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LES AGRICULTEURS IMPACTES PAR LES CONSEQUENCES DE LA SECHERESSE : LE DEPARTEMENT EN SOUTIEN


Le 30 octobre dernier, la Préfecture de l’Isère a placé le département en situation d’Alerte Renforcée et d’Alerte Sécheresse jusqu’au 31 décembre prochain. Le monde agricole est une nouvelle fois fragilisé.

Face à cette situation, le Département de l’Isère fera tout son possible pour apporter un soutien financier permettant d’aider les exploitations les plus en difficulté.

Lors d’une rencontre avec l’ensemble des acteurs du monde agricole le 16 novembre dernier, Robert Duranton, Vice-Président du Département en charge de l’agriculture, de l’irrigation, de la filière bois et de l’environnement, a évoqué la possibilité d’une aide au transport de fourrage, organisée collectivement, pour les agriculteurs.

Cette dernière s’inscrira en lien avec la procédure de « calamités agricoles » gérée par l’Etat. Son montant et ses modalités seront spécifiés une fois que les besoins réels auront été identifiés.

« Le manque d’eau de ces derniers mois a des impacts forts pour nos agriculteurs qui, dans la perspective de l’hiver, manquent de fourrage. C’est un nouveau coup dur pour le monde agricole. Malgré un cadre réglementaire très contraint, le Département fera tout son possible pour les aider » explique Jean-Pierre Barbier, Président du Département.

« Nous maintenons les échanges avec les acteurs du monde agricole pour définir avec eux les besoins et apporter des solutions concrètes pour les soutenir » précise Robert Duranton, Vice-Président du Département.

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Secheresse sur l’Isère


Placement département Isère en alerte sécheresse pour les eaux superficielles et souterraines
Le Préfet de l’Isère a décidé de placer en alerte tout le département de l’Isère pour les eaux superficielles et souterraines. Cette décision impose les restrictions suivantes sur les usages de l’eau :
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Le Comité Départemental de l’Eau (CDE) rassemblant les services de l’Etat, Météo-France, les collectivités territoriales ainsi que les représentants des usagers de l’eau, s’est réuni de nouveau le 18 juillet 2017 sous la présidence de M. le préfet.

Du fait des faibles précipitations cet hiver qui n’ont pas permis leur recharge, les nappes phréatiques du département présentent des niveaux très bas pour la saison avec une tendance encore à la baisse. Aucune amélioration n’est constatée depuis ce printemps.

Les cours d’eau présentent également des niveaux très bas, certains sont à sec et mettent à mal la vie aquatique, et tous sont en dessous des moyennes saisonnières.

La situation s’est maintenue depuis ce printemps grâce à plusieurs épisodes pluvieux, d’intensité parfois forte, qui ont permis d’améliorer temporairement la situation des cours d’eau.

Du fait des températures supérieures à la normale, l’humidité des sols présente une évolution à la baisse, malgré ces épisodes pluvieux.

Les prévisions météorologiques annoncent le maintien de fortes températures et peu de pluviométrie (orages localisés) pour la semaine à venir.

Le Préfet de l’Isère a décidé de placer en alerte tout le département de l’Isère pour les eaux superficielles et souterraines. Cette décision impose les restrictions suivantes sur les usages de l’eau :

  • baisse de 15 % des prélèvements agricoles autorisés pour l’irrigation
  • déclenchement du niveau 1 du plan d’économie d’eau des industriels (installations classées pour la protection de l’environnement)
  • renforcement du suivi des niveaux des captages et des forages d’eau potable, transmission des données à l’administration,
  • interdiction du lavage des voitures hors stations professionnelles,
  • interdiction du remplissage des piscines de plus de 5 m³ à usage privé,
  • interdiction de fonctionnement des fontaines publiques en circuit ouvert,
  • interdiction d’arrosage des pelouses, des espaces verts publics et privés, des jardins d’agrément, des golfs, et des stades et espaces sportifs de 6h à 20h.

Les usages non prioritaires de l’eau à partir du réseau d’eau potable peuvent être limités par arrêté municipal.

Afin de soulager la ressource et de retarder un éventuel renforcement des restrictions, chacun est appelé à une gestion économe de l’eau que ce soit à partir des prélèvements dans les cours d’eau, les nappes ou les réseaux de distribution d’eau publics, et cela sur l’ensemble du département.

D’autre part, il est rappelé à toutes les personnes les risques accrus d’incendie dans cette période sèche. La vigilance de tous est nécessaire.

Chaque citoyen et chaque usager se doit d’être vigilant et faire preuve de civisme dans sa consommation quotidienne d’eau pour éviter de porter atteinte à la ressource en eau et aux milieux aquatiques, biens précieux pour tous les usagers.

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Solidarité anti sécheresse: 5 M€ pour les éleveurs


La Région Rhône-Alpes a confirmé sa mobilisation aux côtés des éleveurs touchés par la sécheresse en votant en urgence une première enveloppe de 5 M€.

Une enveloppe complémentaire sera proposée lors de prochaine session de la Commission
permanente, le 16 octobre.
S’ajoutant au contexte de crise que traverse la filière de l’élevage, l’épisode de sécheresse
exceptionnel qui a sévi cet été en Rhône-Alpes a fragilisé encore davantage les éleveurs qui ont dû
acheter du fourrage pour alimenter leur cheptel. Cette situation entraîne des dépenses imprévues
qui pèsent sur les trésoreries des exploitations déjà en difficulté.
Cette première enveloppe permettra de verser rapidement les premières aides et de réduire la
charge financière des éleveurs, conformément aux engagements pris cet été. « Il faut éviter que les
éleveurs ne décapitalisent leur exploitation en vendant des animaux pour ne pas avoir à supporter les
surcoûts liés à l’achat d’aliments et compromettent l’équilibre économique à moyen terme de leur
exploitation »
expliquent Jean-Jack QUEYRANNE, le Président de la Région Rhône-Alpes et Michel
GREGOIRE, Vice-président délégué à l’Agriculture et au développement rural.

La solidarité régionale sera accessible, d’une part, aux éleveurs de bovins, ovins, caprins et chevaux,
et d’autre part aux éleveurs de porcs et de volailles en autoconsommation de céréales. Le périmètre
et la modulation de l’aide, établis en concertation avec les représentants agricoles seront également
proposés à la session du 16 octobre, qui définira également le dispositif régional de soutien aux
pisciculteurs professionnels d’étangs, également touchés par la sécheresse.
Le périmètre géographique retenu reposera sur des critères objectifs (données de Météo France, de
l’INRA et de l’Etat) en cohérence avec les zones de la procédure de calamités agricoles. L’aide sera
modulée en prenant en compte notamment : le nombre de têtes de bétail par exploitation ; les
pertes fourragères ; la situation des agriculteurs en cours d’installation…

Ce sont entre 8 000 et 10 000 exploitations d’élevage agricole, notamment dans l’ouest de la région, qui ont été concernées cet été par ce phénomène climatique exceptionnel par sa durée (plus de 50 jours) et son intensité. Les pertes fourragères (herbe, maïs) sont estimées à près de 50% des récoltes annuelles, notamment dans le Rhône et la Loire et pour une grande partie de l’Ardèche et de l’Ain.
D’autres territoires ont été aussi touchés comme certaines zones en Isère, dans la Drôme et en Haute Savoie.
En 2011, la Région avait déjà manifesté sa solidarité envers les éleveurs suite à un épisode de sécheresse. Près de 5 700 éleveurs (10 initiatives collectives) avaient été soutenus en mobilisant 5M€.

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Elevage : solidarité anti sécheresse


Jean-Jack QUEYRANNE, Président de la Région Rhône-Alpes, accompagné de Michel GREGOIRE,
Vice-président délégué à l’Agriculture et au développement rural, s’est rendu vendredi 7 Août à
Tartaras (Loire), pour étudier, avec les représentants de la Fédération Régionale des Syndicats
d’Exploitants Agricoles (FRSEA), du syndicat des Jeunes Agriculteurs et de la Chambre régionale
d’agriculture, les modalités d’un soutien de la Région aux exploitations agricoles pour les
accompagner face aux conséquences économiques de l’épisode de sécheresse en cours.

Rhône-Alpes est l’épicentre de ce phénomène climatique exceptionnel par son intensité et sa
durée (plus de 50 jours). Entre 8 000 et 10 000 exploitations d’élevages agricoles sont
concernées, notamment dans l’ouest de la région. Les pertes fourragères (herbe, maïs) sont
estimées à près de 50% des récoltes annuelles, notamment dans le Rhône et la Loire. D’autres
territoires ont été aussi touchés gravement comme c’est le cas du plateau ardéchois, de la
Bresse et de certaines zones en Isère et dans la Drôme.

S’ajoutant au contexte de crise que traverse la filière de l’élevage, la sécheresse fragilise
encore davantage les éleveurs qui doivent acheter du fourrage pour alimenter leur cheptel.
Cette situation entraîne des dépenses imprévues qui pèsent sur les trésoreries des exploitations
déjà en difficulté.

Comme lors du dernier épisode de sécheresse, la Région affirme à nouveau sa solidarité envers
les éleveurs. En 2011, la Région avait soutenu près de 5 700 éleveurs et 10 initiatives collectives
en mobilisant 5M€. Le 18 septembre prochain, un système d’aides individuelles sera proposé
lors de la prochaine session de la Commission permanente. Il devrait permettre de réduire la
charge financière des éleveurs contraints de s’approvisionner en fourrage.

Cette aide sera mise en oeuvre rapidement pour éviter que les éleveurs ne décapitalisent leur
exploitation en vendant des animaux pour ne pas avoir à supporter le coût de leur alimentation.
Il est essentiel de maintenir le cheptel sauf à risquer à court terme une baisse des cours de la
viande et pour ne pas grever à moyen terme les rendements laitiers des exploitations et pour
maintenir le tissu agricole à long terme.

Cette aide sera allouée selon un périmètre déterminé en concertation avec les représentants
agricoles en fonction de critères objectifs (données de Météo France et de l’INRA). L’aide sera
modulée en prenant en compte : le nombre de tête de bétail par exploitation ; les pertes
fourragères ; la situation des jeunes agriculteurs en cours d’installation etc.

La Région et les représentants agricoles organiseront début septembre une réunion de
concertation à l’échelle de Rhône-Alpes avec les représentants de l’Etat et des Conseils
départementaux afin de renforcer la réponse collective devant la mise en oeuvre des mesures
liées aux calamités agricoles.

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France : bilan climatique de l’année 2012


L’année 2012 s’est terminée comme elle a commencé : en douceur. Une année assez atypique qui a souvent connu des périodes climatiques très tranchées en raison de conditions soit largement anticycloniques, soit au contraire franchement dépressionnaires, d’après Frédéric Decker de MeteoNews.

Seuls quatre mois sur douze auront connu un déficit thermique faible à modéré : février, avril (-0,7 degré), juillet (- 1,0 degré) et septembre (-0,2 degré), la palme revenant évidemment à février (-3,6 degrés d’écart à la normale) et sa vague de froid qui a duré deux semaines. Les huit autres mois ont été doux à chauds, notamment mars avec un excédent de 1,7 degrés.

Rappelez-vous : la grande douceur de l’hiver 2011/12 a connu un arrêt brutal entre le 31 janvier et le 13 février, alors qu’une importante masse d’air froid envahissait la France. Bien qu’elle ne fut pas exceptionnelle, une vague de froid de cette ampleur ne s’était plus vue depuis février 1991, voire janvier 1987. Mais la douceur est rapidement revenue fin février pour atteindre son paroxysme durant cet «été marsien» qui a fait tomber les records de chaleur mi-mars puis durant toute la troisième décade, exceptionnellement chaude et ensoleillée.

Douche écossaise en avril ! Finis la chaleur et le soleil, mais aussi la sécheresse bien installée durant les trois premiers mois de l’année : pluies, vents forts et giboulées (et tornade à Toulouse en fin de mois!) défilent rapidement sur la France, débordant même largement sur la première moitié de mai. Une pause bienvenue dans ce contexte de sécheresse, mais qui complique les travaux agricoles.

Une période estivale concerne la France fin mai avec un temps chaud pour la saison, mais parfois orageux. Des violents orages inondent notamment la région nancéenne lors d’un phénomène qui donnera plus de 100 mm en quelques heures !

L’anticyclone s’efface ensuite pendant un mois et demi, laissant les passages pluvieux s’enchaîner à un rythme infernal, pour le plus grand malheur du monde agricole qui piétine dans la boue en attendant une fenêtre sèche pour les fenaisons, et pour les potagers qui voient le mildiou et l’oïdium anéantir les plants.

Après un 14 juillet sous l’eau, l’anticyclone des Açores revient enfin et assure des conditions météo estivales jusqu’en septembre. Août est même très sec (reprise de la sécheresse malgré les mois précédents sous l’eau) et très chaud. Un épisode caniculaire remarquablement tardif se produit notamment les 18 et 19 août avec des
pointes à 40 degrés relevés du sud-ouest au Bassin Parisien.
Il faudra ensuite attendre la fin septembre pour retrouver des conditions météo perturbées et pluvieuses… conditions qui s’imposeront ainsi tout le mois d’octobre avec des quantités de précipitations remarquables sur le tiers nord (records et inondations entre la Normandie et le Nord-Pas-de-Calais) et dans une moindre mesure en novembre (plus sec toutefois au sud de la Loire).
Pas d’hiver en décembre malgré un froid modéré en début de mois jusqu’au 13, beaucoup de neige tout de même en montagne et un bref épisode neigeux le 7 : c’est encore et toujours la douceur qui s’impose dans une ambiance à nouveau très pluvieuse, favorisant ainsi les inondations et, bonne nouvelle, un bon rechargement des nappes phréatiques.
D’un point de vue thermique, l’année 2012 est donc à l’équilibre (excédent insignifiant de 0,1 degré) par rapport à la normale 1981-2010 (+0,8 degré par rapport à la précédente normale 1971-2000).

L’important déficit de février a en effet été assez long à combler malgré 8 mois sur 12 au-dessus des moyennes saisonnières, mais sans excès importants. 2012 a ainsi été plus fraîche que 2011 (année la plus chaude en France, devant 2003), mais plus chaude que 2010 (année la plus fraîche entre 1997 et 2012).

bilan météà

Alternant le très sec (premier trimestre, période du 15 juillet à fin septembre) et le très arrosé (avril au 15 juillet, et dernier trimestre), cette année 2012 est conforme aux chiffres habituels en terme de précipitations (excédent moyen national insignifiant de 2%).

Des conditions qui auront franchement compliqué les travaux agricoles cette année : un hiver et un mois de mars trop secs, suivis d’une longue période trop pluvieuse d’avril à mi-juillet… suivie elle-même d’une nouvelle période trop sèche d’un peu plus de deux mois.

Et la pluie a à nouveau été trop présente entre fin septembre et le 31 décembre. Bref, des précipitations qui auront toujours connu des excès, dans un sens ou dans l’autre ! 2012 aura été une année très peu neigeuse, en plaine comme en montagne.

La vague de froid de février a en effet été accompagnée d’air très sec, et donc globalement de peu de neige. On notera simplement l’épisode neigeux remarquable de fin octobre à Grenoble où les 20 cm et plus avaient provoqués de nombreux dégâts (et la violente tempête de mistral dans le même temps en Provence).
Une année assez orageuse en revanche dès le mois d’avril jusque tard dans la saison, puisque les derniers coups de foudre ont frappé en plein coeur de décembre. Ces orages auront provoqué la formation de plusieurs tornades cette année, avec pour les plus remarquables celles de Toulouse en avril, Plan-en-Campagne et Vendée en octobre et quelques cas plus mineurs cet été, en novembre et décembre.

Très légèrement excédentaire à l’échelon national cette année, l’ensoleillement n’a pas présenté de caractéristique particulière. Trois mois ont été très ensoleillés (février, mars et août) et trois très sombres (avril, juin et octobre).

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Sécheresse : Le comité de vigilance passe au stade d’alerte pour certains cours d’eau


Le comité de vigilance sécheresse, rassemblant les services de l’Etat, Météo-France, ainsi que les représentants des usagers de l’eau, s’est réuni le 10 août 2012 sous la présidence de M. le Secrétaire Général de la Préfecture.

Les précipitations de printemps ont permis de combler le retard accumulé à la suite de la faiblesse des précipitations accusée en février et mars. Les cumuls pluviométriques sur les secteurs de l’arrêté depuis le début de l’automne jusqu’au mois de juin inclus présentent donc une allure proche des normales.

Le mois de juillet a été marqué par un déficit pluviométrique marqué, puisqu’aucune précipitation n’a été enregistrée après le début du mois.

Les précipitations du 5 et 6 août dernier on permis une recharge temporaire des cours d’eau, mais le déficit reste marqué et aucune précipitation significative n’est attendue prochainement.

Le comité a pu constater que la situation des nappes n’est pas problématique dans le département, la recharge du printemps ayant été exceptionnelle après un hiver déficitaire.

En revanche, le déficit se creuse au niveau de la ressource superficielle (cours d’eau), en particulier sur les territoires de montagne (Chartreuse-Guiers, Drac, Vercors). Certains bassins du Nord-Isère présentent une situation fragile, c’est le cas des bassins Chambaran-Galaure et Varèze-Sanne.

Le comité a donc proposé au Préfet de placer 5 bassins en situation d’alerte concernant la ressource superficielle : Chartreuse-Guiers, Drac, Vercors, Chambaran-Galaure et Varèze-Sanne.

Le respect des restrictions de consommation en vigueur, et la modération des consommations de tous les usagers, domestiques, industriels et agricoles permet, par la diminution des prélèvements dans le milieu naturel, de soulager la ressource et ainsi de retarder l’éventuel renforcement des restrictions.

Le reste du département reste placé en situation de vigilance pour la ressource superficielle (et également pour les eaux souterraines au niveau de la nappe de l’Est Lyonnais).

La situation est donc la suivante :

Pour les eaux superficielles :

Les bassins de gestion suivants passent en Alerte pour les cours d’eau :

-  Chartreuse-Guiers
- Chambaran-Galaure
-  Drac
- Varèze-Sanne
-  Vercors

Les bassins de gestion suivants sont maintenus en Vigilance pour les cours d’eau :

-  Affluents Rhône amont
- Quatre Vallées
-  Bièvre
- Fure, Morge, Paladru
-  Bourbre
-  Grésivaudan
-  Belledonne-Bréda
-  Romanche
- Est-Lyonnais

Pour les eaux souterraines :

Les bassins de gestion suivants restent en Vigilance pour les nappes d’eau souterraine :

- Est Lyonnais

Les bassins de gestion suivants sont maintenus en situation normale pour les nappes d’eau souterraine :

-  Affluents Rhône amont
-  Drac
- Belledonne-Bréda
-  Fure, Morge, Paladru
-  Bièvre
-  Grésivaudan
-  Bourbre
-  Quatre Vallées
-  Chambaran-Galaure
-  Varèze-Sanne
-  Chartreuse-Guiers
-  Vercors

Les mesures de restriction relatives aux situations d’alerte sont les suivantes

Les usages non prioritaires de l’eau à partir du réseau d’eau potable sont limités sur l’ensemble des territoires des communes faisant partie de ces bassins de gestion, quel que soit le lieu de prélèvement de l’eau, que la ressource soit superficielle ou souterraine. Les dispositions les plus strictes s’appliquent (exemple : pour un bassin de gestion en alerte pour les eaux souterraines et en crise pour les eaux superficielles, l’utilisation de l’eau potable est soumise aux dispositions de crise).

Dans les zones classées en « Alerte », elles consistent principalement en l’interdiction :

  • du lavage des voitures hors stations professionnelles ;
  • du remplissage des piscines de plus de 5 m3 à usage privé ;
  • du fonctionnement des fontaines publiques en circuit ouvert ;
  • de 6h à 20h, de l’arrosage des pelouses, des espaces verts publics et privés, des jardins d’agrément, des golfs, et des stades et espaces sportifs

En outre, une réduction globale de 20% de l’irrigation agricole est imposée.

D’autre part, il est rappelé à toutes les personnes les risques accrus d’incendie dans cette période sèche. La vigilance de tous est nécessaire.

Cette situation pourra être revue dans les semaines à venir au vu de l’évolution de la situation météorologique, et des débits des cours d’eau ou des niveaux des nappes du département.

Le comité vigilance sécheresse se réunira à nouveau le 24 août prochain pour proposer au Préfet, en fonction de l’évolution de la situation, les mesures adaptées de gestion de l’eau.

L’arrêté cadre, ainsi que tous les arrêtés pris en son application pour la mise en œuvre de restrictions, les compte-rendus des comités de vigilance et les liens vers les sites internet diffusant l’information sur les débits des cours d’eau ou le niveau des nappe, sont disponibles sur le site internet de la DDT (ex-DDAF) à l’adresse suivante :

http://ddaf.isere.agriculture.gouv.fr/article.php3?id_article=397


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Sècheresse: pas de mesures de restriction mais une gestion économe de l’eau est recommandée


Le Comité de Vigilance Sécheresse s’est réuni le 3 avril 2012 afin de faire le point sur l’état de la ressource en eau en Isère.

L’objectif était d’échanger sur la situation météorologique, sur l’état des cours d’eau et des nappes souterraines, et de faire le point sur les usages actuels de la ressource en eau. Il n’a pas été proposé à M. le Préfet de prendre des mesures de restriction.

Après un automne sec, un début d’hiver pluvieux puis très froid et sec et un début de printemps toujours sec, on observe des baisses de débits des cours d’eau par rapport aux valeurs normales ainsi que des recharges incomplètes des nappes souterraines. Les nappes les plus touchées sont celles de l’Est Lyonnais, qui touche le département de l’Isère de manière marginale, et celle située en amont de Vienne.

De faibles précipitations sont attendues au cours des 15 prochains jours. Le démarrage de la végétation ne permettra pas aux futures précipitations de recharger les nappes souterraines ; tandis que les cours d’eau pourront en bénéficier.

Au regard de cette situation, le comité de vigilance sécheresse se réunira le mardi 15 mai et proposera au Préfet, en fonction de l’évolution de la situation, les mesures adaptées de gestion de l’eau.

D’ores et déjà, les usagers de l’eau sont appelés à la vigilance afin d’assurer une gestion économe, collective et concertée de la ressource en eau. Cette mobilisation doit permettre de préserver au mieux cette ressource essentielle aux activités humaines et aux milieux naturels.

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C’est sec!


La sécheresse entamée durant l’hiver 2010/2011 s’est régulièrement aggravée tout au long de l’année 2011,
en dépit d’un été parfois humide mais inefficace en terme d’approvisionnement des nappes phréatiques.
L’automne très sec suivi d’un hiver à nouveau sec ont encore dégradé la situation, d’après Frédéric Decker
de MeteoNews.
Après une année 2011 sèche voire très sèche, notamment sur une large moitié ouest du pays (surtout le
printemps record et l’automne très peu arrosé), la pluie est enfin revenue en décembre sur la plupart des
régions à la faveur d’un rapide flux océanique humide. Ces précipitations atteignaient alors le double, voire le
triple de la normale, sauf près de la Méditerranée où, au contraire, les quantités de pluie sont restées très
faibles, voire nulles.

Malheureusement, les conditions anticycloniques se sont installées en janvier, bloquant l’accès des
perturbations. Si le nord-est a tiré son épingle du jeu avec des précipitations « dans les normes », le reste du
pays connaissait à nouveau des quantités faibles, voire nulles parfois dans le sud-est !

La vague de froid de la première quinzaine de février quant à elle a eu des effets très négatifs : l’anticyclone
venue de Sibérie était accompagné d’air très sec et d’un vent de nord-est souvent soutenu. Les sols en surface
se sont alors brutalement asséchés, mettant déjà la végétation en conditions de stress hydrique. Le retour de
la douceur en fin de mois s’est déroulé une fois de plus sous des conditions sèches ou très peu arrosées. Il
s’agit du deuxième mois de février le plus sec sur le pays derrière février 1959.

On espérait des giboulées en mars, mais le ciel en a décidé autrement, avec un nouveau blocage
anticyclonique. Conséquences : les précipitations restent très faibles entre le 1er mars et aujourd’hui,
inférieures à 20 mm presque partout (toujours nulles dans certains secteurs du sud-est où il n’a pas plu depuis
janvier !). L’extrême nord fait exception grâce à l’important épisode pluvio-neigeux du début du mois (plus de
60 mm à Lille). Du 1er janvier à aujourd’hui, les pressions sont restées anticycloniques… 79 jours sur 80 en
métropole !

Les conséquences se font déjà ressentir : les sols superficiels sont déjà anormalement secs (plutôt comme une
fin avril, voire un mois de mai dans le sud-est) et le taux de rechargement des nappes phréatiques entre
octobre et mars a été très mauvais, n’ayant duré que 1 à 2 mois selon les régions, entre mi-décembre et fin
janvier.

80% des nappes phréatiques sont en déficit actuellement, notamment sur le Bassin parisien, sur le secteur du
Rhône et dans le sud-ouest pour plusieurs grands aquifères. La tendance est à la baisse en ce début d’année
2012, puisque 51% des indicateurs mesurés sont en baisse contre 26% à un niveau stable et que moins d’un
quart des points de suivi est en hausse (24%).

Les prévisions n’envisagent pas le retour d’un courant océanique dépressionnaire dans les 10 à 15 prochains jours. Seules quelques averses tomberont localement, notamment dans le sud-ouest ces prochains jours, sans incidence sur la sécheresse qui perdure et s’aggrave. À moins de connaître des mois extrêmement pluvieux entre avril et l’été, ce qui est peu probable, les conditions seront difficiles jusqu’au début de l’automne, au moins en profondeur, les besoins en eau augmentant rapidement avec le réveil de la végétation.

Nous pouvons au moins éviter la sécheresse de surface avec des pluies régulières et suffisamment abondantes… mais les tendances saisonnières (fiables à 63%) ne vont pas vraiment dans ce sens…

Bien entendu, cette sécheresse commence à inquiéter les agriculteurs…

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SECHERESSE 2011 : OUVERTURE DE LA PROCEDURE DE DEMANDE D’INDEMNISATION AU TITRE DES CALAMITES AGRICOLES (pertes fourragères 2011)


Le comité national de l’assurance en agriculture réuni le 15 décembre 2012 a donné un avis favorable à la reconnaissance de calamité agricole pour les pertes sur les cultures fourragères sur les communes suivantes :
Autrans, Châtelus, Choranche, Corrençon-en-Vercors, Engins, Lans-en-Vercors, Méaudre, Presles, Rencurel, Saint-Nizier-du-Moucherotte, Villard-de-Lans

Pour les éleveurs dont la plus grande partie des surfaces fourragères ou dont l’exploitation est située dans les communes indiquées ci-dessus, les demandes d’indemnisation sont à déposer à partir du 11/01/2012 et :
• avant le 08/02/2012 pour les formulaires papier, dépôt auprès de la DDT de l’Isère
• avant le 22/02/2012 par télédéclaration via TéléCALAM

TéléCALAM est une téléprocédure sécurisée permettant aux agriculteurs d’effectuer leur demande d’indemnisation dans le cadre de la procédure des calamités agricoles. L’accès se fait avec internet sur le site : http://www.mesdemarches.agriculture.gouv.fr rubrique « TéléCALAM ».

TéléCALAM offre aux agriculteurs télédéclarants de nombreux avantages :
•    La télédéclaration est une procédure électronique pratique, rapide (20 à 30 min environ) et sécurisée (utilisation d’un identifiant et d’un mot de passe personnels).
•    En télédéclarant, il n’y a pas de justificatifs à transmettre (les attestations d’assurance et d’indemnisation), sauf un RIB en cas de changement d’identité bancaire.
•    TéléCALAM est accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.
•    TéléCALAM est ouvert à compter du 11/01/2011 jusqu’au 22/02/2011, soit quinze jours après la fin de réception des formulaires « papier ».
•    Les modifications sont possibles à tout moment, jusqu’à la clôture de la période de déclaration, et ce tant que la déclaration n’est pas signée.
•    TéléCALAM donne la possibilité aux agriculteurs d’accéder au télé-service « Mes dossiers en ligne» afin de consulter en ligne l’avancement de leurs dossiers d’aides et de droits pour la campagne en cours (dossier en cours d’instruction, de paiement, rejeté,…).
•    Pour débuter dans leur démarche et notamment pour s’inscrire sur TéléCALAM, les télédéclarants disposent d’une assistance téléphonique de leur DDT au 04 56 59 45 31 (Cécile Gallin Martel)

Le Service Agriculture et Développement Rural de la Direction Départementale des Territoires de l’Isère est au service des agriculteurs pour les conseiller et les aider dans leur télédéclaration. Un atelier d’accompagnement est mis en place à la DDT avec prise de rendez-vous obligatoire.
Une démarche d’accompagnement par certaines organisations professionnelles agricoles sera aussi mise en place et précisée ultérieurement.

CONTACT DDT : Cécile Gallin Martel : 04 56 59 45 31

télécal

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Coût de la sécheresse sur prairies: 241,7 millions d’euros.


Le Comité national de gestion des risques en agriculture (CNGRA – anciennement Comité national d’assurance en agriculture), , s’est prononcé sur le bilan définitif des pertes liées à la sécheresse de cette année.

Le CNGRA a examiné les dossiers de 70 départements :

  • 8 départements [1], partiellement ou totalement reconnus au titre des calamités agricoles au cours des précédents CNGRA, ont demandé, au regard de l’évolution des conditions climatiques de cet été une « déreconnaissance totale »,
  • 10 départements [2] ont demandé à exclure certaines zones reconnues lors de précédents CNGRA,
  • 8 départements [3] ayant bénéficié d’une reconnaissance lors de précédents CNGRA ont demandé un élargissement de leur zonage,
  • 39 départements [4] déjà partiellement ou totalement reconnus n’ont pas modifié le zonage,
  • 5 départements [5] ont présenté pour la première fois une demande de reconnaissance.

Les taux de perte définitifs sur les prairies qui avaient été plafonnés pour le paiement des acomptes sont en augmentation dans la majorité des départements, traduisant ainsi l’ampleur de cette sécheresse. En revanche les pertes sur le maïs ensilage ont été revues à la baisse compte tenu des récoltes.

Le Comité a donné un avis favorable aux demandes présentées. Le coût définitif de la sécheresse sur prairies s’élève à 241,7 millions d’euros.

Conformément aux engagements du Président de la République le 9 juin dernier, le Fonds national de gestion des risques en agriculture (FNGRA) versera aux agriculteurs le solde des indemnisations liées à la sécheresse avant début février.

La forte mobilisation des directions départementales des territoires et des services du ministère a permis de répondre dans des délais très courts à une situation de sécheresse exceptionnelle aux conséquences lourdes pour les éleveurs.

Ces indemnisations représentent un élément essentiel du plan arrêté par le Président de la République, avec le report des échéances de prêts contractés par les éleveurs dans le cadre du plan de soutien exceptionnel à l’agriculture, le dégrèvement de la taxe foncière sur les propriétés non bâties, ainsi que le versement anticipé de 3,7 milliards d’euros d’aides de la PAC au 17 octobre (complété par le versement de 3,5 milliards d’euros à partir du 1er décembre).

secheresse

[1] Calvados, Doubs, Finistère, Jura, Moselle, Orne, Haute-Saône, Somme

[2] Eure, Ille-et-Vilaine, Haute-Marne, Mayenne, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Pas-de-Calais, Bas-Rhin, Seine-Maritime, Yonne

[3] Hautes-Alpes, Aveyron, Cantal, Hérault, Haute-Loire, Lozère, Puy De Dôme, Tarn

[4] Aisne, Allier, Ardèche, Ariège, Charente, Charente-Maritime, Cher, Corrèze, Côte d’Or, Creuse, Dordogne, Eure-et-Loir, Gard, Haute-Garonne, Gers, Gironde, Indre, Indre-et-Loire, Loir-et-Cher, Loire, Loire-Atlantique, Loiret, Lot, Lot-et-Garonne, Maine et Loire, Nièvre, Nord, Oise, Haut-Rhin, Rhône, Saône-et-Loire, Sarthe, Deux-Sèvres, Tarn-et-Garonne, Vaucluse, Vendée, Vienne, Haute-Vienne, Territoire de Belfort

[5] Corse du Sud, Haute Corse, Drôme, Isère, Savoie

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