait possible d’interdire l’agrainage ou, à tout le moins, de réduire considérablement les périodes d’autorisation.

Réponse du ministère de l’Ecologie, des énergies des technologies vertes et des négociations sur le climat publiée dans le JO Sénat du 18/02/2010

La prolifération du sanglier observée ces dernières années dans certains secteurs prend des proportions inquiétantes par ses effets dommageables, qui vont bien au-delà des stricts dégâts de gibier au détriment des agriculteurs. Les sangliers sont en effet à l’origine de nombreuses collisions routières touchant indifféremment toutes les catégories de citoyens.

Le ministre d’État a donc souhaité qu’un plan national soit mis en oeuvre et a installé pour son élaboration un groupe de travail formé notamment de représentants des chasseurs et des autres acteurs de territoires ruraux.

Le plan national de maîtrise du sanglier, issu de leurs travaux, est conçu comme un cadre d’interventions qui est décliné concrètement au niveau départemental sous forme d’un plan opérationnel.

Les auteurs du plan, chasseurs, agriculteurs, sylviculteurs, protecteurs de la nature et gestionnaires d’espaces naturels, s’inspirant des études et travaux menés par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, la Fédération nationale des chasseurs et l’Association nationale des chasseurs de grand gibier, ont également souligné l’importance de renforcer la coopération et la coordination au niveau départemental.

La circulaire du 5 août 2009 met en place ce plan national de maîtrise du sanglier dont la conduite est confiée aux préfets de département pour les six prochaines années. Conçu pour guider les préfets et les acteurs dans leurs démarches de gestion, ce plan met à leur disposition une boîte à outils, constituée de treize fiches techniques destinées à couvrir la plupart des situations rencontrées localement.

La fiche n° 4 définit notamment et encadre l’agrainage du sanglier en proposant aux départements plusieurs solutions techniques. Les modalités relatives à l’agrainage doivent désormais obligatoirement figurer dans le schéma départemental de gestion cynégétique. Seules des dispositions simples et claires doivent être proposées, afin d’être lisibles, contrôlables et contrôlées.

C’est le cas de mesures telles que : « agrainage autorisé » ou « agrainage interdit », qui sont prises suivant des critères géographiques, temporels ou de système de distribution, etc. Des critères tels que « la quantité distribuée » doivent être évités, car ils sont très difficilement contrôlables.

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