Tag Archive | "Ségolène Royal"

Vallée de l’Arve: rendez vous manqué!


Les vice-présidents de la Région Auvergne Rhône-alpes, Martial SADDIER, délégué à l’Economie Patrick MIGNOLA, Eric FOURNIER,  délégué à l’Environnement réagissent suite à la visite de Ségolène Royal dans la Vallée de l’Arve.

 » Les annonces formulées par Mme ROYAL confirment que ce
dossier ne fait pas partie de ses priorités. Alors que la Région
s’engage à hauteur de 45 millions d’€, l’Etat limite son intervention
au minimum.
Le ferroviaire est également le grand absent des annonces de
Ségolène ROYAL. Malgré les demandes très précises des habitants de
la Vallée de l’Arve sur la ligne Saint-Vallorcine, notamment sur les
questions de cadencement, la ministre n’offre aucune réponse. Pas
plus qu’elle n’en offre sur la ligne de la Vallée de l’Arve. Aucuns moyens
supplémentaires sur le fret ferroviaire. Rien.
Quant aux TER circulant au gaz naturel, Ségolène ROYAL se contente
d’une expérimentation.
Au fond, la ministre ne reprend que des dispositifs déjà existants en
les agglomérant.
Ce ne sont que des annonces, sans moyens, sans ambitions.
A deux mois de son départ du gouvernement, Ségolène Royal a
manqué son rendez-vous avec les habitants de la Vallée de l’Arve.
Nous demandons à l’Etat qu’il triple son engagement. On attendait
de Mme Royal autre chose. »

Catégorie environnement, région Auvergne Rhône-AlpesCommentaires fermés

GRENOBLE-ALPES MÉTROPOLE TERRITOIRE DE LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE


En déplacement à Grenoble, Bernard Cazeneuve, premier ministre, accompagné de Ségolène Royal, Ministre de l’Environnement a signé le pacte métropolitain d’innovation de Grenoble-Alpes Métropole.

Dans la continuité de la politique environnementale menée par la cité iséroise depuis 20 ans, ce dernier vise à développer un nouvel écosystème métropolitain intégré pour la transition énergétique.

A l’occasion de ce déplacement, ont été signés :
•    Des contrats de « Territoire à énergie positive pour la croissance verte ».
•    La convention issue de l’appel à projets « Villes respirables en 5 ans » dont Grenoble est lauréate. Parmi les actions développées par la ville :
- Mise en œuvre d’une zone à circulation restreinte pour les véhicules de livraison ;
- Déploiement d’un réseau de 200 consignes pour le stationnement sécurisé des vélos sur voirie ;
- Agrandissement et diversification de la flotte Métro vélos avec l’ajout de 150 vélos spéciaux pour le transport d’enfants et de marchandises ;
- Sensibilisation et mobilisation des habitants pour la qualité de l’air ;
- Études en faveur de la préservation de la qualité de l’air.

Par ailleurs, Ségolène Royal a annoncé :

- Le lancement de l’appel d’offres pour 210 MW pour le développement de technologies solaires innovantes, dont la route solaire, projet auquel collabore le CEA. Le volume de l’appel d’offres est réparti sur quatre familles d’innovation :
- Les innovations de composants, en particulier la route solaire, les modules innovants, les onduleurs avec fonctionnalités spécifiques ou les nouvelles technologies de cellules ;
- Les innovations du système électrique (architecture haute tension, système innovant de distribution d’énergie…) ;
- Les innovations liées à l’optimisation et à l’exploitation électrique de la centrale photovoltaïque (logiciel de monitoring couplé à des capteurs, outils de maintenance préventive…) ;
- Les installations permettant de coupler une production photovoltaïque secondaire à une production agricole principale (agrivoltaïsme).

Un choix naturel

Le territoire de la métropole iséroise est composé à 88% d’espaces naturels, agricoles et forestiers. Cette richesse est constitutive de l’identité de Grenoble, et c’est donc naturellement que la métropole a rattaché son  Pacte métropolitain d’innovation (PMI) à la thématique « transition énergétique et environnement », l’un des trois grandes orientations proposées au niveau national dans le cadre des PMI.
Premier pôle urbain alpin, la métropole iséroise a naturellement choisi de développer un écosystème métropolitain intégré pour la transition énergétique, afin de répondre à trois enjeux majeurs :
- maintien du dynamisme économique au service de l’emploi ;
- lutte contre les changements climatiques et engagement dans la transition énergétique ;
- renforcement de la cohésion sociale du territoire.

Pour Bernard Cazeneuve: »Grenoble s’affirme depuis près de quarante ans comme une des capitales françaises de l’innovation. (…) En signant aujourd’hui un pacte métropolitain, mon ambition est que l’État accompagne Grenoble-Alpes Métropole dans sa stratégie d’innovation et favorise son rayonnement international. »

La signature du pacte métropolitain a été signz dans les locaux de Grenoble alpes Métropole ou Christophe Ferrari, président a accueilli les deux ministres ainsi que de nombreuses personnalités.

Il a indiqué:

 » Nous voici donc à l’heure de franchir une nouvelle étape dans la construction métropolitaine, une de plus après deux années qui auront été extraordinairement riches. C’est  de notre responsabilité, celle
de préserver la santé de nos concitoyennes et concitoyens, notre santé, sans jamais oublier que l’inaction représente un coût, sanitaire bien sûr mais aussi économique, évalué à plus de 100 milliards d’euros par
an par une commission d’enquête sénatoriale en 2015. La transition énergétique, c’est un défi que nous ne saurons relever qu’ensemble..

C’est cette dynamique que nous souhaitons consolider en scellant un pacte entre l’Etat et la
Métropole grenobloise dont le volet innovation nous place au service de l’émergence d’un écosystème métropolitain intégré pour la transition énergétique.

Et je dois dire que nous disposons en la matière de magnifiques atouts.
L’appui de l’Etat nous permettra d’aller plus vite et d’aller plus loin.
Ce Pacte, c’est un partenariat en devenir qui a vocation, dans son volet coopération, à associer également, demain, les territoires voisins de la Métropole, dans leur diversité, au service d’une dynamique territoriale qui s’affranchit des frontières institutionnelles. Et ils sont d’ores et déjà mobilisés.
Construction d’un réseau de chaleur biomasse sur la commune de Gières, récupération de la chaleur fatale produite par la plateforme chimique de Pont de Claix, développement des parcs photovoltaïques
en zone urbaine au travers de sociétés de participation citoyenne, construction du service public métropolitain de la donnée énergétique, renouvellement du parc de véhicules publics ou encore développement d’un poste de commande centralisé au service d’une mobilité
multimodale. C’est toutes ces actions, on ne peut plus concrètes, que va permettre d’engager sans tarder le Pacte Métropolitain d’Innovation.

fer c

C’est une excellente nouvelle pour notre territoire … »



Catégorie A la une, La Métro, La Métro, environnementCommentaires fermés

Feu vert des députés pour déclencher l’entrée en vigueur de l’accord de Paris sur le climat


L’accord de Paris sur la lutte contre le changement climatique, le premier accord climatique mondial universel et juridiquement contraignant jamais conclu, entrera en vigueur le mois prochain, après avoir rempli les conditions nécessaires beaucoup plus tôt que prévu, comme le Parlement européen a décidé de sa ratification par l’Union européenne dans un vote historique  ce mardi 4 octobre.


2

L’UE se joindra aux États-Unis, à la Chine et à l’Inde, autres acteurs mondiaux et principaux émetteurs de gaz à effet de serre, lors d’une réunion des Parties à l’Accord de Paris en novembre à Marrakech.

Le Parlement a donné son consentement à la ratification par l’UE de l’accord par 610 voix en faveur, 38 contre, avec 31 abstentions.

Les ratifications représentant au moins 55 parties et 55% des émissions mondiales sont nécessaires pour que l’accord entre en vigueur. Alors que la première condition est déjà remplie, le vote d’aujourd’hui permet à la seconde de l’être aussi, déclenchant ainsi l’entrée en vigueur.

1« Notre vote ouvre la voie pour veiller à ce que l’accord atteigne le seuil nécessaire (…). L’entrée en vigueur de l’accord de Paris moins d’un an après sa signature est un accomplissement énorme, étant donné qu’il a fallu huit ans pour le protocole de Kyoto. Le vote d’aujourd’hui signifie également que l’UE reste un chef de file dans le domaine du climat », a déclaré le Président du Parlement européen, Martin Schulz, qui a signé la lettre de transfert pour le consentement du Parlement à la ratification par l’UE en présence du Secrétaire général Ban Ki-moon, de la Présidente de la COP21, Ségolène Royal, du secrétaire d’État slovaque, Ivan Korčok, représentant la présidence du Conseil, du Président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et du rapporteur du Parlement européen, Giovanni la Via (PPE, IT).

« L’Union européenne est depuis longtemps en première ligne dans la lutte contre le changement climatique” a déclaré Mr Ban Ki-moon avant le vote. Il a remercié les députés et a souligné l’importance de la ratification de l’accord par l’Union. Il a également ajouté que le combat contre le changement climatique n’est pas seulement l’un des plus grand défis de notre époque, mais aussi une opportunité pour construire un modèle économique plus durable et compétitif, ainsi que des sociétés plus stables.

La plupart des orateurs des groupes politiques ont souligné que le vote d’aujourd’hui montre également que la coopération et la gestion commune des difficultés sont la seule solution aux problèmes mondiaux. Ils ont également insisté sur la nécessité urgente de mettre en œuvre l’accord et de poursuivre les négociations sur la scène mondiale. « Ce vote est le résultat d’un très bon travail en commun » démontrant qu’ »aujourd’hui, nous pouvons! », a déclaré le rapporteur Giovanni La Via (PPE, IT).

Catégorie Union européenne, environnement, planète TerreCommentaires fermés

Transition énergétique : le rôle des Régions précisé et réaffirmé


Le projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte a été approuvé
par un vote solennel de l’Assemblée nationale ce mardi 14 octobre.

Les Régions saluent un texte majeur qui réaffirme leur rôle pivot pour accompagner la
transition énergétique sur les territoires en leur confiant de nouveaux outils.

« Les Régions ont été pionnières sur bien des aspects de la transition énergétique. Fort de son
expérience à la tête de la Région Poitou-Charentes, où elle a lancé de nombreuses politiques
innovantes, Ségolène ROYAL donne corps, avec ce texte, à la notion de « Région laboratoire »
qui lui est chère. Les Régions disposeront demain de nouvelles capacités d’innovation au
service de la solidarité entre les territoires et les citoyens » a notamment réagi Jean-Jack
QUEYRANNE, Président de la Région Rhône-Alpes et Président de la Commission
Développement durable de l’Association des Régions de France (ARF).

Comme l’a confirmé le Premier Ministre lors du 10ème congrès de l’ARF à Toulouse, la
réforme territoriale devrait confirmer le rôle des Régions en matière de transition
énergétique en leur confiant de nouvelles compétences. Les différents schémas
environnementaux seraient notamment regroupés en un seul qui deviendra opposable aux
documents d’urbanisme, à l’image de ce qui existe en Ile-de-France.

« Le projet de loi relatif à la transition énergétique doit maintenant être examiné par le Sénat
qui sera aussi rapidement saisi de la réforme territoriale. Il lui reviendra de conjuguer ces
deux textes de manière à donner pleine ampleur au rôle innovant des Régions » a poursuivi
Jean-Jack QUEYRANNE.

Catégorie énergiesCommentaires fermés

Programmes d’actions nitrates


Ségolène ROYAL et Stéphane Le FOLL prennent acte de la condamnation de la France par la Cour de justice de l’Union Européenne pour mauvaise application de la directive 91/676CEE dite directive « nitrates ». La Cour de justice a considéré que les programmes d’action qui s’appliquaient dans les zones vulnérables entre 2009 et 2012 étaient insuffisamment rigoureux au regard des exigences de la directive.

Cette condamnation porte donc sur une ancienne génération de programmes d’action. En effet, pour agir plus efficacement contre la pollution des rivières et des nappes due aux nitrates d’origine agricole, la France a engagé en 2011 puis en 2013 une vaste réforme de son dispositif réglementaire « nitrates » pour tenir compte des critiques de la Commission (1). Cette réforme a été menée en concertation étroite avec la profession agricole, en s’appuyant sur une approche agronomique.

La plupart des sujets soulevés dans le jugement de la Cour de Justice ont déjà été corrigés dans le nouveau dispositif (périodes d’interdiction d’épandage, précision de la réglementation, mode de calcul des capacités de stockage, normes de rejets d’azote pour les ruminants et les porcins).

Sur certains points sensibles (modalités de stockage des fumiers compacts au champ, épandage sur les sols en forte pente…), la France échangera avec la nouvelle Commission sur les évolutions attendues, en veillant à concilier performance économique des exploitations agricoles et respect des exigences environnementales.

(1) Les programmes d’action départementaux ont été remplacés par un programme d’actions national qui fixe le socle réglementaire national, entré en vigueur le 1er novembre 2013, applicable sur l’ensemble des zones vulnérables françaises, des programmes d’actions régionaux qui complètent et renforcent le socle national de manière proportionnée et adaptée à chaque territoire, pour mieux prendre en compte les spécificités du territoire français. Ils entrent progressivement en vigueur.

Catégorie Union européenne, agriculture, environnementCommentaires fermés

Sortie du statut de déchet pour les broyats d’emballage de bois


La transition vers un modèle d’économie circulaire repose sur un principe de réutilisation des déchets comme ressources potentielles.

Pour permettre ainsi aux déchets de redevenir juridiquement des produits tout en présentant des garanties environnementales suffisantes, une procédure dite de « sortie de statut de déchet » a été créée et est mise en application aujourd’hui pour la première fois en France.

La transition vers un modèle d’économie circulaire repose sur un principe de réutilisation des déchets comme ressources potentielles. Pour permettre ainsi aux déchets de redevenir juridiquement des produits tout en présentant des garanties environnementales suffisantes, une procédure dite de « sortie de statut de déchet » a été créée et est mise en application aujourd’hui pour la première fois en France.

Ségolène Royal autorise ainsi par arrêté signé le 29 juillet 2014 la sortie de statut de déchet des broyats d’emballages en bois (issus par exemple de palettes usagées), qui pourront désormais être utilisés comme combustibles dans des chaufferies. Cette demande était portée conjointement par AMORCE , le CIBE, la FBE, la FEDENE, FEDEREC et la FNB.

Avec un objectif de 32 % d’énergies renouvelables dans le mix français à l’horizon 2030, le développement des nouvelles énergies constitue l’un des axes majeurs permettant la transition vers un nouveau modèle énergétique.

La biomasse occupe une place prépondérante dans cette stratégie, représentant 50 % des objectifs supplémentaires d’énergies renouvelables à atteindre d’ici 2020 dans le paquet énergie-climat européen.

Les ressources disponibles pour atteindre ces objectifs sont constituées essentiellement par de la biomasse d’origine forestière, des déchets de bois et de la biomasse agricole.

Lors de l’ouverture du Colloque national biomasse, Ségolène Royal a rappelé les objectifs ambitieux qui sont envisagés pour soutenir la biomasse dans le cadre du projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte et présenté les outils qui seront mis en place, qu’il s’agisse du doublement du fonds chaleur sur trois ans ou des nouveaux prêts de la Caisse des dépôts pour financer des chaufferies biomasse.

L’arrêté fixant les critères de sortie du statut de déchet pour les broyats d’emballages en bois s’inscrit pleinement dans cette perspective.

En effet, la ressource forestière est abondante en France, mais elle est fortement sollicitée. Il convient donc de l’utiliser au mieux et en limitant les conflits d’usage. La sortie du statut de déchet pour les broyats d’emballages en bois va permettre une meilleure valorisation énergétique du gisement des déchets de bois, ce qui contribuera notamment à alléger les tensions sur la mobilisation de la biomasse, tout en s’assurant qu’il s’agit de déchets non souillés qui n’auront pas d’incidences négatives sur l’environnement.

Catégorie - filière bois, énergiesCommentaires fermés

Appel à projets « territoires zéro gaspillage zéro déchet »


Ségolène Royal lance le premier appel à projets « territoires zéro gaspillage zéro déchet ». Objectif : engager 20 territoires volontaires dans une démarche exemplaire et participative de réduction, réutilisation et recyclage de leurs déchets.

Vivre dans un « territoire zéro gaspillage zéro déchet »

Sur le territoire « zéro gaspillage zéro déchet », tous les acteurs, collectivités, citoyens, entreprises, associations, sont informés et impliqués dans la réflexion et participent à la réduction du gaspillage et des déchets.

Les collectivités ont un rôle particulier vis-à-vis des citoyens qu’elles doivent informer des coûts de la gestion des déchets et des gains réalisés en évitant le gaspillage, en réduisant les déchets et en les valorisant. Les taxes locales pour l’enlèvement des ordures ménagères récompensent les réductions accomplies en étant, par exemple, proportionnelles au volume de déchets produit.

Les acteurs du territoire, ménages et acteurs économiques, doivent réduire au maximum leur production de déchets, pour cela :

  • ils évitent le gaspillage alimentaire en n’achetant que les quantités nécessaires, en veillant aux dates de péremption, en cuisinant les restes ;
  • ils achètent des produits à longue durée de vie : solides, réparables… ou des produits d’occasion, et ne les renouvellent pas prématurément ;
  • ils revendent ou donnent leurs objets plutôt que de les jeter et ont recours à la location, au prêt, au partage, aux systèmes de consigne : ils pratiquent des politiques d’achat responsables et développent l’éco-conception pour leurs produits.

Pour valoriser leurs déchets, ils veillent à bien les trier :

  • ils compostent leurs biodéchets, ou les jettent dans une poubelle à part, qui fait l’objet d’une collecte séparée ;
  • ils trient leurs emballages et papiers ;
  • ils rapportent dans des bornes ou en déchèterie leurs textiles, appareils électroniques, piles, meubles…).

Un accompagnement par l’Ademe

Les collectivités retenues feront l’objet d’un accompagnement par l’Ademe et bénéficieront d’un soutien financier pour la réalisation d’une étude de faisabilité pour certains projets (collecte sélective des biodéchets, mise en place de composteurs ou de méthaniseurs, fiscalité incitative, tri des plastiques) et pour la mise en place d’une animation territoriale pendant cette période, afin de leur permettre de lancer et de porter leur projet.

En savoir plus

Les collectivités intéressées doivent manifester leur intérêt pour la démarche avant le 26 septembre.

L’appel à projet s’inscrit dans le cadre du projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte présenté par Ségolène Royal, le 30 juillet, en conseil des ministres.

Dans son volet « économie circulaire », le projet de loi prévoit une politique de prévention et de gestion des déchets, qui lutte contre les gaspillages, favorise la réutilisation et le réemploi, maximise le recyclage et la valorisation matière, et permet la valorisation énergétique des déchets non recyclables.

Prochaines étapes

En chiffres

Catégorie environnementCommentaires fermés

Transition énergétique pour la croissance verte


Suite à la communication en conseil des ministres du 18 juin, et à la phase de consultations, Ségolène Royal a présenté le 30 juillet en Conseil des ministres, le projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte.

« Cette loi invente notre futur commun, tout en mettant en place des applications immédiates », a indiqué la ministre.

La transition énergétique c’est :

  • Consommer mieux en économisant l’énergie (moins de carburants fossiles, moins de transport, plus de confort thermique, plus d’efficacité dans l’industrie).
  • Produire autrement en préservant l’environnement (plus de ressources locales, des énergies renouvelables, moins de déchets).
  • Faire progresser la société grâce à des projets mobilisateurs (projets coopératifs de production d’énergie, services innovants).
  • Créer des emplois dans de nouveaux métiers d’avenir et dans le bâtiment. Dans les trois ans qui viennent, la transition énergétique pour la croissance verte peut générer 100 000 emplois nouveaux.

Des objectifs clairs et volontaires

  • Réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40% entre 1990 et 2030 et les diviser par quatre à l’horizon 2050 (facteur 4).
  • Réduire la consommation énergétique finale de 50 % en 2050 par rapport à 2012 et porter le rythme annuel de baisse de l’intensité énergétique finale à 2,5 % d’ici à 2030
  • Réduire la consommation d’énergies fossiles de 30 % en 2030 par rapport à 2012
  • Porter la part des énergies renouvelables à 23% de notre consommation énergétique finale brute d’énergie en 2020 et à 32 % en 2030
  • Porter la part du nucléaire à 50% dans la production d’électricité à l’horizon 2025.

Les 8 chapitres du projet de loi

1. Définir les objectifs communs pour réussir la transition énergétique, renforcer l’indépendance énergétique de la France et lutter contre le réchauffement climatique

réduire la facture énergétique de la France, assurer la sécurité d’approvisionnement, diminuer les émissions de gaz à effet de serre et le recours aux énergies fossiles

2. Rénover les bâtiments pour économiser l’énergie, faire baisser les factures et créer des emplois, accélérer la rénovation énergétique, renforcer les performances des constructions nouvelles, maîtriser la consommation et développer les territoires à énergie positive

3. Développer les transports propres pour améliorer la qualité de l’air et protéger la santé, développer les transports propres, renforcer les moyens de lutte contre la pollution de l’air, protéger notre santé et notre environnement, réduire notre dépendance aux hydrocarbures et préserver notre pouvoir d’achat

4. Lutter contre les gaspillages et promouvoir l’économie circulaire de la conception des produits à leur recyclage, faire évoluer nos modes de production, de distribution et de consommation, impulser une nouvelle politique industrielle, économiser nos ressources pour réduire notre impact environnemental

5. Favoriser les énergies renouvelables pour diversifier notre mix énergétique et valoriser les ressources de nos territoires, multiplier par deux, d’ici 15 ans, la part de la production d’énergies renouvelables grâce à la réforme des modes de soutien, au financement participatif, à la rénovation de la gestion des concessions hydroélectriques, aux simplifications administratives et aux appels d’offres

6. Renforcer la sûreté nucléaire et l’information des citoyens, renforcer l’information des riverains et les missions de l’autorité de sûreté nucléaire

7. Simplifier et clarifier les procédures pour gagner en efficacité et en compétitivité, ajuster le droit en vigueur pour faciliter les projets (énergies renouvelables, réseaux), pour clarifier les cadres économiques et tarifaires afin de sécuriser les investissements

8. Donner aux citoyens, aux entreprises, aux territoires et à l’État le pouvoir d’agir ensemble, déterminer et conduire la politique énergétique de la France par une stratégie bas carbone sur 15 ans revue tous les cinq ans, une programmation pluri-annuelle de l’énergie, un pilotage dynamique de la production d’électricité, une organisation et une facilitation de l’action territoriale, des outils de soutien aux personnes en situation de précarité énergétique

De nombreuses initiatives sont lancées

- Appel à projets « territoires à énergie positive »

- Initiative 1500 méthaniseurs en 3 ans

- Appel à projets « territoires zéro gaspillage zéro déchets »

- Poursuite des simplifications administratives

- Nouveaux appels d’offres énergies renouvelables

- Adoption d’un plan déchets 2014-2020

- Finalisation du dispositif pour la troisième période 2015-2017 des certificats d’économie – d’énergie

- Poursuite et dynamisation du Plan de Rénovation Energétique de l’Habitat

Catégorie A la une, énergiesCommentaires fermés

Loup: mieux protéger les éleveurs


Ségolène Royal a rencontré vendredi 27 juin les Préfets les plus concernés par la présence du loup sur leurs territoires, en présence de Christophe Castaner, député des Alpes de Haute Provence et président du groupe national Loup.

Cette réunion a permis de partager l’état des lieux suivant :

- La population de loups s’élève aujourd’hui à environ 300 individus, contre 250 en 2013.

- On note donc une progression de l’espèce tant en termes d’effectifs que d’extension de sa zone d’habitat (Pyrénées, Nord est, Massif Central).

- Les dommages aux troupeaux restent trop importants : même si pour la première fois, ils n’ont pas augmenté entre 2012 et 2013, plus de 6 000 animaux d’élevage ont été victimes du loup en 2013. La détresse des éleveurs et de leurs familles doit être prise plus fortement en considération.

- Dans ce contexte, il est essentiel d’améliorer l’efficacité du plan Loup adopté en 2013, pour que dans les zones où les dégâts sont importants, des prélèvements de loups puissent être réalisés avec succès. Il est en effet à noter qu’en 2013, 8 prélèvements de loups seulement ont été effectués (4 loups ont par ailleurs été victimes de braconnage), alors que le quota permettait jusqu’ à 24 prélèvements.

Confirmant l’objectif d’améliorer la protection des troupeaux, la Ministre a signé :

- l’arrêté fixant à 24 le nombre de prélèvement autorisés de loups, qui pourra être porté à 36 si le seuil de 24 est atteint en cours d’année ;

- l’arrêté déterminant les départements dans lesquels des opérations de prélèvement de loups peuvent être autorisées par les Préfets.

Un arrêté déléguant aux Préfets l’expérimentation de mesures plus souples pour le prélèvement de loups sur les territoires les plus soumis aux attaques de loups sera également signé immédiatement après la phase réglementaire de consultation du public de 15 jours, soit au plus tard le 15 juillet. La possibilité d’autoriser des tirs d’effarouchement dans les parcs nationaux sera étudiée sans délai.

Catégorie loupCommentaires fermés

Fin de l’utilisation des sacs plastiques?


La ministre de l’Écologie a déposé un amendement adopté mercredi 25 juin, dans le cadre de l’examen du projet de loi sur la biodiversité. Le texte, propose de mettre fin à l’utilisation des sacs plastiques non réutilisables à compter du 1er janvier 2016.

Grâce à cet amendement, Ségolène Royal, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, souhaite continuer dans la logique de réduction des sacs plastiques à usage unique, initiée il y a environ 10 ans.

Une décision pour donner plus de force aux comportements responsables déjà bien ancrés dans les pratiques des Français

Les grandes surfaces ont engagé, depuis des années, un retrait progressif des sacs plastiques à usage unique en caisse. Grâce à cette initiative, qui a poussé les clients à utiliser des sacs réutilisables, leur nombre est passé de 10 milliards à 700 millions, entre 2002 à 2011.

Pour les sacs dits « fruits et légumes », utilisés pour l’emballage des fruits et légumes, des poissons et des viandes, des alternatives seront possibles grâce à des sacs compostables, fabriqués à partir de matière végétale. Cette décision est, de plus, une opportunité de valoriser la production de nouveaux sacs innovants et écologiques en France. En effet, aujourd’hui, 90 % des 12 milliards de sacs dits « fruits et légumes » sont importés depuis l’Asie.

Les sacs plastiques : un réel danger pour la faune et la flore marine

L’Assemblée des Nations Unies pour l’Environnement (ANUE), réunie cette semaine à Nairobi au Kenya, a de nouveau alerté sur l’ampleur des dégâts générés par le rejet de déchets plastiques dans les océans. Cette pollution constitue une grave menace pour la vie marine, et par conséquent pour le tourisme et la pêche. Ces déchets peuvent en effet tuer les animaux marins qui les ingèrent, mais également détériorer leur habitat. Les dégâts sont estimés à au moins 13 milliards de dollars.

En parallèle de cette décision française et de cet avertissement de l’Assemblée des Nations Unies pour l’Environnement, une directive européenne sur les sacs plastiques est également en cours de préparation.

Catégorie environnementCommentaires fermés

edf.png

Catégories

Archives

Agenda

juin 2019
L Ma Me J V S D
« mai    
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+