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Connaissez-vous la Romanche


Connaissez-vous la Romanche ? Jusqu’au 13 août 2018, les personnes qui fréquentent la plaine du Bourg-d’Oisans sont invités à répondre à une enquête portant sur la connaissance et la perception des paysages et du territoire de la plaine, des bords de la Romanche et de l’ENS de Vieille Morte.
Cette enquête s’inscrit dans une démarche partenariale entre la LPO Isère, le Département de l’Isère et le SYMBHI, avec le soutien financier de l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse et du fonds EDF CLE Drac Romanche.

Menée dans le cadre du projet de restauration et de renaturation des habitats aquatiques et terrestres de la plaine du Bourg-d’Oisans, elle leur permettra d’enrichir leurs analyses respectives en cours sur plusieurs sujets : connaissance du territoire, usages des rives de la Romanche, sport et étude éco-paysagère.

Ainsi, sous la forme d’un formulaire de vingt questions, l’enquête a plusieurs objectifs :

  • Perception du paysage (bords de la Romanche et plaine de l’Oisans)
    Observer les usages des bords de la Romanche, la fréquentation et la perception de ses différentes séquences afin d’évaluer la connaissance du territoire et le rapport à l’eau dans la plaine.
  • Marais de Vieille Morte
    Connaître la perception de l’espace naturel sensible (ENS) du marais de Vieille Morte.

Jusqu’au 13 août, cliquez ici pour répondre à l’enquête.
Le lien est également disponible sur le site de la LPO Isère : isere.lpo.fr.

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Isère Amont: reprise des négociations foncières


Après la signature le 15 avril 2010 du protocole d’indemnisation agricole, le Symbhi (syndicat mixte des bassins hydrauliques de l’Isère) reprend les négociations foncières avec tous les propriétaires concernés par le projet d’aménagement Isère Amont (voir nos précédents articles).

D’ici la fin de l’été 2010, les deux opérateurs – Setis pour la rive gauche et Territoires 38/SED pour la rive droite – chargés de mener les négociations foncières amiables pour le compte du Symbhi vont rencontrer l’ensemble des propriétaires concernés par le projet d’aménagement de l’Isère Amont sur la première tranche entre Villard-Bonnot et Grenoble.

Au total, un peu plus de 200 propriétaires ont déjà été identifiés lors d’une enquête parcellaire menée à l’automne 2009 et vont recevoir une proposition chiffrée pour le rachat de leurs parcelles. Cette opération permettra au Symbhi d’acquérir rapidement les emprises nécessaires à la réalisation des ouvrages prévus (notamment le confortement des digues), les digues et les espaces compris entre les digues et la rivière. Au total, les surfaces privées concernées par ces négociations s’étendent sur environ 58 hectares pour cette première tranche du projet.

Le bouclage de ces négociations avant l’automne 2010 favorisera, le moment venu, un démarrage plus rapide des travaux.

Ces négociations seront menées par le Symbhi dans un esprit d’ouverture, dans le droit fil du protocole d’indemnisation agricole signé avec la Chambre d’agriculture et le Conseil général de l’Isère  le 15 avril 2010 qui a répondu pleinement à l’attente des exploitants agricoles

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Isère amont : le protocole d’indemnisation agricole signé


Les différents acteurs du projet Isère amont se sont retrouvés afin d’officialiser le protocole d’accord mis en place le 15 avril dernier.

Il faut savoir que cet accord est intervenu après de nombreux mois de négociations, plusieurs manifestations organisées par les agriculteurs de la vallée du Grésivaudan (lire nos articles). Ceux-ci n’arrivant pas à trouver un accord avec le Conseil général de l’Isère sur le montant des indemnisations en cas d’inondations.

Gérard Seigle-Vatte, président de la Chambre d’agriculture: « Je souhaitais défendre l’agriculture, l’économie agricole dans ce projet. J’ai eu peur de l’échec et je suis satisfait de cet accord. »

André-Georges Mollard, président des maraîchers de la ceinture verte: « Nous n’avons pas obtenu la totalité de ce qu’on aurait souhaité mais on a fait ce qu’il fallait pour défendre la profession, notre avenir. A priori, si à l’avenir souci il y a, l’application du protocole nous permettra de remettre nos exploitations en l’état. »

Christian Nucci, vice président du Conseil général: « C’est grâce à un esprit de responsabilité que cet accord a été trouvé. Il n’ y a pas accord sans compromis… »

Le projet Isère amont qui prévoit de laisser les zones agricoles ou naturelles s’inonder pour des crues peu fréquentes (temps de retour de trente années) permettra de protéger les zones urbaines.
Les zones agricoles mobilisées (2350 ha en crue bicentennale de l’Isère) pour la mise en place de ces champs d’inondation contrôlée feront l’objet d’une indemnisation auprès des exploitations agricoles.

L’accord cadre signé ce jour porte sur les conditions d’indemnisation en cas de crue, et traite aussi des indemnités liées aux dommages pouvant être causés aux cultures et parcelles durant les travaux.

Il acte par ailleurs les accords obtenus concernant l’adaptation des mesures d’insertion paysagères et le développement des loisirs sur les berges, suite aux réunions de terrains menées avec les représentants agricoles à la fin 2008.

L’ensemble de l’accord cadre est téléchargeable en cliquant sur ce lien: Accord Cadre

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Le projet Isère amont au point mort


Lors de la session budgétaire consacrée au budget primitif 2010, voté aujourd’hui par l’assemblée départementale, le dossier Isère amont (prévention des crues, de Pontcharra à Grenoble) a été abordé. Ce projet porté par le syndicat mixte des bassins hydrauliques de l’Isère (SYMBHI) figurait en 2004 parmi les trois priorités du Conseil général. Il a été confirmé en 2008 lors du renouvellement de l’assemblée départementale.

Force est de constater que la situation a changé : le projet Isère amont est aujourd’hui au point mort. Les travaux sont différés.

Pourquoi ? Tout simplement parce que « le Département ne peut, à lui tout seul, compenser l’inertie de l’Etat ». André Vallini avait déjà eu l’occasion de le dire et le redire à l’occasion de la manifestation des agriculteurs le 29 janvier dernier (lire notre article).

L’Isère, comme toutes les grandes rivières, est un cours d’eau « domanial » dont la propriété  et la responsabilité incombent à l’Etat. Mais, comme cela fut rappelé, pendant des décennies, l’Etat n’a jamais rempli sa mission de protection contre les crues, laissant les collectivités locales et les  associations de riverains exposées au risque d’inondation.

Face à cette inertie, le Conseil général a décidé, en 2004, de créer le Syndicat mixte du bassin hydraulique de l’Isère pour élaborer un plan de lutte contre les inondations.

Le plan « Isère amont » est désormais au point, mais aujourd’hui au point mort par la force des choses. Le Conseil général de l’Isère, comme tous les Départements de France, est étranglé financièrement par la crise économique, qui provoque une augmentation considérable de ses dépenses sociales et un effondrement de ses recettes fiscales, et par la non-compensation par l’Etat des charges transférées dans le cadre de la décentralisation.

Le Conseil général déclare qu’il ne peut financer seul une charge qui ne relève pas de sa responsabilité, et il a sollicité le Préfet pour que des crédits d’Etat et européens soient mobilisés en faveur du projet « Isère amont ».

Les études continuent

Pour autant, le SYMBHI poursuivra en 2010 les études de maîtrise d’œuvre et les acquisitions foncières nécessaires à la réalisation des aménagements sur l’Isère amont  qui dispose désormais de l’arrêté de DUP pris par le Préfet le 23 juin 2009, ainsi que les études de protection hydraulique sur la Romanche et en particulier les parades aux risques des ruines de Séchilienne.

Les travaux quant à eux ne pourront démarrer qu’une fois adopté un nouveau plan de financement allégeant la participation du Département dans un domaine qui ne relève pas de ses compétences obligatoires.

Hier, Robert Veyret, président du SYMBHI, avait dit, à l’occasion d’un échange entre conseillers généraux, sur le sujet: « Le SYMBHI a la volonté de faire aboutir ces travaux. La première tranche de travaux pourrait commencer rapidement. Le risque est une réalité dans ce secteur du Grésivaudan. Nous devons avancer. Les problèmes rencontrés avec la profession agricole sont en passe d’être résolus. Les signatures sont en cours. Nous devons rencontrer le préfet dans les jours qui viennent. Nous attendons le premier coup de pioche pour bientôt ».

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Le dossier Isère Amont fait des vagues


Le projet d’aménagement de l’Isère Amont pour la protection contre les crues de l’Isère, de Pontcharra à Grenoble, est en chantier depuis quatre ans. Le maître d’ouvrage en est le  syndicat mixte du bassin hydraulique de l’Isère, le SYMBHI, créé en mars 2004 par le Conseil général de l’Isère.

Le projet Isère Amont (1) qui vise à assurer la protection des populations et de leurs biens contre les risques d’inondation (crue centenale) fait l’objet d’une concertation soutenue mais toujours très tendue avec la Chambre d’agriculture. Le nœud du problème et le point majeur d’achoppement est l’indemnisation des terres situées en zone inondable.

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C’est cette question de la réparation des préjudices subis par l’activité agricole en cas d’inondation qui n’est toujours pas résolue et reste dans l’impasse. D’où la mobilisation ce matin, devant la préfecture puis dans les locaux du Département, d’une centaine d’agriculteurs et de propriétaires fonciers du Haut-Grésivaudan, venus pour certains d’entre eux en tracteurs place de Verdun et avec quelques remorques chargées de bottes de foin et une citerne de purin (qui n’a pas servi).

André Mollaret, président de l’association des maraîchers de la ceinture verte de Grenoble et Elisabeth Perrot, agricultrice à Murianette, étaient aux avant-postes pour expliquer les revendications des manifestants.

Quelles sont-elles, ces revendications ?

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Occupation pacifique ce matin des locaux du Conseil général de l'Isère, avant de s'expliquer devant les conseillers généraux réunis pour débattre des orientations budgétaires 2010

Ce que réclament avant tout les agriculteurs et propriétaires fonciers, c’est la signature sans modifications du protocole prévoyant l’indemnisation des préjudices subis en cas d’inondation des « casiers » créés à cet effet tout le long de l’Isère.

Ils souhaitent également le report des travaux de réalisation d’espaces de loisirs et d’aménagement environnementaux, estimant que la priorité doit être la préservation de l’activité agricole.

La Chambre d’Agriculture de l’Isère collabore depuis 3 ans avec le SYMBHI que préside Robert Veyret, conseiller général, à la rédaction de ce protocole qui devait être signé il y a un an, en février 2009. Il ne l’a pas été.

Ce qui bloque, c’est l’une des dispositions prévues dans le protocole, à savoir l’indemnisation à hauteur de 40% des préjudices subis en cas d’inondation. Le CG38 s’y refuse. L’échange a été assez vif, au sein de l’hémicycle Aubert-Dubayet où les élus étaient en session DOB (débat d’orientations budgétaires). Les commentaires fusent :

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"Vous allez nous mettre sur la paille!"

« Vous allez mettre tous les agriculteurs sur la paille ».

« On nous dit qu’il n’y a plus d’argent pour indemniser les risques que nous courons. Pourtant, on en trouve pour créer des corridors écologiques ! ».

« Tous ces travaux sont censés nous protéger. Mais rien ne nous garantit contre le risque de rupture de la digue ».

« Nous tenons à ce que nos biens conservent leur valeur ».

Christian Nucci a souligné que « la protection des biens et des personnes est une compétence régalienne de l’Etat » (2) et que le CG38 ne peut du jour au lendemain endosser seul cette compétence. « Nous allons le 5 février, avec Robert Veyret, rencontrer la Métro et la Communauté de communes du Grésivaudan pour aborder ce sujet et tenter de mettre au point un dispositif capable de répondre à vos demandes ».

L’ambiance dans la salle est toujours houleuse.

André Mollaret interpelle le président du CG38, André Vallini. « Pourquoi n’avez-vous pas signé le protocole ? » Vallini reste muet. Puis, visiblement énervé, il répète plusieurs fois : « C’est une compétence de l’Etat, vous comprenez ? ». Il quitte l’hémicycle dans le tumulte.

Le problème est de taille et résulte en grande partie du contexte socio-économique actuel. Les recettes du Département, on le sait, ont été fortement diminuées par la crise. André Vallini le rappelait il y a quelques jours à la préfecture :

« En Isère les recettes du Département sur les droits de mutation ont chuté de 43 % depuis deux ans entraînant une perte de 60 millions d’euros pour le Conseil général. A quoi il faut ajouter la non-compensation par l’Etat des charges qu’il nous a transférées : 66 millions d’euros en 2008 et 75 millions d’euros en 2009 ». Il ajoutait :  « Les Départements sont en grande difficulté et c’est Gérard Larcher, lui- même, le président du Sénat, qui déclarait récemment qu’une quinzaine d’entre eux risquaient d’être placés sous tutelle financière. En fait ce sont tous mes collègues présidents de Conseils généraux, quelle que soit leur orientation politique qui dressent le même constat et qui sont contraints de diminuer leurs subventions et de geler, voire d’annuler certains de leurs investissements ».

Dans ces conditions, l’élaboration du budget primitif 2010 est une épreuve plus que difficile qui explique sans doute la réaction du président du CG38.

Certes, le Département, comme l’a rappelé Christian Nucci, vice-président du CG38 à l’Agriculture, n’a jamais laissé tomber l’agriculture. Avec la Savoie, l’Isère est le département qui investit le plus dans ce domaine. Ce conflit autour du projet Isère Amont est une épine d’autant plus douloureuse.

La ceinture verte et maraîchère de Grenoble est une richesse pour la région urbaine de Grenoble, une vitrine de l’agriculture périurbaine, prise en compte dans le cadre du SCOT. Les agriculteurs du Haut Grésivaudan en sont les premiers responsables et ils savent qu’en cas d’inondation, ils ne se relèveront pas. Cela,  ils ne peuvent l’admettre. C’est ce qui explique leur mobilisation aujourd’hui et leur insistance pour obtenir une signature rapide du protocole prévoyant l’indemnisation de leurs biens en cas de crue.

………………………………………………………………….

(1) Les travaux, estimés à 108 millions d’euros visent à contenir les petites crues par un dispositif de digues, et à étaler dans des zones naturelles et agricoles (2350 hectares) les crues supérieures à la crue trentenale, ne pouvant être contenues par les digues et risquant d’inonder les zones habitées.

(2) Le CG38, dans un communiqué, a tenu à le rappeler une fois de plus : « La protection des populations et des biens contre les crues est une responsabilité de l’Etat qui depuis des décennies n’a jamais été en mesure de faire aboutir les projets. Devant l’inertie de l’Etat et parce que les collectivités locales concernées ne parvenaient pas à se décider non plus, le Conseil général a décidé de créer le Symbhi pour porter le projet sur l’Isère amont qui vise à réduire un risque d’inondation, dont les conséquences sont évaluées à 500 millions d’euros de dommages sur l’agglomération grenobloise, et à préserver le développement des territoires impactés ».

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Isère amont: 600 propriétaires concernés


symbhi enqueteLe projet Isère Amont est entré dans une première phase concrète avec le lancement des négociations foncières amiables et l’enquête parcellaire menées auprès des propriétaires des parcelles concernées par la première tranche des travaux d’aménagement. Une partie d’entre eux ont fait part de leurs inquiétudes au préfet (lire par ailleurs), redoutant de faire l’objet d’expropriations.

Identifier chacun des propriétaires des parcelles concernées par les travaux d’aménagement de la première tranche du projet Isère Amont, tel est l’objectif de l’enquête administrative parcellaire lancée par le Symbhi pendant l’automne 2009. Quelque 550 parcelles appartenant à près de 600 propriétaires différents ont été recensées sur les deux rives de l’Isère entre La Tronche et Saint-Ismier.

Une lettre et un questionnaire ont été adressés aux propriétaires pour les informer des procédures mises en œuvre et des enjeux du projet d’aménagement.

Une commission d’enquête a également été mise en place par le Préfet pour cette opération afin de recueillir les observations des propriétaires : l’enquête a débuté le14 octobre et s’achèvera le 2 novembre 2009, période au cours de laquelle les commissaires enquêteurs assurent une permanence dans chaque commune concernée.

Négociations amiables

Ce dispositif, explique le Symbhi sur son site,  permettra d’entamer en parallèle avec chaque propriétaire des négociations  foncières à l’amiable afin que le Symbhi puisse se porter acquéreur des emprises nécessaires au lancement de travaux au printemps 2010 et à la réalisation des ouvrages prévus (confortement des digues notamment).

Au total, les surfaces concernées par ces négociations s’étendent sur environ 95 hectares dont 40 hectares sous propriété institutionnelle. Il est rappelé qu’hormis les emprises strictement nécessaires aux aménagements, le Symbhi souhaite devenir propriétaire de l’ensemble des digues de l’Isère et des espaces situés entre les digues et la rivière.

Les deux prestataires en charge de l’opération de négociations foncières – Setis pour la rive gauche et Territoires 38/SED pour la rive droite – rencontreront chacun des propriétaires une première fois au cours du mois d’octobre.

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Isère amont: les agriculteurs inquiets


Au volant de leur tracteur, près de cinquante agriculteurs venus de toute la vallée du Grésivaudan se sont donnés rendez-vous hier devant la préfecture de l’Isère à Grenoble.

A leur tête, une pancarte hissée sur un tracteur. On pouvait y lire: « l’argent doit d’abord aller aux victimes des inondations plutôt qu’à financer des loisirs ».

But de l’opération: exprimer leur inquiétude en ce qui concerne le projet Isère amont conduit par le Syndicat mixte des bassins hydrauliques de l’Isère (SYMBHI). Ils se plaignent également de ne pas être entendus sur ce dossier.

Le projet Isère Amont concerne l’aménagement des digues entre Pontcharra et Grenoble. Le préfet a déclaré ce projet d’utilité publique en juin. Il est, jusqu’au 2 novembre dans la phase des négociations foncières amiables et d’enquête parcellaire.

Le projet Isère Amont, outre la protection contre les inondations souhaite valoriser les milieux environnementaux liés à la rivière et le développement des loisirs récréatifs le long des berges.

Pour ce, le projet Isère amont prévoit une emprise foncière sur les terres agricoles. Pour les agriculteurs avec à leur tête André Georges Mollard, président du syndicat des maraîchers de la ceinture verte grenobloise, c’est le flou complet en ce qui concerne les parcelles visées par ce projet. Ils précisent également qu’ils ne veulent pas entendre parler d’expropriation et ils demandent une indemnisation à 100% dans la mise en place des champs d’inondation contrôlés.

Par contre ils sont tout à fait d’accord pour la mise en place de protections contre les inondations. Pour ce, ils proposent la mise en place d’une servitude. Celle-ci permettrait au Symbhi de faire les aménagements prévus sans récupérer des terrains.

Robert Veyret, président du Symbhi a reçu une délégation d’agriculteurs. Il a été décidé d’organiser sur le terrain des rencontres.

En fonction des résultats de ces dernières nous aviserons préviennent les agriculteurs. « On reviendra manifester si nécessaire », dira l’un d’eux.

Pour tout connaître du projet Isère amont cliquer sur: www.symbhi.fr

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Meylan: le nouveau visage de la Chantourne


Après des travaux de confortement de la digue des chantournes à Meylan (le long du boulevard des Alpes) en 2005, le Symbhi a lancé en décembre 2007, une deuxième tranche de travaux contre le risque d’inondation de l’Isère ou des torrents de la Chartreuse (Jaillières, Gamond), dans le secteur de la  Zac du Bas-Charlaix .

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L’ aménagement réalisé est à la fois hydraulique, environnemental et paysager

Achevés en juin 2009, ces travaux qui s’inscrivent dans le projet Isère Amont lancé par le Symbhi , ont été inaugurés hier par Robert Veyret, vice-président du CG38 délégué aux politiques de l’eau et président du Symbhi, Jean-Claude Peyrin, conseiller général et Marie-Christine Tardy, maire de Meylan. Les entreprises qui ont participé au chantier étaient également présentes à l’occasion de cet événement.

Cet aménagement de la Chantourne vise à protéger les zones urbanisées du bas Meylan. Les crues importantes seront ainsi absorbées grâce à une capacité de stockage supérieure (9000m3 pour le bassin du bas-Charlaix, 17 000m3 pour le bassin des Jaillières).

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Les maîtres d’œuvre ont, en outre, veillé à donner à la Chantourne l’aspect d’un ruisseau naturel au lieu du fossé rectiligne qu’elle était. Ses berges ont été aménagées pour que les riverains puissent profiter des ces espaces  renaturalisés. Plus de 22 000 plants et 5 500 arbres et arbustes ont été plantés pour assurer une plus grande diversité des milieux et insérer l’aménagement dans le paysage.

Chaque entreprise sélectionnée pour les travaux a signé une charte de chantier vert au terme de laquelle elle s’engageait, par exemple, à n’utiliser que des matériaux non toxiques, à gérer de façon différenciée ses déchets, à réduire au minimum le bruit et la poussière, à ne pas polluer les eaux et les sols, etc.

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Coût des travaux

Le coût des travaux est de 1 850 000€ financés par le CG38, l’ Etat, la commune de Meylan, la Métro, le SIAP (Syndicat intercommunal d’assainissement pluvial), le SIG (Association syndicale Saint-Ismier-Grenoble).

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Ruines de Séchilienne: la menace se précise


Une salle de la préfecture pleine à craquer, ce matin, pour la réunion de la commission locale d’analyse et d’information sur le risque Séchilienne (CLAIRS) en présence du préfet, du SYMBHI (qui assure depuis 2007 la maîtrise d’ouvrage des études des parades hydrauliques du site), de la DDE, de la SOGREAH, de conseillers généraux, de maires de l’Oisans.

A l’ordre du jour, le point de situation sur l’évolution du site, la présentation des études du SYMBHI, les résultats de la modélisation physique du barrage naturel, étude réalisée par le laboratoire de la Compagnie Nationale du Rhône. Une réunion qui permet de mesurer, pour ceux qui l’avaient oublié, l’énorme investissement en études, expertises,  surveillance géodésique, etc., représenté par la menace que fait peser depuis plus de vingt ans ans ce versant sud du mont Sec, surplombant la Romanche entre Vizille en aval et Séchilienne en amont. Comme les cailloux, les rapports se sont accumulés. Ils ont été réévalués, remis en question. Ainsi, le rapport Panet 2000 revu et corrigé devrait voir le jour avant la fin de l’année.

En attendant, l’épée de Damoclès est toujours en suspens. Cela dure depuis 23 ans. En 1985, ce sont des parents d’élèves de Saint-Barthélémy-de-Séchilienne qui alertent les autorités. La navette scolaire qui transporte leurs enfants  emprunte la RN91,  surplombée par les Ruines dont les blocs chutent de plus en plus souvent. Ils écrivent à Haroun Tazieff, alors secrétaire d’Etat à la prévention des risques naturels et technologiques majeurs.

Le dossier des Ruines de Séchilienne était ouvert. La catastrophe fut annoncée. Plus ou moins imminente. Les premières parades réalisées: déviation de la RN91, aménagements anti-blocs, expropriation de l’Ile Falcon. La catastrophe ne s’est toujours pas produite. Et l’on ne peut que s’en réjouir.

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(photo Conseil général de l’Isère)

Les dernières informations, communiquées ce matin à la préfecture, en présence de Michel Morin,  indiquent néanmoins qu’on s’en rapproche. Ce matin, Pierre Pothérat (CETE Lyon) l’a dit clairement:

« Deux capteurs ont enregistré une extensomètrie dépassant un mètre. C’est la première fois que l’on voit ça depuis l’histoire du site ». L’année  2008, très pluvieuse, peut sans doute expliquer cela. Mais ce facteur pluie, précise M.Potherat est de moins en moins déterminant. Il ajoute, sur le mode affirmatif: »Les 3 millions de mètres cubes de la zone frontale, ils vont descendre ».

M.Jean-Louis Durville , ingénieur Général des Ponts et Chaussées, membre du collège d’experts, rappellera qu’en 1992, on avait prévu que ça allait bouger dans les 5 ans. Conclusion: « Le phénomène est long à se mettre en route ».

Autre information d’importance: la catastrophe annoncée ne sera pas réellement catastrophique. Le laboratoire d’hydraulique et de mesures du CNR (Compagnie nationale du Rhône) a réalisé une maquette du site au 1/60e  pour mesurer, entre autres, la vitesse d’érosion du barrage naturel formé en cas d’éboulement de 3 millions de m3 et de 6m de haut. Conclusion: la résistance du barrage est bien plus longue qu’on ne le pensait. Le débit de la Romanche n’augmenterait que de 10% et  ne présenterait que des risques minimes en aval comme en amont.

D’où la réaction d’un membre de l’assistance, lors du débat: étant donné qu’un éboulement de 3 millions de m3 n’entraînerait aucune conséquence pour la population, pourquoi consacrer tant d’études à ce scénario?

Réponse de M.Durville: « Il ne faut pas dire qu’il ne se passe rien avec un éboulement de 3 millions de m3. Les risques de crue existent et il y a une route à proximité ».

En fait, les aléas  multiples conduisent les experts à envisager plusieurs scénarios. A court et long terme. Au mieux et au pire. Il faudrait que l’éboulement frontal coïncide avec une crue centennale (revue à la baisse, elle est évaluée à 550m3/s au lieu de 880m3/s) , événement considéré comme improbable, pour que l’on puisse parler de catastrophe. Ou, bien sûr, qu’au lieu de 3 millions de m3 de rochers, ce soit le double qui dégringole du mont Sec, créant un barrage de 20m de haut.

Parmi les études en cours ou à venir:

- rapport Panet 2000 réévalué: avant fin 2008

- nouveaux forages prévus début 2009

- études des habitats terrestres et aquatiques: Gen Terro

- études de pré-faisabilité des scénarios d’aménagement: SOGREAH

- choix du schéma d’aménagement: été 2009

- parades hydrauliques: début des travaux fin 2012

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Symbhi: les riverains exposent leurs exigences


L’association des exploitants, des propriétaires et des riverains de l’Isère de la vallée du Grésivaudan (AEPRIG) a fait connaîre son mécontentement, récemment, vis-à-vis du Symbhi. Dans un tract diffusé notamment à l’occasion du comice de Theys, l’association explique qu’elle ne s’oppose en aucun cas au projet hydraulique présenté par le Symbhi mais demande plusieurs modifications sur le projet environnemental lié à celui-ci.

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Ainsi, l’association déclare s’opposer fermement aux emprises excessives de terres agricoles et des espaces boisés de Pontcharra à Grenoble. Elle accepte une servitude de passage le long des digues pour les interventions d’urgence. Elle demande que le lit de l’Isère soit entretenu:

-confortement de l’intérieur des berges

- enlèvement des alluvionnements

- gestion stricte de la végétation sur la rivière

afin que le volume soit augmenté de 1200m3.

Au-delà de ce débit, l’association aimerait connaître la chronologie de remplissage du CIC:

- pour une crue de 1200m3

- pour une crue de 1500m3

- pour une crue de 1800m3

L’association demande également que les champs d’inondation qui ont des habitations, des corps de ferme, des animaux, des serres, des cultures spécialisées, ne soient utilisées qu’en dernier. Elle ajoute que, dans ces mêmes zones, pour la pérennité du métier, il serait bon de pouvoir délivrer des permis de construire pour ces bâtiments agricoles avec leur logement de fonction.

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