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Découverte du projet d’agglomération franco-valdo-genevois


Le projet d’agglomération franco-valdo-genevois consiste à assurer un développement équilibré, pour accueillir 200000 habitants et 100000 emplois supplémentaires avec comme difficulté première le fait qu’il concerne deux pays: la Suisse et la France.

perimetre

Bien entendu l’agriculture et la forêt sont concernées au premier chef par ce projet. C’est ce que nous ont expliqué Emmanuel Ansaldi de la direction générale de l’agriculture du canton de Genève et Sébastien Beuchat chef de projet « paysage, nature et agriculture » du projet d’agglomération franco-valdo-genevois. Ceci dans le cadre de la traditionnelle journée de l’Adayg.

Un constat l’activité transfrontalière: 650 000 véhicules jour. Celle-ci est importante du fait que les transports ferroviaires sont peu attractifs et du fait que les logements disponibles à Genève sont inexistants alors que de nombreux Français travaillent en Suisse.

Au niveau agricole, l’activité de cette région est surtout basée sur les productions végétales, maraîchage et viticulture. On dénombre 2300 exploitations, seules 11 d’entre elles font de l’élevage…

Afin de préserver cette activité agricole il a fallu mettre en place un projet, une charte qui a été difficile à cadrer, ne serait ce que par le fait que l’on est basé sur deux pays. Cela n’empêche que la concertation a pu se mettre en place et les intervenants à la conférence ont eu plaisir à nous dire que les agriculteurs ont bien joué le jeu.

Ils ont très vite compris qu’ils ne devaient pas subir mais agir, proposer, être positifs. Cela a permis au projet d’avancer rapidement et dans le bon sens.

Les deux  bases de ce projets sont les suivantes:

- préserver les espaces agricoles

- favoriser les circuits courts

Ceci étant accompagné de campagnes de promotion et de communication.

suisse

L’art d’associer l’agriculture au fleuron de l’entreprise suisse!

Pour en savoir plus sur ce projet cliquer sur: www.projet-agglo.org/

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Filière bois énergie locale : ne pas brûler les étapes


Les émissions de particules fines  constituent un problème sanitaire majeur, notamment à l’échelle de l’agglomération grenobloise où les taux enregistrés se situent 2 fois et demi au-dessus des seuils fixés par les directives européennes (1). Ces particules fines sont nocives car susceptibles de franchir la barrière pulmonaire et donc affecter la santé humaine.

Les données et les études de l’ASCOPARG, notamment (association pour le  contrôle et la préservation de l’air  de la région grenobloise, créée en 1976) montrent que parmi les sources d’émission de PM10 sur l’Y grenoblois, le chauffage individuel au bois représente 19%, à égalité avec le trafic routier et qu’en hiver ce pourcentage passe presque du simple au double.

Ce qui ressort notamment de ces observations est que le bois bûche utilisé dans des installations d’ancienne génération (cheminées ouvertes, poêles anciens, cuisinières) en période hivernale, ainsi que les feux en plein air (brûlage en forêt, écobuage, brûlage de déchets verts), constitue une source de pollution clairement identifiée.

Cette problématique apparue dans le débat public il y a 3 ans environ (voir les articles de sillon38) a incité l’ADAYG qui vient de lancer, avec Bois d’ici, une démarche de valorisation du bois énergie (bûches et plaquettes) à ne pas brûler les étapes, à prendre en compte ces exigences sanitaires et les inscrire dans le développement de cette filière bois périurbaine.

Ce que l’on brûle et comment

Une conférence était organisée hier soir, mardi 30 mars,  à la Maison des agriculteurs sur le thème « Bois énergie et qualité de l’air »  dans l’objectif d’identifier les moyens visant à concilier le développement d’une filière bois locale et la maîtrise des enjeux sanitaires et climatiques liés à la combustion du bois.

Plusieurs élus et spécialistes de la question (2) étaient là , autour de Roland Revil, co-président de l’ADAYG, parmi lesquels Alain Bromm, responsable du bureau Romand-Energie Bois Suisse, qui contribua largement à animer ce débat.

cheminéeEn effet, la Suisse semble avoir une longueur d’avance dans ce domaine depuis 2004, année où a été lancée une campagne d’information à destination du grand public.

Comme cela a été dit au fil des échanges,  la combustion du bois est quelque chose de complexe et il est indispensable de communiquer sur ce sujet et de proposer des formations à l’ensemble de la filière bois, notamment.

Chacun s’accorde sur ce point : la nocivité de la combustion dépend de ce que l’on brûle (qualité du bois) et comment on le brûle  (qualité de l’appareil utilisé).

La Confédération helvétique, outre l’information et la formation, a franchi l’étape de l’interdiction. M.Bromm a  mentionné une liste de mesures coercitives prises afin de lutter contre l’émission de particules :

-       interdiction de créer des cheminées ouvertes dans les nouvelles constructions

-       interdiction des feux en forêt destinés à l’incinération de déchets forestiers

-       interdiction de brûler du bois de palette, des caisses, du parquet, du carton, dans des chauffages à bois

En France, on n’en est pas encore là mais on s’en approche. Des outils sont en place. Un Schéma régional air énergie climat (SCRAEC) est en gestation (Grenelle II), un PPA (plan protection atmosphère) est appliqué dans l’Y grenoblois (3) depuis plus de 3 ans (arrêté préfectoral du 27/12/2006) et son périmètre devrait être étendu à celui du SCOT (Schéma de cohérence territoriale). L’objectif affiché en 2006: « Ramener à l’horizon 2010 les niveaux de pollution atmosphérique au-dessous des valeurs limites de qualité de l’air grâce à la mise en oeuvre de mesures concrètes ».

Ce PPA n’a manifestement pas réussi son objectif. On peut s’attendre en 2011 à des mesures préfectorales concernant le chauffage au bois.

La fin du bois bûche ?

bois d'iciSi la combustion du bois bûche de mauvaise qualité dans des appareils ouverts ou vétustes représente une source avérée de pollution de l’atmosphère, nocive, de l’avis général on ne peut pas pour autant condamner ce combustible.

Les responsables de l’ADAYG ont souligné qu’il ne fallait pas se tromper de message. La bûche, qui fait partie de l’économie du monde rural (c’est un complément de revenu pour les agriculteurs) , est une énergie renouvelable qui s’inscrit dans le développement durable (produit sur place, consommé sur place), et  doit conserver sa place parmi les autres combustibles (plaquettes et granulés). Mais chacun convient que la filière doit se montrer toujours plus exigeante sur la qualité, le degré d’humidité du bois, le respect des certifications, marques et labels, pour livrer du bois garantissant une combustion optimale.

Parallèlement , les particuliers seront incités à acquérir de nouveaux appareils de chauffage, à équiper leurs cheminées d’un  filtre à particules , à isoler leur habitation si ce n’est pas encore fait.

Charles Galvin, chargé de la filière bois et de la montagne au CG38 : « Le Conseil général et la Métro doivent  inciter la filière dans le sens d’une production de qualité et orienter les financements de façon à ce que les particuliers s’équipent en conséquence. Le Conseil général a décidé , il y a quelques jours (lors du vote du BP 2010 – NDLR) d’appliquer le principe d’éco-conditionnalité sur le bois d’œuvre. La réflexion doit se poursuivre sur le bois énergie ».

Cette réunion instructive aura permis de découvrir une innovation venue de Suisse qui a fait beaucoup d’effet sur les participants : l’allumage du feu par le haut.

Alain Bromm a exposé cette nouvelle méthode d’allumage qui permet de réduire sensiblement les émissions de polluants durant la combustion. Le bois brûle progressivement du haut vers le bas, comme une bougie. Par rapport à l’allumage par le bas, cette combustion est plus lente, ne dégage pas de fumée et peut être mieux contrôlée durant toute la durée du processus. Les gaz résiduels se retrouvent dans la flamme incandescente et sont presque entièrement brûlés. Ceux qui sont intéressés peuvent aller sur le site www.energie-bois.ch

………………………..

(1)  En vertu de la directive, les  Etats membres seront tenus de réduire, d ‘ici  2020, l’exposition aux PM2.5 en zone urbaine de 20 % en moyenne par rapport aux chiffres de 2010. Elle leur impose de ramener les niveaux d ‘exposition au-dessous de 20 microgrammes/m3 d ‘ici 2015 dans ces zones. Sur l’ensemble de leur territoire, les Etats membres devront respecter le plafond de 25 microgrammes/m3 fixé pour les PM2.5. Cette valeur cible doit être atteinte en 2015 ou, dans la mesure du possible, dès 2010. Les particules fines sont classées en fonction de leur taille : PM25, PM10, PM2,5

(2)  Participaient à cette conférence-débat:  Roland Revil (ADAYG), Agnès Vukovic (DREAL Rhône-Alpes) , Yvonne Coing-Belley (ADAYG), Dominique Jacques (Rhônalpénergie), Julien Allirot (Ageden), Christophe Mayoussier (Métro38), Alain Bromm (Energie Bois Suisse), Frédéric Bouvier (Atmo-Rhône-Alpes), Michel Cochet (Créabois 38),Charles Galvin (CG38).

(3)  La démarche a été lancée fin 2002 par le préfet Michel Morin

Catégorie - filière bois, A la une, La Métro, Y grenoblois, pollutionCommentaires fermés

Concours du tas de fumier le plus propre


Il paraît que le plus beau tas de fumier du monde se trouve chez nos voisins suisses. Pas étonnant, vous me direz! Ils ont une réputation à tenir. La propreté a toujours été étroitement associée à la confédération helvétique. Mais si vous êtes prêts à relever le défi, n’hésitez pas. Envoyez vos photos.

C’est la commission de protection des eaux, du patrimoine, de l’environnement, du sous-sol et des chiroptères (rien que ça!), autrement dit la C.P.E.P.E.S.C. sise à Besançon (Doubs) qui faisait cette révélation il y a près de 8 mois sur son site: le plus beau tas de fumier du monde se trouve à La Brévine, dans le canton de Neuchatel.

On ignore si cette distinction a été homologuée par un organisme ou une fédération. En tous cas, la C.P.E.P.E.S.C. l’affirme haut et fort. On peut même dire qu’elle le décrète. Faut-il s’attendre à ce qu’elle demande le classement de cette réalisation helvétique au patrimoine de l’humanité? Allez savoir!

En attendant, le concours du tas de fumier le plus propre est lancé.

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Humus contre effet de serre


L’agence d’information agricole romande (AGIR) a relaté hier l’idée du député Vert Bernard Martin (canton de Vaud) pour lutter contre l’effet de serre. L’idée est la suivante: « Les terres cultivées représentent le plus grand puits de carbone du monde, après les océans et avant l’atmosphère. Pourquoi ne pas les utiliser pour lutter contre le réchauffement climatique? ».  Ainsi se résume le « postulat » (cela s’appelle ainsi chez nos voisins helvètes) de M.Martin.

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Pour le député Vert suisse Bernard Martin, les agriculteurs pourraient vendre des quotas de carbone…

Une idée qui a interloqué tout le monde, semble t-il. Spécialistes, agriculteurs et représentants de l’Etat sont restés partagés sur le sujet. La responsable du Département vaudois de l’économie a botté en touche, expliquant que l’Agroscope Changins-Wädenswil a été sollicité sur ce sujet, que les avis des experts ne sont pas unanimes et que le Canton ne dispose pas des compétences requises en la matière pour entreprendre l’étude demandée par le postulat. Par 4 voix contre 3, la commission a refusé de faire suivre le dossier au Conseil d’Etat. Le député Martin a maintenu son postulat avec un rapport de minorité. Il est prévu d’en re-discuter à l’automne.

Accroître la part de carbone stocké dans le sol fait partie des possibilités d’abaisser le taux de gaz carbonique dans l’atmosphère. Jean-Auguste Neyroud, chercheur à l’Agroscope de Changins, confirme ce point, selon AGIR, allant donc dans le sens de l’ écologiste suisse. Pour arriver à ce résultat, Bernard Martin propose d’augmenter le taux d’humus – la fraction la plus fine de la matière organique décomposée – dans les sols. Comment? « Par rotation des cultures, apports de fumier, de compost, de lisier et de purin enrichis, restitution de paille, non labour, mise en prairie… », précise t-il. Il pense ainsi que la moyenne actuelle en Suisse – 60 tonnes de carbone organique par hectare – pourrait être un peu plus que doublée.

Mais la proposition ne s’arrête pas là. Comme le précise AGIR, elle vise également l’entrée des sols enrichis en humus sur le marché du carbone: « Depuis la signature du Protocole de Kyoto, les entreprises (industrielles, agricoles ou autres) peuvent vendre ou acheter des quotas de carbone. Ainsi, l’agriculture aurait la possibilité de devenir créditrice de quotas de cette matière responsable, en grande partie, de l’effet de serre ».

« Fin 2006, la tonne de carbone se vendait 20 euros », affirme Bernard Martin, qui pense qu’ainsi on pourrait rendre la terre agricole aussi lucrative que le terrain à construire!

Liens: agirinfo.com

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