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Agriculture, sécurité alimentaire et changement climatique: lancement d’une action pilote


L’Initiative de programmation conjointe « Agriculture, sécurité alimentaire et changement climatique », conjointement dirigée par la France (INRA) et le Royaume-Uni (BBSRC), lance sa première action pilote. 17 pays européens vont coordonner leurs efforts pour mieux évaluer les impacts du changement climatique sur l’agriculture et l’alimentation.

La population mondiale atteindra 9 milliards d’individus d’ici 2050. Les besoins en produits issus de l’agriculture (nourriture, fibres, biocarburants) augmenteront, et l’agriculture sera soumise à des risques liés au changement climatique et à la nécessité de préserver l’environnement et la biodiversité.

Dans ce contexte, l’Initiative de programmation conjointe « Agriculture, sécurité alimentaire et changement climatique » (FACCE-JPI), qui a été approuvée en octobre 2010 par le Conseil Européen et qui implique 20 pays européens, vise à relever le défi de fournir une alimentation de qualité et en quantité suffisante grâce à une agriculture durable.

La programmation conjointe offre une nouvelle dimension à la recherche européenne grâce au rapprochement des programmes nationaux autour des grands défis sociétaux.

Les Etats membres et associés travailleront ensemble autour d’une même vision et d’un même plan stratégique de recherche, et apporteront une contribution significative à la recherche en évitant les doublons, en comblant les manques et en créant une masse critique.

Aujourd’hui, la FACCE-JPI lance une action pilote intitulée « Etude détaillée des risques liés au changement climatique pour l’agriculture et la sécurité alimentaire en Europe », en collaboration avec des projets internationaux.
Cette première action portera sur la modélisation des impacts du changement climatique et la réduction des incertitudes face aux divers scénarios de changement climatique.
Elle sera menée par le biais d’un réseau d’excellence1 qui rassemblera des groupes de recherche européens provenant de 17 pays, privilégiant les interactions et la synergie entre des modélisateurs européens des cultures, des élevages et des échanges économiques afin d’analyser comment le changement climatique modifiera l’agriculture et la sécurité alimentaire mondiale.
La durée du réseau d’excellence sera de trois ans dans la première phase, suivie par une évaluation avec la perspective d’une prolongation de deux ans, après examen favorable et financements suffisants.
Dans une première étape, les groupes de recherche intéressés enverront une lettre d’intention en anglais, exprimant leur volonté d’intégrer le réseau d’excellence.
Les lettres d’intention doivent être envoyées avant le 7 septembre 2011 (01 :00 pm CET) à travers le serveur de soumission en ligne.
Texte de l’appel à propositions disponible
Site web du FACCE-JPI : http://www.faccejpi.com
Pour plus d’information :
Site web de la Commission Européenne
http://ec.europa.eu/research/era/areas/programming/joint_programming_fr.htm

1 Le « FACCE Knowledge Hub » a été mis en place par la FACCE-JPI pour favoriser les coopérations transnationales, la collaboration et la communication entre les communautés de recherche dans les domaines de FACCE et contribue à optimiser les résultats de recherche en facilitant la mise en réseau et le partage d’information entre les différents acteurs. Un Knowledge Hub est un réseau constitué de groupes de recherche sélectionnés parmi les pays membres du JPI dans un domaine de recherche défini.

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Comment nourrir le monde en 2050?


Selon un rapport diffusé aujourd’hui par la FAO, l’agriculture mondiale doit relever des défis de taille: augmenter la production alimentaire de 70% pour nourrir 2,3 milliards de personnes de plus d’ici à 2050, intensifier la lutte contre la pauvreté et la faim, utiliser plus efficacement les ressources naturelles qui s’amenuisent et s’adapter au changement climatique.

La FAO a convoqué pour le 12 et 13 octobre  un Forum d’experts de haut niveau pour discuter des stratégies à mettre en oeuvre pour relever ces défis.

Le Forum, intitulé « Comment nourrir le monde en 2050″ rassemblera quelque 300 experts (universitaires, chercheurs, ONG, secteur privé) de pays développés et en développement. Il préparera le terrain à la tenue du 16 au 18 novembre 2009 d’un nouveau Sommet mondial sur la sécurité alimentaire.

Selon les projections mondiales, pour améliorer l’accès à la nourriture de gros investissements sont nécessaires qui devront s’ajouter aux investissements actuels. Sinon, quelque 370 millions de personnes continueraient à souffrir de la faim en 2050, soit près de 5% de la population mondiale.

La population mondiale, selon les dernières projections des Nations Unies, doit passer de 6,8 milliards à 9,1 milliards en 2050, soit un tiers de bouches de plus à nourrir qu’il n’y en a aujourd’hui.

Le gros de la croissance démographique se produira dans les pays en développement. C’est en Afrique subsaharienne, que le taux de croissance sera le plus fort (+108%, soit 910 millions de personnes). En revanche, il sera le plus faible en Asie de l’est et du sud-est (+11%, soit 228 millions de personnes).

Environ 70% de la population mondiale vivra dans les villes ou les régions urbaines à l’horizon 2050, soit une augmentation de 49% par rapport à aujourd’hui.

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Troisième conférence sur le climat


Il s’agira en particulier de définir les éléments clés constitutifs d’un cadre mondial pour les services climatologiques.

«Jusqu’à maintenant, la fourniture d’informations sur le climat à certains secteurs s’est faite au cas par cas.  Or, nous avons besoin d’une structure en bonne et due forme sur laquelle tout le monde puisse compter pour accéder à des informations indispensables pour la protection des personnes et des biens et la sauvegarde de l’économie», a déclaré M. Michel Jarraud, Secrétaire général de l’Organisation météorologique mondiale, qui convoque la CMC-3 avec ses partenaires et la Suisse, pays hôte de la Conférence.

«Le Cadre mondial servira cet objectif en stimulant les observations et les travaux de recherche nécessaires à la surveillance du climat et en facilitant la conception de produits et de services ciblés sur les différents secteurs et les différentes régions et facilement accessibles aux intéressés.»

En fournissant des informations et des prévisions climatologiques aux décideurs de tous les pays, le Cadre mondial vise à réduire les pertes causées par les phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes tels que les vagues de chaleur, les tempêtes de sable, les cyclones, les sécheresses et les inondations.  Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat prévoit que ces extrêmes deviendront plus fréquents et plus marqués à la faveur du réchauffement climatique.

«Les phénomènes météorologiques extrêmes et l’évolution des conditions climatiques nous concernent tous et se traduisent souvent par de lourdes pertes, voire par des catastrophes humanitaires», a souligné M. Hans-Rudolf Merz, Président de la Confédération suisse, qui a ouvert la Conférence le 31 août.  «La troisième Conférence mondiale sur le climat a pour objectif d’éviter ces catastrophes et de fournir aux pouvoirs publics les informations et les moyens nécessaires – prévisions de précipitations, cartes de risques, systèmes d’alerte rapide, prévisions à longue échéance concernant l’environnement, etc.  Les prévisions climatiques destinées aux décideurs doivent être adaptées aux spécificités des secteurs correspondants telles que la sécurité alimentaire, la gestion de l’eau, la santé et le tourisme.»

Le segment expert de la CMC-3, réunira des climatologues et des spécialistes provenant de divers secteurs touchés par le climat et apportera de ce fait une contribution capitale au Cadre mondial.  Lors de la cérémonie d’ouverture, le Président de l’OMM, M.Alexandre Bedritsky, qui préside aussi le segment expert, s’est adressé aux participants en ces termes: «Les exposés présentés par des climatologues, des prestataires de services, des experts dans les domaines de l’alimentation, de l’eau, de l’énergie, de la prévention des catastrophes, du tourisme, des transports et de l’environnement permettront de dégager des priorités, s’agissant de la conception de services climatologiques ciblés, et de brosser un tableau précis de la situation, tant à l’échelle nationale qu’à l’échelle régionale, concernant les observations, la recherche et les évaluations.»

Tous les pays ainsi que le système des Nations Unies et d’innombrables partenaires internationaux devront participer à la mise sur pied du Cadre mondial pour les services climatologiques, qui sera examiné lors du segment de haut niveau (3 et 4 septembre) par une quinzaine de chefs d’État et de gouvernement, plus de 80 ministres et les délégations de plus de 150 pays.

«Nous sommes confrontés à une tâche immense, à laquelle nous ne saurions nous dérober, qui consiste à préparer le terrain en vue de donner à tous les pays, à tous les secteurs et, d’une manière générale, à tous ceux qui subissent les conséquences de la variabilité du climat et des changements climatiques les moyens de prendre des mesures décisives pour s’adapter à la transformation de leur environnement», a déclaré MmeGro Harlem Brundtland, Envoyée spéciale du Secrétaire général de l’ONU pour le changement climatique.  «Pour entreprendre cette tâche, nous ne pourrons pas nous appuyer uniquement sur des projets isolés ou sur l’action menée par tel ou tel organisme.  La communauté internationale doit s’unir pour rendre accessibles à tous les informations scientifiques sur le climat.»

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